Titre : Quand la Nuit se Lève...
Genre : UA, gang et autres trucs...
Sujet : Bishos du pays du Visual et lointaines contrée popesques (mais le tout à l'est de notre chère France ;) )
Commentaire : Voilà la troisème partie pour ma seule et j'espère encore attentive lectrice sur FF XD je commence doucement à écrire la suite - je pense que pour une fois, j'arriverais peut être à venir à bout d'une histoire /
Quand la Nuit se Lève...
Partie 3
Par Ketsueki
oOoOo
- On va devoir choisir notre camp, ne ?
- On verra selon les événements. Ce seront eux qui décideront.
oOoOo
Il n'arrivait pas à comprendre les mots murmurés par les voix qui l'entouraient. Ses mâchoires se crispèrent de frustration, mais il avait beau faire ce qu'il voulait, les liens qui enserraient ses poignets étaient bel et bien là. Le tissu qui masquait ses yeux lui irritait la peau. Un grognement lui échappa faisant rire ses gardiens qui en profitèrent pour échanger quelques plaisanteries sur son compte. Il savait qu'ils avaient prévenu leur chef et celui-ci n'allait pas tarder à arriver. Et il valait mieux pour lui qu'il trouve le moyen de ne plus être là quand ce moment là surviendrait. Soudain la conversation s'interrompit. Il n'entendit qu'un cri de surprise étouffé puis un choc. Le silence se fit total. Un souffle d'air auprès de lui et il sentit le lien glisser de ses poignets. Il se débarrassa rapidement du tissu qui lui couvrait le visage tout en se relevant. Il vacilla, manquant de tomber, mais une poigne de fer le rattrapa par le bras. Deux yeux dorés et rieurs le regardaient sous une frange de mèches sombres. Il se dégagea d'un geste vif de la main qui lui enserrait toujours l'avant bras. Le sourire moqueur n'avait pas quitté le visage de son sauveur. Il serra les lèvres sans rien dire et massa ses poignets meurtris. Avec un haussement d'épaule, le brun s'était détourné de lui et fouillait les corps des deux gardes étendus un peu plus loin. Une large plaie béante ouvrait leur gorge et le sol était rougi de leur sang. Il se décida enfin à parler.
- Leur chef va pas tarder à arriver Taka on ferait mieux de se barrer.
En hochant la tête, le dénommé Taka se releva souplement et ils disparurent en silence.
oOoOo
Ils se déplaçaient avec assurance dans l'usine désaffectée. Seul le premier se mouvait sans un bruit, mais plus par habitude que par nécessitée. Les quatre hommes de mains qui les accompagnaient assuraient leur sécurité. Et lui même craignait peu pour sa vie.
- Chotto matte.
Il s'arrêta brusquement et tous l'imitèrent. L'homme qui se tenait au milieu du groupe s'avança jusqu'à lui.
- Un problème ?
- Ils devraient être là.
La main gantée désigna une cloison.
- Et…
- Ils n'y sont plus…
Sa voix grave et basse était d'un calme inattaquable. Il ne sentait plus la présence du prisonnier et pourtant… Et pourtant que je ne me suis pas absenté très longtemps. Il n'avait pas pu se libérer seul, Karyu en était certain, il s'était lui-même occupé de ses liens. Ce qui signifiait que celui qui l'avait aidé était déjà dans les parages quand il était partit. Et il ne l'avait pas perçu.
- Ce qui veut dire ?
L'impatience était palpable dans le voix du second. Les iris pâles vinrent lentement se poser sur lui.
- Quelque chose s'est passé.
- Bien. Allons voir alors !
Et tout en dégainant, il entra à grands pas dans la pièce où Karyu avait laissé les deux gardes quelques instants auparavant. Karyu regarda sans un mot le grand roux avancer et le suivit.
- Kuso!
Il venait de tomber sur les corps inertes qui reposaient sur le sol. Les raisons de leur mort étaient plus que claires. Il se tourna vivement vers le Rakyuei.
- Attaché, ne ?
- Die-san…
La voix posée du châtain ne fit que l'énerver un peu plus.
- Quoi ? Ils sont morts tous seuls peut être ?!
- Die…
D'un regard, Karyu attira son attention sur les zones sombres créées par les poutrelles et murs d'acier affaissés qui encombraient une grande partie de la haute pièce de l'entrepôt. Aussitôt le grand roux se concentra, repérant les mouvances dans l'ombre. Ses gestes se ralentirent et ses mains affirmèrent leur prise sur les crosses.
- Iyaaaa Die… Je serais toi j'oublierais…
La voix lente et moqueuse sortit de l'ombre en même temps que son propriétaire.
- Jui…
L'interpellé esquissa une courbette alors qu'un sourire ironique se dessinait sur ses lèvres. En quelques pas il eut rejoint le premier cadavre.
- Heureux de vous revoir Die-san, dommage que les conséquences ne soient pas plus… joyeuse?
- Je ne te retourne pas le compliment. C'est de vous ça ?
- Hmm….?
Jui s'accroupit et caressa du bout des doigts la joue d'un garde, une petite moue sur le visage.
- Ano… je crois que cette fois ci il ne vous faille trouver une autre raison de nous en vouloir.
Il se releva souplement.
- Mais je vois que vous vous laissez attaquer sur votre propre territoire…
Le mouvement de colère esquissé par Die s'acheva, retenu par une main ferme posée sur son bras.
- Range tes poupées et pars d'ici Jui. Tu es chez nous ici et si tu restes trop longtemps, il pourrait nous venir l'envie de vous rendre la pareille.
Un silence suivit les paroles de Karyu et un nouveau sourire traversa le visage de Jui, mais ses yeux restèrent plus froid que l'acier qui les entourait. Dans un froissement souple de tissu il fit demi tour. Et avec un signe de la main il ajouta par dessus son épaule.
- On reviendra.
- On ne vous laissera pas le temps d'arriver.
oOoOo
La Lune était si ronde et blanche qu'on aurait pu croire à un soleil en pleine nuit. Assis sous la grille d'aération, la lumière pâle tombait sur lui, tamisée, et posant sur ses cheveux blonds des reflets argentés. Pas un nuage ne venait troubler la profondeur sombre du ciel piqué d'étoile, laissant le regard se perde dans son immensité. Mais la douleur le ramena à la réalité et il baissa les yeux sur son bras. Sa manche droite était poisseuse de sang et le tissu déchiré au niveau de l'épaule marquait une nette coupure. Il contemplait pensivement les dégâts lorsque des pas légers résonnèrent derrière lui sur le ciment et une longue silhouette se posa à ses côtés.
- Awa… J'avais pas vu ça. Ils ne t'ont pas loupé dis moi… Tu veux que je t'aide?
Il voulu refuser, mais déjà les doigts fins de son ami s'étaient emparés de son bras et sous les mèches sombres qui tombaient devant ses yeux, il inspecta avec sérieux la plaie.
- Enlève ça.
Sans un mot, il obéit et enleva sa veste sans manches avant d'ôter la chemise qu'il portait en dessous. Il serra les dents, tentant d'ignorer la douleur quand le tissu incrusté dans la plaie s'en décolla, mais il ne put empêcher un gémissement de passer ses lèvres. Et celles du brun se pincèrent.
- Baka. Tu sais bien qu'il ne faut pas porter de tissu quand tu fais ce genre de sortie. Ou alors évite les manches longues au moins.
Il laissa ses doigts courir sur la peau où le sang séché formait déjà des plaques sombres et évitant soigneusement de s'approcher de la plaie.
- Qui c'était ?
- Le Shizoku des Lames. Il y avait un de leurs espèces de chiens de garde.
- Hontou ni…
- Hmm… Le grand. J'ai croisé son regard…
Il frissonna en se souvenant de l'éclat des froides prunelles grises. Aussi dures que la pierre.
- Oni no Kisama… Mais qu'est ce que tu foutais là-bas aussi?
- Parce que tu crois vraiment que si j'avais su que c'était la planque d'un Shizoku je me serais amusé à les voler sous leur nez? C'est un abruti de dealer qui m'a raconté qu'il y avait un laboratoire clandestin alors je m'étais dit que je pourrais choper quelques trucs pour les revendre… Kuso! Si je le revois cui-là, bakayaro no…!
- Rei no baka… Heureusement que j'étais là…
Le brun se releva, lui asséna en souriant une petite tape sur le haut du crâne et avec un grognement l'autre passa une main dans ses mèches blondes.
- Tu feras gaffe de ne pas marcher sur les pied d'un Shôgun la prochaine fois.
Un nouveau grognement marqua l'assentiment boudeur du blond.
- Je suis sur que tu n'as rien ramené en plus…
Un sourire rusé se dessina effaçant toute trace de mauvaise humeur du visage du blond.
- Ça c'est ce que tu crois, Taka…
- Uso?
Le brun s'accroupit rapidement à ses côtés, les yeux écarquillé d'une heureuse surprise.
- Iie…
Un sourire vainqueur traversait maintenant le visage de Rei et se penchant il attrapa sa veste dont il fouilla rapidement les poches. Il en sortit enfin un poing serré et quand il le rouvrit, une dizaine de cachets blancs se trouvaient dans sa paume. Le brun laissa échapper un petit rire avant d'attraper le blond par les épaules et il l'embrassa sur la joue.
- Anata wa tenshi dess!
Il se releva vivement.
- Bon, je vais chercher de quoi te soigner et on teste ça!
oOoOo
D'un geste souple et répété, il passait la pierre sur la lame. Ses yeux ne quittant pas son ouvrage, il en affûtait inlassablement le tranchant. Et s'il paraissait entièrement concentré sur sa tache, le trouble de ses yeux portait à croire que son esprit était occupé par d'autres pensées. Il posa un instant la lame sur ses genoux, le temps de repousser les tresses noires qui s'étaient égarées devant ses yeux. Son regard tomba sur le jeune homme assis quelques mètres plus loin sur une chaise bancale, il ne quittait pas la porte des yeux. Et derrière les mèches châtains, on pouvait lire toute l'inquiétude qui les habitait. Il soupira doucement en se relevant et rangea la lame dans un des nombreux étuis qui pendaient à sa ceinture.
- Il va revenir Tsukasa, ne t'en fais pas…
Les lèvres de l'interpellé se pincèrent sans que son regard ne quitte pour autant la porte.
- Tsukasa pense que la chance peut tourner n'importe quand et que Zero croit peut-être trop en la force. Tsukasa estime qu'il ne faut pas sous estimer ceux contre qui l'on se bat.
Zero baissa la tête, mais une voix ferme s'éleva.
- Ne te venges pas sur Zero, Tsukasa.
Le châtain détourna enfin les yeux de la porte pour fixer son regard clair sur le jeune homme blond qui se tenait dans l'ombre de la fenêtre. La tristesse se lisait maintenant sur son visage et son regard tremblait.
- Ta peur est inutile Tuskasa, s'il lui arrivait quelque chose on le saurait. Toi plus encore que quiconque…
- Et rien ne sert de s'inquiéter en vain…
Au son de cette voix, Tsukasa se leva vivement les yeux brillants de soulagement et se précipita dans les bras du nouveau venu. Pas un bruit n'avait révélé son arrivée avant qu'il ne parle et il pu lire dans les yeux de Zero que celui-ci était vexé de s'être laissé avoir. Mais sa mauvaise humeur ne fut que de courte durée : ils étaient de nouveau réunis et c'était tout ce qui importait. Cependant le nouveau venu restait plus sérieux que la pierre. Après avoir serré Tsukasa dans ces bras, il se défit de l'étreinte du jeune homme et alla s'asseoir sur la chaise la plus proche. Son visage était fatigué et il passa une main lasse dans ses longs cheveux sombres, méchés de blond. Son regard vint rencontrer celui de Hizumi assis sur la fenêtre et un pauvre sourire se dessina sur ses lèvres. L'homme descendit souplement de son perchoir et demanda à Tsukasa d'aller chercher quelque chose de chaud à la cuisine. Zero attrapa une chaise à son tour et s'y assit, s'accoudant au dossier.
- Qu'est ce qu'il se passe Karyu ?
Tsukasa qui avait disparu dans une petite pièce avoisinante en revint avec une tasse pleine d'un liquide doré et brûlant. Le brun fixa un moment Hizumi tandis que Tsukasa venait se nicher dans ses bras tout en lui collant d'office la tasse dans les mains.
- Rien de grave mais… La situation devient inquiétante.
Il prit une inspiration et leur raconta les quelques événements de la Nuit. Rien de grave, non. Seulement cette sensation, cette intuition que plus rien ne tenait à rien, que l'équilibre instable que les Shôgun avaient réussi à instaurer l'était de plus en plus et que les nouvelles rivalités qui naissaient allaient inévitablement faire tomber l'édifice.
Un silence suivit ses paroles. Les quatre visages s'étaient fait sérieux, leurs esprits en communion pour tenter de comprendre ce que chacun d'entre eux ressentaient. Inquiétude, interrogation, tristesse et colère. Leur complémentarité de toujours. Impulsivité et calme. Réflexion et émotion.
- On va devoir choisir notre camp, ne ?
Les yeux noirs de Zero s'étaient encore assombris.
- Mais Tsukasa croyait qu'ils avaient un Shizoku, qu'ils n'étaient plus seuls ?
Karyu embrassa les cheveux châtains du jeune homme en resserrant un peu son étreinte.
- Notre Shizoku c'est nous même, nous ne seront jamais seuls parce que nous sommes ensembles.
Hizumi hocha gravement la tête.
- Celui que vous aviez capturés, tu ne sais pas qui c'est ?
- Iie, malheureusement il n'a rien dit. Mais c'était quelqu'un de la ville et de la Nuit. Il n'y a pas de doutes. Et je ne pense pas qu'il agissait pour quelqu'un d'autre que lui même. Il aurait reçu l'ordre de se suicider au moindre risque sinon.
Le blond hocha de nouveau la tête et ses yeux se firent pensif.
- Mais cela ne nous regarde déjà plus, ne?
Ils se tournèrent vers Zero. Le regard du jeune homme brûlait d'une colère qu'il contenait dans chacun de ses gestes. Les yeux bleu liquide de Tsukasa s'emplirent de larmes et il quitta vivement les genoux de Karyu pour aller enlacer le grand brun.
- Tsukasa veut pas que Zero souffre. Quand Zero a mal, Tsukasa aussi...
Les courbes douces de son visage étaient imprégnées de tristesse et d'inquiétude. Zero se releva pour le serrer dans ses bras et le rassura d'un murmure, mais ses yeux ne quittèrent pas les deux autres, attendant une réponse. Hizumi se leva à son tour et traversa lentement la pièce pour aller s'appuyer contre la fenêtre.
- On verra selon les événements. Ce seront eux qui décideront.
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Le blond roula sur le dos avec un petit gémissement et sa main vint heurter le corps qui était allongé auprès de lui. Il rouvrit douloureusement les yeux, essayant de mettre ses pensées au clair mais un tourbillon de sensations le parcourait et il n'avait qu'une envie, fermer de nouveau les yeux pour profiter de nouveau de tout ce plaisir qui s'offrait à lui. Mais pas seul. L'espace d'un instant il sentit l'impérieux besoin de sentir contre lui le corps qui se tenait à ses côtés, de le caresser et de profiter réellement de toutes ces possibilités de découvertes qu'ouvrait la drogue. Cependant ce qui lui restait de raison l'emporta sur la brève pulsion. Il se mordit la lèvre. Pas lui. Jamais… Il eut un frisson quand il sentit le brun bouger et poser son bras en travers de sa poitrine alors qu'il se blottissait contre lui. Mais il se rassura aussitôt. Il connaissait lui aussi ce besoin de sentir qu'il n'était pas seul, que quelqu'un d'autre profitait avec ce même plaisir des quelques heures de répit et de bonheur qu'offrait la drogue. Déjà il savait que les effets commençaient à diminuer. Mais pour le moment chaque inspiration lui donnait encore l'impression de vivre un instant unique et hors du temps. Et ça ne durerait pas une éternité. Il entoura là son tour le brun de son bras, bien décidé à tout savourer, mais les pensées qui dansaient dans son crâne ne voulaient pas le lâcher et il finit, presque malgré lui, par leur céder.
- Taka…?
Seul un bref gémissement lui répondit mais il sut que son ami l'écoutait.
- Tu n'as pas peur des fois que l'on… Eto… on prend plein de trucs, on finit toujours dans un état lamentable et on couche avec n'importe qui alors… je me disais qu'un jour on aurait sûrement… Ano…
Les idées avaient beau être claires dans son esprit, sa langue refusait de les rendre correctement. Et soudain tout lui paraissait trop complexe.
- Nani…
- Shirenai… (je ne sais pas)
Le brun se releva sur un coude. Les yeux planté dans le ciel encore sombre, Rei paraissait perdu dans ses pensées et il passa doucement la main devant son visage, comme pour le ramener à la réalité.
- Nan' dess' ka?
Les yeux du blond rencontrèrent les iris sombres qui le regardaient avec attention malgré le trouble qu'y agitait la drogue.
- Je n'ai pas envie qu'on couche ensemble.
Le brun se laissa retomber sur le dos avec un grognement étouffé.
- Arigato….
- Iya, Baka. C'est pas ça…
Un petit rire échappa à Rei et il frappa mollement le ventre de Taka du revers de la main. Après un soupir celui-ci revint entourer de ses bras la taille de son ami, posant la tête sur sa poitrine.
- Je sais…
Rei ébouriffa les cheveux du brun. Ce qui avait le don de l'énerver au plus au point. Mais cette fois-ci Taka ne réagit pas, se contentant de resserrer encore un peu son étreinte.
- Bah ne fais pas ce genre de trucs alors…
Il sentit un sourire se dessiner sur les lèvres du brun, et au bout d'un moment de silence celui-ci se décida enfin à parler.
- Y'aura jamais rien de ce genre entre nous…
- Nande…?
- Parce que je tiens trop à toi… Bon, je peux finir ma dose tranquille ou t'as d'autres questions stupides?
Ce fut au tour de Rei de laisser un sourire naître sur son visage.
- Dors bébé…
Et laissant ses yeux se perdre dans le ciel qui s'éclaircissait lentement au-delà de la bouche d'aération, le blond savoura en silence les effets de la drogue, happé par un ensemble indescriptible de sensations.
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Des mèches claires voletèrent devant son visage, agitées par le vent frais qui s'était levé avec la Nuit. Il sentait les larmes noyer ses yeux. Il n'aimait pas les sentiments qui se propageaient depuis peu. Ils criaient la peur et la haine, ils résonnaient de douleur. Parfois ils étaient tellement forts qu'il se sentait partir. Son regard alla se perdre dans le ciel déjà éclaircit par un soleil levant. Mais sa beauté même était gâchée la Nuit par les phosphorescentes lumières qui jaillissaient de la ville, le teintant de couleurs artificielles. A quelques mètres du jeune homme, assis sur la tôle du toit, Hizumi contemplait la vue qui s'offrait à lui. La ville qui s'étendait sur des kilomètres, les structures de béton et d'acier. Sa froideur. Et pourtant. On pouvait deviner dans chaque tache de lumière la vie qui s'y trouvait. Derrière les volets bien clos de chaque maison, de chaque appartement, des êtres et des rêves. Un vent léger vint soulever quelques mèches de cheveux blonds, effleurant sa peau de sa fraîcheur. Mais les rues étaient baignées de noirceur. La Nuit ne laissait pas d'espoir, seule comptait la réalité, et une fois que l'on s'était laissé prendre à son piège Elle ne vous lâchait plus. Quelques quartiers illuminaient de leurs néons le ciel sombre, noyant la lumière des étoiles. On y vendait le rêve à l'heure ou en pilule. On y vendait le rêve et l'illusion. Mais mesurés. Tout était contrôlé par Eux. Les Shôguns ne laissait rien être sans qu'ils ne soient au courant. Cependant il est toujours possible d'aller plus loin dans la Nuit et les mondes parallèles se greffaient à ceux qui existaient déjà, les marginaux aux exclus. Le monde était en train de changer, lentement mais inexorablement et ces mouvements commençaient à se faire ressentir. Les Shôgun s'agitaient en haut de leurs buildings dorés et les conflits naissaient entre les différents Shizoku. Certains Kazoku étaient sur le point de s'entre-déchirer. Maintenant que les guerres de succession s'étaient achevées, instaurant un calme incertain et un équilibre fragile des forces, ils s'ennuyaient. Les combats allaient recommencer. Mais cette fois-ci, les Shôgun se vouaient eux même à la destruction. Il le savait.
Les sanglots trop longtemps retenus lui déchirèrent la poitrine alors qu'une vague de violence le traversait. Des hommes étaient encore morts cette nuit et leurs hurlements résonnaient dans son cœur sans qu'il puisse se protéger de leur douleur. Les larmes roulèrent sur ses joues et il sentit deux bras l'enlacer et une voix murmurer inlassablement des paroles de réconfort. Peu à peu son esprit se calma et trouva refuge loin des douleurs des autres. Il se trouvait maintenant dans un halo de chaleur et ils étaient trois à l'entourer et à le soutenir. Nous ne sommes jamais seuls parce que nous sommes ensembles. Une main passa dans ses cheveux décollant doucement les mèches humides de ses joues et, relevant la tête, il découvrit les iris dorés d'Hizumi. Le jeune homme lui sourit gentiment et Tsukasa se blottit dans ses bras.
- Tsukasa remercie Hizumi de l'avoir sauvé de la douleur.
- On sera toujours là pour toi Tsukasa et tu le sais.
Tsukasa acquiesça, sentant les présences non loin de Zero et Karyu. Force et sérénité. La rationalité de Hizumi. Et sa gentillesse. Les Quatre. Il hocha encore une fois la tête. Quand ils étaient là, il n'avait plus mal. Hizumi glissa doucement la main dans la sienne et l'attira à l'intérieur de la pièce. Sur l'horizon, les lueurs rougeoyantes commençaient à naître. Ils s'allongèrent l'un contre l'autre sur un matelas jeté à même le sol et Tsukasa enfouit son visage contre le torse du blond. Installé sur une poutrelle, Zero veillait sur leur sommeil tandis que Karyu assis dans un fauteuil droit usé jusqu'à la corde s'était déjà endormi. Le jour leur offrait pour quelques instants la trêve du sommeil. Demain il faudrait de nouveau affronter les difficultés.
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Voilà! pleins, tout plein de nouveaux persos pour que vous vous perdiez bien et tout oJ'aime beaucoup les nouveaux persos XD
En attendant j'espère que je vais réussir à m'en sortir avec toutes mes histoires qui se croisent parce que ça c'est pas gagné T.T
Bref, si quelqu'un lit encore cette fic, qu'il me laisse un petit message m( . )m
