"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises"

Voici un petit OS défi lancé par LycorisSnape qui, gentiment corrige mes fics en cours. (Non elles ne sont pas publiées et non je ne sais pas si un jour je le fait)
Vous pouvez également retrouver cet OS sur le profil de LycorisSnape.

Donc, le peach : " Fin de première année de Harry. Se dernier à défait Voldy et Dumbledore, demande à Severus d'aller chercher le Miroir du Risèd dans la Salle de l'Affrontement. Serai-ce une ruse pour que Severus découvre ce qu'il désire le plus? "

Avec ça, j'ai écrit cet OS qui était la seule contrainte, respecter le format de l'OS.

Bonne lecture les Nargoles.

"Méfaits accomplis"


A Window to the Past*

Severus Snape, était heureux.
Non pas heureux, satisfait ?
Non plus. Que ressentait-il ?
L'année venait de se finir.
Potter avait à nouveau défait le Mage Noir.
Mage Noir qui squattait l'arrière de la tête de cet idiot de Quirell.
Quirell, qui, d'ailleurs n'était plus. Selon Dumbledore, Directeur de Poudlard, entre autres titres des plus ronflants, il était mort en voulant toucher Potter. En même temps, qui ne mourrait pas en touchant le fils de Potter Senior ?
Potter d'ailleurs, tiens parlons-en.
Petit : L'Elu, ne mange-t-il pas à sa faim chez ses Moldus ?
Brun aux cheveux en épi : Ne se coiffe-t-il jamais ?
Des lunettes : Comme son crétin de père.
Les yeux verts émeraude : Les même que sa douce Lily.
Arrogant, hautain, transgresseur des règles, nul en potions et ami avec un Weasley et une Miss-Je-Sais-Tout.
Il avait observé le Trio d'Or, comme Minerva aimait à les nommer.
Toujours dans les pires coups foireux.
D'abord le Troll, puis le cours de vol, qui offrit à Potter une place d'attrapeur dès sa première année.
Noël, où le gamin était resté et avait eu le culot de lui souhaiter un joyeux noël, en lui offrant une boîte de bonbons. Non mais depuis quand, le Grand et Puissant Severus Snape, Maître de Potion et Chauve Souris des Cachots mangeait-il des bonbons et surtout pouvait s'attirer la sympathie d'un élève ? Et cet élève en plus.
Il avait voulu au départ, l'envoyer voir si Merlin était plus loin. Mais le regard et le sourire de Dumbledore l'en avait dissuadé. Il avait alors prit la boîte de mauvaise grâce et fait demi-tour sans rien répliquer.

L'année s'était finie en beauté avec la prise de la Pierre Philosophale par Potter dans la dernière salle au Miroir.
Il avait contribué à piéger le couloir menant à la pierre. Seulement, il ne s'attendait pas à ce que Quirell, puis le Trio d'Or, n'y pénètre. D'ailleurs, il ne savait même pas le fondement du pourquoi du comment la pierre était en les murs de Poudlard.

Quand le directeur avait parler de cette histoire, lors de la réunion de pré-rentrée, il n'écoutait pas vraiment, absorber à rédiger l'exemplaire de la fiche élève qu'il distribuerait aux premières années.

Fils d'un moldu et d'une sorcière, Snape avait grandi dans un quartier moldu et avait été scolarisé dans une école primaire du comté pendant ses premières années d'études.
Là, il avait appris à lire, écrire, compter, l'histoire de son pays (côté moldu s'entend), la biologie, la géographie, l'astronomie et le français.
Lors de la première journée de classe, il se souvenait que les professeurs leur faisait remplir une fiche élève. Il fallait y mettre, le nom, le prénom, l'âge, l'adresse, le téléphone (pas évident quand on utilise une cheminée), la profession des parents (Maître de Potion pour la mère, ça passe ?), matière scolaire préférée (comment savoir, on commence les cours... oh ces moldus), sport favoris ou pratiqué (le Quidditch ! Si ça existe d'abord. On vole sur des balais et on s'échange une balle rouge, le souaffle, tout en évitant les cognards et en marquant des buts dans des anneaux à 10m du sol. Crédible ?), ce que l'on veut faire dans la vie (Être un grand sorcier et maître de potions. Snape au coin, pour inepties. Inept-quoi?), et pour finir ce que vous aimez le plus.
A cette dernière phrase, Severus n'avait jamais répondu. Quelque soit le professeur, ou l'année de classe dans laquelle il était, il ne répondait pas. Pas qu'il ne le veuille pas. Mais Severus, ne savait pas ce que voulait dire aimer. Il comprenait le verbe, l'action, le sens du mot. Mais pas son application. Alors il ne savait pas ce qu'il aimait le plus.

Bien sûr l'année de ses 9 ans, il aurait pu répondre Lily Evans. Mais ça aurait fait jaser. Lui, le pauvre, l'enfant en guenilles, une fois la porte de sa maison passée, aimer une fille comme Lily Evans ? C'était contre nature auraient dit les uns. Mais ce qui était réellement contre nature, était leur nature à eux. Elle et lui étaient des sorciers, c'était indéniable. Mais comment lui dire ?
Puis il avait trouvé le courage. Et voilà où ça l'avait mené.
On était à la fin de l'année, et il détestait le fils de la seule femme qu'il avait jamais aimé.

C'est sur ces pensées mille fois ressassées que Severus descendait pour la dernière fois dans la chambre du Miroir.
Dumbledore, avait eu la brillante et merveilleuse idée de lui demander d'aller le chercher. Comme s'il ne pouvait pas le remonter lui-même.
Encore une idée du Mage de la Lumière pour que Severus découvre enfin ce qu'il désirait le plus.
Comme s'il avait envie de le savoir.
Il n'attendait plus rien de la vie.
Il avait déjà tant perdu.
Pourquoi apprendre quelque chose, qui de toute façon, serait inaccessible et/ou déjà parti ?

Il avait donné sa vie à Dumbledore dans l'espoir de sauver Lily.
Lily était morte, il le savait, il l'avait prise dans ses bras, et avait bercé son corps inerte de toute vie pendant des heures. Il n'avait même pas prêté attention au bébé qui le regardait depuis son lit d'enfant.
Il ne se doutait non plus un seul instant que Harry s'en souvenait. Harry savait. Harry l'avait vu pleurer. Pleurer sa mère, la femme aux cheveux d'ange, au parfum de fleurs et au regard d'émeraude.

Arrivé à destination, Severus, se demanda comment faire pour remonter l'imposant artefact.
Le réduire et le mettre dans sa poche aurait été la chose la plus aisée et pratique. Mais c'était sans compter la magie propre du miroir qui ne se laisserait pas faire.
Tout à ses réflexions, Severus couvrit d'un lourd drap de velours noir le Miroir. Pas question de se faire avoir au petit jeu de l'accro au citron.
En y pensant, Severus se dit qu'il serait bien qu'il demande à Poppy de jeter un œil au taux de glucose du directeur. Avec tous ces bonbons, il finirait par développer à coup sûr un diabète.
Revenant à son problème initial, le sombre professeur tenta de déplacer le meuble. Ce dernier ne bougea pas d'un iota.
Fait de bois à moulures d'or, finement travaillé, il fallait reconnaître que l'objet était sublime. Un véritable chef d'œuvre pour qui savait regarder. Impossible à dater avec précision, il n'en était pas moins sublime et antique.
Alors qu'il inspectait le bas relief, sous le verre , il distingua quatre symboles.
D'abord intrigué, il tenta de les déchiffrer mais la tâche n'était pas aisée.
Conjurant une loupe, il s'approcha des inscriptions et ces dernières prirent tout leur sens. C'était les quatre animaux des fondateurs.

Le blaireau, se tenait assis, fier. Le lion, assis en miroir, toisait le sorcier, l'aigle perché sur son épaule droite. Le serpent quand à lui dessinait un S parfait au sol devant les pattes des deux mammifères.
Ainsi, le Miroir du Riséd, datait des fondateurs, ou était lui-même un artefact fabriqué des mains des quatre plus grands sorciers de tous les temps.
Fier de sa découverte, Severus, ne prit pas garde et ôta le drap de velours qu'il avait lui même conjuré.
Pas qu'il voulait 'voir', non, il voulait juste pouvoir admirer les entrelacs et autres volutes d'or.
Sauf que ce qui devait arriver, arriva.
Ses yeux, rencontrèrent leurs jumeaux dans la glace.
Sauf que Severus, ne vit pas ce qu'il redoutait. Non, il vit quelque chose qui le choqua.
Là, en face de lui, ou plutôt autour de lui, se tenaient Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, Godric Gryffondor et Salazar Serpentard.
Ainsi son désir le plus cher était de rencontrer les fondateurs ? Cela n'avait aucun sens.

-Bonjour Jeune Héritier. Dit une voix, sortie du néant.

Severus, se retourna, fit le tour du miroir et celui de la pièce, mais il était seul. Seul avec le miroir, et son reflet entouré des Fondateurs.

-Euh bonjour... prononça t-il, mal à l'aise.

-N'aie pas peur, on ne va pas te manger, on ne peut pas de toute façon. Rit Godric.

-Arrête avec tes blagues, veux-tu ? Intima Rowena.

-Tu dois te demander, si tu ne rêves pas, n'est-ce pas ? Demanda la sorcière blonde, à l'accent norrois.

-Oui, en effet. Que mon désire le plus cher soit de vous rencontrer me dépasse. Dit d'un ton ennuyé Severus.

-Ah mais, mon cher, ce n'est pas ton désir profond, que tu vois là. C'est bien nous. Les Quatre Fondateurs, comme vous aimer à nous appeler aujourd'hui.

-N'est-ce pas ce que vous êtes ? Railla Snape.

-Un humour noir, j'adore, se réjouit Salazar.

-Pourquoi « héritier » ? Attaqua Severus qui sentait la migraine montée.

-Parce que seul l'héritier, un homme totalement désintéressé pouvait trouver nos quatre emblèmes et nous faire venir à lui

-Vous allez me dire que Dumbledore n'a jamais vu ces quatre animaux ? Je ne vous crois pas, désolé, tout Fondateurs que vous soyez.

-Dumbledore ne les a en effet pas vus. Il y a vu ce qu'il voulait voir. Un graffiti sans intérêt perdu au milieu des nombreuses arabesques que forme le cadre. De plus, son désir le plus profond est une paire de chaussettes d'un jaune citron qui en dégagerait le parfum. Expliqua Rowena avec une moue de désolation face à la stupidité de l'homme.

-Voilà, une information qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd.

-Pardon ?

-Expression moldue, cher Salazar, tu n'as pas écouté en cours d'études des moldus, encore une fois. Gronda Helga qui prenait la parole pour la première fois.

-Et je suis l'Héritier de quoi ? S'enquit Severus

-Du Miroir du Riséd, du Choixpeau, du Château et le Gardien de Poudlard. Annonça Godric, sur un ton solennel.

-Rien que ça ! Bon je suis désolé, mes Seigneurs et Dames, mais je ne suis pas là pour écouter vos blagues de vieux séniles. Je dois remonter ce miroir et le remettre à Dumbledore. Déclara Severus, qui perdait patience.

-Tu ne pourras pas le bouger. On y a veillé. Affirma nonchalamment Godric.

-Par Merlin, j'ai pas que ça à faire !

-Déjà, arrête de jurer par ton propre ancêtre, c'est ridicule. De plus, ce ne sont pas des blagues de vieux séniles, merci bien. Alors maintenant, Severus Tobias Snape, tu vas nous écouter. Tu ne peux pas voir ce que tu désires le plus, pour la simple et bonne raison que tu as déjà donné ta vie à deux personnes. Une de la lumière et l'autre de la nuit. Enfin, les deux sont aussi ténébreuses l'une que l'autre, mais ce n'est pas le sujet.
Tu es le fils de Eileen Snape, née Prince et de ce fait, un descendant direct de Merlin. Il a été le premier de nos élèves ici. C'est un Serpentard, comme toi. Ce miroir a été créé suite à une erreur. Une partie des pouvoirs de Merlin on été transférés à l'intérieur.
Ce dernier, pouvait en effet, comprendre et voir les désirs les plus enfouis de l'Homme. Cependant, le Miroir est maudit, et combien ne se sont pas perdus dans sa contemplation. C'est pour cela que nous l'avons scellé avec nos quatre signatures, que seul l'Héritier peut déverrouiller. Expliqua la femme à l'aigle.

-Pourquoi le déverrouiller ? S'intéressa alors Severus.

-Parce que ce n'est pas un simple miroir... offrit Helga.

-Ah ?

-Oui, approche ta main, tu verras.

Severus, posa alors sa main sur la surface. Il s'attendait à rencontrer une surface lisse et dure, et au lieu de ça, sa main passa au travers, comme lorsque l'on joue avec un mur d'eau.

Émerveillé et méfiant à la fois, il ressortit sa main.

-Qu'est-ce que c'est ?

-Un portail.

-Pour où ?

-Partout et nul part.

Severus, conjura alors une cape, une ceinture de fioles de potions en tous genres, une paire de bottes en cuir de dragon, et une bourse de gallions. Une fois tous ses biens arrivés à destination, il se ceignit la taille des fioles, posa sa cape sur ses épaules, changea de chaussures et glissa sa bourse dans une poche sans fond.
Fin prêt, il regarda les Fondateurs, le jauger d'un œil appréciateur. Ils avaient enfin trouvé l'Héritier tant attendu.
Severus, passa alors sa main dans le liquide, puis le bras et disparu.

Quelque part à mille lieux de là où il avait atterri, une cloche sonna. Cela faisait des siècles qu'elle n'avait retenti et les habitants de château eurent un moment d'effroi. Poudlard saluait le retour de son héritier, et le faisait savoir.

Loin des préoccupations qui agitaient le corps professoral, Severus Snape passa les plus belles vacances de sa vie.

La veille du premier septembre, lorsqu'il repassa le Miroir dans l'autre sens, il fît un signe à ses quatre amis. Toucha le miroir, et l'empocha.
Il savait ce qu'il lui restait à faire.
Il remonta de la chambre du Miroir et se dirigea vers ses cachots.
Il lança une succession de sorts, dans le but de se changer, allumer le feu et conjurer un thé.
Alors qu'il était en train de ranger les livres qu'il avait ramener, une voix le fît sursauter.

-Papa ? Tu es rentré ?!

Severus se retourna. Là, dans l'embrasure de la porte de la deuxième chambre, se tenait un jeune garçon de 12 ans. De longs cheveux brun, lui coulait sur les épaules. Ses yeux, émeraude, pétillaient de vie et de bonheur.

Le jeune Serpentard, se précipita dans les bras de l'homme aux robes noires. Il lui offrit une étreinte à tuer un ronflack cornu.

-Tu m'as manquer. Comment vont Helga, Ro', Sal' et Godric ?

-Toi aussi tu m'as manquer bonhomme. Ils vont bien. Offrit Severus, un sourire dans la voix et sur le visage.

Il avait réussi. Maintenant, il en était sûr. Sinon Lysandre Gabriel Snape, ne serait pas dans ses bras.


*Wondow to the Past : HP3 / John Williams

"Lumos"

Voilà ma version de ce que notre Severus adoré voit dans le Miroir.
J'espère que ça vous à plus.

Des bisous sur vos fronts de Veaudelunes.

"Nox"