Cette histoire est une traduction. L'originale
One Sole Direction est de Edwill et elle est écrite en italien.
Les phrases que vous trouverez en gras sont prononcées en français par les personnages.
L'histoire est en cours de traduction aussi en anglais.
Le lien de l'histoire en italien: story/32195926-one-sole-direction
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'Un instant plus tard, elle y pénétrait à son tour, sans se demander une seule fois comment diable elle pourrait bien en sortir'
'Alice au Pays des Merveilles'
de Lewis Carroll
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Cambridge, 4 octobre 1936
'Louis.
Louis.
Putain
Louis'
J'entendais la voix de Liam et je me demandais pourquoi je continuais à me réveiller avec sa voix.
C'était quoi, une malédiction?
'Louis, t'es vivant?'
'C'est quoi ces putains de questions?'
Alors que j'essayais de m'efforcer de crier, j'ai senti mon corps crier plus que moi et avec la vue encore floue de quelque chose d'ont je ne me souvenais pas, j'essayais de rétablir un contacte avec la réalité.
Mais la seule chose que j'arrivais vraiment à sentir c'était la douleur au dos.
Non.
Un instant.
Ce n'était pas exactement au dos.
C'était le coccyx, je sentais une douleur intense au coccyx.
Quand la douleur m'a permis de reprendre conscience, je me suis retrouvé à la fin du second escalier qui séparait notre étage de celui de Niall et Harry.
Une rampe je l'avais fait en courant.
L'autre directement avec mes fesses.
Et maintenant ils me faisaient très mal.
Mon cul me faisait mal et cette fois ce n'était pas une bonne chose.
En plus en roulant j'avais dû cogner les côtes, parce que si j'essayais de me plier, elles me faisaient mal.
Inutile de dire que j'entendais la voix préoccupée de Liam mélangée au rire typique de quelqu'un qui avait assisté à la scène.
Ensuite, je me suis rappelé de ce que j'étais en train de faire avant de me lancer par les escaliers sans luge et j'ai pensé que, à ce point là, Niall avait sûrement déjà gonflé le visage de Harry.
Je me suis levé rapidement en traînant toute la souffrance de ma juvénile, mais au moins la douleur a été aiguë et courte, et j'ai recommencé à courir -enfin, à ce point là je me traînais sans grâce par le couloir.
'On peut au moins savoir où t'es en train d'aller?'
- Liam, je veux arracher les poings de Niall du visage de Harry Styles, parce que je me le suis baisé dans les toilettes d'un pub de banlieue et maintenant il me regarde comme s'il voulait me violer et moi je le regard avec l'expression de quelqu'un qui veut dire 'fais-le, ici, maintenant' mais à ses yeux cela apparaît comme l'expression d'un calmar attardé avec le visage d'une gamine sociopathe d'une fable écrite par un écrivain fou-
Mais je ne pouvais pas lui dire ça, donc j'ai dit seulement
'Si il le gonfle, il va être expulsé'
'Et depuis quand tu t'intéresse à Horan?'
Je l'ai regardé déçu et blessé par la remarque, mais je n'ai pas répondu.
J'avais quelque chose de plus urgent et plus important à laquelle je devais penser.
J'imaginais Niall avec le cou de Harry dans une main et avec l'autre il cherchait de le frapper.
Peut-être il l'avait déjà atterri et il était en train de le remplir de coups de pieds, tout cela à cause de ma chute.
J'ai commencé frapper à la porte comme un obsédé -et c'est ce que j'étais- en criant à Niall de m'ouvrir mais j'ai juste entendu sa voix qui m'invitait à entrer.
Parce que, bien entendu, s'il était en train de le taper, il ne pouvait pas le laisser au sol et venir m'ouvrir.
Donc j'ai fait irruption dans la chambre en me traînant comme un diable -et oui, parce que moi aussi j'étais souffrant.
Quand je suis entré, je ne sais pas si j'étais plus surpris moi-même par le spectacle qui avait lieu devant moi, ou eux en me voyant.
Harry était assis sur le lit avec les jambes allongées en train de lire.
Niall était à son bureau en train de faire un joint.
Ils étaient n'importe quel étudiant dans n'importe quelle chambre du collège de Cambridge.
C'était moi l'alien.
'Seigneur, Tommo qu'est-ce que t'as mon ami?
On dirait qu'ils t'ont tabassé'
'Il est simplement tombé en courant par les escaliers.
Il a pensé que tu voulais frapper Styles et il voulait pas que tu sois expulsé'
Liam avait vraiment cru à cette connerie.
'Et depuis quand tu t'en fous de ma formation Louis?'
Même Niall a senti la nécessité de passer pour un imbécile.
Le seul qu'à ce point là aurait dû croire à l'ignoble excuse,
était assis sur le lit impassible et il m'ignorait sans effort.
Même le fait que Niall aurait voulu le frapper, mais il s'était clairement retenu, ne semblait pas l'inquiéter.
'Mais assieds-toi, t'as pas l'air bien' a dit Horan.
C'est quand je me suis assis sur le lit, Niall a recommencé à préparer le jouit alors que Liam allait fermer la porte et j'ai entendu Harry parler
'Il y a trop de confusion, je vais aller lire dans la bibliothèque'
Il ne m'a même pas regardé et il est parti comme si de rien n'était.
Je me suis littéralement lancé par les escaliers pour lui sauver le cul, mais j'ai finit par briser le mien.
Et j'avais même risqué de me casser une côte.
Et lui il ne m'avait même pas jeté un coup d'œil.
Même pas sa putain de façon de me regarder.
Rien.
Avant c'était excitant, maintenant ça commençait à devenir frustrant.
'Mais tu n' voulais pas le frapper -je cite par cœur- jusqu'à le faire pleurer?'
Liam, par contre, tenait vraiment à savoir qu'est-ce qu'il c'était passé.
Et comme ça Niall nous a raconté.
'J'étais vraiment énervé et quand il est rentré je me suis levé tout d'un coup.
Et lui il m'a rien dit mais son regard m'a foutu'
'Ça veut dire quoi que son regard t'a foutu?'
Je l'ai dit avec une telle vitesse comme si ma vie en dépendait.
'Il était sûr de lui, calme.
Il savait que j'étais énervé, mais il n'avait pas peur, c'est pour ça que j'ai laissé tomber.
Il se tenait là, fier, il savait que je l'aurais frappé et j'ai compris qu'il m'aurait laissé faire.
Et ensuite j'ai entendu sa voix pour la première fois.
Il s'est juste excusé et après il s'est mis à lire'
'Horan enchanté par le charme de Harry Styles'
'Ne dis pas de conneries Payne,
je suis juste curieux.
J'ai jamais parlé avec lui, je pensais qu'il était attardé et puis j'apprends qu'il a presque humilié Spencer, je me suis dit qu'avant de lui mettre les mains dessus je pouvais lui donner une possibilité'
Horan avait choisi vraiment un beau moment pour dire la première chose sensée de sa vie.
Ou simplement je ne l'avais jamais écouté sérieusement, avant que ses discours aient comme sujet Harry Styles.
Une chose est sûre. Pour tout le couloir de mon étage, dans les escaliers quand je volais sur mon derrière et même quand je me suis traîné pour arriver ici, j'ai caressé des rêves de gloire.
Celle-ci devait être mon entrée héroïque, mais pour changer, j'ai fini par sembler un imbécile.
Mais je me demandais s'il avait vraiment cru que je ne voulais pas que Horan soit expulsé ou s'il avait pensé que je m'étais précipité, presque tué, seulement pour sauver lui et son maudis cul.
Et si il avait comprit, pourquoi il continuait a m'éviter?
J'étais arrivé même à être jaloux de la curiosité de Niall.
Et j'étais arrivé au point dans lequel ou tu laisse tomber ou tu finis dans un gouffre d'obsession vraiment profond.
Mais Alice connaît une seule possibilité.
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Cambridge, 18 octobre 1936
Ce n'était absolument pas possible.
Ce n'était absolument pas possible que j'étais en train d'assister à un spectacle tellement irritant et irréel.
Niall Horan qui rigolait comme un damné à chaque fois que son interlocuteur parlait ou gesticulait.
Et ce n'est pas parce que Niall ne rigolait jamais, au contraire, il était la plus épuisante et étourdie preuve que risus abundat in ore stultorum* n'était pas seulement une expression latine mais un théorème de véridicité absolue, mais parce que son adorable et vivace interlocuteur était Harry Styles.
*(Risus abundat in ore stultorum.
Le riz est abondant dans la bouche des imbéciles).
C'était lui à l'amuser.
Et oui, j'étais encore dans la rue, derrière les fenêtres de la salle de té, je fixais la scène comme un maniaque en colère et même si Harry était de dos, je savais qu'il était en train de parler, parce que je le voyer se bouger et j'aurais reconnu cette silhouette bouclé partout.
Il était en train de parler amicalement avec Niall Horan.
Le même Niall dont moins d'un mois avant il avait dit textuellement j'aurais préféré l'être -sourd- plutôt que d'entendre ses sottises toute l'année.
Peut-être que la cohérence n'était pas son fort.
Comme ce n'était pas mon fort me camoufler.
Je vis Niall agiter ses bras dans ma direction et m'inviter à entrer.
Horan me présenta dans la moyen plus formel possible.
'Louis, voici Harry Styles,
t'auras déjà entendu parler de lui.
Harry, lui c'est Louis Tomlinson,
nous étions camarades la première année'
J'ai essayé d'être froid en lui tendant la main.
'Oui, nous fréquentons ensemble le cours de Spencer'
Il m'a serré la main et j'ai pensé que c'était notre premier contact physique après
'Oh.
Louis
Vous êtes français?'
Je ne pouvais pas y croire.
Qu'il l'avait répété.
Je l'ai vu dans ses yeux.
Le maudit regard.
Dans le même moment,
né depuis le même souvenir.
'Non'
J'ai répondu maladroit,
presque embêté.
Ça m'énervait profondément ce qu'il réussissait à me provoquer avec une seule phrase.
Avec cette seule phrase.
Chaque fois qu'il la prononçait.
C'était seulement un nom, mon nom.
Cependant sur ses lèvres c'était un appel érotique, sans échappatoire et sans conditions.
C'était moi qui me rendais à l'incapacité de me contrôler et de résister à sa voix.
Je sentais mon corps devenir comme la sire et disparaître sous une flamme que personne d'autre pouvait voir.
Il brûlait et moi je fondais.
Et pourtant j'ai choisi de ne pas reculer.
J'ai accepté de jouer en courant le risque.
Nous sommes rester là, inexplicablement capable de parler lucidement avec Niall et en même temps de parler entre nous une langue inconnue à qui dans la salle n'était jamais allé dans ces toilettes.
Pour la premier fois après des semaines il m'offrait une intimité que je pensais qu'il avait oublié.
C'était une salle de té.
Lui il était toujours lui.
Comme cet après midi.
Quand il avait été froid.
Mais il n'était pas le même Harry.
Il était en train de me séduire avec la façon plus sournoise et insolente possible.
Éclairs de regard languissant, la bouche hésitait sur la tasse de té, les doigts caressaient le cou plus lentement, les jambes étaient croisés et le coude appuyé sur l'accoudoir du fauteuil pour élancer la silhouette.
La voix rauque mais légère, le ton contrôlé, les cils qui me caressaient sur chaque paroles et hésitaient sur mes lèvres quand je parlais.
Le fait qu'il n'avait jamais touché ses cheveux, même si mon regard continuait à retracer ses boucles un par un.
Comme s'il voulait laisser quelque chose qui puisse faire compagnie à mon imagination.
C'était une torture et un plaisir ensemble.
Mais j'avais résisté et je me suis laissé conduire dans une danse excitante et folle.
Quand on est sorti, il a dit qu'il devait passer à la bibliothèque et je l'ai vu partir.
Mais il est retourné sur ses pas et m'a demandé si j'avais du feu. J'ai sorti les allumettes et je suis aller à sa rencontre.
'Allume-moi'
Il l'avait dit à voix basse.
Je lui lisais la malice dans les yeux.
Il était Dieu et il était en train de jouer merveilleusement avec chaque désir qu'il savait j'aurais ressenti dans les heures suivantes.
Il s'approcha avec la cigarette entre les lèvres et les yeux colorés de sexe -parce que dans ses yeux le sexe était une couleur- et il me toucha l'avant-bras, comme si l'allumette qui s'épuisait entre mes doigts n'était pas suffisante.
Il était essence sur le feu et il le savait bien.
Mais c'était lui.
Il n'arrêtait jamais d'être lui.
Jamais.
Il me regarda presque déconcentré.
'Ne trembles pas à chaque fois, Tomlinson'
Il faisait comme ça.
À chaque fois.
Il séduisait et après il rendait tout une suggestion ou une embête.
Et il avait raison,
à chaque fois je me laissais traîner,
à chaque fois j'entrais dans cette gouffre d'ambiguïté et désire.
Sans penser.
C'était un puits assez profond.
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Cambridge, 20 octobre 1936
'My lord'
(ton de bienvenu)
Il était de dos, appuyé sur le rayon de la
librairie.
Comment m'avait-il entendu?
Je m'étais approché en retenant le souffle.
Je l'avais observé pour au moins une heure.
Il se baladait dans la section de littérature de la bibliothèque de Pembroke* comme un fou psychotique.
*(Pembroke est un des bâtiments de Cambridge.
C'est le troisième et le plus ancien de l'université, il a été fondé le jour de la Veille de Noël de 1357
-oui le même jour où Louis Tomlinson fête son anniversaire).
Il prenait un livre, il le feuilletait, il lisait une page ou deux ou plus, et après il le remettait à sa place.
Il avait passé comme ça la dernière heure, en errant parmi les rayons de la section de littérature étrangère.
De la France à la République tchécoslovaque, des États-Unis à l'Irlande, de la Russie à l'Autriche.
Et j'étais absolument sûr qu'il ne m'avait pas vu.
Et cependant
'My lord'
'Arrête de m'appeler comme ça Harry'
'T'es pas un lord?'
'Mon père est un lord.
Moi je suis seulement son fils'
'Mais un jour tu seras un lord.
Moi je prend juste de l'avance'
C'était inutile de le contredire.
Ça empirait la situation.
'T'as un œil derrière la nuque aussi?'
'J'ai peut-être remarqué que tu m'espionnais entre les rayons'
'Je t'espionnais pas.
C'est toi qui es bizarre'
'Mais dans une bibliothèque pleine de gens,
t'es le seul à l'avoir remarqué'
'On peut savoir quel est ton problème?'
'Je sais pas, quel est mon problème?'
'Tu te balade par les rayons, tu prends un livre, tu lis quelque pages et après tu le remet à sa place'
'Alors?'
'Alors quoi?'
'C'est pas un délit'
'Mais t'es bizarre'
Il tenait encore fermement le lourd Ulysse de Joyce.
Il le regarda, il soupira et il se retourna pour le remettre avec soin dans le rayon.
'Si tu continues à suivre tout ceux qui tu trouve étranges, tu finiras par avoir des ennuis'
J'avais déjà des ennuis.
Et il le savait.
'J'ai déjà des ennuis.
Et tu le sais parfaitement'
'Au moins t'es réaliste'
'Maintenant tu peux me dire pourquoi tu fais cette danse depuis une heure?'
'Les romans sont comme des vieux amis Louis, parfois il faut leurs faire une visite pour se souvenir ensemble des bon vieux temps.
Mais tu ne te souviens jamais de toute l'histoire, seulement des moments plus intéressants.
-il m'avait pratiquement invité à le suivre et j'ai vu une brèche de mélancolie dans ses yeux pendant qu'il regardait en haut. Sur un des rayons de la section allemande, il toucha la partie supérieure d'un livre et il le pencha, comme s'il voulait le prendre, puis il se tourna vers moi-
'Montagnes de débris, mers d'oubli étaient enlevés, disparus; avec des superbes yeux bleus et lumineux'
Tu sais qui c'est?'
'Uhm, non.
Désolé'
'Hermann Hesse'
'Jamais lu'
'Narcisse et Goldmund.
Je l'ai lu il y a des années, quand il venait de sortir.
Qu'est-ce que tu lis d'habitude Tomlinson?'
'Classiques.
Parce que
je dois
le faire'
Si c'était possible, il était encore plus bizarre qu'avant.
Et je commençais à me sentir mal à l'aise.
Et si j'étais mal à l'aise, je faisais n'importe quoi.
'Je peux te poser une question?'
'Si elle ne concerne pas ma balade parmi les livres, bien-sur'
'Ça ce fait comment que maintenant tu te balades avec Niall Horan comme si c'était ton ami?'
'Oh mon Dieu'
'Oh mon Dieu quoi?'
Et après il commença son fausset irrespectueux et irritant.
'Oh mon Dieu Harry est à moi seulement.
Niall tu dois le laisser tomber'
'Crétin, je suis pas jaloux.
(En effet j'étais jaloux, mais ce n'était pas ça dont je voulais parler)
Je suis seulement curieux de savoir pourquoi avant tu ne voulais même pas lui parler et maintenant il est devenu un avec lequel rire, boire un té et fumer'
'Il n'est pas méchant'
(il le dit avec un ton définitif très irritant)
'Ça je le sais bien.
Il est mon ami.
Je me demandais comment tu fais toi pour le savoir, puisque vous vous parlez depuis moins d'un mois'
'Mais on se connaît depuis plus longtemps'
'Avant il pensait que t'étais sourd'
'Tu n'imagines même pas les choses que les gens disent quand ils pensent de ne pas être écoutés'
'Il parlait quand même?'
Il sourit.
'Eh ouai'
Et moi j'ai continué.
'Il a parlé tout le temps, en pensant que tu ne pouvais pas l'entendre.
C'est pour ça que vous êtes déjà amis'
'Tu vois, Alice que quand tu te concentres t'es pas si mal.
Mais je pense sérieusement que tu devrais lire Hermann Hesse'
'Mais oui bien sur, personne ne doit être sous le sueil de tes attentesi'
'Pardon?'
'Tu fais jamais attention à comment tu regardes les gens?'
'Sincèrement non, mais j'attendais le moment où quelqu'un de spécial comme toi me fasse remarquer le drame de ma nature'
'Ne fais pas le batard des paroles difficiles avec moi.
Je viens de dire que t'es un présomptueux et tu le sais très bien'
'Et moi j'étais en train d'essayer d'ignorer la partie ennuyeuse du discoure et de parler de littérature, que c'est la partie que je préfère'
'Celle où tu réussis à faire bien le con, tu voulais dire'
'Au contraire de ce que tu pense, my lord, je ne passe pas ma vie à méditer sur comment t'humilier'
'Ah non?'
'Non.
J'admets que quand je t'ai autour, je m'amuse.
Mais i aucune intention sadique. C'est seulement du sarcasme'
Si possible, ceci m'irritait encore plus.
Et plus je pensais à lui qui conversait amicalement avec Niall, plus cette discussion me faisait mal.
Ça m'embêtait le fait qu'ils n'y avaient jamais de discours sensés entre nous, que ça devait toujours être un débat ou une séduction, que la tension devait être toujours présente.
Je voulais seulement avoir vingt minutes de la vie de Niall.
Pour savoir comment c'était de connaître le vrai Harry Styles.
Pour voir comment son visage devenait quand il rigolait.
Mais moi j'avais droit seulement à la partie bâtarde, celle qui devait l'amuser.
J'étais son jouet, sa cible, son dilatoire avec lequel il aimait jouer.
'Quelle joie'
Je lui ai répondu.
Sans ton.
Sans intention.
Et j'allais partir.
J'étais frustré, déçu et énervé.
Il mit un bras sur la dernière librairie avant le couloir et il me bloqua.
Puis, à voix basse il commença.
'Ça t'arrive de rire sincèrement petit lord?
Ou tu ris comme tu baises, sans éprouver vraiment du plaisir?'
Cette fois j'aurais pas trembler.
'T'aimerais bien être ma pute'
Son regard devint sombre.
Et il devint impénétrable.
'Oh non, Louis,
Ne penses pas de m'insulter avec des paroles que n'importe qui peut utiliser avec n'importe qui.
Ne te traites jamais comme si t'étais n'importe qui.
Apprends à te donner une valeur et pas un prix.
Tu comprends la différence entre prix et valeur?
C'est la raison pour laquelle personne parle de moi comme de n'importe qui.
C'est la raison pour laquelle je ne serais jamais une de tes putes.
Aucune richesse et aucune noblesse peuvent m'acheter.
Mais quand tu apprendras à t'aimer, alors tu pourras m'avoir.
Vraiment.
Et gratuitement'
J'ai enlevé son bras avec force.
Et c'est moi qui est parti cette fois.
Il aimait gagner.
Moi je n'aimais pas perdre.
Nous aurions dû nous haïr.
Mais il y avait un problème.
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Cambridge, 30 Octobre 1936
Va te faire foutre.
Va te faire foutre Styles.
Cornemuseur magique des conneries.
Cornemuseur des conneries magiques.
Moi je m'aimais.
Pourquoi j'aurais pas du?
C'était que des conneries.
Presque deux semaines de silence et moi qui continuais à me torturer à cause de cette phrase malsaine qui m'enlevait le sommeil.
Pour changer.
Quand.
Tu.
Apprendras.
A t'aimer.
Vraiment.
Alors tu pourras m'avoir.
Petit présomptueux odieux imbécile.
Qu'est ce qu'il en savait de comment je m'aimais?
Il se croyait monsieur-je-sais-tout pour me parler de cette façon.
Et je n'arrivais pas à me distraire de cette frustration, je devais réussir à m'en débarrasser.
Je voulais lui prouver qu'il se trompait, mais évidemment dans mon impétuosité j'ai fait l'exact contraire.
Je décida de l'affronter ce vendredi, parce que je savais où l'attendre, caché des yeux indiscrets.
Le portique derrière le couloir de la salle d'histoire.
Quand je l'ai vu s'approcher j'étais un enchevêtrement de nerfs,
je sentais l'anxiété, la fumée, la frustration et l'excitation.
(de la dernière je n'arrivais jamais à me libérer)
Lui au contraire il avait son habituelle marche élégante et désinvolte et quand il me vit, j'ai aperçu même une grimace amusée.
Je lui alla à la rencontre avec un détermination et une conviction qui me surprenait.
Va te faire foutre Styles.
Mes yeux étaient fixés sur les siens et sans lui donner le temps de dire quoi que ce soit, j'ai serré une main sur son cou et l'autre sur l'estomac, je l'ai poussé contre le mur et puis je me suis précipité contre ses lèvres.
J'étais une furie.
Au moins je crois.
Je suis à peine arrivé à lui déflorer les lèvres que j'ai senti sa force sur mes épaules me pousser loin et alors j'ai compris ce qu'était une furie.
'Qu'est ce que tu fais?'
Il avait les yeux en feu.
Je ne pensais même pas qu'il était capable de crier de cette façon.
Et de ce moment là, je n'ai plus rien compris.
J'avais l'impression de ne plus être présent.
Simplement j'étais spectateur des conséquences de ma stupidité et de ma profonde ingénuité.
J'ai senti sa main me serrer le bras et me traîner avant le long du portique et ensuite à travers la pelouse.
Je l'avais toujours considéré plus maigre, plus jeune, seulement plus grand, mais je n'aurais jamais pensé qu'il avait une telle force.
Ou moi j'étais en aucun cas en train d'essayer de me libérer de sa prise -et en effet j'étais à sa merci- ou il avait une force insoupçonnable et illogique pour son corps mince.
Ses yeux brûlaient de feu et glace, il était hors de soi et pourtant son corps semblait posséder une tenue indéfinie et terrifiante.
Il faisait comment?
Il m'amena derrière la bibliothèque.
Et cela me semblait étrange, parce que ce n'était pas un endroit aparté, au contraire il était dans la cours externe, énorme, et sur ce lieu se montraient une partie du bâtiment et beaucoup de salles, un étudiant quelconque pouvait nous voir des couloirs.
Seulement un peu après j'ai compris pourquoi on était là.
Tout le monde pouvait nous voir mais personne pouvait nous entendre. De loin ça aurait paru une simple dispute entre collègues.
Il n'y avait aucune possibilité que quelqu'un sois assez près pour entendre la conversations sans qu'on le voit.
Même avec la colère dans les yeux et les gestes il pensait avec une rationalité en dehors du commun.
Pour la deuxième fois dans les dernier 300 secondes je me retrouvais à serrer dans les dents la même question.
Il faisait comment?
Il me libéra de sa prise en m'éloignant.
Il ne se déboutonna même pas sa veste.
Il s'enfila les main dans les poches et inclina les épaules vers moi.
'Voyons.
Tu pensais faire quoi?'
Il avait repris le contrôle de sa voix et de son corps.
Même ses yeux n'avait plus aucune trace de sarcasme.
Il était stupide?
Il ne comprenait pas?
'Tu penses quoi toi?'
Je lui demandais gêné.
Presque en chuchotant.
'Je pense que t'es un imbécile.
Mais j'espère encore de me tromper .
Encore. Que. Est. Ce. Que. Tu. Pensais. Faire?'
Il l'a dit lentement mais avec un ton ferme.
'C'est toi qui m'a provoqué.
Ne joue pas l'innocent s'il te plaît'
'Ça fait des semaines que je te provoque mais je pensais pas que t'était aussi stupide pour me sauter dessus...'
'Et tu pensais obtenir quoi?'
Il arrêta le gêne au niveau du cœur.
'J'ai pas fini'
Je n'était pas assez lucide même pas pour l'écouter, imaginons pour lui répondre.
'Excuse-moi'
Je murmurai.
'Sa fait des semaines que je te provoque mais je pensais pas que t'était aussi stupide pour me sauter dessus en publique'
La phrase entière m'a surpris.
'en publique'
Donc si je l'aurais fait en privé il m'aurait laissé faire?
J'ai repris du courage.
J'ai relevé la tête et j'ai repris mon habituel ton bâtard et hautain.
Celui que je gardais pour quand je devais montrer ma meilleure partie.
Parce que j'avais l'exigence d'aller jusqu'au bout pour lui montrer d'être un imbécile.
'Oh.
Pauvre Harold.
Toujours en équilibre entre une provocation et le mystère.
Et tous ces beaux discours sur comment s'aimer.
Les dernières semaines à chercher de me fasciner.
Et maintenant tu t'agites si quelqu'un a plus d'audace que toi'
Et puis j'ai vraiment voulu exagérer.
'Et t'as même honte de ce que t'es.
Et après t'as le courage de dire que c'est moi qui n'est pas capable de m'aimer'
Pendant que mon arrogance se dissipait dans les dernières syllabes, je le regardais.
Il ferma les yeux et pendant une éternelle fraction de seconde j'ai pensé avoir gagné.
Je pensai qu'il était prêt pour révéler devant moi toutes ses incertitudes.
Mais mon éternité ne fut pas la sienne.
Il ferma les yeux.
Mais après il soupira.
Il,
soupira.
Un de ces soupirs de intolérance et dégoût.
Et sa signifiait que je ne méritais plus son charisme.
'Quand j'ai dit que t'aurais du apprendre à t'aimer, je ne voulais pas dire que tu devais essayer de nous foutre tous les deux'
Et après il me parla comme on parle aux enfants.
'Quand est-ce que t'apprendra que tout le monde s'en fou de qui tu as dans le lit mais que c'est juste un prétexte pour te haïr?
Quand est-ce que tu apprendra que la liberté ne se mesure pas dans ce que tu montre mais dans ce que tu permet à toi-même d'éprouver?
Tu m'as sauté dessus parce que tu le voulais ou parce que tu voulais me prouver que tu t'aime, est-ce que tu t'es posé cette question?
Ou t'étais seulement en train d'essayer de montrer à toi-même -et à moi- que t'es capable de t'aimer pour après te prendre ton trophée?
( . .3?)
Parce que je pourrais te foutre dans chaque putain de salle de ce bâtiment Louis mais je suis assez lucide pour savoir que seulement derrière une porte fermé on peut être vraiment libres'
J'admets qu'après la dernière phrase je n'étais pas assez lucide même pas pour comprendre la suivante.
'Même Alice savait que Wonderland serait resté seulement un rêve'
Le mot rêve je l'ai reconnu seulement en suivant la logique du discours.
Lui il s'était déjà retourné et il était en train de marcher.
Il avait encore gagné.
Et cette fois il m'avait laissé muet.
Il ne m'avait pas seulement traité d'imbécile -et je le méritais sûrement.
Il ne m'avait pas seulement laissé entendre que j'étais plus naïf qu'une fille dans une fable.
Il avait même réussi à me confondre et à me bouleverser en une fraction de secondes.
Parce que s'il est vrai qu'il m'avait laissé là,
serré dans les misères de mon ingénuité et de ma stupidité, il est aussi vrai qu'il avait dit, sans changer de ton, une phrase que je ne pouvais pas faire semblant de ne pas avoir entendue et je n'en avais nullement pas l'intention.
'je pourrais te foutre dans chaque putain de salle de ce bâtiment'
Le fait que mon esprit c'était arrêté à ces douze paroles faisait de moi l'ingénu imbécile qu'il savait que j'étais.
Mais désormais il l'avait dit et cet ingénu imbécile aurait fermé la porte de chaque salle de ce putain de bâtiment et il se serait fait enseigner la liberté par le seule homme pour lequel il était disposé à la perdre.
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Les liens des trailers pour lesquels je remercie Anthea.
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watch?v=M-bWur_El7M
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La chanson originale de OSD
watch?v=NzJ99h3pSeE
'Blue drowns in green', musique, paroles et interprétation de Irene di Brino.
(le vidéo de la musique a aussi été réalisé par Anthea)
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Merci à Federica Tedeschi pour le dessin de l'en-tête.
(le 'je' dans les notes de réfère à l'autrice)
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On vous laisse les contacts de l'autrice.
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