Parce que j'ai envie de vous en poster un avant demain. Et même que demain je vous en posterai un aussi. Ne suis-je pas ADORABLE ?
Allez mes licornes garous bonne lecture.
Rien ne m'appartient sauf l'histoire. Je vous remercie pour les petites rws et remercier aussi ma genialissime bêta Darness.
Kissssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss !
02
Vers l'horizon.
Scott se pencha et positionna sa béquille pour caler sa moto. Il descendit lestement et observa l'immeuble face à lui.
La façade était magnifique, il n'avait jamais été très bon en histoire, il était meilleur en géographie, mais il écoutait toujours Stiles quand il partait dans ses délires de recherches. Il se souvint que son ancien meilleur ami lui en avait montré une, une belle façade d'immeuble de l'époque Victorienne. Scott ne se fera pas de migraine pour savoir comment ils en étaient arrivés à ça, ni même les explications que Stiles lui avait donné sur l'architecture et son histoire mais Scott se souvenait qu'il en avait aimé les décorations murales.
Peter vivait donc dans un immeuble victorien, cela ressemblait bien au loup qui aimait le luxe et le pouvoir des objets. Il aurait eu du mal à voir l'ancien alpha dans une grotte ou un taudis. Quoi que Peter et Derek avaient vécus dans le manoir incendié des Hale pendant un long moment. Mais le manoir était un souvenir rattaché à leur meute, à leur famille, Scott comprenait amplement l'attachement qu'ils en avaient.
Scott tapa sur le digicode le numéro que Peter avait noté et poussa la lourde porte en fer blanc de l'entrée. À peine celle-ci ouverte, qu'une vieille femme l'apostropha.
— Jeune homme ? Pas de démarche ni même de publicité, veuillez …
— Excusez-moi, je viens voir un ami, on …
— Un ami ? Demanda soupçonneuse la vieille femme. Scott l'observa rapidement et sut que la femme n'était sûrement pas celle qui s'occupait du ménage de l'immeuble. Sa petite blouse impeccable, les bijoux qu'elle portait semblaient bien plus cher que sa moto et sa maison réunis.
— Vous avez l'air bien jeune pour venir voir des amis ici, il n'y a aucun jeune homme de votre âge, ni même de jeune fille. Cessez vos balivernes …
— Mademoiselle De BonSang comment allez-vous ? La voix de Peter s'éleva dans le hall d l'immeuble et Scott reconnut l'agacement caché par de la fausse courtoisie du loup. Vous avez fais connaissance avec le fils d'une de mes amie ? La vieille pie gloussa quand le loup lui fit un baisemain.
— Oh ! Je suis confuse, s'écria la dame se tournant vers Scott, nous n'avons pas l'habitude que de jeunes hommes viennent ici. Elle se tourna vers Peter avec un drôle de regard que Scott ne comprit pas mais qui avait l'air encore plus mesquin.
— Vous êtes le fils d'une de ses amies ? Mme De BonSang comme l'avait nommé Peter, s'approcha de Scott et s'arrêta à environ un mètre de lui. Que fait votre maman dans la vie jeune homme ?
— Elle est chef infirmière au Beacon Hills Hospital Mémorial ! Répondit fièrement Scott. Mais le loup voulait surtout s'en débarrasser au plus vite, elle avait une odeur déplaisante de maladie et de médication noyé dans du vieux bourbon.
Heureusement pour lui l'odeur marine de Peter était là, il s'ancra à celle-ci pour ne pas se rendre malade.
— Tu as une maman qui a une belle profession, et toi que veux-tu faire plus tard ?
— J'aimerais devenir vétérinaire …
— Bon ce n'est pas tout ! Mais nous devons y aller ! Coupa Peter dont le visage brillait par son agacement devant la vieille femme. Il devait en avoir marre de ce la coltiner.
— Mais voyons Peter, ce n'est pas une manière de parler à une lady ! S'offusqua la femme. Qu'avez-vous de si important à faire qu'il ne faille me quitter aussi vite ?
— Comme je vous l'ai expliqué hier matin quand vous êtes venu me demander du sucre roux sans calorie, ou même hier soir quand vous pensiez avoir entendu des cris provenant de chez moi …
— Est-ce ma faute si vos petits amis cris pendant vos ébats amoureux ? Scott venait de bugger et Peter détourna la tête vers la vieille femme, son regard aurait pu la foudroyer sur place s'il l'avait pu.
— … Ou même ce matin pour savoir si mon chat allait bien, alors que je n'ai pas de chat !
— Entre hier soir et ce matin vous auriez pu adopter un petit chaton qui vous tiendrait compagnie et ferait moins de boucans que vos gigolos ! S'emporta Mme De BonSang de façon théâtralement dramatique en gesticulant et bougeant les bras outrageusement.
Scott pouvait voir dans les yeux du loup qu'il aimerait la voir morte ou dépecé ou même enterré vivante, il devait intervenir.
— Nous faisons un voyage à moto Madame De BonSang. Nous faisons un voyage d'été. Peter va me montrer les meilleurs endroits à visiter, nous allons camper faire des feux de bois et manger des marshmallows grillés, faire des barbecues, se vider la tête, quoi !
— Je ne voudrais pas dire mais cela ressemble fortement à un voyage en couple tout ça ! Grinça la femme. Votre mère est au courant de tout cela, vous …
Scott commençait à en voir marre des gens qui lui disent quoi faire, quoi dire ou comment se comporter, il avait bien réfléchi la nuit dernière et il avait décidé de se laisser porter par le vent dans cette aventure. Qui sait où il allait le porter.
— Écoutez madame ! Coupa-t-il. Je me fiche que Peter soit gay ou bi ou n'importe quoi d'autre, c'est son choix et sa vie et de toute façon que je sorte avec Peter cela ne regarde personne …
— Mais vous êtes si jeune …
Scott marcha de façon déterminée vers Peter et sans le quitter des yeux.
— L'amour n'a pas d'âge ! Répliqua l'Alpha et s'emparant de la bouche de son ancien Alpha. Scott mordilla les lèvres de Peter avec douceur.
Il sentit ses bras se refermer sur lui et l'attirer encore plus. Jouant le jeu, Scott passa sa langue sur lèvres quémandant l'accès ce que Peter lui donna. Les gémissements que poussa Scott tandis que leurs langues s'enroulaient l'une autour de l'autre firent se tendre la vieille femme. Elle toussota nerveusement alors que Scott passa ses bras autour du cou du loup et approfondit le baiser. Étrangement Scott était bien là, il aimait le baiser devenu fougueux et brutal du loup, il avait l'impression que pour la première fois depuis longtemps, il se sentait à l'aise et à sa place.
Scott dut s'éloigner à contrecœur du loup pour reprendre sa respiration. Il leva la tête vers Peter dont les yeux étaient embués de désir mais il secoua la tête intérieurement et se sépara de lui, il ne pouvait pas profiter de la situation de cette façon. Peter ne le verrait jamais comme un compagnon ou une personne qui pourrait faire partie de sa vie.
Il se tourna vers la femme dont le visage exprimait tant de l'excitation que de l'écœurement. Il espérait seulement que Peter n'ait pas de problème à cause de lui. Ou même qu'il n'annulerait pas leur voyage. Il sursauta légèrement quand l'aîné des Hale passa son bras sur son torse et se colla à lui en regardant Mlle De BonSang. Il posa sa main sur son bras et souffla.
— Mademoiselle ! Vous nous avez percé à jour ! Scott retint un sourire quand Peter se moqua d'elle. Maintenant si vous le voulez bien et même si vous ne le voulez pas, nous allons partir et vous laisser aller cancaner auprès de vos amies, nous avons de la route à faire. Scott se laissa diriger vers la sortie sous le regard choqué de la locataire, il sentait que Peter s'amusait énormément de son intervention.
Une fois dehors, Scott se sentit bien, l'air frais de Boston lui fouetta le visage. Il ferma les yeux et profita du moment.
— Je peux reprendre mon bras ! Susurra Peter à son oreille.
Il sursauta et s'écarta vivement de Peter. Il savait que son visage était rouge. Excitation du moment, gène de la situation mais surtout quelque chose qui avait émergé en dessous depuis un moment mais qu'il voulait garder secret et enfermé dans une boite en acier au fond de son cœur.
— Désolé ! Souffla Scott. Mon comportement était …
— Génial ! S'écria Peter. Je ne t'aurais jamais cru aussi bon acteur, tes remarques, ton baiser, bravo Scott tu devrais te lancer dans le cinéma ! Peter se tourna et s'avança vers sa moto laissant Scott se remettre. Son cœur se serra, il n'avait pas joué la comédie. Tout ce qu'il avait dit, était vrai et le baiser, il en avait rêvé. La situation lui avait donné l'occasion de concrétiser ce fantasme.
— Alors tu es … Tu es gay ? Bi ?
— Pansexuel Scott ! Pansexuel !
— Stiles a déjà prononcé ce mot mais pour une fois que je l'écoutais pas …
— Parce que tu arrives à suivre le fil de ses discussions ? Moi il me file des migraines et c'est dur pour un loup-garou d'en avoir alors tu imagines ? Peter se tourna vers lui et s'appuya contre un lampadaire tout en le fixant.
La rue était quasiment déserte à cette heure-ci de la matinée, bientôt les habitants de la ville commenceraient à sortir pour occuper leur journée. Le ciel était dégagé donc les familles iraient sûrement se promener. Certains parents iraient travailler après que les gardes-enfants arriveraient. D'autres iraient faire des courses ou toutes autres activités que la plupart des gens normaux font.
— Les pansexuels sont des animaux ou des personnes qui sont attirés vers d'autres gens quel que soit leur nature ou leur sexe. Moi je sors et je couche avec des femmes ou des hommes ! Scott sentit le regard intrigué de Peter sur sa personne. Il avait l'air surpris qu'il ne réagisse pas comme la plupart des personnes. Choqués. Indignés. Révoltés. Ça n'a pas l'air de …
— Je t'arrête de suite Peter, bien que cela ne regarde que moi, je n'ai pas eu que Allison ou Kira dans ma vie ou dans mon lit !
— Dis-m 'en plus jeune McCall ! Il savait qu'il avait suscité la curiosité de Peter et qu'il ne le lâcherait pas avant de savoir. J'ai eu des relations sexuelles avec Isaac …
— Louveteau Lahey, ça ne m'étonne pas, il avait un gros faible pour toi mais j'aurais jamais imaginé que vous auriez fait la bête à deux dos ! Sourit Peter en imaginant leurs deux corps se chevauchant toute la nuit.
— Ouais c'est arrivé deux trois fois c'est tout ! Scott se sentit mal à l'aise pour la seconde personne avec qui il avait, non pas couché, parce que ce n'était que de la baise pure et dure.
— Tu te tortilles mal à l'aise, mon dieu Stiles ? Scott secoua la tête négativement. Liam ? Scott ouvrit les yeux choqués de la question. Boyd ? Les yeux ronds de surprise lui indiquèrent que non. Derek ?
— Seigneur dieu non, Stiles me … Scott se stoppa net, un secret qu'il ne devait pas …
— Stiles te ferait quoi ? Ah non, tu veux dire que Derek t'étriperait aussi ? Ouais c'est un secret pour personne que c'est deux asociaux des sentiments sont fait l'un pour l'autre … Quoi ? Ne me regarde pas comme ça, je l'ai su la première fois où je les ai vu interagir entre eux. Il y a une putain de tension sexuelle qui émane d'eux. Bon bref qui est … OH MON DIEU ! Il est blond, c'est un petit con bien foutu et tu as embrassé sa copine dans le bureau du coach Finstock ?
Scott enfouit son visage dans ses mains, honteux de ce qu'il s'était passé dans les toilettes du Jungle. Ça avait été si violent, si dur, si intense mais bordel si bon que des fois Scott se branle en y repensant. Ils avaient pris leur pied l'un l'autre à tour de rôle pendant deux heures. Il n'avait jamais eu d'orgasme pareil même avec Allison ou même … personne en fait.
— Oui Jackson !
— Il était chaud d'après ce que je peux ressentir, tu me donneras tous les détails mais pas maintenant, faut qu'on y aille, je monte prendre mes sacs et c'est partie pour la grande chevauchée … Avec Jackson c'était la grande chevauchée ou alors les montagnes russes ?
— Je ne répondrais pas ! Rougit furieusement Scott en se détournant de Peter qui avait l'air de bien s'amuser à ses dépens.
— Mon dieu, j'ai eu des occasions et même pas j'ai essayé, va falloir que j'aille en Angleterre dès que je reviens …
Scott ne put retenir un grognement sourd jaillir de sa gorge stoppant Peter dans sa phrase. Ils se regardèrent et Scott détourna la tête et se pressa vers sa moto. Il entendit Peter rentrer dans l'immeuble alors qu'il faisait semblant de réajuster les sangles qui maintenaient ses sacs à l'arrière. Qu'est-ce qu'il lui avait pris. Ce n'était même pas lui. Il n'avait pas perçu son loup depuis des semaines et là, il fait une crise de jalousie. Il ne devait pas, il ne pouvait pas. Ni maintenant. Ni jamais ?
Scott monta sur sa moto et attendit Peter en faisant tourner le moteur. Quand il redescendit, leurs regards se croisèrent et un sourire naquit sur les lèvres de Peter qui fit chavirer celui de Scott. Il savait qu'il était foutu mais jamais il n'aurait cru qu'à peine parti, il se sentirait vulnérable à ce point.
— Allez louveteau sexy, on décolle. Peter pointa son doigt vers le ciel et cria. Vers l'horizon et au-delà.
