Chapitre 3 - Choisie


Une paupière se souleva doucement, comme pour s'acclimater à la lumière extérieure. Celle-ci était d'une blancheur et d'une intensité extrême. À un tel point qu'elle aveuglait littéralement l'individu. La cécité passée, la paire d'yeux balaya la pièce du regard. Un soupir s'échappa des lèvres couleur pêche de la personne : Galathéa Black se trouvait toujours à Saint Mangouste, à son plus grand désespoir. Elle s'était assoupie dans l'espoir qu'un Médicomage vienne lui annoncer une bonne nouvelle. Toutefois, personne ne vint lors de son sommeil. Ils désiraient la garder en observation encore un moment le temps que le venin ait quitté l'organisme de la jeune femme. Un frisson lui parcourra le corps quand elle pensa au mot « venin ». Elle revoyait le serpent se lover sur lui-même dans le colis, pour se tenir chaud. Puis, cracher dans sa direction et l'attaquer l'instant d'après. En se remémorant ses souvenirs douloureux – il faut le dire – Théa se mit à trembler légèrement. Sa peur pour les serpents pouvait parfois être incontrôlable.

« Miss Black, vous pourrez quitter l'Hôpital après avoir bu cette potion, dit simplement l'infirmière qui venait d'entrer dans la chambre. Il vous faudra signer une décharge à l'accueil.

- Je vous remercie. »

Galathéa saisit la potion et avala le liquide étrange, non sans une grimace au gout de ce dernier. Au vue de la couleur et de l'odeur, la jeune femme savait qu'il s'agissait d'une potion énergisante. L'infirmière salua poliment sa patiente et repartit dans les couloirs, laissant la sorcière revêtir ses vêtements pour pouvoir quitter St Mangouste. Quelques minutes plus tard, Théa marchait tranquillement en direction de l'accueil pour retourner chez elle et oublier cet incident de malheur. Quand elle y repensait, la jeune Black avait vraiment cru y passer. Machinalement, elle passa sa main sur sa nuque, au niveau de la morsure. Au moment où les crocs froids et venimeux du serpent se sont plantés dans sa peau, Galathéa pensait que c'était sa dernière heure. Elle avait eu de la chance que ses amis soient présents à cet instant.

« Bonjour, je viens signer une décharge pour sortir…

- Oui, pouvez-vous me dire votre nom ?

- Black. »

D'un coup de baguette magique, la secrétaire trouva les papiers de décharge et les déposa devant Galathéa, qui entreprit de les remplir promptement. Elle voulait quitter cet endroit, où trop de mauvais souvenirs y étaient logés. Le pire était qu'elle allait bientôt à St Mangouste. Par conséquent, il allait falloir faire abstractions des horreurs de la Guerre. Trop de sangs avaient coulé et coulaient encore malheureusement... C'était pour cela que la jeune femme désirait être Médicomage. Elle voulait aider les personnes en difficulté. Les Aurors tels qu'Harry Potter, cherchaient à ne plus revivre l'enfer qu'avait était le règne de Lord Voldemort. Toutefois, ce que Galathéa désirait plus que tout était d'éradiquer la Lycanthropie de ce monde. Pour libérer les familles de cette malédiction et enlever le poids sur les épaules des patients, qui vivaient dans la crainte de tuer. Soudain, une voix vint troubler ses pensées : il s'agissait de la secrétaire, qui voulait surement récupérer les papiers.

« Vous avez terminé, Miss Black ? demanda la secrétaire, qui perçue le trouble de la jeune femme.

- Euh… Oui, veuillez m'excusez… bafouilla Galathéa gênée de s'être fait prendre à rêvasser, puis elle tendit les papiers remplis et signés. Je peux partir, désormais ?

- Tout est en ordre, vous pouvez y aller. Au plaisir de ne plus vous revoir ici.

- Merci ! » déclara Théa avec un sourire éclatant à l'encontre de la secrétaire.

Un poids s'enleva sur les épaules de la jeune femme : elle était libre. Enfin, elle pouvait quitter St Mangouste après cinq heures d'attentes. Avant qu'elle n'ait pu esquisser le moindre geste, elle se sentit aspirer vers l'arrière. Avec une rapidité plus que surprenante, son agresseur ? la fit se retourner pour qu'elle puisse découvrir son visage : c'était Drago Malfoy, qui était accompagné d'Harry et Hermione. Ces derniers semblaient fatigués à cause de la longue attente des nouvelles. Drago, lui ne laissait paraître aucune émotion, ce qui agaça profondément la jeune femme. En revanche, les prunelles de chacun parurent soulager de voir une Galathéa en pleine forme, après ce qu'il venait de lui arriver. Hermione avait les larmes aux yeux et elle peinait à les retenir, devant les deux hommes. Elle finit par craquer et fut la première sauter dans les bras de la sorcière.

« Tu vas mieux ? Parce que tu es encore pâle, je trouve… dit Hermione très inquiète, sous les regards amusés de Drago et Harry : son comportement fit grandement penser à Ms. Weasley. De toute façon, on va rentrer comme ça, tu pourras te reposer…

- Je suis en pleine forme, Hermione. Je n'ai pas besoin de repos, je ne fais que dormir depuis ce matin, ça va bien deux minutes…

- Heureusement que tu vas mieux. Tu pourras nous éclairer sur certains points… » déclara Harry, d'un voix sombre, qui ne présageait rien de bon pour Galathéa.

Une petite rougeur apparut sur ses pommettes et le regard bleuté de la jeune femme se baissa, comme une enfant prise en flagrant délit. Elle était certaine de se prendre une soufflante par son meilleur ami, tout cela parce qu'elle avait omis de lui faire part de certaines choses. Les yeux verts et intransigeants d'Harry fixèrent Théa jusqu'à ce que ce dernier transplane en compagnie d'Hermione. La sorcière savait qu'elle venait de décevoir le Survivant… Cependant, elle ne pensait pas à mal quand elle avait décidé de ne pas parler de ces étranges messages qu'elle recevait de temps à autres. En revanche, Galathéa espérait vraiment qu'Harry avait gardé cette affaire pour lui et que son père n'était pas au courant de son passage à St Mangouste… Soudain, une caresse vint la tirer de ses songes : Drago venait de remettre en place une de ses mèches sombres, qui s'était échappé de son chignon lâche.

« Ne me refais plus jamais ça, Gallia… » murmura Drago, en prenant le visage de la jeune femme entre ses mains.

Le masque de Drago venait de tomber et Galathéa put voir clairement ce que ressentait le jeune homme. Ses yeux ombrageux paraissaient inquiets et cherchaient à savoir si Théa se portait bien depuis sa sortie à l'Hôpital. En outre, une lueur brillait dans les iris du sorcier : c'était de la peur. Malfoy avait eu peur de perdre la jeune Black. Ainsi, dire que Galathéa était heureuse et troublée, était un doux euphémisme. Heureuse parce que Drago venait de lui dire clairement qu'il tenait à elle. Troublée par la proximité entre leurs corps et par le surnom qu'il venait de lui donner. Sans crier gare, les lèvres du blond se posèrent délicatement sur celles, surprises de Théa. Le baiser était d'une douceur infinie, ce qui étonna la sorcière. Il n'était pas comparable à leur premier baiser, il n'avait pour ainsi dire, rien avoir. Galathéa pouvait sentir à quel point le jeune homme avait eu peur durant toute cette attente. Ses mains glissèrent autour du cou et dans la chevelure blonde de Drago. Ce baiser lui faisait tellement d'effet que Théa sentait que ses jambes ne la tenaient pas vraiment. Leurs lèvres n'en formaient plus qu'une : le couple formait une osmose parfaite à ce moment-là. Ils étaient comme nus, chaque sentiment était dévoilé à l'autre, sans résistance et d'un commun accord. Soudain, Galathéa se sentit aspirer au niveau du nombril et tout autour d'elle se mit à vriller. Drago venait de faire un transplanage d'escorte, chose que la jeune femme avait horreur. Dans la seconde qui suivit, les deux tourtereaux étaient parvenus à la destination choisie.

« C'est chez moi… déclara Galathéa, d'une voix sombre qui comprenait ce qui se tramait.

- T'en fais pas, tout va bien se passer… »

Pour accompagner ses propos, Drago lui déposa un baiser sur le front, pour tenter de la rassurer. Cela détendit la sorcière mais le sentiment de colère vrombissait toujours dans un coin de son cerveau. Il allait payer pour expliquer la situation à la seule personne que Théa ne voulait pas qu'elle soit au courant. Dans un silence olympien, les deux jeunes gens reprenaient contenance face aux évènements antérieurs. Ils pénétrèrent dans la demeure où Hermione les attendait de pied ferme dans le vestibule avec un air contrarié. Sous le coup de la surprise, les cheveux noirs de Théa se teintèrent en turquoise, ce qui éveilla les soupçons de sa meilleure amie. Quand la Black se rendit dans le salon, le regard noisette s'arrêta sur Drago : Hermione se retint de rire et s'approcha de lui. Elle remit ses cheveux blonds en ordre, car ils ressemblaient beaucoup à ceux d'Harry à ce moment-là.

« Je serais muette comme une tombe… » fit Hermione avec un regard digne de celui de Dumbledore.

Drago la remercia d'un signe de tête, en prenant soin de reprendre son masque de froideur habituel et s'engouffra dans le salon où Galathéa se disputait avec son meilleur ami : Harry Potter, le Survivant. D'ailleurs, la ressemblance avec Sirius Black à ce moment-là était très forte. Les longs cheveux ébène de Galathéa partaient dans tous les sens, autant que ceux de son père et ses yeux s'étaient obscurcis à cause de la colère. Sous certains traits, on pouvait même voir Bellatrix Lestranges. Ce qui agaçait énormément la jeune femme, c'était qu'Harry campait sur ses positions.

« Tu n'aurais pas dû prévenir mon père puisque je te dis que ce ne sont pas de vraies menaces !

- Tu es en train de me dire que ce qui est arrivé aujourd'hui n'est que le fruit du hasard ?

- Évidemment, c'était sûrement un colis perdu…

- Un Serpent a été manipulé par de la Magie Noire pour t'attaquer Galathéa !

- Il aurait pu vous attaquer également.

- Mais, il ne l'a pas fait ! Théa… Le Serpent nous a tous regardé avant de s'en prendre à toi. Il cherchait quelque chose de précis. C'était ton regard.

- Ce. Ne. Sont. Pas. Des. Menaces.

- Galathéa Syrielle Électra Black, tu es totalement inconsciente de ne pas prendre en considération ce qu'Harry essaie de te dire. Quelqu'un te veut du mal et ces menaces ne sont pas à prendre à la légère ! Est-ce que tu te rends compte que tu aurais pu te faire tuer si les garçons n'avait pas été là ?!

Elle venait d'avoir la réponse à sa question : Sirius était au courant de sa rencontre avec le Serpent. Rouge de honte, Galathéa baissa les yeux devant le regard intransigeant de son père, qui descendait les escaliers avec toute la prestance d'un Black. Le gris des yeux de ce dernier vira au noir des Ténèbres, tellement il tentait de contrôler sa colère envers sa fille irresponsable. Elle était inconsciente de croire que ce n'était que des menaces en l'air. La Guerre était terminée, c'était un fait. Cependant, certaines idées continuaient à persister. Entendre cela de la bouche de son père, Galathéa sembla prendre conscience de la gravité de la situation. La sorcière avait failli y passer une fois, mais le Serpent était la preuve que l'agresseur ne tarderait pas à recommencer.

« Je suis désolée… Je pensais vraiment que c'était une blague que quelqu'un cherchait juste à me faire peur…

- Avec ce qui est arrivé ce matin, je pense que tu rends compte de la situation. Bon, procédons par étape. Est-ce que tu as déjà reçu des menaces écrites ?

- Oui.

- Depuis combien de temps ?

- Une semaine. Elles étaient toutes écrites et accompagnées de petits « cadeaux »…

- Tu les as conservés ? »

La jeune femme hocha la tête positivement et se dirigea vers les escaliers, qu'elle gravit promptement. Dans le salon, Sirius était encore sous le choc : sa petite fille avait reçu des menaces de mort et il ne s'était aperçu de rien. Quel mauvais père il faisait, songea-t-il tout en se laissant tomber dans le fauteuil. Ce matin, quand il avait entendu la voix tremblante et affolé d'Harry, il sut qu'il était arrivé malheur à Galathéa. Aux côtés de Sirius, le Survivant et Drago se tenaient debout, attendant impatiemment les preuves de la sorcière. Au bout de cinq minutes, ils aperçurent Théa descendre les escaliers, les bras encombrés de paquets. Les trois hommes ainsi qu'Hermione écarquillèrent les yeux devant les nombreux qu'elle avait déjà reçu en l'espace d'une semaine. Cela relevait du harcèlement, pensait Hermione totalement désemparée face au comportement de sa meilleure amie. Comment ne pouvait-on pas prendre à la légère ce genre de menace ? Avec beaucoup de précaution, Galathéa déposa les colis sur la table dans un ordre bien précis. Puis, elle se tourna vers eux, qui se demandaient ce qui se trouvait dans les boites.

« Celle-ci est la première que j'ai reçu. Je l'ai reçu en début de semaine dernière quand on devait aller au Terrier… dit Galathéa en se souvenant du baiser passionné de Drago.

Théa ouvrit la première boite, avec un certain dégout dans le regard. Elle savait ce que contenaient ces paquets et c'était assez douloureux de montrer cela. À l'intérieur se trouvait une parure de la Gazette où la jeune black avait été admise à Saint Mangouste en étant Major de la promotion de Médicomagie. Posé grossièrement sur le papier gris, une plante s'étendit de tout son long. C'était une Ellébore, une plante vénéneuse qui crachait du venin et des épines au visage, dès que l'on s'approchait du minuscule arbuste. Puis, un parchemin retint l'attention de tout le monde. Il était brulé, donnant une forme quelconque à la feuille jaunie. Dessus était écrit grossièrement :

« Sang-de-Bourbe, tu ne mérites pas de vivre le bonheur que tu vis, en ce moment. »

Tout le monde eut un hoquet de stupeur : les idéologies du Seigneur des Ténèbres persistaient chez certaines personnes. Hermione pensait qu'avec la Victoire d'Harry sur Voldemort, celles-ci viendraient à disparaitre rapidement. Seulement, cela avait l'air d'être une utopie. En revanche, Sirius et Harry pensaient exactement la même chose : beaucoup de Mangemorts étaient encore en liberté et quoi de mieux que de prendre une personne du Quatuor d'Or comme cible. Seul Drago s'était raidit à la vue de cette menace. Menace qu'il prenait personnellement. De plus, avec la parure de la Gazette, il savait qui était la personne qui était derrière tout cela… Cela ne pouvait être que lui… D'une main légèrement tremblante, Galathéa s'approcha du deuxième colis, le rouge aux joues car elle était plus que touché par ces menaces.

« Voici où devrait être ta place. »

C'était l'inscription du deuxième message. Il était accompagné d'une drôle de scène. Dans la boite, l'agresseur avait tenté de reproduire un cimetière où trônait des cadavres de nombreux rats miniaturisés. En revanche, Hermione eut un haut-le-corps car elle ne supportait pas cette vue plus que macabre. Ce type devait vraiment haïr les Héros de la Guerre pour envoyer de tels messages. Grâce à ses deux premières menaces, on pouvait en déduire que c'était un Sang-Pur et peut-être, dans un même temps, un ancien Mangemort. Galathéa voyait les visages sombres de ses amis et de son père, ce qui ne présageait rien de bon pour la suite, songea-t-elle en ouvrant la troisième boite. Dedans se trouvait une petite figurine d'un loup, qui semblait dormir paisiblement. À côté, il y avait une photo sorcière, c'est-à-dire qu'elle se mouvait pour montrer une scène. C'était un Loup-Garou qui se faisait tuer sauvagement par plusieurs hommes encapuchonnés. Ce dernier détail pouvait laisser croire que « l'agresseur » était un Mangemort. Ce n'était que des suppositions.

« Tu n'es qu'un déchet de la Société. »

Le message était clair comme de l'eau de roche et le visage de Drago s'assombrit davantage et ses soupçons se confirmèrent, à son plus grand désespoir. Il allait devoir faire quelque chose et ce, rapidement car Galathéa était plus qu'en danger… Une seule solution lui venait à l'esprit cependant, le sorcier espérait ne pas y avoir recours car il savait pertinemment que Galathéa ne s'en remettrait pas. Puis, il reporta son attention sur l'instant présent où la jeune Black ouvrait le dernier colis. La menace était plus voyante que dans les autres paquets. Mais, il était tout aussi virulent.

« En parlant de déchet… Régale-toi et crève avec ! »

Ajouté à cela des restes de nourritures quelconques en phase de décomposition avec un supplément de cafards magiques. S'en fut trop pour Hermione, qui courrait aux toilettes pour rendre son déjeuner. Après un vif coup d'œil à l'ensemble des personnes présentes, Galathéa referma la boite parce qu'elle ne pouvait supporter ce dernier. Elle trouvait que c'était le pire d'entre tous. Drago, Harry et Sirius se regardaient avait un air abasourdi. Comment la jeune femme n'avait-elle pas pris au sérieux ces menaces ? Elles étaient pourtant assez claires et explicites. Chacun réfléchissait à celui qui serait derrière tout cela. Sirius, toujours égal à lui-même, cru bon de blaguer pour détendre l'atmosphère tendue.

« Si Bellatrix était encore vivante, je penserai que ça vient d'elle.

- C'est ce que j'étais en train de penser, dit Harry d'une voix sombre tout en fixant intensément les boites sur la table. En tout cas, je pense que c'était un proche de ta cousine parce qu'il est aussi timbré qu'elle pour envoyer des choses pareilles.

- Par contre, il y a quelque chose d'étrange… marmonna Sirius, qui réfléchissait promptement. Le dernier colis n'est pas commun aux autres. Il change carrément sa façon de procéder.

- Exact, c'est une attaque frontale par rapport aux autres colis. Il connait les points faibles de Galathéa et ça, ce n'est pas bon du tout. Par contre, il n'y a pas de message de menace dans le colis du Serpent…

- il y en avait un mais personne ne l'a remarqué dans toute l'agitation. Tiens. »

Drago tendit alors une feuille de parchemin brulée, de la même façon que les autres. Hermione venait de revenir des toilettes et elle avait le tient pâle, presque maladif. D'ailleurs, en lisant le message de menace, le visage d'Harry perdit des couleurs et ses yeux verts semblaient vides et pétrifiés. Par conséquent, ils se penchèrent tous en direction du survivant pour découvrir, ce que disait ce message. Soudain, Sirius se mit à grogner, Hermione poussa un petit cri et Galathéa se figea le regard bleuté épouvanté : la sentence était claire et nette maintenant.

« Tes jours sont comptés… »

Dans son coin, Drago ne pipait mot mais réfléchissait à toute allure. Il fallait qu'il trouve une solution où Il allait finir par faire tuer Galathéa, en ne faisant rien. Son arrogance effrontée venait de mettre en danger, la seule et unique femme avec qui Malfoy se sentait bien… Malgré l'effroi qui tiraillait le corps d'Harry, ce dernier réfléchissait également pour trouver une solution à ce fâcheux problème. Théa ne pouvait plus se permettre de circuler librement sans avoir un Auror ou quelqu'un de confiance à ses côtés. Des mesures draconiennes étaient à prendre et le Bureau des Aurors devait être au courant de cette histoire.

« Bien, je vais amener toutes ses preuves ainsi que le cadavre du Serpent au Bureau des Aurors et ils te convoqueront pour mettre en place certaines mesures, fit Harry de son ton professionnel.

-Je pense que c'est le mieux qu'i faire, déclara Sirius en regardant sa fille avec inquiétude.

- En attendant, tu ne vas plus dans ton appartement et je veux que tu ne sortes jamais seules. Tu dois être toujours en compagnie d'un sorcier compétent au niveau des Sortilèges. Tu peux te faire accompagner de Drago, Ron, les Jumeaux et moi-même ainsi que tous les membres de l'Ordre. Et à la moindre chose suspecte, tu nous en informe immédiatement. C'est compris ?!

- D'accord… céda Galathéa, qui trouvait les mesures assez lourdes.

- C'est pour ton bien, Théa. Je n'ai pas envie de perdre ma petite fille préférée… marmonna Sirius entre ses dents.

- Ce n'est pas difficile, je suis ta seule fille ! »

Cette petite blague détendit quelque peu l'atmosphère, même Drago s'autorisa à sourire. Des temps sombres allaient arriver et s'acharner sur le Quatuor d'Or. Ils allaient devoir s'armer de patience et être constamment sur leurs gardes.

Audric Lawrence était le Directeur du Bureau des Aurors. Il recevait Galathéa Black pour mettre en place sa protection au sujet des menaces. Celle-ci paraissait tendue face au vieil homme, malgré son sourire chaleureux. La jeune femme portait un maillot à manches longues crème et un gilet blanc pour éviter de prendre froid. Un jean slim modelait finement ses maigres jambes, des guêtres blanches entouraient ses chevilles et des bottes marron chaussaient ses pieds. Pour compléter sa tenue, Théa possédait une fine écharpe grise et à sac à main à frange dans les mêmes tons. Galathéa tentait de se cacher derrière la prestance des Black, ce qui lui réussissait plutôt bien. Soudain, le Directeur du Bureau des Aurors se racla la gorge pour débuter l'entretien.

« Nous nous sommes penchés sur votre cas Miss Black, déclara Audric Lawrence, Directeur du Bureau des Aurors. Des mesures considérablement sont à prendre. Vous en êtes consciente ?

- Evidemment, M. Lawrence.

- Bien, murmura-t-il en redressant sur les lunettes sur son nez. Il y aura un Auror qui vous suivra partout où vous irez et un Auror arpentera les alentours pour vérifier si tout est en ordre. J'ai mis à votre disposition cinq de mes Aurors. Ils tourneront à intervalle régulier pour assurer votre protection. Pour plus de sécurité, je vous demanderez de loger pour une durée indéterminée chez vos parents car des protections adéquates ont été mises en place. En attendant de coincer ce type, je vous serez gré d'être prudente… Des questions ?

- Non, M. Lawrence.

- Vous pouvez disposer, le premier Auror à prendre son tour de garde viendra dans environ dix minutes. Où allez-vous pour que l'Auror puisse vous rejoindre après que je lui ai donné mes ordres ? Est-ce que vous serez bien entourée pendant ce laps de temps ?

- Je serais avec Miss Granger à la nouvelle boutique de vêtements près de chez M. Ollivander, indiqua-t-elle avec lassitude.

- Parfait, je pense que vous êtes entre de bonnes mains. J'espère que nous n'aurons plus à nous revoir et que nous arrêterons ce malfrat rapidement.

- Je l'espère également. Au revoir.

- Au revoir, Miss Black. »

La jeune femme fit un mouvement de tête à l'égard du Directeur du Bureau des Aurors et quitta le Ministère, en pressant un peu le pas. Se retrouver toute seule, alors qu'une personne désirait ardemment sa mort, rendait Galathéa un peu anxieuse. Son regard bleu nuit regardait dans toutes les directions : elle avait peur de se faire suivre par celui qui voulait sa peau. Puis, elle vit les cheminées du Ministère, qui indiquait la sortie. Un soupir de soulagement s'échappa de la bouche de la sorcière. De la poudre de cheminette dans les mains et Théa parvint en une seconde dans une cabine téléphonique de Londres. Après un bref coup d'œil dans les alentours, pour vérifier qu'aucun moldu pouvait la voir en train de faire de la magie, la jeune femme attrapa sa baguette et transplana, à son plus grand regret.

« Enfin… Je commençais à m'inquiéter, Théa ! »

Galathéa sursauta à l'entente de la voix. Bien qu'il s'agisse de sa meilleure amie, elle ne s'attendait pas à rencontrer quelqu'un dans cette ruelle. Hermione faisait penser à une institutrice, avec son air intraitable et les mains sur ses hanches. Ses cheveux étaient reliés en une natte, faite à la va vite, et certaines mèches retombaient devant son regard noisette. Son nez indiquait que cela faisait plusieurs minutes qu'Hermione l'attendait dans la ruelle. Elle portait un chemisier blanc assez léger, avec un gilet crème, à demi-manche, en grosse laine par-dessus et un jeans avec des petites bottines couleur sable. Tout en se confondant en excuse, Théa ne savait plus où se mettre. Elle ne pensait pas que son entrevue avec Audric Lawrence prendrait autant de temps.

« Bon, on y va à cette nouvelle boutique ? demanda Théa dans un sourire.

-Tu ne vois pas que je t'attends depuis toute à l'heure. »

Hermione donna une petite tape dans l'épaule de son amie, qui adorait la taquiner. En pleine rue, elles se mirent à rire tout en pénétrant dans le Chaudron Baveur, tout en s'attirant les regards curieux des passants. Tom, le patron des lieux, vint à la rencontre des deux amies et demanda de rapides nouvelles de chacune. La conversation s'écourta assez vite parce que les clients commençaient à affluer dans le bar. Galathéa attrapa la main de la brune, qui adressait encore des signes à Tom, et l'entraina dans l'arrière-boutique du Chaudron Baveur. Baguette en main, la jeune femme tapota sur les briques fixées au mur et se recula d'un pas. Soudain, le mur se mit à s'écarter comme quand Moïse demanda à la Mer Rouge de le laisser traverser. Cet acte magique ne dura que quelques secondes puisque désormais, Théa et Hermione pénétraient sur le Chemin de Traverse, en regardant les boutiques avec envie. Il y avait tout ce qu'on désirait dans cette Grande Avenue marchande : chaudrons, ingrédients de potions, parchemins, robes de sorciers ou encore balai de Quidditch… D'ailleurs, la jeune Granger implorait son amie du regard car elle désirait se rendre à la papeterie. Pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait plus de parchemins en stock.

« Hermione, on peut pas s'y rendre tout de suite parce que j'ai dit à M. Lawrence que nous allions au nouveau magasin de vêtements du chemin de Traverse, dit Galathéa d'une voix douce.

-Il nous rejoint à la boutique ?

- Oui. Je te promets qu'on ira à la papeterie après quand l'Auror sera avec nous. »

Un sourire apparut sur le visage d'Hermione : son amie était réellement une perle rare. Galathéa faisait souvent des compromis pour satisfaire ses amis. Parfois, elle allait jusqu'à se priver pour voir le visage radieux de ses amis. Après s'être frayé un chemin dans la foule du Chemin de Traverse, elles parvinrent devant la vitrine de la nouvelle boutique. Il y avait toute sorte de vêtements mais également de sublime robe de cocktail et de soirée. Mme Guipure avait du souci à se faire parce qu'elle avait de la concurrence de taille. L'enseigne était une fleur de Narcisse qui s'enroule autour d'une pierre où des aiguilles sortaient de la fleur. En dessous de la pancarte, c'était inscrit d'une écrite fine et ronde : « Chez Androssa ».Les yeux chocolat d'Hermione rencontrèrent ceux bleu nuit de Théa et elles se sourirent mutuellement. Une petite clochette indiqua que les deux jeunes femmes venaient de pénétrer dans la boutique. À l'intérieur, l'ambiance paraissait chaleureuse grâce aux tons clairs et chauds de la pièce principale. Le blanc, le gris, le beige, l'ocre, la nacre et le noir donnait un ensemble harmonieux avec le parquet en bois clair. Pour donner un peu d'exotisme à ce lieu paisible, différentes sortes de plantes moldus trônaient aux quatre coins de la boutique. Hermione et Galathéa étaient émerveillées par la beauté naturelle des lieux et plusieurs idées de vêtements en tête. Certaines créations, posées en évidence pour le client, semblaient d'une qualité excellente et une envie soudaine envie d'essayer prenait la clientèle. Les yeux des deux sorcières pétillaient et frémissaient de bonheur : Le shopping ! Elles restaient des femmes après tout. Soudain, un froissement les sortit de leur rêverie. Une sorcière venait de sortir de derrière un rideau argentée, où se trouvait l'arrière-boutique.

« Que puis-je faire pour vous, Mesdemoiselles ? demanda la gérante du magasin, d'une voix douce tel du cristal.

Les deux amies se retournèrent pour faire face à la sorcière. Cette dernière détenait une longue chevelure blonde, qui respirait le Soleil. Ses yeux étaient comparables à des eaux à cause de leur couleur bleu. En revanche, ses traits nobles étaient tirés et quelques rides trainaient de ci, de là. Un teint pâle, qui lui allait divinement bien, que sa robe fourreau noir faisait ressortir. Cela rendait la silhouette de la sorcière sensuelle car la robe épousait parfaitement les courbes de son corps. Hermione et Galathéa faisaient face à une beauté froide en apparence mais dès que l'on entendait sa voix, on avait l'impression qu'une enveloppe chaude nous entourait. Mais, la stupéfaction se lisait sur autant sur le visage de la jeune Granger que de la jeune Black : c'était Narcissa Malfoy qui tenait la boutique de vêtement. Qui aurait cru que Narcissa travaillerait un jour ? Puis, le regard d'eau changea de lueur, un regard que Galathéa connaissait puisqu'il était implorant.

« Ne partez pas… supplia la femme blonde avec une lueur de tristesse dans le regard.

- Pourquoi partirions-nous, Ms. Malfoy ?

- Toutes les clientes qui viennent dans la boutique repartent quand elle voit que je suis la gérante… soupira-t-elle en se massant les tempes.

- À cause de la Guerre ? interrogea Hermione en sachant la réponse. Pourtant, c'est quand même grâce à vous si Harry a pu s'en sortir et battre Voldemort !

- Je sais bien, Miss Granger. Harry Potter reste le Héros. Le nom de Malfoy est associé au Mangemort et pour la population anglaise, nous sommes des Mangemorts qui font profil bas. Et en ne venant pas dans notre boutique, c'est une sorte de vengeance.

- C'est vraiment du grand n'importe quoi… En tout cas, vous avez devant vous, vos deux premières clientes ! »

Galathéa attrapa son amie par les épaules et elles se mirent à sourire pour redonner confiance à Narcissa. Cela faisait deux semaines que la boutique avait ouvert ses portes et c'était une véritable catastrophe : personne ne désirait acheter les confections et les individus se montraient méprisant à l'égard de la doyenne des Malfoy. Certaines étaient allés jusqu'à insulter Narcissa à cause de sa famille, autant les Black que les Malfoy. Pour ainsi dire, elle n'en croyait pas ses yeux. C'était les deux anciennes ennemies de son fils qui allait être ses premières clientes. Des larmes lui montaient aux yeux tellement elle était contente. Ce qui fonctionna parfaitement car ses lèvres fines s'étirèrent en un sourire sincère.

« Oh, ne pleurez pas Ms. Malfoy ! s'écria Hermione, étonnée du comportement de la gérante.

- Appelez-moi Narcissa, fit-elle de sa voix douce. Vous êtes quand même mes premières clientes.

- Donc, faites nous le plaisir de nous appeler par nom prénom.

- D'accord. Venez, on va se mettre là-bas… »

D'un geste gracieux et élégant, Naricssa indiqua aux deux jeunes femmes de la suivre. Elle les emmena dans une autre pièce, tout aussi lumineuse que la précédente. C'était où les essayages et les retouches étaient faites. Il y avait une cabine où un rideau gris ardoise était accroché. Devant une sorte de petite piste avec des miroirs pour se regarder sous toutes les coutures. À côté de cela, un petit salon était mis à disposition au cas où la cliente était accompagnée. Toutes les trois, elles s'y installèrent pour pouvoir parler sans gêne.

« Vous voulez du thé ? questionna Narcissa, qui voulait mettre à l'aide les deux jeunes femmes. Des gâteaux ?

- Je vais bien…répondit Hermione, dans un sourire.

- Je préférerai du café, si ça ne vous dérange pas… demanda Galathéa, les joues rougies.

- Très bien. Wanda pourrais-tu nous apporter du café, s'il te plait.

- Tout de suite, Maîtresse. »

Une petite elfe était apparu à l'entente de son prénom. À la grande surprise des deux jeunes femmes, Wanda portait une sublime robe noire qui lui allait comme un gant. De plus, à chacune de ses oreilles, des petits nœuds s'y trouvaient, rendant l'elfe mignonne. Hermione ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement : sa réforme pour la liberté des elfes commençait à porter ses fruits. Wanda disparut dans un « Pop » sonore, faisant sursauter les deux femmes malgré l'habitude d'entendre se bruit. Le bleu des yeux de Narcissa, le chocolat de ceux de Hermione et le bleuté des iris de Galathéa se rencontrèrent à cet instant et elles se mirent à rire, détendant un peu plus l'atmosphère. L'apparition de Wanda les ramena à la réalité puisqu'elle apportait le café de Théa ainsi que de petits gâteaux.

« Bien, déclara Narcissa en reprenant contenance. Vous n'êtes pas ici pour une simple visite de courtoisie. Qu'est-ce que vous désirez ?

- Nous voudrions une robe pour la Soirée des Anciens, qui se tient à Poudlard.

- Qui commence ? demanda la gérante, en commençant à inspecter les deux demoiselles.

- Galathéa !

- Merci de me demander mon avis, Hermione. Je retiens.

- Cause toujours, tu m'intéresses ! dit Hermione, en faisant la sourde oreille. »

Galathéa se leva dans son fauteuil, ô combien confortable et se plaça devant la cabine d'essayage. Elle attendait Narcissa qui venait de quitter ses clientes, pour chercher la perle rare dans l'arrière-boutique. Au bout de quelques secondes, la blonde revint avec trois robes emballées dans une protection. La frustration était à son comble car on ne pouvait voir à quoi ressembler les ensembles. Narcissa en tendit une à Théa, qui pénétra dans la cabine en prenant soin de refermer le rideau derrière elle. La gérante repartit, cette fois-ci, dans la boutique où elle revint avec une paire d'escarpins vertigineux ainsi que quelques bijoux, qu'elle donna à une Galathéa à la découverte de la robe. Sachant que l'attente serait longue, Narcissa se rassit en buvant sa tasse de thé en compagnie d'Hermione, pressée de voir sa meilleure amie.

« Tout à l'heure, vous parliez à la première personne du pluriel. Comment ça se fait ? Vous avez un associé ? demanda Hermione, curieuse de tout.

- Oui, vous n'avez pas deviné ? Pourtant, l'enseigne et le nom de la boutique sont des indices.

- Ah… dit Hermione contente de pouvoir déchiffre une petite énigme. Il semble évident que le Narcisse vous désigne. Les aiguilles autour de la tige sont pour les talents de couturière. En revanche, la pierre, c'est plus compliqué…

- C'est pourtant simple ! »

Dans la cabine, Galathéa avait cessé de se déshabiller à l'attente de cette énigme. Elle voulait également la déchiffrer car l'enseigne lui avait tapé dans l'œil, avant de pénétrer dans ses lieux. C'était intriguant et dans le même temps excitant. Hermione savait que sa meilleure amie réfléchissait à cette énigme et une petite compétition vint naitre entre les deux jeunes femmes. Théa partait du même principe que son amie : le Narcisse venait du prénom de la propriétaire mais cela pouvait provenir aussi de la mythologie grecque. Un homme du prénom de Narcisse mourut à force de se contempler dans la rivière de Styx. Il était d'une beauté sans égale et avait de nombreuses prétendantes dont la nymphe Écho, qu'il repoussa brutalement. À partir de ce moment-là, elle se laissa dépérir à un tel point qu'elle ne répétait que le dernier des phrases qu'elle entendait. Voyant cela, Artémis décida d'intervenir. Celle-ci lui fit voir son reflet dans l'eau claire d'une source, et il tomba amoureux de sa propre image reflétée dans l'eau. Narcisse aimait la contempler sur le reflet de l'eau. Un jour, il voulut s'approcher de son reflet pour le voir de plus près, et il se noya. Ainsi, des fleurs blanches seraient apparues à l'endroit de sa disparition, les Narcisses. Cela pouvait être une partie de l'énigme. Cependant, la pierre lui posait un problème ainsi que le nom de la boutique « Androssa ». La dernière syllabe évoquait Narcissa et pour le reste, Galathéa séchait quelque peu. Peut-être Andromède ? Andromède était la fille du roi Céphée et de Cassiopée. Cette dernière avait clamé haut et fort que sa fille était d'une beauté égale à celle des Néréides, les nymphes marines de Poséidon. Par conséquent, Cassiopée s'attira la colère du Dieu des Océans. Inondation, tsunamis et monstres marins étaient envoyés au Roi d'Ethiopie. Pour mettre fin à ce massacre, il devait livrer sa fille, Andromède au monstre. Elle était donc enchaîner à un rocher près du rivage…

« C'est tellement évident ! C'est votre sœur Androméda, votre associée ! s'écria Théa dans la cabine d'essayage. Le rocher désigne la victoire de Persée sur le monstre marin, pour sauver Andromède et « Androssa » est l'association de vos deux prénoms.

- Je remarque que Sirius a fait du bon travail. Vous connaissez très bien la mythologie grecque, tout comme les membres de la famille Black.

- C'est exact. Et puis, mes Grands-mères s'appelaient Perséphone et Fleurella, variante de la Déesse Romaine Flore. Je me devais de la connaitre, selon les dires de mes parents.

- Dans ce cas, pourquoi Androméda n'est-elle pas là ? demanda Hermione, en digérant sa défaite face à son amie.

- Remus et Nymphadora travaillent tous les deux, aujourd'hui. Elle voulait garder Teddy et vu le monde qui se bouscule pour venir à la boutique… soupira Narcissa face à cette réalité. Je lui ai dit que je pouvais gérer en étant seule.

- Je comprends, elle n'est pas trop démoralisée ?

- Elle me soutient que non. Mais, je vois bien dans son regard qu'Androméda est déçue par le comportement des personnes. Le pire pour elle est que la population l'associe encore aux Black alors qu'elle était mariée avec Ted Tonks.

- Je comprends… annonça Hermione d'un ton compatissant. Mais, ne vous inquiétez pas. Je suis sûre que bientôt, vous vendrez vos confections comme du petit pain.

- J'espère que vous dîtes vrai, Hermione… vous vous en sortez, Galathéa ?

La jeune femme se trouvait toujours dans la cabine où elle se contemplait d'un air ébahi devant la glace : elle ne pouvait pas porter ce genre de chose à cette soirée. Elle se regardait sous toutes les coutures et à force, la sorcière pensait que cette robe était une mauvaise idée. Trop de regards se porteraient sur elle, et Merlin sait qu'elle arborait cela. Pendant ce temps-là, Hermione et Narcissa s'impatientaient. Les deux femmes ne comprenaient pas pourquoi Théa mettait autant de temps à enfiler cette robe. La doyenne des Malfoy se redressa avec une élégance rare et se dirigea vers la cabine, prête à enguirlander la jeune femme. En tirant sur le rideau, le regard bleu électrique de Narcissa s'éclaira davantage.

« Vous comptez prendre racine dans cette cabine, surtout quand on voit que cette robe est faite pour vous ! déclara Narcissa avec sa voix autoritaire.

- Je ne peux pas porter cette robe à la Soirée, Narcissa.

- Et pourquoi donc, Galathéa ? Tu es tellement ravissante dedans que tu attireras le regard des hommes, dit Narcissa en tentant de faire sortir Théa de la cabine, qui cachait la robe grâce au rideau. Cessez de faire l'enfant ! »


Bonjour, voilà le chapitre 3 où l'intrigue commence à se mettre en place. Qui se cache derrière ces menaces ? J'espère que cette fiction vous plaît en tout cas. Sinon, je suis toujours à la recherche d'une âme charitable pour corriger mes chapitres ^^' ! Bon week-end à tous.