Ouais je vais vite pour ce qui est de faire des petits chapitres x)
Spoiler sur tout la fin du manga de FullMetalAlchemist.
Dis-moi ce que s'est.
"- Mon Colonel..."
Roy reconnait cette voix. Anxieuse. Douce.
"- Lieutenant, répond-t-il, et bien comment allez-vous ?"
Elle-même est à l'hôpital depuis qu'ils étaient venus à bout de la "fin du monde", des homonculus et de leur Père.
De multiples bandages à la poitrine et aux bras, la jeune femme faisait comme si de rien n'était. De toute manière, il ne peut pas la voir.
"- Très bien, mais...Et vous ? souffle t-elle"
Il ne répond pas. Il entend.
Des murmures dans la salle. Près de son lit. Riza n'est pas seule. Il sourit;
"- Vous parlez pour tout les autres, ou est-ce qu'ils n'osent pas élever la voix ?"
Il se redresse dans son lit pour s'y asseoir et écoute alors les petits rires de...Jean Havoc ?
"- C'était en quelque sorte pour vous laisser tout les deux. Moi qui pensait que vous alliez vous déclarez sans savoir qu'on était là ! grogne celui-ci"
Roy esquisse un sourire. Mélancolique, malgré lui.
"- Je suis aveugle, Jean. Pas complétement débile. Mais si vous voulez vraiment des mots d'amour, sachez que si jamais j'arrive à me lever de là, je vous attrape par la peau du c..."
Jean ria de plus bel. Coupé dans son élan, Roy se renfrogna en oubliant soudainement l'objet qu'il avait dans la main.
La boule tombe.
Roy ferme le poing, mais c'est trop tard.
...
"- Qu'est-ce que s'est ? demande Riza tout en ramassant."
Mais même le grand brun ne peut répondre. Il n'en sais rien.
Il ne dit rien.
Il se contente de croiser les bras et de fermer les yeux. Le sang commence à lui monter au cerveau.
Il respire fort pour ne pas se mettre en colère.
C'est une bêtise. C'est une bêtise de souffrir pour si peu. Juste parce qu'il ne peut pas sentir un objet.
Il n'avait pas eu le temps d'y songer avant. L'heure avait été plus grave. Mais maintenant...
"- ...Une boule de noël ? s'exclame Riza en la faisant tourner dans sa main"
Roy rouvre subitement les yeux.
Il tourne la tête vers la voix de Riza, curieux. Il n'ose le demander, mais il souhaite savoir à quoi elle ressemble.
Était-ce bien l'objet que Edward lui avait mit dans la main.
"- Quel jour sommes-nous, Lieutenant ?"
Riza sourit sans qu'il puisse le voir;
"- Le 24 décembre, Monsieur."
Il serre le drap qui lui recouvrait les jambes entre ses doigts. Il baisse la tête et se demande... S'il ne peut pas rentré chez lui. Il en a besoin.
Comme l'avait dit Edward, il ne peut retrouver la vue en utilisant les vies que contiennent les pierres. Et pour cause ? Il n'en à pas l'audace.
Ce serait trop prendre, pour donner si peu.
Il vivra. C'est une certitude. Mais en continuant à regarder en arrière.
"- Lieutenant, veuillez appeler une infirmière s'il vous plait ! Si vos blessures sont remises, alors vous allez me ramener chez moi.
- Mais...!
- Je ne compte pas passer ma nuit ici ! Ma maison, je l'a connais par cœur. Autant dans la lumière que dans le noir..."
Sa voix, teintée d'une détermination inébranlable avait tout de même cette impression de mélancolie. Des larmes refoulées ?
Riza et les autres ne cherchèrent pas. Elle s'ordonne simplement, emportant mécaniquement la boule de noël avec elle.
"- Une infirmière..., murmura Jean pour lui-même, vous perdez pas le nord, Colonel..."
