Je vous invite fortement a vous munir d'un stylo et d'un papier, car il va y avoir beaucoup de nouveau personnage, et ils auront tous une fonction (pas forcément un role) donc ca peut être interessant de vous souvenir qui est quoi sans avoir a repasser dans le pavé.


- Baisser vos armes, vous êtes cernés !

Sev eut un très long soupire blasé. Ils étaient vraiment maudit, c'était pas possible. D'abord le rat, puis le bateau, puis maintenant ca, quest-ce qu'un visage amical allait se pointer… Ca commencaiot a être difficile, mais il devait tenir courage, ca finirait par passer. Mais avant que ca ne passe, il allait devoir désinhiber la situation qui était beaucoup trop explosive a son gout. En effet, même s'ils ressemblaient effectivement a des naufragés, il demeurait que Mirak était toujours fermement accroché a son arme même dans son délire, et que ces femmes s'approchaient de plus en plus :

- Tout va bien. Nous ne voulons pas de mal… Mon ami est incapable de lâcher son arme… N'approchez pas le temps qu'il revienne à lui…

- Qui êtes vous, que faites-vous ici ?!

- Nous sommes des naufragés, nous sommes tombé dans l'eau, nous avons dérivé jusqu'à votre île… Ayez pitié… On a vraiment passé une sale journée… !

Sev analysa quelques seconde la situation. Ils étaient a bout de force, incapable de se lever, s'ils venaient a l'assaut, il serait bien incapable de les défendre, il n'était même pas sur de pouvoir tenir debout. Alors qu'il se laissait lourdement retomber dans le confortable sable, il entendit un murmure glisser dans l'attroupement ils étaient en train de débattre de leur sort, et Sev n'avait même plus la force de les affronter en face… tout ce qu'il voulait c'était dormir… Et oublier. Dormir et ne plus rien ressentir, dormir et ne plus rien avoir à gérer. Juste dormir…

- Mélior, va chercher l'enchanteresse. Liha, Shalik, ramassez les, et guidez les jusqu'au village. Naji, Thyar, Neyra, retournez au village prévenir mon père de notre retour, et préparer un nid pour ces deux la.

Les gens se mirent en mouvement. Les premières à réagir furent trois jeunettes. Elles ne devaient pas avoir atteint leur majorité, a voir leur corps, mais ce n'était pas non plus des petites filles. Elles rompirent les rangs et partirent à grande allure avec beaucoup de grâce dans les fourrés. Ensuite réagirent les deux gorilles, qui s'approchèrent d'eux, et les souleva avec une étonnante facilité. Et c'est à cet instant que Sev réalisa qu'ils avaient passé un temps considérable dans l'eau, car il ne sentait plus son corps, et la fièvre s'emparait de lui aussi… Il se retrouva balancé sur l'épaule du plus grand des deux, et emportés.

Il fit de son mieux pour ne pas perdre pied avec la réalité. Il essaya de se souvenir du chemin, jusqu'au moment ou il se souvint qu'ils étaient sur une île, et que toute tentative de fuite était morte dans l'œuf. Il laissa donc le sable être remplacé par des racines et du bois flotté, puis par des racines et de la terre humide, avant de finalement être tout a fait dans la forêt et ne plus parvenir à voir le sol faute a la densité de la végétation. Mais ce qui acheva de le rendre malade, fut quand le sol fut soudainement arraché a sa vue, et qu'il se retrouva a plusieurs mètres sous ses pieds. Il ne pût s'empêcher de vomir de la bile sur le dos de l'homme, qu'il entendit dans un bourdonnement menaçant ne pas apprécier du tout.

Ils furent alors jeter dans des espèces de hamac tressé de liane. Autour d'eux, quelque chose qui ressemblait a un nid d'insecte avec une seule entrée mais un plafond très haut, entièrement tressé de végétaux, dans lequel un arbre complet et vivant incurvait sa route pour en faire a la fois le toit et le mur de soudainement. C'était à la fois un véritable bijou de maçonnerie, mais aussi un brin terrifiant si la structure s'effondrait. Laissé enfin seuls dans la moiteur de la forêt tropicale, Sev tourna le nez vers son ami : il suait a grosse goute, avait la respiration compliqué, et a voir la grimace de douleur, il devait aussi souffrir.

- Tient, bois ca.

On lui fourra presque de force entre les deux une potion étrange, donnée par une femme tout aussi étrange. Il n'eut pas le loisir de voir ce dont il s'agissait exactement mais la texture était désagréable, gluante et grasse, il eut l'impression de boire un blanc d'œuf particulièrement épais… Ou pas forcément frais. Puis, alors que le tournis se saisissait de lui, il regarda la femme : la peau hâlée, de longues tresse dans les cheveux, des espèces de peinture rituelles sur sa peau fripée et tannée, et quelques tatouages sur sa joue et son cou, ainsi que ces horribles boucle d'oreille qui donnait des lobes de taille impressionnante… Puis progressivement les ombres se mélangèrent, se transformèrent devinrent des monstres. Sans qu'il ne comprenne pourquoi, l'eau tomba en trombe dans la cahute, et il se retrouva dans l'eau, essayant de nager, mais son corps épuisé ne pouvait plus rien faire que couler, essayant de respirer mais l'air était difficile a atteindre. Il était en train de se noyer et il ne pouvait plus rien faire.

- Concentre toi, ouvre les yeux, dis moi ce que tu vois.

- Je vois… l'eau, la mer, le récif… le même qui m'a entaillé le pied… Et il y a cette créature…

- Quelle créature, répond !

- C'est… de la longueur de ma jambe… Ca ne ressemble à rien… Il a un long museau avec une gueule béante, des tentacule à la base de son corps, et le buste d'un requin… Je n'ai jamais vu un museau comme ca… Il… Il me mange ! Il m'attaque ! au secours, aidez moi, il va me dévoré vivant !

Le délire s'intensifia, Sev essaya de lutter contre cette créature qui recommençait à lui attaquer la jugulaire, mais l'énergie du désespoir, qui lui avait permit d'essayer de bouger pour le repousser, ne servit a rien : ses bras passaient au travers de la chimère, et elle l'attaquait, encore et encore, et chaque morsure était plus réelle que la précédente.

- Tu es mort, homme. Dis-moi ce que tu vois.

- Des couleurs… Les récifs… Ils sont tous là… Je les vois clairement, les coraux, les anémones… Même les poissons n'ont plus peur de moi… Et moi, je n'ai plus peur… Je veux sauver Mirak… La créature le mange lui aussi… Je peux prendre appuis sur les récifs, je m'élance, et je nous hisse a la surface… La créature est partie… Le danger est écarté… Les requins… Ne sont plus… On est… Sauf…

Epuisé, il se laissa à nouveau retombé dans son hamac, le regard vitreux, alors que la potion cessait de faire effet et qu'il revenait de son délire. Il ne comprenait rien à ce qu'il venait de vivre, sauf qu'il venait de comprendre comment ils avaient fait pour remonter et atteindre la berge. Du reste il ne s'expliquait pas pourquoi il ne gardait aucune trace de la morsure, ni rien… La femme s'approcha, avant de poser sa main sur son front et sur ses yeux. Sa main était fraiche, c'était agréable, mais curieusement il sentit quelque chose s'infuser en lui, glisser dans son esprit. Cela l'aida à clarifier ses pensées, et quand elle retira sa main, Sev la regarda se tourner. Un homme élancé lui avait apporté de la peinture d'un magnifique bleu turquoise. Pendant que la femme trempait deux doigts dedans, les hommes leur retirèrent leurs hauts.

- Vous êtes devenu des Enfants de la Mer. Je dois appliquer le rituel pour vous permettre de revenir à la vie. Tout ira bien.

Elle ne fit pas grand-chose d'autre que leur tartiner cette peinture bleue sur le torse, le cou et le visage, mais c'était tant mieux, Sev ne se sentait pas de l'aider de quelques façon que ce soit… Elle dessina surtout et en insistant beaucoup sur la zone qui avait été mordue. Elle parla une langue inconnue et ancienne, qui sembla entrer en résonnance avec la peinture, car celle-ci devint chaude, avant de doucement entrer en eux, de sorte a ce qu'ils aient, au niveau de la gorge, des traces bleues qui restaient, et seulement la. Tout le reste de la peinture avait disparu. Et, comme si la disparition de la peinture avait terminé de l'achevé, il s'endormit comme une masse, sans même attendre que la femme ait terminé de parler…

- Ce qui le ramena a lui, fut les cris de Mirak. En rouvrant les yeux, certainement beaucoup plus frais que plus tôt, il constata que son ami se tenait la jambe. Autour d'elle, trois personne essayaient de lui faire les premiers soins, et malgré sa bonne volonté, il demeurait très sensible.

- Arrête de bouger, je te dis !

- J'aimerai bien, dès que vous aurez enlevé vos mains ! Ca fait un mal de chien !

- Calme-toi, j'ai presque fini.

- Serre paaaaAAAAS !

Le bandage avait été resserré, l'atèle et le simili plâtre fait a base de bagage et d'écorce tenait sa jambe fermement droite, mais le jeune noble retomba a bout de souffle sur le hamac. Après quelques seconde de silence, il finit par se redresser à nouveau :

- Je suis pas mécontent que ca soit terminé… Merci, j'espère que ca ne bougera pas.

- Si tu ne te surmène pas, ca ira.

- … Tu es… Thyar… et toi… Tu es l'assistant de l'enchanteresse…

Les quatre personne n'avaient visiblement pas réalisé qu'il était réveillé, car ils tournèrent la tête d'un seul homme. Si Mirak n'avait clairement qu'une envie, c'était de venir l'enlacé, la femme du milieu, la seule qu'il n'avait pas identifié sembla légèrement ennuyée, alors que la dénommée Thyar rougissait, ne s'attendant pas a ce qu'on se souvienne de son prénom. Quant à l'homme, celui-ci fit un sourire amusé, avant de répondre :

- C'est mon frère jumeau, que tu as vu. Je suis Liah, quant à mon frère, c'est Iuth.

- Enchanté, je suis Sev, et voici Mirak.

- On le sait, il vous a présenté, quand il s'est réveillé. Je suis Ibhan, la soigneuse du village. Accepterai-tu que je t'oscule ? Tu avais une forte fièvre jusqu'à ce matin.

- Oui…. Oui.

Tandis que Liah et Thyar partaientà la recherche d'une béquille pour Mirak, Ibhan s'approcha de notre héros et, en effet l'ausculta. Il eut a cette occasion l'opportunité de constaté que les traces sur sa poitrine n'avaient pas disparu, mais que la soigneuse ne sembla pas s'en offusquer. Elle lui fit un diagnostique très complet, presque aussi complet que celui des médecins du royaume, et il fut ravi d'entendre que tout allait bien, que l'ensemble de ses fonctions vitales allaient bien. Elle ne tarda pas à les informer que le chef du village allait venir leur rendre visite, et c'est juste à cet instant que celui-ci apparu. Enfin… Celle-ci. La demoiselle qui avait donné les ordres « hier » sur la plage apparu, entouré d'un très vieil homme, et d'un jeune homme plus vigoureux, ainsi que de l'enchanteresse. Les deux infirmes regardèrent l'ensemble de ce monde, avant de déglutir, tandis que la chef prenait la parole :

- Soyez les bienvenus voyageurs. Vous devez être perdus, laissez-moi m'expliquer. Vous êtes au village caché des feuilles. Nous vivons couper du monde extérieur, selon nos propres coutumes. Normalement les étrangers ne sont pas autorisés dans l'île. Mais, vous, vous avez eu la bénédiction de notre déité gardienne, ce qui nous oblige à vous garder en vie.

- On est prisonnier ?

- Non, ce n'est pas ce que j'ai dis. J'ai dis que si vous êtes encore en vie, c'est grâce aux marques sur votre torse. En réalité, quand vous êtes montés sur l'île, vous étiez déjà mort, mais notre enchanteresse a réussi à vous ramener et à vous redonner la vie. Vous êtes les bienvenus au village. Le temps que vous vous remettiez de vos émotions, et que vous vous familiarisiez avec la bénédiction. Bien entendu chacun doit travailler pour avoir sa pitance, vous ne serez pas logé a titre gratuit, mais le village a toujours besoin de main d'œuvre, alors je ne suis pas inquiète.

- Nous vous remercions de nous accueillir, moi et mon compagnon, dit Mirak. C'est un grand honneur que vous nous acceptiez, certes temporairement dans votre tribu, et j'espère que nous serons à la hauteur des attentes que vous placez en nous. Nous ferons de notre mieux pour être des vôtres, et nous investir au maximum dans les différentes taches que vous nous proposerez.

- Je suis Ulyath, la chef du village. Voici mon petit frère, Masdyr. Il est le chef des pêcheur, et, Sev, tu seras à ses ordres. Il t'apprendra à naviguer et à pêcher. L'homme a mes cotés est notre conseiller, et le meilleur tisseur de liane du village, Silj. Comme tu ne peux pas bouger, Mirak, tu seras avec lui. Voici enfin notre enchanteresse, Io, a qui vous devez la vie.

- Nous n'avons pas eu l'opportunité en temps et en heure de vous remercier, Dame Io, mais sachez que vous avez notre gratitude. Jamais nous ne pourrons vous rendre ce que vous avez fait pour nous, mais si vous avez besoin, du temps de notre séjour, de jambe vigoureuse pour aller dans la foret chercher des plantes, n'hésitez pas, nous sommes a votre service.

- Aujourd'hui prenez le temps de vous reposer et de découvrir le village, et de te familiariser, Mirak, avec le système de poulies. Demain on viendra vous réveiller pour le petit déjeuner. Sev, je te laisse le soin d'expliquer les coutumes du village qu'on te montrera demain a Mirak.

- Entendu.

- Sur ce, passez une bonne journée, si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis a votre disposition.

Tout ce beau monde disparu enfin, les laissant enfin seuls. Sev soupira profondément en se laissant retomber dans son hamac, alors que Mirak disait, en le fixant :

- C'est quoi cette histoire de bénédiction… ?


Beaucoup, beaucoup de nouveau personnage, normal ils arrivent dans un village, c'ets normal. Et vous saurez rtrès vite ce dont il en retourne exactement avec cette bénédiction. Vous allez voir c'ets tout pété o/