Aaaaargh ! Je suis terriblement désolée ! J'arretais pas de me dire "Bah, c'est bon, ça fait pas longtemps que j'ai posté le dernier chapitre, y a le temps..." Mais le temps passe. Voilà le chapitre, je suis terriblement désolée. (Merci à toutes vos reviews, et surtout à la tienne, anonyme, qui m'a fait réaliser que j'avais pas posté mon prchain chapitre...) Je poste le suivant le dix, après avoir eu les résultats du brevet... Je visais la mention, j'espère l'avoir eue !
Bon, assez de blabla, bonne lecture x)
Chapitre trois : Les ennuis commencent.
-T'en as mis, du temps ! Tu lui as acheté une pizza ou quoi ?
J'ouvrais de grands yeux. Je venais à peine de rentrer que Jane me faisait des reproches. Elle me rassura d'un clin d'œil.
-Ne t'en fais pas. Je ne t'en veux pas, mais Aro est furieux. Il pensait te bannir de la ville, ou t'éliminer, et j'ai dû faire les yeux de biche, puis pleurnicher et bouder pendant dix minutes avant qu'il accepte enfin de te laisser vivre ici. Alors évite-le, si tu peux.
-Les enfants ? Le dîner arrive, si vous avez faim.
-Merci, Heidi. Susurra Jane en mettant autant de haine que possible en un seul mot. Puis elle ajouta : « Tu me raconteras pendant qu'on mange. »
Je la suivis, tandis qu'elle s'enfonçait dans les couloirs infinis de notre demeure, et nous arrivâmes enfin dans une petite salle où deux vieillards se tenaient main dans la main, s'extasiant sur les bas reliefs du mur.
-Ah, Madame la guide, vous revoilà ! Ces enfants, sont-ce ceux qui devaient nous expliquer l'origine de ces sculptures ? Ils ont l'air bien jeunes, j'espère que ce n'est pas de l'exploitation ! Rit le vieillard dans un italien approximatif.
-Ne vous en faîtes pas, monsieur. Nous sommes volontaires, nous ne faisons pas ça pour l'argent. C'est en cours, ils disent que ça serait mieux d'expliquer aux gens, pour être sûr que nous avons nous-mêmes bien compris… D'où venez-vous ?
-Nous sommes espagnols. Mais cette idée que votre professeur a eu est fabuleuse ! S'exclama la femme, tandis qu'Heidi nous laissait.
-Vous avez des enfants ? Demandais-je soudainement, sous le regard incompréhensif de Jane.
-Non. Je suis stérile, nous n'avons jamais eu cette chance…
-Quel dommage… Bon, nous allons vous montrer quelque chose. Je vous jure que ça ne sera pas douloureux.
Ils nous regardèrent, comme s'ils avaient mal compris, et dès lors où leurs yeux rencontrèrent les miens, ils s'effondrèrent. Jane leur tordit le cou, et le repas commença.
-Alors… Pourquoi t'as pris autant de temps ?
-Elle habitait loin, elle n'arrêtait pas de gigoter, elle refusait de me donner son adresse, elle ne connaissait pas le code, et elle n'avait pas les clés.
-Bah, j'espère juste qu'elle n'a rien hurlé de compromettant… De toute façon, elle ne connaît pas nos noms, si ?
Je répondis du tac-au-tac, le plus sincèrement du monde.
-Je ne les lui ai pas dits, juré.
Je détestais lui mentir, et je ne disais cette fois que la vérité. Elle connaissait le nom de Jane par ma bouche, certes, mais ce n'était pas à elle que je m'adressais. Donc, théoriquement, je ne lui avais pas dit.
-Vraiment ? Tu l'as sauvée d'un monde obscur, et elle ne t'a même pas demandé ton nom ?
-Elle me l'a demandé, mais je suis parti, après avoir appelé une gentille dame de l'hôpital qui m'a certifié qu'ils enverraient quelqu'un.
-Et tu as donné ton nom.
C'était plus un constat qu'une question.
-Absolument…
-Je le savais !
-…pas. J'ai donné son adresse, puis j'ai raccroché.
Elle hocha la tête, comme pour montrer sa satisfaction, puis la fin du repas se fit dans le silence.
Le festin fut à peine terminé qu'Aro nous rejoignis. Je sentis une vive tension dans la pièce, et Jane qui nous fixait tour à tour, bien décidée à rester pour éviter une tuerie sans précédent.
-Jane, laisse-nous un instant.
-Aro…
-Je ne lui ferais aucun mal, promis.
Peu rassurée, elle se leva et quitta la pièce. Aro me regarda, et on voyait presque des éclairs dans ces yeux.
-Non seulement tu me critiques alors que je t'ai sauvé, mais en plus tu oses aller aider une simple mortelle, une humaine qui ne peut pas dire à quoi nous ressemblons et donc qui n'est pas un danger pour nous, et tu t'imagines que tu vas rester impuni ? Je ne te ferais rien parce que je tiens autant à Jane qu'elle à toi, mais tu ne perds rien pour attendre ! Je ne supporte pas cet esprit de rébellion en toi, tu n'es qu'un simple garde, je ne tolèrerai aucune mutinerie ! Nous devons rester soudés pour parer tout éventualité de danger, je n'ai pas le temps de me préoccuper de ton esprit belliqueux en plus de cela !
-Alors c'est ça, hein ? Tu préfères t'occuper de ce qui se passe ailleurs plutôt que de ce qui se passe chez toi ? Si je ne suis qu'un simple garde, pourquoi me disputer, au lieu de me renvoyer ? Et pas la peine de dire que c'est à cause de Jane, tu sais très bien que c'est faux ! C'est que tu as fini par t'attacher à chacun d'entre nous, alors il serait temps de nous connaître, et de savoir que nous ne sommes pas tous des hypocrites comme toi !
Le ton avait nettement monté, et j'étais à présent en train d'hurler sur le chef vampirique de la planète comme un adolescent se rebelle contre un parent. Il leva la main et me gifla avant même que j'ai eu le temps de réagir.
-Alec. Tu te rends compte de ce que tu as fait ?
Il s'était calmé et me regardait d'un air de reproches. Même si par un contact, il avait lu mes pensées, je ne voyais pas ce qui lui posait problème.
-Elle connaît le nom de ta sœur et ça ne te fait ni chaud ni froid ? Elle est peut-être plus dangereuse que je ne le pensais… Il faudrait s'occuper de son cas. De toute façon, sans parents, qui s'occuperait d'elle ?
Je me révoltais aussitôt contre cette idée, et je m'emportais.
-Non ! Tu ne peux pas la tuer ! Elle est aveugle, qui la croira ? Ce n'est pas la peine de sombrer dans la cruauté. Tu te rappelles ce que j'ai dit ? Que j'acceptais de travailler pour toi seulement si Jane n'apprenait pas à tuer sans vergogne. En tuant cette Demie, tu montre le mauvais exemple, et tu connais Jane… Elle pourrait très bien mal tourner très vite.
Mes mots parurent le convaincre, et il sortit sans un mot. Le voyant partir, Jane revint très vite et me sauta au cou.
-Tu es vivant ! Enfin, disons, le plus possible. J'ai eu très peur qu'il ne te fasse du mal, alors je suis restée pas très loin… Mais je n'ai rien entendu. Enfin si, une phrase, « Je n'ai pas le temps de me préoccuper de ton esprit belliqueux ! » Le singea-t-elle avant d'éclater de rire. Nous ne sortons pas souvent, mais nous mettons notre langage à jour, nous ! Il parle encore comme au Moyen Âge !
-Que veux-tu, nous sommes en démocratie et il nous impose encore une monarchie… Une chance qu'il n'y ait plus de boutique moyenâgeuse, sinon, il nous collerait la honte quand il sortirait ! Tu imagines, au musée, les gens auraient pensé qu'il venait d'une reconstitution historique !
Nous éclatâmes de rire, incapables de prononcer le moindre mot. Démétri vint nous rejoindre.
-Des invités. Il semblerait que vous soyez obligés d'être présents… Enfin, surtout toi, Jane, mais Alec peut venir.
Son regard désolé à mon égard me fit comprendre que c'était plus les mots d'Aro que les siens. Relevant froidement la tête, j'emboîtais d'un air digne le pas à ma sœur.
Un ton chaleureux se faisait entendre depuis la pièce où nous nous rendions. Je sursautais. Les visites de Carlisle Cullen étaient rares, ces derniers temps, et je m'étonnais de sa présence. Galamment, j'ouvris la porte à ma sœur qui fit une entrée digne d'une princesse, avant d'entrer à mon tour.
-Jane, ravie de te revoir. Bonjour à toi aussi, Alec.
Je fis un vague sourire. Esmé, la femme de Carlisle, était trop naïve. Jane n'éprouvait que du mépris pour elle, et si j'affectionnais son côté maternel, je n'aimais pas qu'elle tente de tisser des liens avec nous.
-Carlisle, Esmé. Saluai-je neutrement le couple, qui étaient venus seuls, heureusement.
-Alors, comment se porte votre famille ? Jasper s'est-il remis de ses blessures ?
-Allons, Aro, tu sais bien qu'il est guéri depuis deux ans.
-Mais pour un être extraordinaire comme nous, se faire casser le poignet relève du miracle, et sa guérison encore plus ! J'espère qu'il ne conserve aucune séquelle…
Je tentais de me remémorer de quoi ils parlaient. Trois ans auparavant, un vampire en quête de vengeance aurait tenté d'éliminer Jasper Cullen, mais n'aurait réussi qu'à lui briser le poignet et à l'envoyer dans le coma. Il se serait réveillé six mois plus tard, mais son poignet n'aurait guéri qu'une année après sa blessure*. Si ma mémoire était bonne.
-Et… Renesmé, se porte-t-elle bien ? Grandit-elle encore ?
-Oh, ça, pour grandir, elle le fait. Rit Esmé d'un rire doux. On la croirait lycéenne, et pourtant sa croissance n'est pas encore terminée.
Je lançais un regard dégoûté à Jane, qui me le rendit. Cette chose, ils avaient osé lui donné un nom, Renesmé, mais en plus de ça ils disaient « elle ». Cette créature ne devrait même pas exister, elle aurait dû périr en même temps que sa génitrice, mais toutes deux avaient survécues. L'ancienne Demie et la chose. I mostri generano i mostri. Les monstres engendrent les monstres.
-N'y avait-il pas une créature… Un hybride, qui se serait entiché d'…elle, autrefois ? Demandais-je avec difficulté, condamné à parler de ça en être vivant.
-Jacob ? Si, il est imprégné d'elle… Bella est furieuse, mais Edward tente de la calmer en disant qu'ils n'y peuvent rien… C'est étrange, depuis la naissance on dirait qu'ils ont échangé de personnalité.
-Isabella est contre, mais pas son époux ? C'est curieux… Mais vous deux, trouvez-vous cela normal ? Demanda Jane perfidement, comprenant où j'allais en venir.
-Nous ? Nous n'avons pas le choix, je le crains. Nessie n'est pas notre fille, et nous n'avons aucun droit sur elle.
-Quel âge à ce canidé, déjà ?
-Vingt-et-un an.
-Et… Nessie ? Âge réel, pas celui qu'on lui donne.
Jane sourit, cet interrogatoire l'amusait visiblement autant que moi, et Aro, qui avait compris ce que nous manigancions, ne disait rien pour nous stopper.
-Elle a huit ans. Mais, pourquoi… ? Demanda Esmé, perplexe.
-C'est étrange qu'un pays soit contre la pédophilie et le détournement de mineurs, mais qu'une famille aussi fidèle à la loi que vous l'autorise, non ? Déclamai-je d'un ton mielleux
-Ton avis était intéressant, Alec, mais je ne vois pas pourquoi tu cherches à t'occuper de ma famille quand tu as déjà tu mal au sein de la tienne.
Le ton froid et sarcastique d'Esmé me fit frémir. Je ne l'avais jamais entendu parler ainsi. Aro me congédia soudainement avec Jane, prétextant qu'il avait des choses importantes à dire à Carlisle.
-On a touché en plein dans le mille, hein, Al' ? Me demanda Jane, rieuse,
-Oui. En plein dans le mille… Soupirais-je.
-Ça ne va pas ?
-Oh, ce n'est rien… Juste que… Et bien, Esmé a raison. Ma famille, je ne sais pas la gérer… Je me dispute avec toi à longueur de journées, on devient de plus en plus agressifs l'un envers l'autre, mes révoltes contre Aro augmentent autant en fréquence qu'en violence, et…
Jane me serra dans ses bras, me faisant taire d'un coup. Je fus plutôt surpris : si elle ne refusait jamais mes étreintes, il était rare que ça soit elle qui en ait l'idée.
-Ne t'inquiète pas, frangin. Je te jure que tout ça va se calmer… Tu sais gérer ta famille. Seulement, je suis capricieuse et en pleine crise d'adolescence, et tu ne considères pas Aro comme un père, tu me l'as dit, voilà tout… En gros, tu fais aussi ta crise. On est jumeaux, c'est bien normal, non ?
Je levais les yeux au ciel.
-Jane, voilà quatre-vingts ans que je tente de te faire comprendre que tu fais ta crise d'adolescence, et tu ne t'en rends compte que maintenant ? Mais je trouve qu'elle a duré longtemps chez toi…
Elle me donna une claque en riant. Puis elle prit la fuite, de sa vitesse irréelle, et je la pris en chasse, calquant son allure. Beaucoup furent surpris de voir un garde jouer à chat avec la petite princesse aux airs hautains. Et bien je leur criait d'aller se faire voir. Les accès d'aussi bonne humeur de ma sœur, ainsi que les miens, étaient trop rares pour ne pas en profiter.
Ce bonheur ne dura qu'une semaine.
-La joie au quotidien… Pas les cris des enfants… Pas de crêpage de chignons… Nous avons enfin le calme, mais pour combien de temps ?
La réponse d'Aro ne se fit pas attendre. Alors que j'attendais poliment derrière son trône l'autorisation d'entrer, Jane pénétra comme une furie dans la pièce.
-Aro ! J'exige de savoir pourquoi je n'ai pas été conviée à la réception d'hier soir ! Il y avait tout le gratin vampirique italien, et je n'étais pas invitée, alors qu'Alec oui ! Pourquoi ?
-Je devais assurer la sécurité, et surtout la confidentialité de cette soirée, Jane. Ils ne m'ont pas laissé entrer. Tentais-je de l'apaiser discrètement.
-Rien à faire, blanc-bec ! Tu étais plus proche que moi des invités ! Alors, Aro ?
-Jane, enfin, tu sais que ton frère n'est qu'un garde. Son travail consiste à protéger la sécurité de notre communauté… Toi, tu es notre princesse, notre joyau…
Je le singeai, dans son dos, mimant ses paroles au fur et à mesure qu'il les disait. Je les avait entendues si souvent…
-Et pourquoi la princesse, le joyau de cette communauté n'était pas invité ? J'exige…
-Jane, tu ne peux rien exiger. La soirée est finie. C'est trop tard.
Elle me lança un regard noir et fit volte-face. Aro, plus amusé qu'agacé, me laissa enfin disposer. Je courus après ma sœur.
-Pourquoi faire toute cette scène ? C'était juste un dîner…
-Tu ne peux pas comprendre, Alec ! Sa voix tremblait, et elle en avait les larmes aux yeux. Enfin, façon de parler. Tu n'es qu'un petit garde totalement inutile ! Tu n'as jamais été précieux aux yeux d'Aro, alors que moi si !
Je comprenais ce qu'elle voulait dire, et je respirais tranquillement, me concentrant sur ces inspirations et expirations inutiles, pour tenter de me calmer. Elle n'avait pas voulu être blessante. Mais ses mots l'étaient, trop pour mon caractère spontané.
Elle ne réagit pas immédiatement à la baffe que je venais de lui coller. Puis elle eut un vieux réflexe, celui du bon coup de genou où ça fait mal. Elle gloussa tandis que je m'effondrai.
-Si tu n'es pas content, si tu veux que je m'excuses, tu peux toujours crever une deuxième fois ! Où alors, rends visite à ton humaine chérie qui s'excuse tout le temps, ça devrait combler tes désirs ! Mais sache que je t'aimerais toujours plus qu'elle ne le pourra.
Un vampire ne peut souffrir d'un coup. Sauf si ledit coup vient d'un autre vampire. Je suis sûr que mon corps en était presque rendu à chercher n'importe quelle goutte d'eau de mon corps pour créer des larmes de douleur. Je me redressais et annonçais avec difficulté.
-Je n'en ai plus rien à faire… De cette humaine… Elle n'est pas importante… Un jeu. Une distraction. Rien d'autre.
-D'accord ! Donc, tu t'en fiches, si je la bouffe ?
Elle disparut dans un éclat de rire monstrueusement sadique, et, pris d'une soudaine inquiétude, je la poursuivis.
*Ceux qui ont lu ma Fanfic A jamais, Pour toujours comprendront sûrement l'allusion ^^
En me relisant, j'ai remarqué que la phrase "Tu n'es qu'un petit garde totalement inutile ! Tu n'as jamais été précieux aux yeux d'Aro, alors que moi si !" est vraiment cruelle. J'devais pas être de bonne humeur à ce moment là... (ou alors si, de trop bonne humeur... J'aime torturer mes personnages plus que de raison^^)
Sachez que le chapitre suivant est mon préféré, avec le dernier. Mais c'est surement mon esprit tordu, sadique et cruel qui aime mettre mes personnages dans des situations bizarres qui apprécie le chapitre suivant. Qui s'intitule "Je le savais, je l'avais dit !"
Reste plus qu'à relire tout ce qu'Alec a dit... X-)
J'espère que vous avez aimé ce chapitre ! Une review ? (Et encore désolée pour toutes les erreurs vis-à-vis de l'histoire parce que ca fait longtemps que j'ai lu les Twilight. :$)
