Titre: A quoi bon résister ?

Auteur: Marysol Cx

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf peut-être Lucius qui doit avoir un très beau cul, mais ça c'est une autre histoire, et ils appartiennent à JK Rowling

Rating: M (automutilations, troubles alimentaires, tentative de suicide, lemons)


Chapitre 3

Au réveil sa tête lui tournait comme rarement. Il avait fait des cauchemars toute la nuit, et ils n'avaient pas été tendre… Il fouilla dans sa valise pour en ressortir une boite de médicaments moldus. C'était sûrement moins efficace que les potions anti-douleurs de Mrs Pomfresh, mais il ne pouvait décemment pas aller en demander quasiment tous les matins. Il ne prit évidemment pas la peine d'avaler quoique ce soit la seule vue de la nourriture lui donnant envie de vomir. Il se rendit sous sa cape en cours en Défense, où il avait promis à Severus de faire acte de présence sinon, avec son mal de tête, il serait resté dormir. Il s'installa silencieusement au fond de la classe, gardant sa cape sur lui jusqu'à l'arrivée du professeur, où il n'eut pas d'autre choix que de la retirer même si aucun élève ne s'en rendit compte.

— Bonjour à tous ! Je suis le professeur Grayson.

Il détailla le professeur en question. Il avait vu tellement de professeur de Défense que rien qu'en les voyant, il savait se faire une idée. Il était grand, une petite quarantaine d'année, des cheveux blonds dans tous les sens, un visage relativement doux, et un sourire encourageant. Il tenait sa baguette à la main, et n'avait pas de livre sur son bureau. Severus avait raison : il ne semblait pas vouloir faire de théorie. Alors il écouta ce que le professeur avait à dire, quand bien même il ne pourrait rien lui apprendre de nouveau.

— Je vais aujourd'hui évaluer votre niveau à tous en pratique, pour voir sur quoi il sera nécessaire de travailler les mois à venir. Je ne pourrai malheureusement pas vous faire échapper à la théorie, mais celle-ci sera sur comment reconnaitre un sortilège grâce à ses effets secondaires, les différentes créatures que vous pourriez être amenés à affronter, et comment les reconnaitre et s'en protéger, et peut être vers la fin de l'année, une ouverture sur la magie informulée et sans baguette. A présent, avez-vous des questions ? Oui, Mr ?

— Weasley, professeur. Je vous conseille de surveiller Potter de près si vous ne voulez pas perdre un de vos élèves. L'an dernier il a réussi à faire tuer son parrain, et je ne veux pas que ce soit moi cette année. Et je suis sûr que tout le monde dans cette classe est d'accord.

— 10 points de moins pour Gryffondor, Mr Weasley. Je refuse qu'une querelle d'adolescents vienne mettre le souk dans mes cours ! Quant à Mr Potter…

— C'est bon, je m'en vais, lança Harry qui attrapa sa cape pour la mettre sur ses épaules, le faisant disparaitre.

Mais son professeur fut plus rapide et bloqua la porte d'un coup de baguette.

— Je suis navré Mr Potter, mais vous allez rester avec nous. Sous votre cape si vous le désirez, mais ici quand même. J'espérais même votre aide pour le premier exercice. Peut-être que si montreriez à vos camarades de quoi vous êtes réellement capable, cela permettrait qu'ils arrêtent de vous faire des remarques désobligeantes, ne pensez-vous pas.

Il resta immobile quelques secondes. Il ne pouvait pas sortir : il était trop fatigué pour que sa magie lui permette de briser le sortilège qu'il avait lancé donc il n'avait pas vraiment le choix. Mais à présent il était sûr de ne plus remettre les pieds dans cette classe.

Il s'approcha du bureau, sans retirer sa cape, et l'enleva d'un mouvement large juste quand il fut face à son professeur, faisant sursauter toute la classe.

— Parfait, Mr Potter. Nous allons maintenant vous montrer ce qu'est un duel, ainsi qu'une partie des sorts majeurs que vous devez maitriser. Bien sûr, pas la peine de prendre de note, observez tout : les sorts, les esquives, les mouvements. Prêt Mr Potter ?

— Oui, Professeur.

Ils se mirent en position de duel. Harry fut le premier à attaquer, avec un Expelliarmus informulé, que le professeur esquiva sans problème.

— Pas d'informulé s'il vous plait, Mr Potter.

Il voulait qu'ils aient un vrai duel ou pas ? Il réattaqua avec maléfice cuisant qui toucha l'épaule de son professeur, qui ne l'avait pas fait dévier totalement.

— Stupéfix !

Harry se protégea sans problème, lança à son tour un nouveau sort. Le duel continua ainsi plusieurs minutes, jusqu'à ce qu'Harry, qui n'avait rien mangé le matin –ni même la veille- s'effondre au sol, en proie à de violents vertiges. Lucius s'en rendit heureusement compte avant de lancer un nouveau maléfice, qui aurait pu blesser l'élève.

— Bien ! Prenez note de ce que vous avez retenu : est-ce que vous connaissiez tous les sortilèges, une partie, ou quasiment aucun ceux que vous maitrisez, et les choses à faire et à ne pas faire que vous avez repérez chez nous.

Il s'accroupit près d'Harry et d'un geste plaça un Assurdiato autour d'eux.

— Harry, vous m'entendez ? Vous avez mangé quelque chose ce matin ?

Il secoua doucement la tête. Il ne voulait même pas imaginer quel serait le niveau de la douleur s'il n'avait pas pris ses médicaments moldus le matin même.

— Idiot. Ne venez plus à mes cours le ventre vide, sauf si vous voulez à nouveau risquer de tomber dans les pommes, ce dont je doute. Vous vous sentez capable de vous lever ?

— Je crois…

Lucius glissa son bras sous ceux d'Harry, et le remit sur pieds. Harry avait encore extrêmement mal à la tête, mais il tenait debout.

— Vous avez cours avec le professeur Snape après ? Si vous ne vous sentez pas capable, aller à l'infirmerie, je lui dirai que c'est de ma faute.

— J'irai à son cours, professeur. Croyez-moi, vous ne voulez pas affronter le professeur Snape dès votre premier jour.

Il retourna à sa place après avoir récupéré sa cape sur le bureau. Plusieurs élèves le suivirent du regard alors qu'il s'emparait de son sac et se rapprochait de la porte.

— Puis-je ? Demanda Harry qui était debout devant la porte, et attendant de pouvoir sortir.

Lucius soupira longuement, mais fini par déverrouiller la porte par un geste de baguette. Bien sûr il partait actuellement parce qu'il lui avait proposé, mais il savait que même sans ça il aurait voulu partir, il le sentait bien. Il ne pensait pas que Potter était arrivé à un tel stade… S'il refusait même de suivre sa matière préférée, il était quasiment perdu. Il aurait aimé le suivre pour savoir où il allait, mais malheureusement il était coincé avec les élèves. Ce qui ne l'empêcha pas d'envoyer une petite note volante à Severus, pour l'informer qu'Harry était parti de son cours. Dans son esprit son amant n'avait pas cours à cette heure-ci, donc il pourrait surveiller Harry grâce à la carte. Il reporta son attention sur la classe, ou quelques élèves avaient fini d'écrire. Il fit venir à lui les papiers, et commença à lire.

Severus ne put s'empêcher de soupirer en recevant la note de son amant. Ça allait être encore plus difficile qu'il n'y croyait si Harry refusait d'aller en Défense. Pourtant l'approche de Lucius était la meilleure à ses yeux : montrer à Potter qu'il savait qu'il avait des capacités, et qu'il voulait les exploiter, et qu'il n'acceptait pas le jeu des autres maisons. Mais ce qui l'inquiétait aussi, c'était le malaise d'Harry pendant le duel. Il avait avoué ne pas avoir mangé le matin, mais il n'avait sûrement pas mangé depuis plusieurs jours non plus… Il le trouva sur la carte dans ses anciens appartements, là où se situait la chambre. Il semblait immobile. Sûrement en train de dormir. Il devait également trouver un moyen pour que le gamin accepte de prendre une potion de Sommeil Sans Rêves s'il voulait réussir à suivre les cours. Il surveilla Harry pendant l'heure qui suivit, et voyant qu'il ne bougeait pas de sa chambre même pas quelques minutes avant son cours, il rangea la carte en soupirant. Bien évidement Harry ne se montra pas du cours de potions. Lucius lui avait donné l'autorisation de rester se reposer, mais il avait pourtant dit qu'il serait là. Il commençait à hésiter de lui faire boire de force une potion de sommeil sans rêves pour qu'il dorme enfin il ne comprenait pas pourquoi il refusait. S'il avait des visions du Seigneur des Ténèbres ça aurait pu se comprendre, mais il n'en parlait jamais, et il n'avait aucun intérêt à les garder pour lui. Il reporta son attention sur son cours, où la moitié des élèves allait déjà recevoir un zéro vu l'allure de leur potion. Il allait s'asseoir à son bureau lorsqu'une petite feuille de papier passa sous la porte et vint atterrir dans sa main.

« Harry est à ton cours ? »

Il griffonna un « non » au dos, et la renvoya, sous le regard émerveillé des élèves, qui ne semblaient jamais avoir vu ça.

— Retournez à vos potions ! Ceux pour qui elle n'est pas bleue turquoise avec des petites bulles, peuvent immédiatement recommencer, et ne partiront pas tant qu'elle ne sera pas finie.

Il se délecta des gémissements des élèves qui allaient revoir recommencer. Ca le calma suffisamment pour qu'il puisse penser au problème qu'était Harry. Le plus important pour l'instant était qu'il puisse dormir et qu'il recommence à se nourrir. Sans ça, d'ici quelques semaines le Survivant ne serait plus… Il pensa à utiliser Dobby pour amener de l'eau ou du jus de citrouille à Harry, mais dans lequel il aurait versé une potion. Mélanger une potion de nutrition et une de Sommeil sans Rêves n'était pas un danger. Il tenterait l'action dès le soir même, car il n'était pas sûr du tout qu'Harry arrive à suivre encore une seule journée de cours dans l'état dans lequel il était.

Pendant ce temps dans les sous-sols de l'école, Harry Potter se réveillait en sursaut, hurlant, et couvert de sueur. Encore un cauchemar… Il se leva avant de tomber à nouveau endormi, et de rêver encore et encore de la mort de ses amis. Il remarqua avec horreur qu'il était déjà 14h, et qu'il avait loupé tout le cours de potion, et le début de celui de métamorphose. Il ne pouvait pas se permettre de rater tous ses cours de la journée. Il se changea rapidement, attrapa son sac, se mit sous sa cape, et partit rapidement dans les couloirs déserts. A cause de la fatigue, il ne pensa pas à retirer sa cape avant de rentrer dans la salle, provoquant des exclamations de surprises des élèves qui virent la porte s'ouvrir toute seule. Et il ne put ignorer le reniflement dédaigneux de Ron quand il prononça son nom avec dégoût.

— Mr Potter, je vous serais grés de ne pas porter votre cape pendant les cours.

Il la retira pour la mettre dans sac, et prit place sans un mot.

— Votre retard coûtera 5 points à Gryffondor.

Il ne réagit même pas, enfouissant sa tête dans ses bras, mais d'une manière suffisamment inconfortable pour qu'il ne s'endorme pas. Il écoutait vaguement le cours, et fut beaucoup plus attentif quand il entendit Mc Gonagall parler des Animagus.

— Le moyen le plus efficace pour savoir votre forme d'Animagi, est de réussir à créer un patronus corporel. Il y aurait-il ici des élèves à le maitriser ? Mr Potter pourquoi pas ? Venez donc par ici.

Il se leva en grognant, et ne manqua pas de darder sa professeure d'un regard noir. Comment voulait-elle qu'il trouve une pensée heureuse… Puis il pensa à ses discussions avec Severus quand il venait le voir en pleine nuit. Il parlait de Quidditch, de sa mère, parfois un peu des cours.

— Spero Patronum.

Un magnifique cerf jailli de sa baguette, et galopa dans toute la classe, jusqu'à revenir devant lui. Il s'inclina et disparut comme il était apparu, en un instant.

— Bien Potter, 5 points pour Gryffondor. Pour une fois vous n'aurez pas servi uniquement à meubler la salle. Pour ceux qui l'ignorent, créer un patronus nécessite une, ou des pensées heureuses. Pouvons-nous juste savoir à quoi vous avez pensé ?

Il se retourna vers elle, alors qu'il pensait pouvoir rejoindre sa place en paix et être tranquille jusqu'à la fin du cours.

— Sans vouloir vous vexez professeur, je préfère garder ça pour moi. Mais la première fois que j'ai réussi à en faire un, je pensais à mes parents, je les imaginais me parler.

— Merci, Mr Potter. Je vous laisse vous rendormir à présent. Sauf si vous souhaitez essayer de vous transformer ?

Il s'arrêta en plein milieu de l'allée. S'il arrivait à se changer en cerf, il pourrait se promener dans le parc sans risquer de se faire prendre, et même sortir du château. Il fit demi-tour et vint se placer devant sa professeure.

— Merci de vous porter volontaire, dit-elle avec un petit sourire ironique, qui montrait bien qu'elle n'avait toujours pas encaissé le retard d'Harry. Fermez les yeux et concentrez-vous. Repensez à votre cerf, à son pelage, ses bois, sa grandeur puis imaginez-vous, vous transformant en ce majestueux cerf. Votre peau se recouvrant de pelage, vous grandissez. Concentrez votre magie uniquement sur ce geste. Imaginez… Par tous les saints… C'est incroyable…

Se retrouvait à présent à place d'Harry, un cerf des plus majestueux. Tous les élèves avaient le regard fixé sur lui, personne n'était capable de prononcer un mot. Mais avant même que tous aient réalisé ce qu'il se passait, Harry réapparu, mais allongé inconscient au sol. Mc Gonagall se précipita sur lui.

— Professeure, il a déjà fait un malaise ce matin pendant le cours de Défense, lui apprit une élève de Poufsouffle. Il n'est pas venu en potions comme le professeur Grayson lui avait donné l'autorisation de se reposer.

— Très bien. Sortez-tous s'il vous plait. Même si je sais que cela ne sera pas respecté, évitez d'en parler aussi bien pour sa métamorphose que pour son malaise.

La classe se vida rapidement, tandis que la professeure de métamorphose était toujours assise au sol, soutenant la tête de son élève.

— Potter, vous m'entendez ? Ce n'est pas possible… Spero Patronum !

Un chat apparut, face à elle.

— Préviens Madame Pomfresh que…

— Non !

Elle fut coupée par Harry qui avait prononcé ce mot en un souffle.

— Snape… Pas elle…

Elle le regarda choqué pendant plusieurs secondes, se demandant s'il ne délirait pas. Mais envoya tout de même son patronus à Severus.

Il pensait profiter de son après-midi sans cours avec Lucius, sans avoir à se soucier du gamin qui était en cours. Mais c'était sans compter sur le Patronus de Minerva qui vint lui apprendre qu'il venait de faire un nouveau malaise et qui refusait qu'on l'emmène à l'infirmerie…

— Sale gamin, grogna Severus en quitta les bras de son amant.

— Tu veux que je vienne ?

— Non, ça ira. Il a sûrement voulu éviter l'infirmerie pour ne pas qu'on voit ses blessures. Il a encore du oublier de poser un glamour. Je ne pense pas que je serai long.

Il quitta rapidement leurs appartements pour rejoindre Harry et Minerva. C'est sans surprise qu'il trouva Harry assit par terre, qui essayait de se lever, sous les interdictions de sa Directrice de Maison.

— Severus !

— Laissez-moi avec lui, je m'en occupe.

— Vous en êtes sûr ? Vous et Potter ?

— Oui, ne vous en faites pas.

Elle partit, non sans avoir regardé plusieurs fois derrière elle, pour s'assurer que Severus n'étranglait pas l'élève. Quand enfin elle fut loin, le maitre des potions attrapa son élève dans ses bras, et se dépêcha de l'amener dans ses appartements.

— Pourquoi ne vous êtes pas reposé Harry ? Vous en aviez l'autorisation pourtant.

Il se replaça avec difficulté dans son lit avant de répondre.

— Parce que j'avais déjà raté toute la matinée, et que les rumeurs comme quoi il y a favoritisme vont de bon train en ce moment.

— Je pensais que vous n'en auriez que faire. Surtout qu'à part pendant les cours, vous n'êtes pas en contact avec les autres élèves.

— Mais pendant les cours ils s'en donnent à cœur joie.

— Et que s'est-il passé pendant celui-ci pour que vous vous évanouissiez ?

— Mc Gonagall a voulu que je fasse un Patronus corporel pour montrer comment voir sa forme d'Animagus, et elle m'a demandée de me transformer après.

— Pauvre inconsciente ! Pesta-t-il. C'est un acte de magie tellement avancé qui, avec votre état de fatigue actuel, aurait pu vous tuer !

— J'ai réussi à le faire, avoua Harry. Mais je n'ai juste pas pu tenir longtemps.

— Répétez voir ?

C'était tout bonnement impossible. Comment ce gamin, aussi fatigué était-il, pouvait réussir à se changer au premier essai ?

— J'ai réussi à me transformer en cerf. Mais je n'ai tenu que quelques secondes.

— Harry, c'est un acte de magie extrêmement avancé et compliqué. Il n'est pas infaisable, mais il faut normalement énormément de temps avant de réussir à se transformer quelques instants.

— Ah ? Faut croire que j'ai eu de la chance…

Il prit la potion que son professeur lui tendit, et l'avala sans trop réfléchir. Quelques instants plus tard, il plongea dans un profond sommeil. Severus quitta la chambre en espérant qu'il dormirait un petit peu, il avait vraiment besoin de récupérer… Il rejoignit Lucius et chacun raconta à l'autre ses mésaventures avec le Survivant.

— Je passerai le voir dans une heure, pour être sûr que la potion fasse effet. Je m'attends à tout avec…

Il ne put pas finir sa phrase, et fut coupé par une alarme qui signalait que quelque chose de grave arrivait au Survivant.

— C'est pas vrai… Lus, viens avec moi.

Une fois dans l'appartement, ils avancèrent en silence, guettant la moindre présence intrus.

— Je vais voir s'il est dans sa chambre, vas voir la salle de bain, ordonna Snape en se dirigeant vers la porte.

La chambre était plongée dans la pénombre, mais il n'y avait aucune trace de Potter.

— Severus, je l'ai trouvé. Et je vais avoir besoin de toi.

Il courut presque dans la salle de bain où il découvrit avec stupeur Harry allongé par terre, pâle comme pas permis, et qui semblait avoir vomi.

— Je crois que ta potion l'a rendu malade.

— Ce n'est pas possible, répondit-il froidement. Mes potions sont parfaites.

— C'est pas ça que dis, soupira-t-il en aidant Severus à le lever. Il est peut être allergique à un des ingrédients, et c'est pour ça qu'il n'a jamais voulu en prendre avant.

Ils le portèrent à sa chambre, alors que Severus réfléchissait à quel ingrédient aurait pu le rendre malade.

— Pour l'instant je vais le surveiller qu'il se réveille bien, et je verrai avec lui s'il sait quel est l'allergène, et s'il sait, je trouverai un moyen de créer la potion sans cet ingrédient.

— Donc tu restes avec lui pour la nuit ? Demanda Lucius sans reproches.

— Oui, je préfère ne pas le laisser seul. Qui sait de quoi il pourrait être capable, surtout qu'on n'est pas sûrs que ce soit une allergie.

— Tu as raison. Mais si tu veux que je te relai à un moment, pas de soucis, tu as besoin de dormir aussi.

— Merci. Même si je doute qu'il supporte se réveiller à côté de quelqu'un d'autre que moi… Enfin, on verra bien.

Lucius quitta la chambre, et il put enfin relâcher toutes les tensions dans son corps. Il s'en voulait d'avoir mêlé son amant à tout ça et surtout que Potter vienne interférer dans les peu de moments qu'ils avaient ensemble. Mais il semblait que c'était le prix à payer pour avoir une chance de voir disparaitre le Seigneur des Ténèbres. Il fit apparaitre un fauteuil et prit place non loin de son protégé. Il observa ses traits détendus. Il semblait tellement serein, calme, sans la moindre souffrance mentale qui le détruisait à chaque instant quand il était réveillé. Il sortit de sa poche un carnet, une plume, et un encrier. Il ne comptait pas dormir, de manière à pouvoir le surveiller, mais il n'allait pas perdre son temps non plus. Harry avait besoin de pouvoir prendre cette maudite potion, et il allait tout faire pour trouver une solution.


N'hésitez pas à me dire ce que vous en effet pensé :)

On se retrouve dans deux semaines !

Marysol xx