Fanfiction :
Titre :Un jeu où on danse, un jeu qui mène la danse…
Chapitre 3 : Quand on ne voit pas le temps qui passe, on trépasse.
Lorsqu'ils descendaient les escaliers, bizarrement, toutes les lumières étaient éteintes.
Sans que Harry comprenne, Hermione lui prit la main et l'entraîna dans une course folle à travers tous les passages secrets possibles et inimaginables, dont elle avait le secret en tant que préfète en chef, jusqu'à atteindre la porte gardée par la grosse dame, ouverture au dortoir des Gryffondors. Mais quand ils arrivèrent, la grosse dame était plongée dans un profond sommeil et on pouvait apercevoir un petit fil de bave au coin gauche de sa bouche.
Ses craintes confirmées, Hermione ne perdit pas de temps à essayer de réveiller le tableau et se remit à courir, suivie de Harry.
Arrivés devant un tableau que Harry connaissait de vue mais dont il ignorait l'importance, Hermione posa le doigt dessus et l'initial paysage hivernal se transforma totalement pour laisser apparaître un petit escalier descendant.
Interrogé, Harry regarda sa meilleure amie et son regard suffit à poser la question : « Comment as-tu fait ? ».
Ce sont les appartements des préfets de Gryffondors. Le tableau a été ensorcelé par McGonagale de manière plus efficace, il fonctionne avec des empreintes digitales. C'est moldu. C'est moi qui en aie donné l'idée en début d'année. –finit-elle par dire fièrement puis emporta à nouveau Harry dans les escaliers.
Il ne faut pas faire de bruit, Ron doit dormir.
« Dormir ??!?!! Comment ça dormir ??!! Mais il est huit heures du matin ! Ok il dort beaucoup mais là il devrait être entrain de déjeuner…non ?? »
Harry n'y comprenait plus rien. Ron dormait mais c'était l'heure du petit déjeuner, en plus il ne devait pas y avoir que son meilleur ami qui dormait vu le silence qui régnait dans le château, et pour finir il se trouvait dans les appartements des préfets, avec Hermione tout à fait lucide alors que lui était perdu.
Attend une minute Hermione –dit Harry en stoppant la course des deux adolescents. – J'y comprends rien ! Qu'est-ce qui se passe ?! Il y a quelque chose qui cloche ce n'est pas possible !! Pourquoi les gens dorment ? Pourquoi les lumières sont éteintes ? Pourquoi les couloirs sont vides ? Hein ?! Tu peux m'expliquer toi qui a l'air de tout comprendre ?!!??! Et puis pourquoi tu m'emmènes chez les préfets ?
Harry était paniqué. Il ne comprenait rien à rien et tournait sur lui-même comme si les murs qui l'entouraient contenaient des réponses.
A voir le garçon de cette façon, Hermione n'aurait pu qu'en rire, mais au lieu de ça elle s'approcha de lui, stoppa son tournoiement et débuta sur les explication même s'il fût dure pour elle d'avouer son erreur.
Harry…écoute…je suis vraiment désolée.
Mais de quoi ?
Et bien…tu vois…le sort, que j'ai jeté tout à l'heure…peu de temps après qu'on soit entré dans la salle sur demande ?
Euh…oui…mais où veux-tu en venir ?
Je…l'ai…raté.
Hein ??!?!!?
Oui Harry. Je n'ai pas correctement fait le sort. Enfin, à partir d'un certain moment, il n'a plus fonctionné. Et je crois savoir pourquoi…
Le gryffondor n'en revenait pas : « Hermione, rater un sort ?!?!! ». C'était impossible : « Comment ?? »
…j'ai été faible Harry.
Mais le garçon ne se remettait pas des paroles de son amie : « je l'ai raté…je l'ai raté…raté…raté…le sort…raté… ». Il tournait les mots dans tous les sens possibles mais le résultat restait le même : Hermione avait raté un sort. Du jamais vu !
Harry, tu m'écoutes ?
Sur cela, Harry revint à la réalité et regarda fixement Hermione.
Comment ?
J'étais triste c'est pour ça.
Quoi ?
Mais Harry tu m'écoutes quand je te parle ?!??!
Euh…oui, oui. Excuses-moi.
Mouais. Donc, je disais que j'avais raté le sort d'arrêt du temps, à cause de mon « moment de faiblesse », enfin tu vois de quoi je veux parler.
Hermione n'avait en faite nullement envie de repenser à tout ce qui s'était passé là-haut, au 7e étage, ou du moins, après le moment où elle s'était mise à pleurer. C'était douloureux et à la fois confus.
Pendant ce temps la, le jeune homme en face d'elle réfléchissait. Il était sans doute trop tard pour que son cerveau travail à vitesse normale. Or la gryffondor n'attendit pas qu'il ouvre la bouche et continua sa descente vers la chambre féminine se trouvant à quelques pas et qui cette année, était la sienne.
C'était une pièce assez grande, spacieuse, décorée de roue et d'or, sa forme n'était ni carrée ni rectangulaire mais plutôt ovale, des braises chaudes scintillaient encore dans la cheminée et un beau lit à baldaquin meublait principalement l'espace, ainsi qu'un bureau en bois. C'était un endroit tout à fait caractéristique de la maison gryffondor : à la fois somptueux et modeste. Quand Hermione alluma quelques lampes, Harry pu distinguer une interminable rangée de livres faisant tout le tour de la pièce et ne pu s'empêcher de penser que McGonagall avait dû l'aménager exprès pour son élève favorite : Miss Granger.
Baguette à la main, Hermione fit apparaître un matelas, un oreiller et une couverture. Elle dit à Harry qu'il dormirai ici cette nuit, qu'il était inutile de continuer à parler de ça pour ce soir et qu'ils en rediscuteraient demain matin, avant même de descendre déjeuner.
Dès les premiers rayons de soleil, Harry n'eut plus le droit de dormir. A peine il ouvrait les yeux qu'il voyait déjà une paire de petits pieds faire des allers et retours devant lui ; et à son minime étonnement, c'était Hermione, douchée, habillée et déjà entrain de ranger.
Le gryffondor se souvenait parfaitement de leurs « journée » d'hier et bien qu'il eût du mal à le croire, il venait de sécher toute une journée de cours, et avec Hermione en plus. « Qu'allait-on penser ? Que diraient les gens ? Ils ne penseraient tout de même pas que…que…qu'il s'était passé quelque chose entre eux ?! Oh merlin ! Si ça arrivait…comment ils justifieraient cela ? ». Harry se posait milles questions aussi ennuyantes les une que les autres et ses yeux grands ouverts ne le cachèrent pas à la préfète de Gryffondor.
Ecoutes-moi Harry. Je sais très bien ce que tu te dis à l'instant et crois-moi, je suis passée par les mêmes questions que toi.
Après quelques temps, pour que Harry se remette de toutes ces questions, elle reprit.
En faite, je crois tout bonnement qu'on devrait démentir à chaque fois qu'on nous posera la question…
…est-ce que vous sortez ensemble ?
Oui, il suivait son raisonnement et pour lui, toutes les précautions, aussi subtiles qu'elles soient, ne serviraient à rien du tout : tous penseraient qu'il s'était passé quelque chose entre eux. « Voilà ! Une rumeur fausse de plus sur Harry Potter ! » voilà ce que pensait le garçon au moment même. Mais tout bien réfléchi, elle n'était pas si fausse que ça cette rumeur. Il c'était bien passé quelque chose entre eux, pas grand-chose c'est vrai mais ce baiser n'était pas rien non plus et Harry refusait de dire qu'il ne l'avait pas apprécier ; bien au contraire.
Même pas un signe de la tête lui exprimant son accort, pas un oui, ni même une autre réponse du Gryffondor. Hermione n'aimait pas ça. D'habitude, Harry ne prenait pas la peine de réfléchir profondément et acquiesçait immédiatement par un oui ou un non, suivant sa réponse. Mais là, il réfléchissait et son regard émeraude trahissait son désaccord ou son questionnement.
Harry, je sais ce que tu penses mais…
Ah oui Hermione ?! Et qu'est-ce que je pense alors ?
La Gryffondore était prise par surprise. Ce commentaire lui était venu aussi naturellement que quand elle répondait lors des cours et pour dire vrai, elle n'avait pas la moindre idée de ce que qui se passait dans la tête du brun.
Tu vois Hermione. Tu n'en sais rien. Alors, s'il te plait arrête de faire ta mademoiselle-je-sais-tout dans des cas comme ça parce que ça devient vraiment exaspérant !!!
Harry n'en pouvait plus de se tenir sous silence et devait absolument parler de ce baiser avec l'autre concernée, sujet délicat ou pas.
Des cas comme ça ? Excuses-moi Harry mais c'est quoi un cas comme ça ?!
Un cas comme le nôtre !
Le nôtre ? –dit Hermione bien plus doucement.
Oui oui. Le nôtre.
Je ne comprends pas.
Oh ! Arrête ton jeu Hermione, tu sais très bien de quoi je parle. Ne me dit pas que tu as déjà tout oublié…toi qui sais Toujours Tout.
STOP Harry ! ça suffit ! Si c'est pour m'insulter tu peux aller voir en cuisine si j'y suis ! Peut-être que comme ça Dobby te parlera à ma place puisque tu n'as pas l'air de vouloir écouter quoi que ce soit ! Oh non ! Tu es bien trop entêté, Harry Potter !! Et bien soit ! Tu te débrouilleras tout seul pour te justifier ! Et ne compte pas sur moi pour plaider en ta faveur ! S'en est fini de la camaraderie ! Monsieur le meilleur trouvera bien une excuse puisqu'il est si fort !! Tu survivras…ENCORE !!!
Sur ces derniers mots, la Gryffondore enragée avait quitté ses appartements en un claquement de porte audible jusqu'à Pré au Lard. Elle y était allée fort cette fois-ci tout de même. Malefoy n'aurait pas pu faire plus sanglante comme réplique, Harry en était sûr. Or maintenant il était dans le pétrin. Qu'est-ce qu'il allait faire ? Rien ne lui venait à l'esprit appart des excuses bidons que personne ne croirait. En plus, il était impossible pour Harry de dire la vérité à Ron ; lui dire qu'il avait passé toute la journée de la veille en compagnie de Hermione, que celle-ci était triste parce qu'elle était sans doute amoureuse d'un certain rouquin, qu'ils avaient finis par s'embrasser tendrement, baiser qu'il avait d'ailleurs apprécié, et pour finir, qu'il avait passé la nuit dans les appartements de leur préfète, juste à côté de lui, mais tout cela sans sortir avec elle. Ron ne goberait rien de tout cela. Il lui dirait qu'il était content pour lui-même s'il n'aurait jamais cru que ça arriverait, qu'ainsi ils seraient tout les deux en couples et pourraient même faire des sorties à 4. « Quelle horreur ! » Harry était très mal parti. C'est alors qu'il décida de faire comme Hermione l'avait dit au départ, c'est-à-dire de démentir. Il savait très bien que le résultat serait le même si ce n'était pire avec les autres élèves mais devait se réconcilier avec sa meilleure amie ; puis, en plus, il avait l'habitude des rumeurs sur lui : ça ne changerait rien.
Avant de sortir, le garçon comprit que s'était hier qu'avait réellement commencé l'année.
De l'autre côté de la porte, les ennuis commençaient. Ron se tenait juste en face de lui et vu la tête qu'il faisait on aurait dit qu'il venait de voir don joueur de Quidditch favori sortir de la chambre de la vieille McGonagall.
Ah Ron, ça va ?
Pas de réponse.
Ron ? Rooonnn ??!?
Toujours rien.
Hey !! Tu m'entends ?!??!!
Première réaction :
Harry ? C'est…toi ?
Et bien…oui…c'est moi. Comment ça ?
Je veux une preuve.
Hein ???!!?!????!?!!??!?!?Quoi ?!?!!?!!??!
Ron n'allait pas bien ou quoi ?! Il lui fallait maintenant une preuve pour reconnaître son meilleur ami ! Le monde ne tournait vraiment pas rond cette année !
Dit moi ce que j'ai fait en deuxième année. –reprit le rouquin. – Ma...ma pire bêtise.
Euh…
Oui… ??
Le polynectar ?
Soupir. Ron était rassuré, personne appart lui, Hermione, Harry et Mimi Geignarde n'aurait su répondre à cette question correctement. C'est pour cela que le préfet des rouges et or lissa apparaître un grand sourire sur son visage et se jeta sur son meilleur ami comme s'il le retrouvait après une rude bataille contre Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.
Ah ! Harry ! Te voilà !!
Euh...oui…je suis là. Pourquoi je ne le serai pas ?
Bah tu n'étais pas là de toute la journée hier. J'ai cru que tu t'étais fait kidnappé par l'autre tête de serpent. Mais j'avais raison, l'année commençait trop bien pour que ce soit vrai. D'ailleurs, la raison de ton absence semble avoir été beaucoup plus agréable que ce que j'avais imaginé…
Ron fini ses mots avec un petit sourire moqueur et les yeux rivés sur la porte d'où sortait Harry, celle d'Hermione.
Mouais…et bien crois ce que tu voudras Ron mais pas ça. Il ne c'est rien passé entre Hermione et moi, Merlin peut te l'assurer.
Mais oui, mais oui Harry. Tu sais, tu es majeur maintenant Harry, tu peux faire ce que tu veux avec qui bon te semble. A elle d'être consentante après. Et puis Hermione n'est pas si affreuse que ça, mais c'est sur qu'elle pourrait être mieux en s'occupant un peu de son apparence, sauf que je ne me serais jamais douté que toi et elle…enfin, tu vois ce que je veux dire.
Le monde s'écroulait autour de lui. Harry n'arriverait jamais à convaincre Ron de la réalité donc il fallait s'attendre au pire de la part des autres poudlariens. Tout ce qu'il trouva à ajouter fût un bref « garde ça pour toi s'il te plait. ».
