Note de l'auteur: les personnages de la saga Twilight sont la propriété de l'irremplaçable Stephenie Meyer.
Encore une fois je tiens à vous remercier, chers lecteurs, de me suivre dans cette histoire qui a pris forme suite au défi lancé par mon bien-aimé d'écrire une fiction « lemon ».
Ah oui! J'oublais. Ce chapitre est commandité par la tartinade au chocolat de marque Nutella.
Troisième chapitre.
J'avais sans doute fini par m'endormir quand je n'avais plus eu de larmes à verser, non sans avoir longuement réfléchi sur les raisons qui m'avaient poussée à mentir à la dernière minute.
Edward Masen était un important chef d'entreprise de trente ans. Il consommait les femmes comme d'autres consommaient les croissants au petit déjeuner, sans compter. Du moins, à en croire la presse people qui se régalait de ses déboires amoureux et de ceux de son frère Emmett. Le siège social de son entreprise était à Chicago, et j'avais lu quelque part que c'était également son lieu de résidence permanent. J'en conclus qu'il avait dû faire des arrangements pour pouvoir s'absenter et venir passer le week-end dans les Catskills.
Pour venir passer le week-end avec toi, Bella.
Et moi, j'étais tout bêtement en train de tomber amoureuse de ce Don Juan en complet/cravate. Et on n'avait même pas encore techniquement baisé ensemble, bordel de merde ! Est-ce que je pouvais me permettre d'aller plus loin avec lui si j'étais déjà dans cet état émotionnel juste pour m'être soumise à ses expérimentations sexuelles et en avoir été renversée de volupté ? À présent, je me sentais comme une chienne en chaleur et j'avais le dégoût de moi-même. Ainsi, à la déception que je savais causer à Edward s'ajoutait le sentiment de culpabilité d'avoir eu autant de plaisir avec un étranger. Je n'étais qu'une dépravée, finalement, moins qu'une prostituée, qui elle au moins se faisait payer pour ses services. Il fallait que je trouve un moyen de quitter les lieux avant qu'Edward ne réalise ce qui se passait avec moi. Je lui ferais croire qu'il ne m'attirait pas, et que j'avais accepté de participer à leur stupide exercice seulement pour me payer du bon temps.
Lorsque je me réveillai à nouveau, la luminosité dans la chambre n'était plus la même. L'après-midi devait être largement entamé. Je m'aperçus que des vêtements avaient été mis à notre disposition sur une commode à côté de la porte. Je m'appropriai d'une robe de coton bleu royal et de la lingerie coordonnée. J'enfilai en hâte les sous-vêtements et la robe, de peur que quelqu'un n'ouvre la porte et me surprenne dans toute ma nudité.
Allons, Bella, quel effet ça te fait de savoir qu'Edward Masen connaît chaque ligne et chaque courbe de ton corps à présent ?
Comment allais-je pouvoir m'échapper de cet endroit ? De toute façon, c'était peine perdue d'essayer de me triturer les méninges pour le moment, car je mourais de faim, et il fallait que je remédie à ça si je ne voulais pas défaillir à nouveau. Je m'avisai que l'établissement était anormalement silencieux, mais n'en fis pas plus de cas et me dirigeai à la cuisine que j'avais repérée plus tôt. C'était une grande pièce équipée d'appareils électro-ménagers ultra modernes en métal gris et d'armoires en bois de merisier. Une cuisine comme on en voyait dans le magazine Cuisines Européennes. Le plancher était fait de céramique chauffante, comme je pus m'en rendre compte en allant vers le réfrigérateur pieds nus. Je sortis du pain, de la crème pour le café et trouvai du miel et du Nutella dans une des grandes armoires de rangement. Juste comme je me retournais pour aller déposer mes provisions sur l'îlot central, je faillis entrer en collision avec Edward Masen qui avait fait intrusion dans la pièce sans faire de bruit et qui m'observait maintenant avec un mélange de fureur et de regret dans ses yeux d'émeraude. Je voulus soudainement disparaître de la surface de la terre…
« Ah ! Te voilà enfin, petite créature de l'enfer déguisée en oie blanche, » me lança-t-il d'une voix où la colère était à peine contenue.
Une bouffée de chaleur m'envahit subitement, tandis que mon cœur manquait un battement. Je bégayai, « Où, où sont tous les autres ? »
« Tu dois bien avoir une petite idée de ce que mijotent Carlisle et Esme en ce moment, non ? » Répondit-il sèchement.
Je ne répondis rien. À la place, je déglutis bruyamment.
« Quant à tes deux autres copines, Emmett et Jazz les ont emmenées faire une balade en voilier sur le lac, » continua-t-il. Ses yeux devinrent de minces fentes avant qu'il n'ajoute, « C'est fou comme les apparences peuvent être trompeuses parfois. »
Je baissai la tête pour ne plus avoir à soutenir son regard qui lançait des éclairs.
« J'aimerais que tu me regardes quand je m'adresse à toi, Isabella, » dit-il en relevant la pointe de mon menton d'une pression de son index.
Ça y est, j'étais foutue. J'allais passer à la casserole. Putain de merde.
« Dis-moi, Isabella, quel a été, d'après toi, notre sujet de conversation en attendant votre retour dans la salle à manger ? » Me demanda-t-il.
Je savais parfaitement ce qu'il voulait que je réponde, je n'étais pas tarée, nom de Dieu ! Il avait dû échanger avec sa bande sur ses performances avec moi. Je n'avais même pas eu besoin de compter mes orgasmes, il s'en était chargé à ma place, et sans se tromper, en plus. L'insolent…
« Je vais t'épargner les détails, Isabella, » répondit-il lui-même, « car malheureusement mes amis possèdent un vocabulaire que je juge, pour ma part, plus qu'irrespectueux pour décrire leurs prouesses sexuelles, même si dans ce cas-ci, c'était pour raconter comment ils s'y étaient pris pour remplir la mission qui nous avait été confiée. Honnêtement, parfois je me demande comment mon frère peut être aussi vulgaire. Nous avons pourtant été tous les deux élevés par les mêmes parents… »
Bon, crache le morceau qu'on en finisse…
« Bref, » dit-il, « je ne fus pas long à découvrir que c'est moi qui avait le mieux rempli le contrat, si tu permets que je m'exprime ainsi. »
Tu vois bien que tu avais raison, Bella, il parle de ce qu'il t'a fait comme d'une tâche à s'acquitter, rien de plus.
« Je ne sais pas ce qui est le plus dur à encaisser, Isabella. Je ne sais pas si c'est le fait que j'aie passé pour un menteur aux yeux de mes copains, ou si c'est le fait que toi tu aies menti plutôt que de simplement refuser de coucher avec moi, » soupira-t-il d'une voix étouffée.
J'aurais bien dû me douter qu'en agissant comme je l'avais fait j'allais le blesser dans son amour-propre.
Stupide, stupide Bella.
Il ne fallait pas que je craque. Il ne fallait pas qu'Edward sache que je ne pouvais pas coucher avec lui parce que si je lui cédais je tomberais encore plus profondément et je ne pourrais pas me remettre de le voir retourner à ses affaires comme si je n'avais jamais existé.
« Par la fin vas-tu me répondre, Isabella, pourquoi as-tu menti ? » S'emporta-t-il tout à coup.
« Que voulez-vous que je vous réponde, monsieur Masen ? » Finis-je par demander d'une voix monocorde.
« Ah, je vois ! Tu veux jouer à ce petit jeu-là avec moi, Isabella ? » Interrogea-t-il. « Le jeu de la demoiselle qui regarde tout le monde du haut de son indifférence ? À ta guise, alors. Mais je dois t'avertir tout de suite que tu vas perdre, de la même façon que tu perdrais au poker, ma jolie. »
Il fit trois pas dans ma direction et m'accula au réfrigérateur. Il mit ses bras de chaque côté de mes épaules pour m'empêcher de m'esquiver. Il pencha la tête, et son visage aux traits parfaits ne fut plus qu'à quelques centimètres du mien. Mon cœur se mit à battre la chamade. Bien entendu, non seulement il n'avait pas eu mon corps de la manière dont il le souhaitait, mais il n'avait pas eu ma bouche non plus, de peur de prendre feu sur le champ, avais-je supposé.
Et toi, Bella ? N'aimerais-tu pas avoir la bouche d'Edward ailleurs que dans ta chatte ?
Je sentais vraiment que j'allais encore m'évanouir.
« Il faut que je mange quelque chose, sinon je vais encore tomber dans les pommes, » m'excusai-je. Je savais que j'étais pâle à faire peur à cet instant.
Il n'en fallut pas davantage pour qu'Edward change complètement de comportement envers moi. Il mit du pain à griller et sortit d'autres aliments du réfrigérateur - yaourt, confitures, pains au chocolat- avant de sortir une assiette et de la coutellerie.
« Laisse, je peux me préparer à manger toute seule, » ne pus-je m'empêcher de dire.
« Tais-toi et mange, » coupa-t-il en me tendant une chocolatine. Je l'avalai en trois bouchées.
Après que je me sois sustentée avec deux autres pains au chocolat, une tartine de Nutella et un verre de lait, je fis remarquer « Tu n'as pas autre chose à faire de ton temps que de me regarder m'empiffrer, Edward ? »
« Nous n'avons pas terminé de nous expliquer, Isabella. Et je peux faire preuve d'une très grande patience quand je veux, » dit-il d'un ton mielleux.
Je pouvais voir qu'il avait recommencé à m'épier comme un chat qui guette une souris.
« Ce n'est pourtant rien de compliqué. Tout ce que je te demande c'est d'admettre devant moi que je ne t'attire pas, » ajouta-t-il.
« Très bien, alors. Tu ne m'attires pas. Voilà, c'est dit. Au revoir et à la prochaine, » répondis-je du tac au tac.
Mais je me sentais rougir à vue d'œil…
Très bien, alors. Tu me plais tellement que je suis mouillée jusque dans ma petite culotte de dentelle. Content maintenant ?
« Qu'est-ce que je viens de te dire à propos du poker, Isabella ? » Riposta Edward avec un sourire en coin.
Je le vis commencer à déboutonner sa chemise et je pensai que j'allais avoir une crise cardiaque. Très lentement, il la retira, et je ne pus m'empêcher d'admirer son torse de dieu de l'antiquité avant de détourner mon regard. Mais il était trop tard, mon imagination galopait déjà dans des contrées où je m'étais jurée de ne pas m'aventurer.
Edward et toi, tous les deux nus au bord de la mer. Tu caresses sa poitrine musclée et avec juste ce qu'il faut de pilosité. Il se laisse faire et commence à bander comme un étalon…
Bonne Sainte mère, aidez-moi !
Pendant que j'étais perdue dans mon fantasme, Edward avait continué de se dévêtir. Quand je me risquai à regarder à nouveau dans sa direction, il était dans sa tenue d'Adam, encore plus beau que dans ma rêverie, et entreprenait à présent de couvrir son corps de statue avec le miel qui traînait sur le comptoir. Quand il eut terminé de badigeonner sa poitrine, il prit la confiture et poursuivit son travail en descendant de plus en plus bas. Je suivis son mouvement et faillis tomber en bas de mon tabouret en apercevant sa verge en érection qu'il beurrait d'une épaisse couche de Nutella. Mes entrailles se mirent à tirer et je me relevai en vitesse pour ne pas couvrir de mes sécrétions le banc sur lequel j'étais assise.
« Edward, je t'en supplie, arrête ça tout de suite, » dis-je dans un souffle.
Et si son érection durait depuis la matinée ? Putain, elle devait être au bord de l'achever ! Et tout ça par ma faute…
« Alors, Isabella, es-tu vraiment prête à jurer sur la tête de ta mère que je ne te fais aucun effet ? » Demanda Edward en s'approchant dangereusement de moi.
Je n'eus pas le temps de parer son geste. Il releva le bord de ma robe et alla mettre sa main directement entre mes jambes, à l'endroit où j'étais déjà trempée de désir.
« Intéressant. Ta chatte ne semble pas du même avis, » dit-il sur un ton de victoire.
Je me laissai couler doucement sur le plancher chauffant, et m'appuyai contre l'îlot. Pourquoi la foudre ne venait-elle pas tomber au milieu de la cuisine juste à ce moment là ?
« C'est bon, Edward. Tu as gagné, j'avoue, » murmurai-je, les yeux clos.
« Qu'est-ce que tu avoues ? » Interrogea-t-il.
Il s'accroupit à mes côtés, fit glisser ses doigts dans mon sous-vêtement et les promena le long de mes grandes lèvres et de mon entrée. Pourvu qu'il n'aille pas taquiner mon clitoris…
J'avoue que je voudrais que tu me défonces sur le champ avec ton arme de séduction massive…
« J'avoue que j'ai menti à Tanya pour que ton ami Carlisle puisse s'envoyer en l'air avec ma copine Esme. Pas parce que je ne voulais pas baiser avec toi, au contraire, » admis-je.
Rhabille-toi avant que je ne te saute dessus.
« Je crois que ta confession mérite une récompense, Isabella, » déclara-t-il, toujours enjoué.
Il enleva sa main de ma culotte et entreprit de me dénuder. Je n'avais plus le courage ni la volonté de résister. Une fois dans ma tenue d'Eve, il me badigeonna le corps de la même manière que le sien, non sans manquer de me faire entrer en transe en s'éternisant sur ma poitrine et entre mes jambes. Ma peau brûlait d'impatience à l'idée de ce qui allait se produire dans les prochaines minutes. Edward alla chercher quelque chose dans la poche de son pantalon laissé par terre et revint vers moi. Il s'agissait d'un foulard de velours noir. Il me banda les yeux en m'expliquant :
« Fais-moi confiance, ma belle, tes sensations seront décuplées si je te prive de ta vision car tu devras te servir davantage de tes autres sens. »
Un moment s'écoula avant que je ne sente la langue d'Edward à la base de mon cou, montant d'abord vers le haut pour aller explorer mes mâchoires, histoire de m'habituer à son contact car il n'y avait rien à lécher au delà de mes clavicules, puis redescendant enfin vers l'endroit où un festin l'attendait. Plongée dans la noirceur la plus totale, je pouvais entendre le moindre son qui m'entourait, surtout des bruits témoignant du bon fonctionnement des appareils dans la cuisine. Je focalisai toute mon attention sur mes sensations tactiles. Edward laissait maintenant vagabonder sa langue le long de l'os de ma clavicule droite, léchant le miel avant qu'il n'adhère trop à ma peau, et fit de même avec la gauche. J'essayai de garder ma respiration régulière. Ce fut lorsqu'il entreprit de se régaler de mes seins que ça commença à se corser. Mon cœur ne voulait plus demeurer dans ma poitrine, et ses battements se mirent à résonner dans ma tête sous l'effet de l'excitation montante. Edward s'appliqua à lécher un mamelon, puis son contour, avant de faire passer sa langue en mouvements circulaires de plus en plus grands au fur et à mesure qu'il s'éloignait du centre et s'approchait du galbe pour faire disparaître le miel. Je sentais des ondes d'extase à chaque passage et je devenais aussi de plus en plus molle d'euphorie, comme si j'étais sous l'effet d'une drogue légère. Après qu'il eut fait le même circuit autour de mon autre sein, j'étais sur le point de rendre grâce. Mais le goûter était loin de tirer à sa fin. Mon ventre était couvert de confiture de myrtilles et ma chatte ainsi que l'intérieur de mes cuisses étaient tartinés d'une généreuse couche de Nutella. Pendant qu'Edward s'évertuait à enlever tout le sucre en haut de mon pubis, je pus recouvrer un rythme cardiaque plus normal.
« Tu n'as pas peur de te taper un coma diabétique, à force de manger autant de sucreries ? » Raillai-je pour dissimuler mon trouble grandissant.
« Oh, il suffit que je m'en prive pour le reste de l'année, belle Isabella. C'est moins difficile qu'il n'y paraît…, » se contenta-t-il de répondre.
Il en était à présent arrivé à l'étape la plus anticipée. Il s'était déplacé et je le savais entre mes jambes car je pouvais sentir son souffle tout près de mon centre d'excitation. Il recommença à me lécher avec encore plus de ferveur, me sembla-t-il. Sa langue monta lentement en haut de ma cuisse gauche, puis descendit le long de ma cuisse droite dans le même sillon en image miroir. Il monta et descendit de cette façon jusqu'à ce qu'il ne reste plus une trace de chocolat à faire disparaître. Mes entrailles agonisantes de désir provoquèrent un renouveau d'humidité dans mon passage. Je poussai un gémissement. Edward allait bientôt s'attaquer au plat principal. Toute fiévreuse de contentement, je sentis ses lèvres sur mon mont de vénus, mais au lieu d'y poursuivre le léchage, il le couvrit plutôt d'une profusion de baisers. Bordel d'enfer, était-il en train de perdre la tête? Et avec ça, ma chatte qui était en train de prendre feu. Il devait me soulager, et au plus vite.
Enfin il reprit son ouvrage là où mon excitation était en train d'atteindre son paroxysme. Sa langue traça l'extérieur de ma fente plusieurs fois pour tout nettoyer, puis s'appropria de mon clitoris prêt à éclater. Edward devait réaliser que j'étais déjà au bord de l'extase, car une fois encore il prit mon bouton nerveux en entier dans sa bouche et le suça comme il aurait sucé une friandise. Mes hanches se cambrèrent et je me laissai envahir par l'onde orgasmique qui arriva instantanément. Heureusement que j'étais déjà au niveau du sol, sans quoi je me serais écroulée, terrassée par un trop plein de volupté. Maintenant, je n'avais plus qu'une idée en tête: dévorer Edward tout cru.
« Mon tour à présent, » dis-je à bout de souffle.
Edward prit mes mains dans les siennes pour me guider à lui. Je constatai, au toucher, qu'il était agenouillé devant moi. La première chose que j'entrepris fut d'enfouir mon visage dans la toison de son torse recouvert de miel. Je léchai par petits coups ses mamelons excités, puis le reste de sa poitrine, prenant mon temps mais aussi en songeant que ce que je voulais par dessus tout était de le soulager au plus vite de son désir rudement mis à l'épreuve au cours de cette journée particulière. Je m'aventurai donc plus bas au bout de quelques minutes, et frôlai de ma main nerveuse le phallus engorgé d'excitation d'Edward. Je l'entendis respirer plus fort. Je ne voulais pas le faire languir davantage. Je commençai par lécher sa verge de haut en bas et de bas en haut, tout en essayant de retirer le plus de chocolat possible à chaque passage de ma langue, mais j'étais loin d'être satisfaite de la pression exercée sur son gland et sur sa longueur juste avec celle-ci. Je voulais pouvoir lui procurer plus de sensations. J'introduisis donc son membre tout entier dans ma bouche, au risque de m'étouffer dans mon empressement, et commençai à faire succion. C'est à ce moment que j'entendis Edward ordonner « Stop! Ça suffit! » J'arrêtai mon geste et me redressai subitement.
Quelque chose ne tournait pas rond tout à coup. La voix d'Edward m'était parvenue de l'autre extrémité de la cuisine. Je retirai l'écharpe pour voir ce qui se passait. Et je pensai mourir de honte. L'homme qui se trouvait en face de moi n'était pas Edward Masen. C'était un type aux cheveux blonds et aux yeux bleus dont seule la pilosité du torse se comparait à celle d'Edward. Et son érection, bien entendu. Il me souriait comme s'il venait de me raconter la meilleure blague du siècle.
« Isabella, très chère amie, permets-moi de te présenter mon précieux adjoint chez Softag, Mike Newton, » expliqua Edward d'une voix suave. Puis il ajouta à l'intention de l'homme qui s'était fait passer pour lui, « Tu peux aller prendre une douche et te remettre au travail, Mike. Je n'aurai plus besoin de tes services. Merci encore, en passant… »
« Tout le plaisir fut pour moi, vieux, » répondit le dénommé Mike en se relevant et en me dévisageant avec insistance. « Mademoiselle, » fit-il en penchant la tête comme pour me saluer. Il attrapa une serviette sur le comptoir et s'éloigna en ricanant.
Naturellement, la question qui s'était mise à trotter dans ma tête devait aussi se lire sur ma figure, car Edward commenta en revenant vers moi, « Tu ne sauras jamais qui de moi ou Mike vient de s'adonner à l'art du cunnilingus sur ta sublime personne, Isabella. J'emporterai ce secret avec moi dans ma tombe. »
« Espèce d'ordure! » Criai-je, rouge comme un homard cuit à point. « Et après ça tu voudrais me faire croire que tu respectes les femmes? Tu n'es qu'un salaud, un pervers et un profiteur! » Je ramassai mes vêtements épars sur le plancher et me relevai en tremblant d'indignation et d'humiliation.
« Tu es encore plus belle lorsque tu es en furie, tu sais, » fit remarquer l'homme d'affaire.
Tu n'es qu'un jouet, qu'une esclave sexuelle à la merci de tous les caprices d'un désaxé, Bella. Et le pire c'est que tu serais prête à en redemander, exactement comme il te l'avait prédit. N'as-tu donc aucune morale, ma vieille?
« Je vais aller me doucher, et je vais quitter cet endroit de malheur! » Hurlai-je en m'emparant d'une autre serviette et en me dirigeant vers la sortie.
« J'ai bien peur que ce ne soit pas possible, ma jolie, » fit remarquer Edward en ramassant ses effets. « Ce spa est situé en pleine nature, à une centaine de kilomètres de toute civilisation. »
Foutu bordel de merde.
« Et comment avez-vous pu nous transporter jusqu'ici, alors? » Ne pus-je m'empêcher de demander, de plus en plus irritée.
« On a pris ma Volvo, mais on a quand même dû faire un bon bout du trajet à pieds, comme vous l'aviez fait pour accéder à votre lieu de campement, » répondit-il.
J'étais dans le cadre de la porte.
« Juste pour que les choses soient claires entre nous à l'avenir, Isabella…, » il traîna sur les derniers mots.
« C'est la dernière fois que je t'écoute, Edward. Choisis bien ce que tu veux me dire, » le coupai-je, agacée et impatiente d'aller nettoyer ma peau du sucre qui y était resté collé.
« Ne t'avise plus jamais de rapporter des faussetés à mes dépens. Ma vengeance a été douce cette fois-ci, mais je peux aussi laisser tomber les bonnes manières si je juge qu'on se fout de ma gueule ou qu'on veut porter atteinte à ma réputation, » conclut-il.
Je ne répondis pas. Finalement, Edward Masen était bel et bien un arrogant de la pire espèce…
oooooo
Après plusieurs minutes passées sous la douche, ma colère tomba petit à petit. Je n'étais pas contente du jeu immoral auquel s'était livré Edward, mais le châtiment aurait pu être pire. Cela avait simplement contribué à jeter de l'huile sur le feu du désir qui me brûlait déjà à me rendre dingue. Il allait finir pas m'avoir à l'usure, l'impudent, et tout ce qu'il me resterait à faire à la suite de son largage serait d'aller me jeter en bas du pont Verrazzano.
Tu es pitoyable, Bella, de te mettre dans un pareil état pour un homme que tu ne connaissais même pas hier matin.
Je retournai dans la chambre pour me mettre quelque chose de moins indécent que la robe bleue de tout à l'heure. Il ne fallait tout de même pas tenter le diable non plus. Lorsque j'en ressortis, j'étais prête à repartir à zéro et faire comme si rien n'était jamais arrivé entre Edward et moi.
Tu auras beau prétendre autant que tu veux, Bella, qui vas-tu leurrer ?
J'eus l'agréable surprise de voir que mes amies étaient toutes de retour, Esme de sa partie de baise avec Carlisle, et Rosalie et Alice de leur randonnée en voilier avec Emmett et Jasper. Elles avaient toutes les trois des tenues à faire damner tous les saints du Paradis. Avec mon ensemble d'amazone vert pastel je n'étais pas en reste non plus.
« Ah, te voilà enfin, Bella ! » S'exclama Alice d'une voix excitée. « C'est tout un somme que tu viens de te taper, dis donc ! »
Ah, ah ! Aussi bien les laisser dans la brume à propos de mon emploi du temps de l'après-midi. Par une des grandes fenêtres, je pouvais voir le soleil qui descendait sur la ligne d'horizon ciselée par les faîtes des grands arbres.
« Avez-vous une idée de ce qui est prévu pour la soirée? » Demandai-je innocemment.
« Garrett nous a priées d'aller attendre ses consignes dans le boudoir, » répondit Esme. Elle exultait de ravissement. J'étais vraiment satisfaite d'être la cause de son bonheur.
« Quelle journée tout de même ! » Soupira Rosalie. « Se faire faire des trucs cochons par le meilleur quart-arrière de toute la côte est, pour ensuite aller lui donner des conseils de navigation sur un Bombardier 4.8. Heureusement qu'on n'a pas chaviré, malgré le vent qu'il y avait, parce que l'eau est vraiment glacée par ici… »
Je l'écoutais, à demi horrifiée. J'avais déjà assez de difficulté à garder mon équilibre sur la terre ferme, je n'osais pas imaginer de quoi j'aurais l'air sur un petit dériveur. J'allai m'installer dans les coussins orientaux. Mes amies vinrent s'asseoir à mes côtés, et l'instant suivant Garrett entrait dans la pièce avec ses clients. Mon cœur sauta dans ma poitrine en apercevant Edward, habillé avec style et l'air tout à fait au dessus de ses affaires. Je me demandais si ses compagnons étaient au courant de ses petites manigances lubriques. Ils prirent place sur les sofas en face de nous et Garrett toussa pour s'éclaircir la voix.
« Messieurs, je suis certain que l'épreuve au menu ce soir va vous plaire grandement, » débuta-t-il. « Nos quatre charmantes demoiselles ici présentes vont vous offrir un petit spectacle de chant et de danse… »
« Un strip-tease ? » Le coupa Emmett, le visage plus éclatant tout à coup.
Je me sentis devenir rouge comme un coquelicot. Ce n'était tout de même pas ce qu'il nous serait demandé de faire?
« Monsieur Masen, ayez un peu de retenue, je vous prie. Vous êtes ici pour apprendre à respecter les femmes, dois-je vous le rappeler? Dans cette optique, il ne saurait nullement être question de faire dévêtir mesdemoiselles Platt, Brandon, Hale et Swan dans le seul but de vous rincer l'œil. Voici plutôt de quoi il s'agit. Chacune de nos quatre invitées va piger une chanson qu'elle devra interpréter en dansant. Vous, messieurs, devrez juger et noter chaque performance. À la fin du spectacle, celle qui aura récolté le plus de points pourra décider d'accorder ou non ses faveurs à son partenaire. Mais au cas où vous seriez tentés de favoriser votre partenaire sans égard pour ses talents réels, Tanya et Kate serviront de juges témoins. »
Les deux superbes employées du spa vinrent nous rejoindre sur ces entrefaites. J'avais failli pouffer de rire en entendant les consignes. Au moins, j'étais assurée de perdre cette épreuve-ci, car si je me débrouillais assez bien pour chanter, j'étais absolument nulle sur une piste de danse. Rosalie était presqu'assurée de gagner, ne fut-ce que pour la sensualité qu'elle dégageait naturellement. Je ne l'avais jamais entendue chanter, par contre. Alice était une ancienne ballerine de formation. Est-ce que ça pourrait jouer en sa faveur? Quant à Esme, elle s'occupait de décoration intérieure dans ses moments libres. Elle ne mettait jamais les pieds dans les boîtes de nuit. Mais elle faisait partie d'une chorale…
Garrett sortit un autre coffret argenté. Il s'approcha d'Esme pour qu'elle pige le premier choix, ce qu'elle fit. Elle lui tendit le papier.
« Esme Platt va donc interpréter Harley Davidson, » énonça-t-il de sa voix complaisante.
Je m'avisai qu'il y avait un écran géant sur un des murs du boudoir. Garrett appuya le bouton d'un contrôle à distance et l'écran s'alluma. Presqu'aussitôt, la musique d'une chanson populaire des sixties emplit la pièce d'un rythme vieillot mais accrocheur. Esme s'était levée avec assurance pour aller s'exécuter. Elle commença à bouger sur le tempo. J'aurais bien aimé avoir sa contenance. Bof, je n'aurais qu'à faire la même chose que devant ma classe, lorsque je faisais mon numéro de mademoiselle Swan l'enseignante qui s'extasie sur l'œuvre de Joyce Carol Oates et de Harper Lee. Les paroles de la chanson se mirent à défiler à l'écran. Esme entonna de sa plus belle voix :
Je n'ai besoin de personne en Harley Davidson
Je n'reconnais plus personne en Harley Davidson
J'appuie sur le starter, et voici que je quitte la terre
J'irai p't'être au Paradis, mais dans un train d'enfer
Je n'ai besoin de personne en Harley Davidson
Je n'reconnais plus personne en Harley Davidson
Et si je meurs demain, c'est que tel était mon destin
Je tiens bien moins à la vie qu'à mon terrible engin
Je n'ai besoin de personne en Harley Davidson
Je n'reconnais plus personne en Harley Davidson
Quand je sens en chemin les trépidations de ma machine
Il me monte des désirs dans le creux de mes reins
Je n'ai besoin de personne en Harley Davidson
Je n'reconnais plus personne en Harley Davidson
Je vais à plus de cent et je me sens à feu et à sang
Que m'importe de mourir les cheveux dans le vent
Durant sa performance, Esme avait improvisé quelques pas, mais ça n'avait pas été sa force. Cependant elle avait fait une interprétation divine de la chanson popularisée par Brigitte Bardot. Garrett avait distribué des bulletins de vote à ses clients, qui étaient maintenant en train de donner une note à mon amie, secondés dans cette tâche par Tanya et Kate. Après un court moment, notre hôte me présenta le coffret. Je pigeai un des billets restants et le lui rendis.
« Isabella Swan va maintenant interpréter Boule de flipper, » dit-il, assez fort pour me percer les tympans.
Je me levai lentement au son de la chanson des années quatre-vingts dont je n'avais entendu que la reprise plus récente. Je remarquai qu'Edward ne me quittait pas des yeux. Son regard aurait déconcentré la plus aguerrie des danseuses de So You Think You Can Dance? Si ça se trouve, ma gaucherie légendaire devait lui avoir été rapportée par son enquêteur privé et il profitait de la situation pour me faire paraître encore plus mal, histoire d'ajouter l'insulte à l'injure. Je tentai de l'ignorer du mieux que je le pouvais et débutai la chanson :
Moi, j'suis comme une bombe qu'on a larguée
Et puis qui tombe au beau milieu d'un slow d'enfer sans partenaire
Moi je suis pas faite pour les dollars
Et les défaites j'ai un chagrin de Baby Doll sans idylle sans idole
Et j'vis comme une boule de flipper, qui roule
Avec les oreillers du cœur en boule
Et j'vis comme une boule de flipper, qui roule
Voilier si t'as pas de skipper, tu coules
J'lis des romans fleuves, il faut qu'j'oublie
Pour être toute neuve les souvenirs c'est du poison au goût citron
J'rêve à des endroits que j'me dessine
Du bout des doigts sur les miroirs de mon studio pas d'histoire pas d'photo
Et j'vis comme une boule de flipper, qui roule
Tous mes beaux châteaux d'Equateur s'écroulent
Et j'vis comme une boule de flipper, qui roule
Capitaine d'un bateau chanteur, tu coules…
Bien entendu je n'avais pas osé faire un pas de côté, de peur de trébucher et de tomber en pleine face dans la moquette. Quoique, avec ses trois centimètres d'épaisseur, le choc aurait été bien amorti. Edward, Emmett, Jasper et Carlisle notèrent en silence ma performance. Puis ce fut au tour d'Alice de venir s'exécuter sur Pourvu qu'elles soient douces. Après ma prestation statique, les sauts et les jeux de jambes d'Alice ne pouvaient que paraître dignes d'une professionnelle :
He Mec !
Ton regard oblique en rien n'est lubrique ta maman t'a trop fessé
Ton goût du revers n'a rien de pervers et ton bébé n'est pas fâché
Ton kamasutra a bien cent ans d'âge mon Dieu que c'est démodé
Le nec plus ultra en ce paysage c'est d'aimer les deux côtés
Ta majesté jamais ne te déplaces sans ton petit oreiller
À jamais je suis ton unique classe tout n'est que prix à payer
Tu fais des Ah ! Des Oh ! Derrière ton ouvrage quand mon petit pantalon
Debout et de dos sans perdre courage dénude tes obsessions
Tu t'entêtes à te foutre de tout mais pourvu qu'elles soient douces
D'un poète tu n'as que la lune en tête de mes rondeurs tu es K.O.
Tu t'entêtes à te foutre de tout mais pourvu qu'elles soient douces
D'un esthète tu n'as gardé qu'un air bête tout est beau si c'est Vue de dos
OK !
Prose ou poésie tout n'est que prétexte pas la peine de t'excuser
Muse ou égérie mes petites fesses ne cessent de d'inspirer
Je fais des Ah ! Des Oh ! Jamais ne me lasse par amour pour un toqué
Ne faut-il pas que jeunesse se passe a quoi bon se bousculer ?
Tu t'entêtes à te foutre de tout mais pourvu qu'elles soient douces…
Pas de doute, Alice nous déclassait haut la main, Esme et moi. Mais ensuite, Rosalie fut amenée à chanter Bad Romance, et la victoire se fit moins assurée pour Alice, et pour cause. Rosalie connaissait la chorégraphie de Lady Gaga par cœur et elle entreprit de l'exécuter pour notre bénéfice et celui des quatre hommes qui devaient la juger et qui tombèrent à la renverse en la voyant faire des mouvements suggestifs à répétition. Rosalie étant mille fois plus belle et sexy que Lady Gaga, son numéro à lui seul aurait valu aux clients de Garrett la peine de venir se perdre au milieu de nulle part pour apprendre à gérer leurs pulsions sexuelles.
Ohohohohohohoh - caught in a bad romance
Ra Ra ah ah Roma roma ma Gaga oh la la! Want your bad romance
I want your ugly - I want your disease - I want your everything
As long as it's free - I want your love - Love love love
I want your love - I want your drama - The touch of your hand
I want your leather studded kiss in the sand - I want your love
Love love love - I want your love - You know that I want you
And you know that I need you - I want it bad - A bad romance
I want your love and – I want your revenge
You and me could write a bad romance – I want your love and
All your lover's revenge – You and me could write a bad romance
Ohohohohohohohoh – caught in a bad romance
Ra ra ahahah – Roma Roma ma gaga oh lala
Want your bad romance – I want your horror – I want your design
Cuz you're a criminal – as long as you're mine
I want your love – love love love – I want your love
I want your psycho – your vertigo shtick – want you in my rear window
Baby you're sick – I want your love – love love love
You know that I want you – cuz I'm a free bitch baby
And you know that I need you – I want it bad romance
...
Évidemment, ce n'était pas la chanson du siècle pour apprendre à bien s'exprimer en anglais, mais ça aurait été parfait pour s'initier au pole dancing. Rosalie revint s'asseoir, toute luisante de sueur. Je devais bien admettre que c'était elle qui avait livré la meilleure prestation.
« Putain de merde, on peut pas dire que tu sais pas comment exciter un mec, Rosalie ! » Lâcha Emmett Masen.
Il avait l'air d'être totalement sous l'emprise de l'ex top-modèle. Elle lui décocha son plus radieux sourire. Et dire que quelques heures plus tôt elle avait tenté de le défigurer…
Garrett attendit quelques minutes et ramassa les bulletins de vote des six juges. Il les feuilleta brièvement avant de déclarer « Le numéro qui a récolté le plus de points est celui de Rosalie Hale. Emmett Masen peut donc lui demander de passer la nuit dans ses quartiers si elle le souhaite. »
Rosalie accepterait sûrement l'offre du joueur des Patriots, sinon pourquoi aurait-elle mis tant d'efforts pour épater la galerie? Mais il était vrai qu'elle adorait se faire admirer. Emmett aurait la chance de passer toute une nuit avec elle. C'était beaucoup plus que ce qui avait été offert au docteur Cullen avec Esme. Et c'était beaucoup plus que ce qu'il méritait. Mais si c'était ce que désirait Rosalie, tout était pour le mieux. Je regrettais cependant que Jasper Whitlock doive rester sur sa faim, lui qui n'avait d'yeux que pour l'exquise dessinatrice de mode aux allures de sylphide. Perdue dans mes réflexions, je laissai les autres quitter le boudoir pour aller prendre le repas du soir. J'avais pris la résolution de faire comme si rien n'existait entre Edward Masen et moi, mais c'était une résolution plus facile à tenir si je me trouvais le moins possible en sa présence.
Voyons, Bella, le seul moyen de tenir une telle résolution est de te soustraire à la présence d'Edward de façon définitive. Tu sais très bien ce qui va finir par arriver si tu restes ici une seule journée de plus. Tu vas finir par lui tomber dans les bras car tu ne peux plus lui jouer la comédie. Il va profiter de toi et te jeter comme un vieux mouchoir. Veux-tu vraiment en arriver là, Bella?
Après avoir évalué toutes les issues potentielles et compris que de demeurer ici risquait de mettre en péril ma santé émotive, je décidai que j'allais partir en catimini au beau milieu de la nuit, en laissant une note d'excuse à mes amies.
Bien que cette histoire se déroule aux États-Unis, j'ai opté pour faire chanter Bella, Esme et Alice en français. Leurs chansons sont la propriété de :
Mylène Farmer et Laurent Boutonnat avec Pourvu qu'elles soient douces
Serge Gainsbourg avec Harley Davidson
Corryne Charby avec Boule de flipper
