Et parce que je suis une grande malade complètement déjantée, voilà une suite! Et ouais! Carrément! (oui, encore une fois ^^)
3. Olympia
Thaïs, dans les bras de Walter, souriait d'un air incertain. Lex coupa court à ses hésitations en lui faisant un bisou sur le nez.
- Je te verrai plus tard. Je dois parler avec maman. Et pas trop de sucreries. Walter ne doit pas trop grossir.
L'homme incriminé leva les yeux au ciel et s'avança en titubant et râlant contre les trains bringuebalant.
- Je crois que je lui dois une augmentation de salaire. » Tenta Lex.
- Au minimum. Et soit dit en passant, ton humour ne s'arrange pas avec l'âge.
- Disons qu'il s'accommode mal d'un départ.
- Lex… » Sa voix était suppliante. Il ne pouvait ignorer la situation, il devait la laisser partir…
Il la dévorait des yeux. Comme si le moindre clignement des yeux pouvait lui laisser l'occasion de le fuir encore une fois. Quand il avait appris pour ce départ… Il avait embrassé sa fille. Avec tendresse. Parce qu'il savait exactement ce que sa fille voulait. Et parce qu'elle était une Luthor et qu'elle n'avait peur de rien, Cléo lui avait demandé de lui ramener sa maman à la maison. Il n'avait pas eu d'hésitation. Il savait de quelle maman elle parlait.
- Il y a deux jeunes filles qui m'ont demandé de partir pour sauver leur maman. » Chloé sursauta et il ne put s'empêcher de sourire. « Et si jamais ça t'intéresse, ce n'est pas de Tania qu'elles parlaient.
Oh que non. Madeline avait fondu en larmes dans ses bras quand Cléo lui avait expliqué avec tact mais sans aucune douceur que Chloé était partie. Elle était restée prostrée un long moment avant de chercher Chloé à travers tout l'appartement. Et ce n'était pas le prénom de la jeune femme qu'elle criait. C'était bien des 'maman' désespérés qui sortaient de ses lèvres roses.
Lex ne le dirait pas à Chloé aujourd'hui, il voulait qu'elle l'entende elle-même quand elle reviendrait chez eux. Si elle revenait un jour chez eux.
- Tu dois te battre contre Tania. Et elle a une arme contre toi en m'ayant dans les parages.
- Et donc tu repars à Portland ?
- Thaïs mérite de connaître son père. Quand je vois quel père tu es, je ne peux pas la priver de cela.
Pourquoi était-il là ? Pourquoi était-il si grand, si fort, si beau, si tendre avec elle alors qu'elle ne faisait que le fuir.
- Et me priver de toi ? C'est juste ?
- Tu as tes filles et je sais à quel point tu peux être merveilleux auprès d'elles. Et je ne veux pas être la cause de votre séparation. Tant que je serai là, Tania ne te laisseras pas en paix.
- Ca c'est mon affaire, Chloé. Si tu le veux, Thaïs peut connaître son père biologique. Elle le doit. Pour ne jamais regretter. Mais… » Il s'arrêta et Chloé sentit son cœur rater un battement. « Je la considèrerai à vie comme ma fille. Notre fille.
Que pouvait-elle répondre ? Que pouvait-elle faire après une telle déclaration.
Le fait que la moitié du compartiment lorgnait dans leur direction ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle s'en fichait. Elle s'en fichait assez que pour attraper le col de la chemise de celui qu'elle venait de quitter pour l'embrasser comme si c'était la première fois.
