Alors qu'il rentrait du marché, Bilbo croisa dans l'ascenseur Thorin, qui portait un bidon remplit de sang.

« Bonjour, Thorin. »

« Bonjour, Bilbo. »

« Que… qu'est ce que c'est que ça ? Vous… vous avez tué quelqu'un ? »

« Pas encore, mais ça va pas tarder. »

« Comment ça ? »

« J'ai bien l'intention de faire la peur de leur vie à ces saletés d'elfes envahisseurs. A cette fin, j'ai besoin de ce bidon. »

« Thorin, enfin ! La fête d'Halloween est une fête où nous sommes censés honorer les morts, et donner des bonbons aux enfants… pas terroriser tout un immeuble ! »

« Mais je ne terroriserais pas tout l'immeuble, juste les elfes ! »

À ces mots, il sortit de l'ascenseur. Bilbo le suivit jusqu'à l'appartement, et vit Kili déguisé en démon et Fili déguisé en ange, passer avec un panier rempli de bonbons.

« Bonjour, vous deux ! Que faites vous ? »

« Bonjour, msieur Bilbo ! On fait la récolte des bonbons. On est à peine majeurs, alors les voisins nous en donnent plein. On va aller essayer chez les elfes si ils en ont ! »

Ils prirent l'ascenseur et disparurent. Bilbo rentra chez lui. Une heure plus tard, alors que la nuit tombait, il entendit un bruit, comme si on frappait à la porte des nains. Il sortit et vit Legolas dans la cage d'escalier, attendant qu'on lui ouvre la porte. Sachant que quelque chose se tramait, il se cacha derrière une plante verte. Thorin ouvrit la porte.

« Oh, bonjour, elfe. En quoi puis je vous être utile ? »

« Mon père ne se sent pas bien, auriez vous des médicaments contre le mal de tête ? »

À ce moment, une forme blanche passa en un éclair derrière Legolas, effrayant Thorin.

« Qu'est ce que c'était que ça ? Un fantôme ? »

« Vous n'êtes pas au courant ? » dit Legolas. « Un elfe est mort ici il y a longtemps. Il a été tué par des nains, et il revient tous les ans pour se venger ! »

« Bien sûr, oui. Je n'y crois pas une sec… »

À ce moment la, la forme blanche repassa et effleura Thorin, qui sauta dans les bras de Legolas en lançant un hurlement de petite fille apeurée.

En regardant au plafond, Bilbo aperçut Thranduil, assit sur une poutre, jouant à manipuler une marionnette de fantôme.

« Mon dieu » pensa Bilbo. « Ils n'arrêteront jamais ? »

Thorin referma la porte en tremblant. Bilbo se dirigea vers les elfes.

« Franchement, vous deux ! Vous n'avez pas honte de vous abaisser à leur niveau ? »

« Non, absolument pas ! » répondit Thranduil. « Ils vont payer pour m'avoir empêché de dormir ! Venez, Bilbo. Vous allez nous aider à organiser notre vengeance ! »

« Je ne veux pas être mêlé à ça ! »

Bilbo fut traîné de force jusqu'à l'appartement des elfes. En arrivant, il constata que tout était en désordre. C'était étrange, étant donné que les elfes étaient plutôt maniaques.

« Père ? »

« Oui, Legolas ? »

« Quelqu'un a dérangé nos affaires. »

« Oui, c'est étrange… »

Un bruit se fit entendre dans une pièce.

« Ça vient de votre chambre, père ! »

« Je comprend… ce sont ces sales nains qui nous font une farce ! Mais nous ne nous laisserons pas prendre ! »

Il se précipita dans sa chambre, laissant Bilbo. En regardant vers la cuisine, il vit une ombre se déplacer. Thranduil sortit de sa chambre.

« C'est bizarre, il n'y avait personne… ça doit être mon imagination. »

« Je ne crois pas père. Moi et Bilbo avons vu une ombre dans la cuisine. »

Thranduil s'y précipita.

« Non, il n'y a rien d'anormal… je ne sais pas… »

La tension commençait à monter, lorsqu'un livre tomba seul d'une étagère, faisant sursauter tout le monde.

« Un fantôôôme ! » hurla Thranduil en sautant dans les bras de son fils.

Un bruit se fit entendre dans l'entrée, et une flaque de sang se forma sous la porte. Bilbo comprit ce qu'il se tramait. Ce n'était pas un fantôme ou autre esprit. C'était Thorin. Il s'approcha de la porte sous le regard effrayé de Thranduil et essaya de l'ouvrir : elle était verrouillée. Il murmura :

« Thorin, je sais que vous êtes derrière ! Arrêtez, c'est idiot ! »

« Jamais ! » répondit la voix de Thorin. « Et d'abord qu'est ce que vous fichez la ? Vous pactisez avec l'ennemi ? »

« Mais pas du tout ! Ils m'ont traîné jusqu'ici et… »

« Ils vous ont capturé ? Attendez une seconde, je vais vous sauver ! »

À ce moment, les lumières s'éteignirent et Thranduil hurla à la mort.

« ON VA MOURIR ! TOUS AUX ABRIS ! LES FEMMES ET LES ELFES D'ABORD ! »

Thorin en profita pour ouvrir la porte et attraper Bilbo qui poussa un cri de surprise. Il entendit derrière la porte la voix de Thranduil :

« ILS ONT EU BILBO ! ON VA TOUS Y PASSER ! »

Puis Thorin le serra contre lui.

« Dieu merci, ils ne vous ont rien fais ! Ça aurait pu mal se finir ! »

À ce moment, Bard, l'air énervé, fit son apparition.

« Les voisins se plaignent qu'ils entendent des hurlements de terreur. Je ne veux pas vous empêcher de fêter Halloween, mais il va falloir être un peu plus… »

En découvrant la scène devant ses yeux, son regard passa de Bilbo à Thorin, de Thorin au bidon qu'il tenait, et du bidon à la moquette recouverte de sang.

« Retenez moi, je vais tuer quelqu'un. »

Tout à coup, Thranduil et Legolas défoncèrent la porte en criant « ON VA VOUS DELIVRER, BILBO ! » et tombèrent nez à nez avec Bard, un air assassin peint sur le visage.

« Ma moquette… ma porte… je vais vous trucider ! »

À ce moment, les 12 nains restant sortirent de l'appartement de Thranduil.

« VOUS NE TOUCHEREZ PAS À THORIN ! »

« MAIS QUE FONT TOUS CES NAINS DANS MON APPARTEMENT ?! » cria Thranduil.

« ET OU SE SONT ILS PLANQUES? SURTOUT ?! » Reprit Legolas.

Un pas lourd retentit.

« SILENCE ! QUE SE PASSE T IL, ICI ? »

Gandalf apparut sur le palier, en peignoir rose, un masque de beauté sur le visage. Toutes les personnes présentes hurlèrent de peur devant cette vision d'horreur.

Au final, chacun regagna son appartement, et Bard partit en promettant qu'un jour il les virerait tous.