Bonjour à tous ! Me revoici pour la suite de l'histoire. Je suis content que cette histoire vous plaise. Avant de commencer, je tiens à vous prévenir que j'ai repris les noms de certains personnages de Negima. C'est juste un hommage, car j'avais beaucoup aimé ce manga quand j'étais plus jeune et je n'utiliserais que deux noms. Ne vous en faites pas.
Ensuite, je remercie scpotter, karine, mama0785 et Percabeth.S pour leur reviews qui me font très plaisir. Pour répondre à ta question Percabeth.S, je ne peux pas y répondre ;-). ça te spoilerais. Et sinon sachez que j'utiliserais le terme Vampire plutôt que Vampire-d si j'ai à en reparler. J'avais juste rajouté cette particule à des fins de compréhension dans le dernier chapitre.
Ah et je profite aussi de ce chapitre pour essayer une nouvelle sorte de mise en forme pour les dialogues. A vous de me dire ce que vous préférez mais en l'absence de commentaire dessus, je pense que je garderais cette façon que je trouve plus claire.
Bref je ne vous retiens pas plus longtemps : bonne lecture.
C'est dans la demeure familiale des Weasley que notre histoire reprend. Le jardin, là où quelques heures encore se trouvait d'énormes tentes et plusieurs dizaines de personnes appartenant principalement aux familles Weasley et Delacour, était le témoin d'un macabre spectacle. Là où l'herbe était verte et chatoyante il y a peu, se trouvait maintenant jaunie par la température et le manque d'oxygène. Enfin; pour la partie qui n'était pas rougie par le sang des invités.
Et c'est au milieu de ce lieu désormais morbide que plusieurs Aurors, langues de plombs et le ministre lui-même se trouvait. La nouvelle de "l'attaque Weasley-Potter" s'étant rependu comme une trainée de poudre auprès de la communauté magique. NON Voldemort n'avait pu faire son coup d'état et prendre le ministère. NON Voldemort n'avait pu prendre Poudlard qui était maintenant aux mains du Professeur McGonagal. Mais ce que la communauté sorcière savait désormais. C'est que le mage noir était en possession d'armes de destruction massive. Qu'il les avait utilisés contre une famille de "sang pure" qui avait décidé de se lever contre lui. Et que L'Elu était semble-t-il, mort avec la myriade d'autre personne se trouvant alors en ce lieu. Bien que son corps n'ait pas encore été retrouvé.
"Où en sommes-nous ? As-t-on pu retrouver le garçon ?" Débutât le Scrimgeour, un mouchoir parfumé porté à son nez pour ne pas sentir l'odeur putride des corps dont les changements brutales de températures et de pressions avaient quelque peu endommager.
"Non monsieur le ministre. Un périmètre de quarante kilomètres a été établis autour du lieu, mais le jeune Potter reste introuvable... Monsieur, je pense que nous devrions nous préparer au pire. Il est probable que Celui-Dont-On-Ne-Dois-Pas-Prononcer-Le-Nom ait récupéré le corps pour le montrer en trophée bientôt."
"Êtes-vous sûr, Kingsley, que ce que vous avancez ? L'annonce qui va être faite ne sera déjà pas glorieuse pour le Ministère, mais si en plus nous devons annoncer la mort de Potter. Il n'était pas très intelligent, soit, mais la populace semblait l'aimer."
Kingsley fronça les sourcils, mais préféra ne pas relever la remarque.
"Et bien malheureusement, nos informations nous prouvent que Potter était là au moment du drame. Les dispositifs de sécurité entourant la demeure empêchait le transplanage ainsi que l'utilisation de portoloins. La cape d'invisibilité de Potter à été retrouver dans un sac appartenant à Miss Granger, disparue elle aussi et le maléfice utilisé, quel qu'il soit, ne semble pas faire dans la dentelle. Donc oui je suis dans le regret de vous annoncer que le service de nécrologie du ministère annoncera les noms de Potter et Granger en même temps que ceux des autres."
"Bien, étant donné la situation catastrophique dans laquelle se trouve le Ministère, il est préférable de garder secrète les informations concernant Potter. Sinon où en est l'enquête sur le fameux sort utilisé ?"
Un jeune homme roux qui semblais sur le point de s'évanouir à chaque instant s'approcha. Essayant au mieux de maitriser sa voix.
"Monsieur le ministre, il semble que ce sortilège fasse partie de ceux mis sous scellé au département des mystères. Etant donné la correspondance avec la présence de Rogue nous menons actuellement une enquête pour savoir s'il a un lien avec la sortie éventuelle de ces informations sensibles."
"Monsieur," commença Kingsley, "il faudrait peut-être laisser le jeune Percy partir. Des membre de sa famille...proche font partie des victimes."
"Et bien mon cher Kingsley, les drames et la guerre sont notre lot à tous dans ces temps de crise et je suis certains qu'un jeune homme plein d'abnégation comme Weasley est capable de faire la part des choses et de faire passer son devoir envers le Ministère avant tout. N'est-ce pas Weasley ?"
Le dit Weasley étant parti vomir, je pense qu'il est temps de laisser nos confrères du Ministère arriver à leurs conclusions. Pour nous concentrer sur l'autre camps. Une semaine après l'attaque, celle-ci avait laissé à Voldemort avait un goût amer. En effet, non seulement il y avait eu un imprévu sur le déroulement de l'opération. Un flash blanc qui avait littéralement absorbé la magie du sort et des lanceurs. Y compris de lui-même qui peinait à retrouver ses forces. Mais en plus, Potter, la cible principale ne faisait pas partie des cadavres. Enfin ceux-ci étaient inutilisables comme inferis, car trop abîmés.
Ses pouvoir réapparaissant peu à peu il tentait depuis quelques jours de se connecter à l'esprit de Potter. Et bien que celui-ci n'ai jamais vraiment été bon en occlumensi, il lui était pourtant impossible de sentir le gamin. Cet état de fait aurais dû le conforter dans la possible mort du survivant mais quelque chose n'allais pas. De plus, non contant d'avoir perdu un de ses alliés les plus précieux. Que ce soit en matière d'intelligence, de compétence en potion et en espionnage. Il avait aussi perdu le ministère ainsi que de nombreux soutiens à l'international. Ainsi que dans les créatures magiques. Les géants notamment avaient refusés de rester alliés suite à la disparition momentanée de la magie du mage noir. Et pour couronner le tout, la baguette de sureau ne semblais pas fonctionner... Pour la première fois depuis dix-sept ans, ses mangemorts semblaient douter de lui. Nagini restait son seul "ami" et c'est avec lui que le mage noir était enfermer depuis plusieurs heures dans l'espoir de trouver un plan pour repartir sur de nouvelles bases. Mais cela semblait bien compliquer.
En 1976, de l'autre côté de la manche, deux Mirages III de l'armée de l'air française viennent de recevoir des informations. Plusieurs civils auraient vu une sorte d'explosion de lumière dans le ciel aux alentours de Bourges. Et les observations d'OVNIs étant déléguée à la gendarmerie, ceux-ci ont prévenus l'armée de l'air pour qu'ils partent en reconnaissance. La base D'Avord ayant déclaré n'effectuer aucun essais dans le ciel à ce moment-là, il a été décidé de détourner deux avions de chasses pour aller en trouver la source. Les deux pilotes purent également constater des sortes de flashs intermittents et l'un d'eux eu même l'impression de voir quelque chose tomber.
Mais sans savoir quoi et vu le caractère éphémère de l'apparition, il fut décidé de donner l'affaire au ministère de l'intérieur et de demander à la police de ratisser le périmètre pour retrouver le possible objet tombé. C'est ainsi qu'en pleine nuit, les projecteurs d'un hélicoptère de police se posèrent au milieu d'un champ. Et c'est éberlué que les agents à bord décrurent une sorte de cratère qui n'aurait pas dû être là au vu de la taille présumé de l'objet tombé. Mais surtout en son centre étaient allongés deux corps. Dont les habits, déchirés, laissaient apercevoir de larges traînés de sang. Dans l'impossibilité de se poser, les agents appelèrent tout de suite une ambulance qui fit le rapport suivant aux enquêteurs :
"Nous avons affaire à deux personnes. Un homme et une femme. Approximativement 16-18 ans. Sans pièces d'identités. Ils souffrent de blessures très graves. Une grande partie de leurs os ont été broyés et ont plusieurs commotions importantes. Ainsi que des hémorragies externes et internes. De plus, ils semblent avoir été exposés à un rayonnement bêta. La raison de leur survis est un mystère. D'autant qu'ils semblent effectivement avoir fait une chute d'une centaine de mètres. Ce qui est généralement mortel. Ils sont actuellement tenus en vie en coma artificiel, mais sans moyens d'imageries perfectionnés, nous ne savons pas quel est l'exact étendu des dégâts. Leurs effets se résument à leurs habits ainsi qu'une baguette de bois apparemment sculpté. Il est intéressant de noter que l'homme comme la femme porte une robe.
*Complément donné par Mr Dupond - officiers de police nationale *
Leurs empreintes ne se trouvent dans aucun fichier ni nationale ni d'Interpole. Ce présent rapport sera remis au Brigadier-Major de Police pour que cette affaire soit suivie au plus haut"
Ce rapport qui pourtant est assez désuet à première vu, va être traité dans les bases de données nationales. Et certains mots clés vont provoquer un emballement dans les procédures. La présence des mots-clés "robes" et "baguette" va en effet obliger à classifier le document ainsi que la présence des deux inconnus jusqu'à vérification par un expert. Et c'est Mr le président de la République lui-même qui en sera averti. Et qui, comme son devoir le lui indique. Devra prévenir son homologue français. Attendez, un homologue du président de la République en France ? Et depuis quand le président à des devoirs envers quelqu'un ?
Ah oui. Il est peut-être temps de faire une petite digression. Depuis la Guerre de 1871 et si l'on excepte le régime de Vichy, la France est sous régime républicain. Dirigé par un président de la République dont le pouvoir s'est largement accru sous la Cinquième République. Et bien c'est un peu différent pour la communauté sorcière. En effet ayant elle aussi subit la révolution, le régime est devenu assez instable. On ne savait plus à qui faire confiance et certaines personnes mal intentionné ont essayé de prendre le contrôle de la France "moldu" pendant cette période troublée. Mais en 1799, un coup d'état chez les moldus changea la donne. En effet, un jeune général revenu de campagne fit changer le régime instable alors en place. Ce jeune général Bonaparte en devenant l'un des trois Consuls de la République, pris connaissance du monde sorcier. Et une fois n'est pas coutume, il fit intervenir l'armée pour instaurer aussi un consulat au niveau de la communauté sorcière. Dirigé bien entendu par un militaire, mais qui n'avait rien à voir avec Bonaparte. Puis, pris par les guerres incessantes et les diverses coalitions montée contre lui, le premier Consule qui deviendra, en 1804 Sa Majesté Napoléon Bonaparte, Empereur des Français oublia complètement cet autre monde. Assez discret. Et après bien des changements de gouvernement. Passant de l'Empire à la restauration. Puis repassant par une République et un Empire pour aboutir à la quatrième République. Les gouvernements moldus laissèrent les sorciers s'organiser. C'est ainsi qu'aujourd'hui. Le 15 Juin 1976, le Président de la République, monsieur Valéry GISCARD D'ESTAING dut demander à son homologue monsieur Antoine DERAPIERE, premier Consul du monde sorcier de venir discuter d'un problème urgent.
Le président s'adressant alors à l'un de ses tableaux en espérant de tout coeur que personne de l'opposition ne le voit jamais faire ça :
"Heu, excuses moi, j'aimerais m'entretenir avec le premier Consul."
"C'est une affaire urgente ?" Demanda le portrait d'une femme coiffée d'un bonnet phrygien.
"Oui plutôt, cela concerne deux de vos... hum habitants qui seraient apparemment impliqués dans un évènement étrange..."
"Une minute, je vais chercher Monsieur Derapiere" la coupa la femme qui sorti alors de son tableau quelques secondes.
Le président s'essuya le front, comme beaucoup de personnes dans les hautes sphères du pouvoir, il n'aimait pas faire appel à cette "bande de dégénérés" mais cette fois, il ne pouvait faire autrement. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas la femme reprendre sa place dans le tableau et sursautât lorsqu'il vit un feu vert s'échapper de la cheminée. Feu qui laissa place à un homme et une femme. D'apparence tout ce qu'il y a de plus normal. Si ce n'est leur tenu. Le premier Consul était habillé d'une tenue militaire du premier Empire. Et la femme semblait aussi revêtir une robe d'allure militaire au vu des gallons et des médailles accrochées à sa poitrine. Le premier Consul commença :
"Bonjour, cher confrère, je vous présente le Général Glass. C'est elle qui dirige tout le secteur de défense. Et qui est aussi chargé des accidents magiques et des Oubliators."
La femme bombât le torse et serra la main du Président.
"Honoré de vous rencontrer." Dit celui-ci mal à l'aise.
"Bien, commença Derapiere, donc quelle est donc cette affaire urgente qui vous oblige à faire appel à nous : les "dégénérés"."
"Heu..." le président était de plus en plus mal à l'aise. Se pourrait-il qu'en plus de tout, son interlocuteur soit capable de lire dans ses pensées ? Non, ce serais ridicule, il en a juste entendu parler.
"Je suis désolé si nous vous avons offensé, monsieur le Premier Consul. Je ne pense pas que vous soyez des "dégénérés" " - Pourvus qu'il ne soit pas capable de lire dans les pensées – "l'affaire qui nécessite votre expertise est un peu délicate compte tenus de l'état de santé des protagonistes."
Tout en parlant, il leur donna une copie du rapport placé sous le sceau du secret.
"Et vous dites que ces jeunes gens ont transplanés en plein ciel ?" Demanda le général Glass.
"Excusez-moi je ne comprends pas."
"Je crois que le mot pour vous les moldus est "téléporté". "
"Heu je ne sais pas. Est-ce que la "transplanation" est dangereuse au point de broyer presque tous les os du corps ?"
"Le transplanage," corrigea le Consul, "est un moyen de transport sans gros risque utilisé par la plupart des sorciers. Et à part une désartibulation," perdre des membres", " continua-t-il en voyant la tête déconfite de son homologue, "il n'y a rien qui puisse provoquer de telles blessures. De plus, il est impossible de transplaner en plein ciel."
"Bref, cela est-il du ressort de votre département ?"
"Oui nous prenons la suite. Un commentaire Glass ?"
"Oui monsieur, les photos des baguettes. Elles ressemblent à celles faites par Olivenders. Ce qui voudrait dire que nos inconnus sont britanniques."
"Bien voilà une piste intéressante. Des Médicomage vont passer prendre les corps dans quelques heures. Considérez cette affaire comme classé cher confrère."
"Bien, heu, je vous remercie."
"Au revoirs monsieur le Président"
"Oui c'est cela. Au revoir."
Suite à cet entretiens, nos amis furent hospitalisé à l'hôpital Ste-Hermine en Bretagne, il faudra d'ailleurs attendre plusieurs semaines pour que leur état s'améliore de manière significative. Pendant ce temps, l'enquête piétine. Les baguettes sont effectivement de facture britannique, mais Olivender, connu pour sa mémoire eidétique, tout du moins pour ce qui concerne ses précieuses baguettes, ne put simplement pas les identifier. Du côté du ministère britannique, mise à part un probable lien de parenté avec la famille Potter pour le garçon, aucune mention n'est faite des deux jeunes gens dans aucun service de recensement. Et c'est pareil pour tout le monde anglophone. Étant donné le lien probable qui les unis avec l'Angleterre, il est décidé que nos amis soient pris en charge par Ste-Mangouste dés le moment où ils seront plus... transportables.
Il faut néanmoins faire un point sur le contexte outre-manche. Voldemort commence à être suffisamment puissant pour s'opposer au ministère et celui-ci à la pleine confiance en Albus Dumbledore pour l'arrêter. De plus, un état de guerre ayant été décrété, une grande partie des ressources sont alloués à la population dans le but de se cacher du mage noir. Enfin les services d'administrations croulent sous les témoignages paranoïaques et les canulars concernant les mangemorts ce qui a pour effet d'engorger le système. Bref, cet enchevêtrement de problèmes font que le lien timide ayant été effectué avec la famille Potter tombe aux oubliettes dès les transfère des deux inconnus en terre britanniques.
Après encore quelques semaines et à coup de dizaines de potions par jour Harry et Hermione étaient, de l'avis des médicomages sur le point de se réveiller de leur long sommeil. Il fut alors convenu de préparer la salle de rééducation. Et de se tenir près. Après tous les deux adolescents avaient vécu un énorme choc et pouvaient très bien avoir des réactions violentes ou erratique à leur sortie de coma. Mais les premiers vrais signes de conscience ne furent noté que trois jours plus tard. Et c'est avec un mal de tête lancinant que Harry émergea en premier. Il devait être vers 3 h 00 du matin et la première chose qu'il vit fut un blanc éclatant. Il lui fallut près de deux heures pour se réhabituer complètement à la lumière ambiante. Et encore, il avait l'impression de flotter sans savoir où il se trouvait. Comme s'il était encore dans un rêve. Sans que son cerveau ne se mette à fonctionner. Et quand enfin il reprit totalement conscience et qu'il se revit dans cette situation incompréhensible et douloureuse, perdu dans un noir profond alors que la température commençait à baisser, que son énergie revint et que son mal de tête s'accentua.
Où était -il ? Ou était les autres. La famille Weasley, Hermione. L'endroit où il était ressemblait à un hôpital. Non pas à un hôpital, à Ste-Mangouste. Mais ça n'avait pas de sens, le service d'urgence sorcière était plus que saturé à cause de la recrudescence d'attaque de mangemorts et il peinait à croire que le ministre lui avait accordé une chambre pour lui seul. D'ailleurs non il n'était pas seul. Il y avait un autre lit à côté de lui. Que son cerveau n'avait pas eu la décence de lui faire remarquer jusque alors. La personne allongée dans le lis avait de très long cheveux brins. Emmêlés comme si elle avait dû traverser une tornade. Non attendez, c'est Hermione ? HERMIONE ? Que lui est-il arrivé ? Et moi, qu'est-ce que c'est que ces vêtements ? Et ces cicatrices ? Non décidément c'est impossible de penser correctement avec un mal de tête pareil. Enfin si Hermione est là alors Ron doit y être aussi non ?
Harry avait beau regarder partout dans la salle. Celle-ci ne comportait désespérément que deux lits. Peut-être y avait-il un paravent qui rendait les lits invisibles pour plus d'intimité des patients. Après tout c'est le monde sorcier non ? Oui se doit être ça. Et ils ont oublié de tirer le nôtre. Ah non merde, on voit très bien nos paravents à nous. Peut-être a-t-il été placé dans une autre salle alors. Ou peut-être a-t-il échappé à la catastrophe. Après tout on ne sait même pas ce qui s'est passé. Oui inutile de s'inquiéter. Tiens voilà du bruit.
"Oh vous êtes enfin réveillé ?" Harry était éberlué par la beauté de la femme qui se présentait à lui. Mais sans doute était-ce l'effet du choc.
"Oui." - Tiens pourquoi je n'arrive pas à parler ? -
"Ne tentez pas de forcer. Vu le temps que vous êtes passé dans le coma, il est normal que votre comportement vous semble bizarre."
Coma ? Comment ça le coma. Je suis resté là combien de temps. Longtemps apparemment. Ça explique sans doute les cheveux d'Hermione. Mais pourquoi ne me dit-elle rien de plus. Ce qu'il s'est passé, si nos amis vont bien. Pourquoi est-ce que tout le monde cherche toujours à me cacher des choses ?
"Écoutez, reposez vous. Vous en avez besoin. Je vais vous donner une potion de sommeil sans rêve et demain nous ferons le point ensemble d'accord ?"
Harry opina. Plus par force car on ne lui laissait pas le choix. Mais l'idée de pouvoir dormir sans ce mal de tête qui le faisait souffrir et en prime sans ressentir les massacres commis par Voldemort ou un quelconque autre cauchemars lui semblais valoir toutes les cachotteries du monde. Il but donc la potion et se rendormi. Ce n'est que quelques heures plus tard qu'il rouvrit les yeux. Cette fois-ci il n'eut qu'à attendre une dizaine de minute pour que ses yeux s'habituent à cette lumière blanche agressive. Et comme autre amélioration, il notait que son mal de tête s'était largement atténué. Personne n'était encore passé pour vérifier qu'il était réveillé. Il en profitât pour consulter sa fiche d'état.
"Commotions graves, plusieurs os broyés, hémorragies internes et externes, manque de magie, engelures, contusions, perte totale de la vue..." Et la liste continuait de s'allonger sous le regard éberlué d'Harry. Par Merlin qu'avait-il bien pu se passer encore pour qu'il passe si près de la mort. En parlant de mort, il se dit qu'Hermione allais le tuer si elle apprenait ça. D'ailleurs Hermione est là aussi ! Comment vas-t-elle ?
Harry se dirigea donc vers le lit d'Hermione. Enfin, il essaya de sortir de son lit et tomba pitoyablement par terre. Sans se décourager et malgré le fait qu'il soit à moitié nu, empêtré dans son drap il arriva à ramper (nda : un peu à la manière d'un asticot) vers la fiche d'Hermione. Et ce qu'il vit acheva de lui faire perdre toutes ses forces. Elle souffrait exactement des mêmes problèmes que lui. Mais comment cela était-il possible. Que lui se mette dans des situations impossibles c'était devenu une habitude avec laquelle il avait appris à jouer. Mais pas Hermione. Pas sa petite Hermione. Et pas Ron non plus d'ailleurs, pas son frère ! Où était-il Ron d'ailleurs ? S'il n'est pas hospitalisé, pourquoi n'est-il pas venu dès qu'il a appris pour son réveil ?
C'est ce moment que choisis l'infirmière du jour précédent pour se montrer. Et manqua de s'étouffer de rire quand elle vu l'état d'Harry. Empêtré dans son drap en train d'essayer de se retourner pour garder un semblant de fierté. Raté.
"Et bien qu'avons-nous là ? Un verre de terre qui essai de s'échapper ?"
"Non madame" -ah tiens, ma voix est revenue maintenant ?!- "je cherchais à savoir comment allais Hermione. "
"Ah donc votre camarade s'appelle Hermione ?"
"Mais vous ne le savez pas ?" Demanda Harry perplexe." Je veux dire elle est toujours avec moi et je supposais que Scrimgeour vous aurais prévenu."
"Qui ça ?"
"Rufus Scrimgeour, le ministre de la magie."
"Je ne le connais pas. Il est de quel pays ?"
"Angleterre. Nous ne sommes pas à Ste Mangouste ?!"
"Si monsieur, mais le premier ministre actuel se nomme Harold Minchum. Et il est en poste depuis un an déjà." La brave infirmière commençait à soupçonner son patient de délirer quelque peu.
"Impossible, je lui ai parlé il y a quelques semaines. En rapport avec le testament d'Albus Dumbledore."
...
"Madame ?"
"Je pense qu'il faudrait mieux vous recoucher. Monsieur. Il est possible que vous vous sentiez un peu confus. Y compris au niveau de votre mémoire, mais je vous assure que c'est tout à fait temporaire. Enfin je vous rassure, Albus Dumbledore est bien vivant."
"Pardon ?! Si c'est une blague, elle n'est pas drôle ! "
"Je vous demanderais de vous calmer. Écoutez je ferais venir le professeur Dumbledore si cela peut vous permettre de retrouver quelque souvenir... normaux. Au fait quel est votre nom ?"
"Vous vous fichez de moi là ? Vous ne savez pas qui je suis ?" - Cette infirmière parait totalement dingue. Elle affirme que Dumbledore est encore en vie et elle affirme ne pas me connaitre alors que jusqu'au mariage, il n'y avait pas un jour sans que je sois cité dans ce satané journal.- "Écoutez, je pense que je vais me recoucher et attendre un de vos collègue."
"Très bien, comme vous voudrez -ce pensionnaire commence à me taper sur le système. Pourquoi me regarde-t-il comme si je devais le connaitre ?" C'est totalement débile. Il doit être en plein délire.- "Je repasserais dans quelques heures..."
Harry regarda sortir la femme avec un mélange de colère, de tristesse et de perplexité. Elle lui tenait vraiment des propos incohérents. Il se demandât même s'il n'était pas encore dans un rêve, mais la douleur qu'il ressentait encore au niveau de ses nouvelles cicatrices lui fit supposer que non. C'est donc en pleine réflexion que nous le quittons.
Albus Dumbledore était dans son bureau à lire plusieurs rapports concernant une activité suspecte dans la foret interdite. Depuis quelques mois il avait effectivement peur que Tom place des créatures sous son contrôle dans la foret dans le but de pouvoir l'espionner ou de préparer une attaque en règle de Poudlard. Cette situation avait d'ailleurs amené Albus à conclure un marché avec les centaures qui étaient autorisés à se rapprocher des limites de la foret interdite dans un but de surveillance. Mais Albus avait aussi d'autres problèmes un peu plus personnels. En effet un de ses vieux amis partit habité au Japon, le docteur Joseph Springfield, est décédé.
Dans une lettre reçue le matin même, Albus Dumbledore appris donc que Joseph avait une jeune élève qui était devenu la cible de plusieurs associations de sorcier au Japon. Et pour sa protection, il avait demandé à ce qu'Albus devienne son tuteur. Au moins pendant deux ans, qu'elle finisse son cursus scolaire à Poudlard. Loin de ses problèmes. Cette jeune Evangeline MC Dowell (aka Eva) allait donc prendre les moyens de transport moldu pour arriver en Ecosse. Et devait arriver la semaine suivante. D'après ce qu'il savait et au vu d'une Photo que son ami lui avait fait parvenir, Eva était une jeune fille d'environ 16 ans. Blonde avec de très longs cheveux et des yeux verts très sombres. Albus savait aussi que la jeune fille avait quelques difficultés en métamorphose ainsi qu'en sortilège mais qu'elle excellait en défense contre les forces du mal. S'il devait devenir tuteur, même pour peu de temps, il se dit qu'il allait peut-être profiter des vacances pour la mettre à niveau et pour consolider les points où elle avait quelques problèmes.
Albus demanda donc à Minerva de préparer une chambre dans le château le temps pour la jeune fille le temps des vacances. Avant qu'elle ne soit répartie avec les premières années. Il est d'ailleurs évident, au vu de son âge qu'elle intégrera la sixième année. Et alors qu'il était perdu dans ses pensées, un Hibou au plumage d'un blanc éclatant vint se poser sur le rebord de la fenêtre. Apparemment il venait de Ste Mangouste.
"
Amanda Springs
Directrice de Ste Mangouste
Londre
A l'attention du Professeur Dumbledore
président du Magenmagot,
récipiendaire de l'Ordre de Merlin, première classe,
Docteur es Sorcellerie,
Enchanteur-en-chef et Manitou suprême de la
Confédération internationale des sorciers
Poudlard, Ecosse
Cher Professeur Dumbledore,
Je vous écris car nous sommes confrontés à un problème. Il y a environ un mois, deux jeunes adultes (16-17 ans) sont apparu en plein ciel en France et ont fait une chute normalement mortel. Il est apparu qu'ils souffraient d'ailleurs de blessures diverses. En lien ou non avec cette chute. Ainsi, et c'est un phénomène très rare, d'une diminution temporaire de leur potentiel magique. Comme si celui-ci avait été absorbé. Et bien que ces deux jeunes gens se remettent doucement de leurs épreuves, ils ne semblent pas encore avoir retrouvé la totalité de leur potentiel. Une enquête menée par les services magiques français ont révélés de par leur baguette et leurs vêtements qu'ils étaient probablement d'origine britannique. C'est ce qui a amené le transfère dans nos services de ces jeunes gens. Ce qui motive ma lettre est un problème que nous avons eu avec l'un des deux. Le jeune homme s'est en effet réveillé il y a quelques jours et ne cesse de tenir des propos incohérent. Son accent et sa connaissance des lieux de Londres et y compris de Ste Mangouste amènent à la conclusion que lui au moins est bien anglais. Il semble aussi bien connaitre Poudlard, mais il donne des informations bizarres. Il semble persuadé de votre mort, que le ministre de la magie est un certain Rufus Scrimgeour. Malgrès les soins que nous lui avons prodigués, notamment pour ceux en liens avec un probable sort de confusion, il continue à être persuadé de ce qu'il avance. Il demande d'ailleurs souvent à voir un certain Ronald Weasley, mais là encore nous n'en avons aucune trace. Enfin ce qui a achevé de me faire prendre ma décision de vous écrire c'est que le jeune homme, qui refuse d'ailleurs de nous donner son nom, dit avoir vécu une attaque de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Qu'il nome d'ailleurs sans problème par son nom. Je pense donc qu'il serait dans l'intérêt de ce patient que vous passiez le voir pour discuter avec lui. Je serai heureuse de vous inviter à boire le thé à l'attention de cette visite.
Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments respectueux.
Amanda Springs "
Albus relisait la lettre pour la troisième fois. Voilà qui était en effet bien mystérieux. A sa connaissance, il est impossible de transplaner en plein ciel. D'un autre côté il était bien placé pour savoir qu'en magie, rien n'est impossible. Ensuite, une diminution temporaire de leur magie ? De mémoire seul les anciens sorts des légendes étaient capables d'une telle chose. Sort qui ont d'ailleurs depuis longtemps été censuré ou perdu. Ensuite, ce jeune homme semble bien connaitre Poudlard. Donc un ancien élève ? Pas si ancien si on en crois leurs âges d'ailleurs. Ils devraient encore être scolarisés, mais Albus avait beau chercher, il ne se souvenait pas d'élève ayant disparu il y a peu. Enfin Rufus Scrimgeour était aussi élève ici il y a quelques années, mais il souhaite plus s'orienter vers une carrière d'Auror que de Politique. Quant à l'idée de sa mort, voilà une bien étrange affirmation. Mais ce qui est le plus étonnant c'est qu'apparemment ce jeune homme n'a pas peur d'appeler Tom par son nom d'empreint. Voldemort. Et il aurait subi une de ses attaques ?
Oui définitivement, cette lettre avait piqué la curiosité du vieil homme. Et après tout, il n'avait rien de spécial à faire en ce moment. Si ce n'est l'éternel problème de trouver un professeur contre les forces du mal. Mais ça, il n'y pouvait rien. C'était décidé, il irait voir ces deux jeunes gens dès le lendemain. Le temps de mettre ses affaires en ordre pour l'arrivée de la petite Eva. D'ailleurs maintenant qu'il y pensait, il y avait là aussi quelque chose qui clochait. Springfield n'était pas du genre à avoir des élèves. Enfin, il verrait ça en temps et en heures.
Pendant ce temps à Ste Mangouste, Hermione venait de faire la désagréable expérience d'un réveil dans un hôpital tapissé de blanc. Et après avoir bu une potion dans le but d'accélérer le processus d'acclimatation (oui, Hermione, elle, sait que dans les Hôpitaux magiques, des fioles contre le mal de tête, pour s'habituer à la lumière et aux autres joyeusetés pouvant arrivés à des personnes sortant de l'inconscience, sont systématiquement posés sur la table près du lit). Elle se recouchât comme préconiser. Ce n'est que le jour suivant qu'elle put avoir une discussion avec le survivant.
"Harry ? Qu'est ce qu'on fait à Ste Mangouste ?"
"Apparemment on a été attaqués par Voldemort mais..."
"Mais quoi ?" Commença à s'inquiéter Hermione, "Et où est Ron ?"
"C'est bien le problème, tout le monde est bizarre dans cet hôpital. Ils affirment ne pas nous connaitre. Que le ministre n'est pas Scrimgeour. Que," et son ton devint alors plus sombre, "Que Dumbledore est vivant..."
"Quoi ? Tu es sûr ? Tu n'es pas sous sortilège de confusion ?"
"Mais pourquoi tout le monde pense ça. Non, bien sûr que non. Et d'ailleurs toi aussi tu te souviens bien de Scrimgeour, de la mort de Dumbledore."
"Oui bien-sûr Harry mais. Es-tu quand même sûr d'avoir bien compris ce qu'ils ont dit ?"
"Oui ! Et ils disent que personne du nom de Ron n'est ici..."
"Il n'a peut-être pas été blessé ? "
"Dans ce cas pourquoi n'est-il pas venu lors de mon réveil ? Et pourquoi sommes-nous dans une salle seule alors que Ste-Mangouste est censé être débordé à cause de Voldemort ?"
"Je... Je ne sais pas Harry, inutile de t'énerver, il doit y avoir une explication logique. T'as-t-on dit depuis combien de temps on était inconscient ?"
"Plusieurs semaines. En tout cas il parait qu'on a été transféré il y a plus d'un mois d'un Hôpital français. "
"Quoi ?"
"Je n'en sais rien moi non plus. Et encore tu n'as pas vu le pire. Regarde ta fiche."
...
"Hermione ?"
...
"Hermione ça va ?"
"Que nous est-il arrivé Harry ?" dit Hermione en commençant à sangloter. "On est passé si proche de la mort."
"Allons ne t'en fais pas, on est en vie non." Le ton d'Harry se faisait plus doux à mesure qu'il parlait. "Et il commença à se déplacer vers le lit d'Hermione pour la prendre dans ses bras."
Après une dizaine de minute dans cette position sans rien dire, une jeune femme entrât.
"Ah vous êtes réveillés aussi. Excellent. Je dois vous prévenir que vous avez de la visite. Je vous laisse."
"Sans doute Ron." Se mit à s'exclamer Hermione.
"Oui j'espère. En tout cas il a intérêt à avoir une bonne raison de nous avoir laissé si longtemps sans nouvelles."
La personne qu'ils virent alors entrer leur fit une telle surprise qu'ils faillirent tomber à la renverse. (alors qu'ils étaient déjà allongés dans un lit ! ça c'est magique !)
"Bonjour jeunes gens ! Voulez-vous un bonbon au citron ?" (nda : comment ça "un cliché" ?! Je vous emmerde, c'est ma fanfic !)
...
...
"Et bien je suppose que ça veut dire non. C'est dommage, je suis pourtant passé dans cette confiserie moldu spécialement pour ça."
"Professeur Dumbledore ? Mais comment ?" Débutât Hermione dans un hoquet de surprise.
"Mais vous êtes..." Suivi Harry, incapable de finir sa phrase. Des larmes lui venant aux yeux.
"Mort ? Je crains que non. Le monde devra encore me supporter. Pour quelques années au moins." Le rire chaleureux de Dumbledore se fit entendre et acheva de faire craquer Harry.
"Pourquoi ! Rogue vous a tué ! Je l'ai vu, vous êtes tombé de la tour d'astronomie !"
"Harry..." dit Hermione"NON, VOUS L'AVEZ SUPPLIE ! ET IL VOUS A TUE DEVANT TOUS CES MANGERMORTS, POURQUOI ?"
Le regard de Dumbledore se faisait grave maintenant. Il ne savait pas où ni quand, mais il était certain que ce jeune homme avait assisté à sa mort. Cela se ressentait. A peine avait-il besoin de se servir de la légilimencie. Et cette souffrance, un sort de confusion ne peut pas graver de souvenir pareil. Si teinté d'amour et de douleur à la fois. Il y avait quelque chose qui n'allait pas.
Dubledore se leva sous le regard bizarre d'Hermione qui tentait de consoler son ami. Il brandit sa baguette et sans avoir besoin de prononcer un mot, plusieurs éclaires de lumière en sorti pour aller frapper la porte et les murs de la salle.
"Nous pouvons désormais parler dans un peu plus d'intimité..."
"Professeur, en quelle année sommes-nous commença Hermione." Qui était apparemment arrivé aux mêmes conclusion que leur mentor.
"Avant de répondre à cette question, je dois savoir à qui j'ai affaire."
"Je me nomme Hermione Granger. Et voilà... Harry Potter."
"Potter ?" Commença Dumbledore. "Je vois."
"Harry ça va aller ?" Demanda Hermione, qui savait à quel point la figure du directeur était ce qui s'était le plus rapproché d'une figure paternelle pour Harry.
"Oui, je crois. Mais je ne suis pas sûr de comprendre de quoi vous parlez. Professeur, vous... Vous vous rappelez de nous ?"
"Et bien monsieur Potter, craint tout simplement ne pas vous avoir encore connu."
"Comment ça ? Je ne comprends pas. Vous êtes bien Albus Dumbledore ?"
"Miss Granger, pour répondre à votre question, nous sommes en... En 1976"
Les regards graves qu'échangèrent Hermione et le professeur Dumbledore à ce moment-là ne pouvaient tromper Harry. Il avait enfin compris.
"Mais comment ?!"
"C'est là toute la question, Monsieur Potter. Et j'avoue que je n'ai jamais été confronter à un cas de figure semblable. Puis-je vous demander de quelle année vous... venez ?"
"1997, monsieur." Dit Hermione"Bien, je vois..." continua Albus avec une étrange lueur dans les yeux. "Il vaudrait mieux que nous ne parlions pas de ça ici. Mais est-ce que vous vous rappelez de ce qui est arrivé ?"
"Et bien," commença Harry qui commençait un peu à se remettre, "nous étions à un mariage. Avec des dizaines de personnes. Quand tout à coup les alarmes du périmètre de sécurités se sont mises à sonner. Et avant qu'on ait pu faire quoi que ce soit, on s'est retrouvé dans le noir. Mais pas un noir normal. On aurait dit que tout à coup, il n'y avait plus rien. Qu'on était dans le vide. Et la température à baisser. Nous étions dans un bouclier "reflexio magnus" quand c'est arrivé. Et après je ne me souviens plus trop."
"Je crois qu'on a lancé un "immemorium" et il y a eu un flash blanc."
"Oui c'est ça, un flash blanc. Je me souviens avoir ressentit comme quand on prend un portoloin. Mais aussi comme si j'étais compressé, puis déchiqueté." A ce souvenir, les deux voyageurs temporelles ne purent s'empêcher de frissonner. Après plus rien.
"Et bien, voilà qui rajoute encore du mystère j'en ai peur. Ces sorts que vous avez lancés sont certes d'un niveau élevé et ne sont pas accessibles à tout le monde mais... Mais ils n'ont pas l'air d'avoir joué un rôle dans le processus qui a mené à votre voyage. Il faut que j'aille consulter des ouvrages, mais je ne crois pas que quelqu'un ait déjà pu faire ça."
"Professeur, s'il nous est impossible de retourner..."
"Ne dites pas ça Miss Granger. Le plus important pour l'instant est de garder le secret et surtout de ne parler du futur à personne. Et surtout pas à moi. Pour commencer, monsieur Potter il va falloir changer votre nom. Je vous propose de devenir Harry MCDowell. Je vous expliquerais pourquoi par la suite. Vous, Miss Granger, vous pouvez garder votre nom."
"Mais..."
"Désolé, monsieur Potter, je suis conscient que vous avez encore beaucoup de questions, mais il serait dangereux d'en discuter ici. Je vous propose de venir vivre au château quand vous vous serez remis. Du moins le temps que ne débute l'année scolaire."
"Très bien monsieur mais est-ce que je peux au moins vous demander quelque chose ?" Commença Harry.
"Oui bien entendu."
"Est-ce que vous pouvez me montrer votre main droite ?"
La requête surpris grandement le vieux sorcier qui accepta quand même. Il vit alors avec surprise le garçon se détendre d'un seul coup. Mais il préféra ne pas demander, car il se doutait que ça avait un rapport avec sa mort.
"Bien, sur ce, les enfants, je vous laisse. J'ai encore du travail pour trouver un professeur de DCFM digne de ce nom et ce n'est pas chose facile. Une dernière question néanmoins. Quel âge avez-vous ?"
"17 ans, Monsieur."
"Bien, il serait normal que vous passiez en septième année mais... Bref nous verrons ça plus tard. Je vous souhaite un bon rétablissement. Monsieur MCDowell. Miss Granger."
Le professeur tourna les talons, annula tous ses sorts et sorti de la pièce. Laissant Harry et Hermione songeurs. Se pourrait-il qu'ils aient vraiment voyager dans le temps ? N'était-ce pas là un coup de Voldemort pour les torturer ? Non ça n'avait pas de sens, il avait déjà obtenu tout ce qu'il voulait d'eux. Maintenant tout ce que le mage noir voulait, c'était la mort d'Harry.
"Harry ?" Commença Hermione.
"Oui Hermy ?"
"Tu accuses le choc ?"
"C'est vrai que j'ai eu du mal. Mais c'est génial qu'on puisse revoir le professeur Dumbledore en vie."
"Je ne parle pas de ça Harry..."
"De quoi alors ?" Le survivant ne voyait pas ou voulait en venir Hermione.
"Nous sommes en 1976 Harry. Tes parents sont vivants. Sirius aussi et ils sont à Poudlard."
...
"Harry ?"
...
"Harry ça va, tu es tout pâle."
"Je crois que j'ai besoin de me reposer un peu..."
"Oui bien sûr je comprends." Le ton d'Hermione s'était adouci, mais on sentait la pointe d'inquiétude dans sa voix
"Est-ce que... Est-ce que je peux dormir un peu avec toi ?"
"Oui."
"Merci Hermione."
Le choc était effectivement difficile à encaisser. Tellement en fait qu'il n'avait même pas pensé à faire le rapprochement. Ses parents étaient en vie. Ses parents qu'il avait toujours rêvé de rencontrer. S'il avait pu, il serait sûrement resté devant le miroir de Rised lors de sa première année. Et il savait qu'il en serait devenu fou. Mais le professeur Dumbledore l'avait sauvé en cachant le miroir. Mais là c'est différent. Ils sont en vie...mais condamnés à mort. Et c'est avec cette pensée en tête qu'il s'endormit dans les bras d'Hermione.
Celle-ci réfléchissait aussi. Mais à ce qui avait pu se passer pour qu'ils fassent ce genre de voyage dans le temps. Rien de ce qu'elle connaissait ne paraissait correspondre et pourtant, en troisième année, elle avait quand même eu un retourneur de temps dans les mains. Et d'ailleurs il y a un problème. Selon la physique utilisée par les retourneurs de temps, Dumbledore aurait dû être au courant à leur époque. Du moins au moment où il était en vie. Et ça c'est sans compter sur toutes les choses qu'ils vont faire tant qu'ils resteront à cette époque. Non quelque chose n'allait pas décidément. Il va falloir tirer tout ça au claire.
Après une semaine de rééducation, de prise de potions diverses, nos héros étaient prêts pour sortir un peu. Ils avaient rendez-vous avec le professeur Dumbledore en début d'après-midi et comptaient bien mettre leur matinée à profit pour chercher tous les livres qui traitaient de voyage dans le temps. Ils comptaient donc faire le tour des librairies et bibliothèques du Londres sorcier. Y compris, s'il le faut aller dans l'allée des embrumes. Non pas qu'ils pouvaient acheter les livres, mais au moins ils pouvaient commencer leur enquête. Mais un premier problème allait se poser. Avec quels vêtement sortir ? En effet ils n'avaient que ceux de Ste-Mangouste. Soit une simple blouse blanche et un pantalon large. Autant dire presque rien. Ils durent donc commencer par réparer leurs anciens atours qui, malgré l'utilisation de la magie, les faisaient presque ressembler à Remus après une nuit de pleine lune. Et c'est seulement à ce moment qu'ils révisèrent le but de leur première mission : s'acheter des sous-vêtements. Car ceux-ci n'avaient pas été gardés et en robe sans sous-vêtement... Bref
Donc après avoir dépensé les seules mornilles qu'ils possédaient en dessous, ils durent se rendre à l'évidence. Le travail était trop compliqué. En plus des dizaines de boutiques à visiter, qui contenaient chacun des milliers de livres, ils se rendirent vite compte que rares étaient les ouvrages traitant de Temps dans la langue de Shakespear. En effet une majorité de ces livres étaient en grec ancien ou étaient tout simplement chiffrés. Autant dire une difficulté qui leur était pour l'instant insurmontable. D'autant qu'ils devaient faire face à l'incompréhension des vendeurs et bibliothécaires qui passaient leur temps à les espionner, les prenant pour des voleurs au vu de leurs habits. C'est donc vers 13 h 00, après s'être fait virer pour la sixième fois d'une librairie qu'ils se résolurent à partir pour Poudlard. Ils transplanerent donc à Prés-au-lard puis prirent le chemin de la prestigieuse école. Ce faisant, ils ne remarquèrent pas une silhouette sortir de chez Honeyduke pour les suivre en catimini. Arrivés presque au niveau du portail, l'individu se rapprocha doucement de nos amis. Et une fois arrivé à quelques mètres pris une grande inspiration et...
"BOUH... AA AAAAAAAH!" A peine avait-elle ouvert la bouche que nos amis se retournèrent brusquement et sans une incantation, l'individu se retrouva pendu par les pieds en l'air, désarmée et saucissonnée.
(nda : Bon, Harry, Hermione. Immobiliser un adversaire de cette manière c'est bien. La personne n'est pas blessée et si en l'occurrence elle fait une blague, ça lui passera l'envie, MAIS évitez d'utiliser le Levicorpus sur une jeune fille en jupe parce que, la gravité aidant, cela peut devenir assez gênant !)
"Laissez-moi descendre !" commença donc cette jeune fille.
Elle était assez grande, les cheveux très longs et les yeux d'un vert profond. Beaucoup plus sombres que ceux d'Harry néanmoins. Elle avait une poitrine de taille moyenne et une taille svelte. Un peu trop même, comme si elle avait souffert à un moment de sa vie de mal-nutrition. Et malgré la situation elle semblait rire aux larmes. Elle portait un T-shirt violet à manche longue (noire), une jupe plissée noire aussi. Des chaussettes montantes rayés violet-noir. Nous noterons aussi grâce au sortilège une magnifique petite culotte noire sertie de dentelle. Mais, nous allons trop loin dans la description et c'est d'ailleurs en voyant le regard de Harry tourné vers cette partie de son anatomie qu'Hermione lui donna un coup de coude. Et ils abaissèrent leur baguette en douceur laissant ainsi l'inconnue retomber doucement au sol.
"Excuse nous" commença Hermione, "on a cru à une attaque."
"Oui et on a eu le même réflexe d'ailleurs" s'amusa Harry, bien qu'un peu gêné par la situation. "Qui es-tu au fait ?"
"Ce n'est rien, vous m'avez bien eu." Dit-elle avec un petit rire cristallin. "Je m'appelle Evangeline et c'est Dumby m'a demandé de vous accompagner jusqu'à son bureau. Mais il n'a pas précisé comment je devais vous contacter donc j'avais pensé me faire connaitre d'une manière aussi grandiloquente que je suis géniale.."
"Heu... Tu as compris quelque chose Harry ?" Demanda Hermione en se tournant vers lui.
"J'ai décroché après le "Dumby" à vrai dire."
"On s'en fiche !" se mit à crier Eva, "le fait est que ça DEVAIT être drôle. Vous me le paierez, na! En attendant suivez-moi." Et elle se mit à sautiller devant le groupe dans une démarche très Luna Lovegoudienne en sifflant.
"Qu'est ce qu'on fait, on la suit ?" Demanda Hermione.
"A moins que tu ne préfères l'assommer..."
"Eh ! J'ai tout entendu !"
"Désolé on arrive !"
C'est donc en faisant connaissance que le petit groupe entra dans le château, désert à cette époque de l'année. Ils croisèrent seulement le professeur McGonagall qui fit une drôle de tête en voyant Harry. Mais c'est sans autres péripéties et après avoir sympathisé tous les trois qu'ils entrèrent dans le bureau dictatorial.
Celui-ci, semblait en tout point semblable à celui où Harry avait passé une grande partie de sa sixième année. Des instruments qui semblaient assez fragiles ainsi que dénués de toute utilitées étaient placés un peu partout. Harry reconnu aussi la Pensine. Fumesec se mit à les regarder d'un oeil sévère, mais chantât tout de même quelques notes pour les encourager. Quant à Albus, il était assis à son bureau, souriant un regard pétillant derrière ses lunettes en demi-lune.
"Ah, voici enfin nos jeunes visiteurs ! Eva ne vous a pas trop bousculé ?"
"Non, à vrai dire c'est plutôt avec nous qu'elle a eu quelques problèmes..." dit Harry en souriant.
"Oui notre rencontre était plutôt renversante," continua Eva. "Et Harry est un pervers. Je propose la mort par écartèlement."
"Et bien malheureusement, Evangeline, nous ne pratiquons plus ce genre de châtiment. Mais je suis certain qu'il regrette n'est-ce pas Harry ?" Il se tourna vers le garçon qui avait un regard atterré et qui semblait chercher à se rapprocher de la porte.
"Heu oui, je regrette vraiment..."
"Moui, on va dire que ça ira pour cette fois, dit la jeune fille espiègle. Après tout nous sommes cousins."
"QUOI ?!"
"Oh tu n'es pas au courant. Je me nomme Evangeline McDowell. C'est Dumby qui a eu cette idée brillante, d'ailleurs il a aussi dû oublier de te dire que vous ne serez pas envoyé en sept..."
Le dénommé "Dumby" qui s'était doucement rapproché de la jeune fille lui colla une poignée de bonbons aux citrons dans la bouche pour la faire taire et l'envoya embêté Fumsec. Ce à quoi le pauvre Phoenix répondit par un piaillement atterré.
"Oui, comme ma pupille était en train de le dire, monsieur McDowell, j'ai choisi ce nom, car elle-même va aussi être transféré à Poudlard cette année. J'ai donc pensé que ce serait plus simple pour la compréhension de tout le monde si vous étiez de la même famille. De plus, Evangeline étant sous ma garde jusqu'à la fin de sa scolarité ici, vous le serez également. Vous, ansi que miss Granger d'ailleurs. Mais ne vous inquiétez pas, je vous laisse la liberté de vous inventer une histoire. Après tout, il est bon pour un étudiant de pouvoir avoir eu la vie qu'il voulait pour frimer un peu"
"Très bien professeur mais quelle est cette histoire d'année."
"Et bien, miss Granger. Vous et monsieur McDowell ne serez pas envoyé en septième année. En effet Eva rentre elle en sixième année et j'ai pensé que compte tenu de votre situation, deux ans ne seront pas de trop pour chercher une solution."
"Mais alors ça veut dire..."
"Que vous serez dans la même année que vos parents. Oui monsieur McDowell. Je compte sur vous pour ne pas poser de problèmes. Il serai quand même idiot de ne pas naitre parce que vous avez dit quelque chose de trop à cette époque."
"Bien sûr professeur."
"Bien, comme je le disais, vous serez donc le cousin de ma pupille. Et... Eva, laisse donc ce pauvre Phoenix."
"Mais, je suis sûr qu'il peut se passer d'une ou deux plumes. Et d'un peu de sang. J'en ai besoin pour mes potions..." La vision d'une Eva penaude tout en disant ça créait une sorte d'effet comique qui avait plutôt l'air d'exaspérer ce pauvre professeur Dumbledore.
"Si seulement il existait dans ce château la moindre chose qui soit capable de te faire taire."
"Je pourrais dormir dans le lit de mon cousin au fait ! Dit-elle avec un regard sadique.
"NON !" s'écrièrent Harry, Hermion et Albus en même temps ."Pff, on brise ma créativité."
"Bref, je vais laisser le soin à Sir Nicolas de vous conduire jusqu'à vos chambres. J'ai pris la liberté de vous faire livrer des habits et tout le matériel scolaire dont vous aurez besoin. Si vous avez le moindre problème, faites-moi signe."
"Bien, à plus tard tonton Dumby !"
"Merlin, qu'ai-je fait pour mériter ça..."
Laissons donc nos amis découvrir le caractère exubérant d'une Evangéline excitée de ne plus être seule dans ce grand château et tournons nous maintenant vers une famille de sorcier. Le père, Charlus Potter était grand et assez imposant. Chef des aurors comme la tradition familiale le voulait, il était en train de lire un livre sur les méthodes de défenses contre les tigres à dents de sapin (ne me demandez pas à quoi ça ressemble, je ne suis même pas sûr que ses inventeurs le sachent eux-même ;-) ) A côté de lui, sa femme, Dorea Potter, chef de section de recherche au sains du prestigieux établissement Mangoustine. Laboratoire de recherche médicale travaillant conjointement avec Ste-Mangouste. Leur fils, James Potter rentra accompagné de Sirius Black. Le jeune homme avait établi ses quartiers chez les Potter suite à une fugue.
"Tu voulais nous voir, papa ?" Commença le jeune poursuiveur.
"Oui, dis-moi, quel est le sort réservé aux nouveaux professeurs par ton groupe ?"
"Une série de blague en règle !" s'exclama Sirius sous le regard mi-amusé mi-sevère de Dorea Potter.
"Pourquoi cette question ?" demanda néanmoins James, soudainement suspicieux. N'étant pas habituer à voir son père lui poser ce genre de question.
"Et bien parce qu'il se trouve que le professeur Dumbledore est venu me voir ce matin. Et qu'il m'a demandé de prendre le poste de prof de DCFM au moins pour cette année. Je tenais juste à savoir dans quoi je m'engageais avant d'accepter." Continua Charlus avec un grand sourire en voyant les têtes de James et Sirius.
"Dans ce cas, il va falloir être sacrément inventif cette année. N'est-ce pas James ?" Dit Sirius avec un sourire carnassier aux lèvres.
"Plutôt deux fois qu'une, oui !" Répondit l'intéressé.
Repartons donc vers Poudlard où, après trois semaines, la rentrée était très proche. Il était convenu que les trois amis devaient se trouver à Kings Cross dans deux jours justement pour embarquer dans le Poudlard Express avec les autres étudiants. Eva elle avait un comportement changeant qui révélait de nombreuses surprise. Un jour elle semblait prête à faire des blagues à tout le monde. Le lendemain elle devenait une véritable dictatrice avec les deux héros. Elle avait d'ailleurs l'habitude de s'embarquer avec eux dans des aventures qui se terminaient en général par un nombre incroyable d'ennuis. Impliquant autant les professeurs, les fantômes, les centaures que le calamar géant. Harry et Hermione étaient devenus pour elle une sorte de nouvelle famille et elle s'interdisait d'ailleurs de les draguer. Comme elle le dit elle-même.
C'est dans cette ambiance que Harry et Hermione avaient repris leur entrainement journalier. Et cela impressionnait d'ailleurs les différents professeurs resté au château. De part leur niveau qui est au fil du temps devenu assez élevé. Et chose intéressante, Eva arrivait sans trop de mal à les suivre. Et quand arriva le jour de se rendre à Kings Cross ils eurent les directives de Dumbledore qui étaient de tenir ABSOLUMENT Eva de manière à ce qu'elle ne provoque pas de catastrophe. En effet il avait assez mal digéré la dernière connerie en date. Eva, forte d'on ne sais quel sort avait pu découvrir qui avait été l'unique amour du professeur Dumbledore. Et avait donc essayé de s'introduire à Nurmengard pour le délivrer et bien sûr s'était fait prendre. Dubledore avait réussi à la récupérer, mais il n'avait jamais paru autant en colère que ce jour-là. Ce souvenir, fit d'ailleurs rougir la jeune fille de honte au plus haut point. Elle avait l'impression de l'avoir déçu. C'est donc dans un calme partiel que nos trois amis transplanerent sur le quai 9 3/4. Et qu'ils assistèrent en directe à une gifle magistrale donnée par une jeune fille rousse furieuse à un garçon aux cheveux noirs de jais...
N'oubliez pas qu'une petite reviews fait toujours plaisir. Et encore plus lorsqu'il s'agit d'une critique (qu'elle soit positive ou négative). :-D
