Alpha et Oméga
Cela faisait maintenant plusieurs jours que Clara, Ghib et Faranghis avaient rejoint le prince Arslan, et, alors qu'ils avaient établi un camp dans une maison abandonné, Narsus avait décidé d'aller récolter des informations à Ecbatana avec Daryûn, avant de rajouter : « Clara ? Voudriez-vous venir ?
Moi ? Mais… je ne vois pas en quoi je serais utile… je ne connais pas la ville en plus !
Les Lusitaniens se méfieront moins d'une jeune femme que de deux hommes encapuchonnés, vous ne croyez pas ?
Probablement mais… commença la jeune fille.
Narsus ! Tu n'y penses pas ! protesta Daryûn, Elle ne sait pas se battre à l'épée ! Si nous nous faisons repérer, elle va nous ralentir !
… D'accord, je viens avec vous ! se décida Clara, par pur esprit de contradiction. »
Narsus rigola doucement tandis que Daryûn les fusillait du regard, puis il mit sa cape en même temps que son ami, et la jeune fille en prit également une, avant que Narsus ne sourie : « Vous ne croyez quand même pas aller à la capitale vêtue comme ça ?
Je ne vois pas où est le problème ! protesta Clara.
Au Parse, les femmes s'habillent avec des robes, pas des tuniques et des pantalons ! »
Clara gémit en acceptant la robe qu'on lui tendait, se changeant rapidement, avant de revenir, et de déclarer : « Pas de commentaires s'il vous plaît !
Ô ravissante Clara ! Votre beauté égale celle des étoiles brillant au-dessus de nos têtes et…
Pitié, Ghib, tais-toi ! lâcha Faranghis exaspérée, Bonne chance, et revenez vite. Nous protégerons le prince. »
Narsus hocha la tête avant de monter sur son cheval, imité par Daryûn qui lâcha : « Je tiens à faire remarquer qu'elle risque de plus se faire remarquer dans cette tenue que dans l'autre. »
En effet, Clara avait revêtu une longue robe de toile blanche, se dégradant ensuite vers des couleurs plus chaudes telles que le rouge-orangé, ainsi qu'un châle rouge pâle. Narsus sourit : « Oh, ça ira, les Lusitanien seront trop occupés à maintenir l'ordre pour s'occuper de ça ! Allons-y ! Ah euh… Clara ? Il serait préférable que vous montiez avec l'un de nous, à moins que vous ne pensiez être capable de galoper avec cette robe ?
Oh euh… »
Daryûn soupira, puis souleva la jeune femme du sol, pour l'asseoir devant lui avant de déclarer : « On peut y aller maintenant ? »
Plusieurs heures plus tard, ils étaient enfin dans la ville, Clara étant encadrée par les deux hommes, et ils écoutaient toutes les conversations qui leur parvenaient. Evaluant les dégâts, Narsus déclara : « La ville a subit des dégâts considérables.
Oui, je ne voudrais pas que son Altesse voie ça… acquiesça le cavalier noir.
Cela étant dit, commença Clara, Je me demande pourquoi les Lusitaniens n'ont pas fermé les portes de la ville…
Je vois ce que vous voulez dire, vous pensez qu'ayant vaincu l'armée, ils devraient cependant considérer que Son Altesse représente une menace et verrouiller Ecbatana pour limiter les déplacements et les rumeurs ? continua Narsus.
C'est probablement ce que j'aurais fait à leu place… entrer ici était facile…
Vous avez raison, mais heureusement pour nous, ils ne considèrent pas le prince comme une menace suffisante de se barricader dans la capitale. »
Clara hocha la tête, puis continua de marcher en silence, suivant Narsus et Daryûn jusque dans la grande place, où les envahisseurs entassaient des milliers de parchemins provenant tous de la grande bibliothèque légendaire du Parse, connu pour ses douze millions d'écrits. Un homme au regard fou se tenait sur une estrade, avec derrière lui le roi du Lusitania Innocentis VII et son frère, et il criait d'une voix effrayante : « Mettez-y le feu ! Allez ! Brûlez-moi tout ça ! Brûlez ! Oui, brûlez les ouvrages maléfiques des païens ! Que les flammes vous dévorent et vous réduisent en cendres jusqu'au dernier ! »
Clara grimaça de dégoût et lâcha : « Cet homme est fou… »
Mais c'est alors qu'un soldat Lusitanien s'approcha et tenta de parler à cet homme qui n'était autre que l'archevêque Bodin : « Monseigneur… ce sont peut-être des objets païens, mais… mais peut-on jeter dans le feu autant d'ouvrages ? Sans même les avoir étudié ? Les informations qu'ils contiennent…
BLASPHEME ! ragea Bodin en tapant l'estrade de son bâton, Les livres sacrés de Yaldabaoth suffisent largement en ce monde ! Il faut détruire tous les écrits dont le diable a inspiré la création !
Bien sûr… mais il y a des traités de médecine alors…
SILENCE ! Les hommes au cœur pur ne craignent pas les démons de la maladie ! Leur foi est là pour les protéger ! Et si certains tombent malades… c'est qu'ils reçoivent un divin châtiment dû aux mauvais germes au fond de leur cœur ! »
Il poussa le malheureux soldat dans la flamme et Clara hoqueta avant de se tourner vers Narsus pour lâcher : « Mais… pourquoi ? Comment une religion peut-elle pousser des hommes à s'entre-tuer ?
C'est un fanatique, il est probablement aveuglé par une foi qui n'en est pas vraiment une… »
La voix de l'archevêque retentit à nouveau alors qu'il s'adressait au roi du Lusitania : « Même s'il s'agit du puissant roi d'un pays, à partir du moment où on a de mauvaises pensées, comme d'épouser une païenne, le poison de la maladie sera le sceptre divin qui frappera celui qui sombre dans l'orgueil ! HOMMES AUX MAUVAISES PENSEES ! REPENTEZ-VOUS ! »
Il éclata de rire alors que dans la foule, trois personnes en particulier avaient un visage sombre. Narsus gronda : « S'emparer des richesses des vaincus, je veux bien… mais détruire leur culture par le feu…
On ne peut même pas les appeler des barbares… lâcha Daryûn, Ceci est le fait de singe !
Ce maudit personnage ne mérite pas d'exister. grinça Narsus, Je vais me charger de lui, quant au roi et à son frère, je te laisse t'en occuper.
Avec plaisir. »
Clara continua de fixer le brasier avant de s'enquérir : « Et moi ? Que dois-je faire ?
Récoltez des informations, mais restez très prudente… et rejoignez-nous près de la porte principale dans deux heures. Vous saurez retrouver votre chemin ?
Oui.
Bien. »
Elle hocha la tête avant de partir de son côté en quête d'informations.
Environ une heure plus tard, alors qu'elle avait récolté de nombreuses informations et qu'elle marchait dans une rue, ses pas silencieux et sa respiration lente, une voix froide la fit sursauter : « Que fais-tu par ici à cette heure, gamine ? »
Elle se retourna, surprise, et croisa le regard clair d'un homme qu'elle ne reconnut pas, portant un masque d'argent. Elle cacha rapidement sa peur, et inclina la tête en priant pour qu'il ne la soupçonne pas et elle répondit : « Je… j'étais venu pour rendre visite à ma grand-mère malade…
Vraiment ? Ne sais-tu pas que la ville peut être dangereuse pour une jeune fille seule ?
Si, mais elle avait besoin de remèdes, monseigneur…
Où habites-tu ?
En-dehors de la ville, dans un village plus au Sud…
Je vois et… »
Il s'arrêta net, humant l'air, avant d'éclater de rire : « Une oméga ! Vraiment… ce n'est pas du tout prudent de te balader seule comme ça ! »
Il se calma rapidement avant de la fixer, songeur : « Etonnant… tu ne sembles pas venir du Parse, jeune fille, commet t'appelles-tu ? »
Clara se figea, cherchant une idée de prénom qui ne la trahirait pas et lâcha d'une voix neutre : « Kyla, monseigneur…
Vraiment ? Drôle de prénom… »
Elle hocha la tête, commençant à sentir le changement d'atmosphère et il pencha la tête sur le côté, plissant les yeux, et il posa une main sur la garde de son épée avant d'ordonner : « Enlève ton châle. Maintenant. »
Serrant les dents, elle le retira de sa tête, gardant les yeux baissés sur ses chaussures, et l'homme au masque d'argent sourit, narquois : « Je me disais bien que tu me rappelais quelqu'un… il faut dire que tes traits sont typiques de ton pays d'origine… »
Clara se figea, alors qu'il continuait, faisant un pas vers elle : « Des cheveux lisses d'une couleur auburn, la peau extrêmement pâle, des yeux bleus purs et une petite taille… oui, tu es une Shirianne typique ! »
La jeune fille recula à nouveau et sentit un mur glacé dans son dos. L'homme masqué continua à avancer avant de pencher la tête sur le côté, souriant. Il déclara en tendant la main vers la joue de Clara : « Pourtant… tu ne devrais pas être vivante… nous avions cru que tous les Shirians avaient été tués… »
Il allait toucher la peau de la jeune fille qui d'un geste brusque et rapide, lança son genou vers le haut, le frappant à l'entrejambe et profita du fait qu'il était plié en deux pour partir en courant, le cœur battant vite et fort. Cet homme… comment avait-il deviné ses origines aussi facilement ?
Elle finit par atteindre un promontoire et elle se dissimula derrière une charrette, s'efforçant à ne plus faire aucun bruit alors qu'il s'approchait lentement de sa cachette…
Pendant ce temps, Daryûn et Narsus s'étaient retrouvés et parcouraient la ville pour rejoindre leur point de rendez-vous : « A l' origine, Yaldabaoth est un mot de Lusitanien antique. Il signifie « ignorance sacrée ».
Ah oui ? lâcha Daryûn, le bras tendu et appuyé sur un mur.
C'est la clé, Daryûn, la raison pour laquelle ils ont envahi le Parse est très simple. Il existe une phrase dans leur texte sacré qui la résume : les terres les plus belles et riches de ce monde appartiennent à ceux qui croient en Yaldabaoth.
Eh ben, c'est totalement arbitraire… constata le cavalier noir, Et simple en effet. Et les Lusitaniens, ces fameuses paroles divines, est-ce qu'ils y croient sincèrement d'après toi ?
Soit leur foi les aveugle et donc oui, soit ils font semblant d'y croire et l'ont utilisé comme prétexte pour leur invasion… »
Ils se turent et reprirent leur route alors que la nuit tombait et que le bruit des fêtards se répandait dans la capitale. Passant à côté d'une taverne, un homme visiblement ivre en sortit, percutant Daryûn et tomba sur ses fesses, pitoyablement. Il vociféra : « Oh ! Ca va pas ? Fais attention crétin ! Tu voulais me marcher dessus ou quoi ? Bon sang… tu sais qui tu viens de bousculer là hein ? J'suis un homme de l'Ehran Kahllahn ! »
Daryûn se renfrogna et le fixa dédaigneusement alors que l'homme pâlissait. Il glapit avant de s'enfuir en hurlant : « D-D-DARYÛN ! »
Narsus le regarda disparaître avant de commenter : « Fuir comme ça sans combattre malgré tout l'alcool qu'il a dans le sang, on dirait qu'il a encore conscience de ses limites.
On le poursuit ? proposa Daryûn.
Je vais y aller seul pour ne pas effrayer le poisson… »
Narsus partit donc à la poursuite du soldat ivre, remarquant cependant les soldats qui se préparaient à l'attaquer. Arrivant sur une petite place, il s'arrêta et se retourna pour voir quatre hommes lui faire front. L'un d'eux ricana : « Hin hin, c'était bien Narsus !
Sale fils de chien ! A cause de toi nous avons tous perdu notre place ! lança un deuxième.
Tu vas mourir, mais avant ça, tu vas gentiment nous dire où est le prince Arslan… »
Narsus dégaina son épée si rapidement et brusquement que les deux hommes qu'il venait de tuer n'eurent pas le tuer de le voir agir ! Il lâcha : « Bande de lâches… vous pensiez que ce serait plus facile de m'affronter seul ? »
L'homme à côté de celui qui avait percuté Daryûn s'effondra alors que ce dernier sortait de l'ombre, le visage impassible. Narsus demanda alors que l'homme se rendait : « Tu as deux options : soit tu me dis où se trouve le roi Andragoras, soit tu meurs.
Je… je ne sais pas… »
L'épée de Daryûn s'approcha de sa gorge et il paniqua davantage : « Je ne sais vraiment pas ! C'est la vérité, j'vous jure ! Je tiens à ma vie, je vous le dirais si je le savais !
Il y a sûrement des rumeurs qui circulent… l'incita Narsus, Tu ferais mieux de t'en souvenir l'ami, pour ton bien…
Ahh… le roi Andragoras est en vie !
Ca, nous le savions déjà.
Il est maintenu prisonnier quelque part, personne ne sait où exactement ! Le seigneur Kahllahn ne l'avait dit qu'à ses plus proches collaborateurs ! Même les généraux Lusitaniens n'ont aucune idée de l'endroit où il se trouve…
Et la reine Tahaminé ? demanda Narsus.
Il paraît que Innocentis VII, le roi du Lusitania, a l'intention de l'épouser… c'est le ragot du moment dans le royaume ! Le roi serait tombé amoureux d'elle au premier regard. »
Daryûn écarquilla les yeux et échangea un regard avec son ami, avant de frapper violemment le traître, puis de le bloquer dans un tonneau alors qu'ils repartaient discrètement. Narsus déclara : « La beauté de la reine est une chose bien terrible…
Hm, il ne manquait plus que ça ! Même si Sa Majesté est encore en vie, il sera considéré comme un obstacle au mariage et sera supprimé.
Oui, c'est une possibilité en effet, mais Innocentis VII peut aussi se servir de lui : en échange de sa vie, il peut forcer la reine à coopérer.
Dans tous les cas, lâcha Daryûn, Nous avons besoin de plus d'informations. On se sépare encore pour aller en piocher ?
Oui. »
Quelques minutes plus tard, alors qu'il était perdu dans ses pensées, Daryûn sentit une présence et leva les yeux pour trouver un homme en haut des marches qu'il gravissait, la main sur la garde de son épée, son regard glacé posé sur lui. I reconnut aisément l'odeur caractéristique des alphas et se tendit alors que l'inconnu au masque d'argent demandait : « J'ai entendu qu'il y avait un homme qui fouinait dans le coin. C'est toi ? »
Daryûn dégaina son épée et bondit en avant, faisant s'entrechoquer sa lame avec celle de l'inconnu masqué. Ce dernier se déplaçait à une vitesse impressionnante, et était probablement du même niveau que Daryûn, et ils se battirent ainsi pendant quelques secondes jusqu'à ce qu'ils s'éloignent l'un de l'autre. L'homme au masque d'argent lança : « Tu es plutôt doué… j'aimerais connaître ton nom.
Daryûn. »
Surpris, l'inconnu éclata de rire avant de déclarer, amusé : « Le neveu de Valphreze ? Le monde est encore plus petit que je ne le pensais ! Ah ah ah ah ! rit-il, Cher Daryûn, ouvre bien tes oreilles ! Ce que je vais te dire va t'intéresser au plus haut point ! C'est moi qui ai tué ton oncle ! »
Le cavalier noir écarquilla les yeux, puis l'autre reprit : « Ce sale chien d'Andragoras, il a eu la fin qu'il méritait ! Tu n'imagines pas le plaisir que je vais avoir à te tuer toi aussi ! »
Daryûn grinça des dents avant de bondir vers l'homme au masque d'argent, furieux, le frappant de toutes ses forces jusqu'à lui arracher son masque du visage, dévoilant la partie droite, dévorée par une brûlure infernale. Ce dernier allait attaquer de nouveau lorsqu'un claquement sec retentit et qu'il dut se protéger d'une flèche tirée vers lui.
Les deux hommes se tournèrent vers Clara, qui venait de surgir de sa cachette, un arc à la main : elle l'avait probablement dissimulé sous sa robe avant de partir, mais l'inconnu ricana : « Tiens, on dirait que tu te décides enfin à te montrer, garce !
Vous le connaissez Clara ? »
Elle avait essayé de dissuader son compagnon de parler, mais le mal était fait. L'inconnu se tendit brusquement, braquant son regard vers elle avant de siffler : « Clara ? Clara ?! Oh, alors ça pour une surprise… j'aurais du m'en douter en fait… une oméga venant de Shiria, il n'y en a pas beaucoup… surtout de ton âge ! »
A la mention de Shiria, Daryûn baissa légèrement sa garde, et l'homme bondit vers lui si vite, que seule l'intervention de Narsus le sauva. Ce dernier lâcha d'une voix morne : « Vas-y, demande-moi mon nom je t'en prie, se présenter soi-même sans y avoir été invité est un peu trop grandiloquent pour moi…
Qui es-tu pauvre bouffon ?
La courtoisie n'est pas ton fort… mon nom est Narsus, je suis le peintre qui servira à la cour lors du règne du prochain roi du Parse.
Un peintre à la cour ? C'est une blague ?
Quelqu'un qui ne connaît rien à l'art comme toi l'ignore peut-être, mais on dit que je suis la réincarnation du Saint peintre Manie.
QUOI ? Qui dit ça ? s'exclama stupéfait Daryûn alors que Clara encochait une deuxième flèche.
Hin hin… un chien et un piètre peintre… ricana leur adversaire, Vous allez bien ensemble.
Répète un peu ça ! »
Narsus piqua en avant, tandis que son ami protégeait son flan et que Clara décochait flèche après flèche, tentant de blesser leur adversaire. Cependant, des soldats commençaient à affluer et ses flèches s'épuisaient.
Narsus lança : » Changement de programme, pour le moment nous ferions mieux de nous replier. »
Lui et Daryûn renversèrent des poteries sur les soldats Lusitaniens arrivant et sautèrent evrs les toits voisins, suivi de près par Clara qui, ayant la malchance de baisser sa garde, sentit une vive douleur dans sa cuisse, alors qu'une flèche venait de se ficher dedans. Elle cria sous le coup de la douleur, alertant ses compagnons. Rapidement, Daryûn revint sur ses pas, la saisit et la souleva, une main dans le dos et l'autre bras sous ses genoux, avant de se remettre à courir, alors que derrière eux, leur attaquant pestait, bien qu'un sourire triomphant ne vienne fleurir sur ses lèvres alors qu'il lâchait : « Pour une surprise… je sens que les choses vont devenir intéressante… »
Réussissant à sortir de la ville, Narsus, et Daryûn qui portait encore Clara, rejoignirent les chevaux et partirent au galop, en direction du prince et de leurs autres compagnons qui devaient les attendre.
Alors qu'ils chevauchaient à vive allure, Daryûn déclara, tout en maintenant la jeune fille blessé sur le cheval : « Ce bâtard va nous poser des problèmes, il est fort… heureusement que tu es arrivé, un peu plus et il…
Tout cela n'a aucune importance Daryûn ! rugit l'artiste furieux, Ce salopard m'a traité de piètre peintre, tu te rends compte ? C'est inadmissible ! »
Daryûn fit une moue désespérée tandis que Narsus s'interrogeait : » Et pourquoi cet homme porte-t-il ce masque ? Est-ce pour cacher sa véritable identité ? Ou pour impressionner ses adversaires ?
Je ne sais pas, mais une chose est sûre : un jour ou l'autre, il faudra terminer ce combat ! »
Clara gémit alors qu'une secousse faisait vibrer la flèche encore fichée dans sa flèche et Daryûn baissa les yeux vers elle : « Vous pourrez tenir le coup ?
O-oui… ça ira ! grinça Clara en serrant les dents, Ce n'est qu'une égratignure…
La flèche a peut-être touché un muscle… commenta Narsus, Nous la soignerons en arrivant.
Pas de problèmes… »
Elle grimaça à nouveau et finit par s'évanouir lentement, sa tête retombant contre le large torse du cavalier noir qui se crispa légèrement avant de se détendre, un peu en tout cas… le fait d'avoir une oméga si proche de lui provoquait chez lui un sentiment étrange qu'il ne parvenait pas à expliquer alors qu'ils continuaient d'avancer pour rejoindre les autres… les explications la concernant devront apparemment attendre.
