B'jour à tous ! L'histoire continue non ? Ce chapitre a été un peu plus délicat à écrire. Les choses vont commencer à bouger !


Chapitre 3 : Le tonnerre gronde

Sur une île au large des côtes de Kamakura se tenait un grand bâtiment que tout le monde prenait pour un simple mais gigantesque laboratoire. Pour la population locale il n'était juste qu'un laboratoire sur les recherches ADN. Peu en vérité savaient réellement ce qui se tramait à travers ses murs, de l'horreur qui était cachée au monde entier... Dans une grande salle peinte d'un bleu océan avec un magnifique carrelage noir et bleu nuit au plafond se tenait un homme d'âge mûr devant une immense fenêtre entourés de parures dorées donnant vue sur la mer à perte de vue. Un décor digne d'un roi. Il aimait cette vue, elle lui fit sentir une sensation de légèreté, de voler comme un oiseau. Se tenant au sommet du monde en déployant ses ailes comme un Dieu. Quelqu'un frappa à la porte.

"Entrez" dit-il calmement. La seule porte de la pièce s'ouvrit. Un homme habillé d'un uniforme typique militaire entra. Il s'avança lentement jusqu'au bureau du directeur.

"Monsieur"dit l'homme d'une voix rauque. Ses cheveux sombres étaient coupés très court de façon militaire. Une grande cicatrice lui parcourait le nez de façon horizontale. Ses bras semblaient être aussi gros que ces cuisses. Il était le commandant en chef de l'équipe d'assaut spécial, ou SAT. Du haut de son 2m05, il en imposait à ses soldats. Mais le directeur Kakuzawa n'était pas impressionné, il savait qui était le patron ici.

"Je vois que vous êtes revenue les mains vides" dit-il d'un ton condescendant.

"Monsieur"commença le commandant. "Tout ne s'est pas passé comme prévu" dit-il fermement. "Nous avions réussi à localiser Lucy, mais un événement inattendu s'est produit."

"Continuez..." ordonna le directeur.

"Nous nous apprêtions à capturer Lucy quand une grenade fumigène a soudainement envahi la route, ce qui nous a coupé totalement la vision. Pas mal de mes hommes se sont évanouis, je suppose que ce gaz devait aussi contenir un anesthésiant. Une fois le gaz dissipé, Lucy avait...disparu" conclut-il en ajoutant "plusieurs de mes hommes m'ont rapporté avoir vu une ombre".

"Une ombre..." répéta le directeur "Est-ce cela qu'on vous apprend à l'école militaire commandant ? Une ombre ?"

Le commandant sentit une certaine honte, mais parla à la défense de ses soldats "Ils ne sont pas certains de ce qu'ils ont vu Monsieur".

"Et bien peut-être devrais-je trouver de nouveaux hommes..." murmura le Directeur.

"Monsieur ?" dit le Commandant perplexe.

"Et l'autre ? " demanda le directeur.

"Nous avons une piste monsieur, cela ne devrait plus tarder."

"Commandant Ryoma" annonça le directeur. "Lucy est toujours vivante quelque part. Je vous ordonne personnellement de continuer vos recherches et de la retrouver. Le plan ne peut avoir lieu sans elle. Quant à l'autre... il est juste un bonus."

"À vos ordres", il salua et commença à marcher vers la porte.

"Oh et une dernière chose, commandant" Ryoma se retourna avant que le directeur ne reprenne la parole.

"Ne revenez pas les mains vides..." conclut-il.

Il retourna près de son bureau et appuya sur un bouton, "faites la venir". Il attendit près de la fenêtre en contemplant une fois de plus la vue. Serrant les poings dans son dos, un sourire sur son visage.


C'était une très belle suite avec immense fenêtre donnant vue sur la mer que lui avait donnée le directeur. Seul un ministre ou un président aurait pu s'offrir une suite comme celle-ci.

"C'est bien la première fois qu'on me laisse prendre une douche, ça fait vraiment du bien après tout ce temps. Peut-être que le directeur n'est pas si mauvais avec ses employés après tout".

Elle venait de finir de se coiffer quand elle entendit frapper à la porte. Elle ouvrit pour se retrouver en face d'un soldat armé.

"Le directeur veut vous voir, veuillez me suivre" ordonna-t-il.

Arakawa savait qu'elle n'avait pas le choix, elle n'était pas libre de ses mouvements dans cet endroit. À vrai dire elle était retenue de force, elle ne pouvait pas rentrer chez elle. Elle suivit l'homme jusqu'au bureau du directeur. Arrivé devant deux portes en bois, le soldat frappa. "Entrez" elle entendit faiblement.


La porte s'ouvrit derrière lui, quelqu'un entra dans la pièce. "Vous m'avez fait demander monsieur le directeur ?" dit Arakawa. Kakuzawa se retourna et regarda la jeune femme, elle ressemblait parfaitement à ce que l'on imaginait d'une scientifique. Blouse blanche, lunette, mince, cheveux noirs attachés en queue de cheval. Il la gardait enfermée dans l'institut comme une esclave, son esclave.

"Où en est l'avancement du virus, Arakawa ?" dit-il fermement.

"Très bien monsieur le directeur, mais il nous manque toujours..."

Il l'interrompit "Je sais Arakawa et vous l'aurez bientôt". Il s'avança vers elle et la renifla "Hum, avez-vous apprécié la suite ?" demanda-t-il subitement. Ne sachant pas quoi répondre a par "euh oui je...merci". Il commença à sentir son cou et à la serrer fermement avec son bras. Elle ne pouvait pas se dégager, non pas qu'elle ne voulait pas, mais ce serait encore bien pire si elle résistait. Il la souleva et l'allongea dans l'un des somptueux canapés présents dans la pièce, un canapé prévu pour les entretiens habituellement. Il déboutonna sa blouse et afficha sa poitrine sous un soutien-gorge blanc "Alors, c'est pour ça qu'il m'a laissé prendre une douche..."

"Ne vous en faites pas ma chère, c'est une nouvelle ère qui s'annonce" dit-il avant d'ajouter "mais en attendant, on pourrait prendre un peu de bon temps" fini-t-il en dégrafant son soutien-gorge. Elle regarda par la fenêtre, préférant perdre son esprit dans l'horizon de l'océan. "Une nouvelle ère hein..."