Dernier chapitre les loulous ! J'espère qu'il vous plaira !

Pour ceux qui m'suivent sur Face' (lien toujours sur mon profil), vous savez déjà que j'ai écris la fin y'a pas deux heures xD J'étais obligée de rajouter ce Sterek là, c'était trop frustrant et platonique sinon :')

Je n'ai pas relu cette partie, du coup ça va être la catastrophe, désolée ! Mais je voulais absolument le poster (déjà qu'il était prévu pour hier) et là il est 01h20 du matin donc vraiment la flemme de relire ! Pardonnez-moi :3

Sur ce, bonne lecture mes amours ! :coeur:


Chapitre 3 : Personne ne s'y attendait

« Tout ça, c'est de ta faute ! » fulmina Derek en pointant Stiles de son indexe accusateur. « Si tu n'étais pas revenu avec ta putain de curiosité, si tu n'étais pas venu fouiller, si tu n'étais pas descendu ici, si tu n'étais pas resté quand je t'ai dit trois fois de partir, tout cela ne serait pas arrivé ! Nous ne serions pas enfermés dans ce foutu cachot à attendre que des chasseurs trouvent le parfait moyen de faire disparaître nos corps après nous avoir tué ! »

C'était sincèrement la première fois que Stiles l'entendait dire autant de mot. Et c'était probablement la première fois que Derek en prononçait autant. Il était hors de lui et ne cessait de frapper la porte en acier de toutes ses forces. Ce gamin était un parasite. Il avait réussi à survivre tant bien que mal parmi les chasseurs, avait eu le temps de monter un plan correct, et ce gamin se pointait et fichait tout en l'air.

Dire qu'il était en colère était un euphémisme. Il écumait de rage, tant et si bien qu'il ne contrôlait plus sa transformation et avait déjà commencé à faire pousser ses crocs et ses griffes et ses yeux avaient pris leur teinte carmin.

Scott s'étrangla de peur et recula jusqu'au fond de la cellule sous le regard assassin du loup.

« Putain de merde mais c'est quoi ce bordel ?! » hoqueta le pauvre adolescent, qui était jusque-là encore ignorant du versant du monde dans lequel il vivait paisiblement.

« Derek est un loup-garou. Pas le temps de t'expliquer » répondit un peu durement l'hyperactif, son regard coléreux braqué sur le brun pour s'adresser à lui. « Tu crois que je ne le sais pas peut-être ? Hein ? Tu crois que j'ai pas conscience que tout ce bordel, c'est de ma faute ? Que crois-tu que j'essayais de faire quand j'ai proposé de vous laisser partir ? J'ai bien compris que j'étais le responsable, et j'étais prêt à en payer le prix tout seul ! »

Derek eut un grognement à la limite du ricanement dédaigneux.

« On peut dire que ça a fonctionné ! Bravo, Stiles, on peut t'applaudir ! On est sain et sauf maintenant ! Merci ! » répondit-il avec une ironie amère qui piqua la peau de Stiles comme autant de petites épines se plantant dans sa chair.

« Pas besoin de ton sarcasme, Sourwolf ! » répliqua le jeune, piqué au vif. « J'ai essayé comme j'ai pu. Pas de ma faute si ces gens sont complètement cinglés ! Et puis, m'accabler de reproche va te servir à quoi ? Hein ? C'est pas ce qui va nous faire sortir de ce trou. Alors si tu pouvais la fermer pour que je trouve un plan… »

Il ne put finir sa phrase qu'il était violemment plaqué à un mur. Il grimaça de douleur avant de planter son regard dans celui toujours carmin du loup.

« Ne t'avise plus de me parler sur ce ton ou alors je t'arracherai la gorge. Avec les dents » gronda Derek, la colère ruisselant de son être.

« Si tu me tues, comment tu vas sortir de là ? Je suis le plus intelligent ici. Je suis le seul à pouvoir sortir ton cul de loup de ce trou, et le seul qui peut te garantir d'en sortir en vie » répondit effrontément Stiles, le cœur battant à tout rompre.

Derek gronda sourdement, son regard de braise brûlant de sa rage la peau de son vis-à-vis au passage. Mais Stiles n'en tint pas compte. Il avait déjà bien assez à faire avec la culpabilité dévorante qui lui consumait les entrailles.

« J'ai besoin de savoir un maximum de trucs pour pouvoir monter un plan. Je veux que tu me racontes toute ton histoire. Depuis le début. »

Le loup grogna, accentua la pression sur son corps avant de le relâcher et de s'éloigner en lui tournant le dos. Et il entreprit de lui raconter.

Tout avait commencé quand, jeune et stupide, en quête de sensations fortes après la douloureuse perte de son premier amour, Derek avait voulu enfreindre les règles de la raison. Il avait voulu trompé la tristesse et la souffrance en faisant des choses stupides. Comme sortir avec une chasseuse. Sortir avec Kate Argent. Il pensait naïvement que la jeune femme l'aimait, et qu'ils étaient heureux. Il l'était, jusqu'au moment où elle fit cramer sa famille entière. Ne laissant que lui, sa sœur Laura et son oncle Peter. Ils avaient fui, changeant d'Etat, se réfugiant dans la grande ville de New-York.

Mais Laura, alors devenue Alpha, devait revenir à Beacon Hills à cause de mort d'animaux pour le moins étrange. Ne la voyant pas revenir et n'ayant pas de nouvelle après des semaines, Peter et lui étaient revenus en ville. Ils étaient tombés dans un piège, tout comme Laura. La famille Argent les avait capturés, mais Derek avait réussi à fuir.

Il apprit la mort de Laura lorsqu'il devint l'Alpha. A partir de ce moment-là, il avait commencé à construire sa propre meute pour pouvoir se venger et libérer son oncle. Mais tout ne s'était pas passé comme prévu… Les Argent avaient enlevé ses Bêtas un à un pour l'obliger à se rendre et il n'avait eu d'autre choix que d'obtempérer.

« C'est pas que je ne suis pas content pour vous mais, pourquoi vous êtes toujours en vie ? » se risqua à demander Stiles, les sourcils froncés sous l'incompréhension.

« Parce qu'ils servent de bêtes de foire » lui répondit Scott qui s'était finalement remis du choc.

Il eut droit à deux regards surpris, l'un de Derek parce qu'il ne s'attendait pas à ce qu'il parle, et l'un de Stiles parce qu'il ne s'attendait carrément pas à ce que son meilleur ami comprenne avant lui – sans vouloir offenser personne bien sûr.

« J'ai trouvé des papiers avant que Gérard ne me surprenne. T'avais plus ou moins raison avec cette histoire de trafic humain. Le zoo sert à blanchir l'argent qu'ils se font en donnant des séances privées à des particuliers où ils peuvent interagir avec les loups. Des gens très, très riches… »

Derek hocha la tête, les bras croisés contre sa poitrine. Stiles ouvrit une bouche outrée mais ne trouva rien d'assez fort pour exprimer son indignation. Il leur fallait un plan, et vite.

« Mais pourquoi tu n'es pas avec les autres ? » demanda brusquement Stiles, pointant un détail qui le turlupinait.

Le brun détourna la tête pour poser son regard partout sauf sur les deux adolescents.

« Kate aime bien m'avoir sous la main » fut sa seule réponse, amère et mordante. Honteuse.

Mais – oh mon dieu – Stiles avait compris le sens de ces mots, et c'était outrageant, répugnant, absolument malsain. Et, s'il ne détestait déjà pas cette femme, ça aurait suffi à le faire la haïr. Cette femme était une vraie folle, une psychopathe. Et pourquoi diable était-il à ce point jaloux, hein ? Ce n'est pas comme s'il ressentait le moindre intérêt pour Derek. C'eut été ridicule.

En parlant du loup, on en voit la queue, comme on dit, et c'est ce moment-là que choisit Kate pour apparaître accompagnée par trois hommes.

« J'ai une grande envie de m'amuser, pas vous ? » lança-t-elle joyeusement, ses yeux brillants d'une lueur malsaine.

Un frisson d'effrois remonta le long de l'échine des deux humains. Avant qu'ils n'aient pu dire quoi que ce soit (ce n'était non plus comme s'ils avaient le choix), ils se firent embarqués, Derek menotté, et amenés dans la pièce où Peter était retenu captif. Derek fut attaché près de son oncle, les bras écarté retenu par des chaînes, ses pieds touchant à peine le sol, tandis que Stiles et Scott étaient attachés un peu plus loin, simplement reliés au mur par des chaînes.

Kate se lança dans un joyeux monologue totalement stéréotypé du méchant de base dont nous nous passerons la retranscription. Stiles était heureux que cette barge tombe dans le cliché, parce que c'était toujours le moment pour les gentils de réfléchir à un plan et de s'en sortir presqu'indemne. Alors il se concentra du mieux qu'il le pouvait pour trouver un foutu plan qui leur permettrait de quitter les lieux le plus rapidement possible. Sauf que ce n'était pas facile, la situation paraissait plutôt désespérée. Un peu trop même.

Et puis, sa concentration partit en vrille quand il vit Kate se mettre à lécher outrageusement le torse dénudé – okay, quand ce truc était-il arrivé ? – de Derek qui tenta de la mordre sans grand succès. Stiles se débattit avec ses chaînes, indubitablement en colère, sans vraiment chercher à savoir pourquoi.

« Eh, la folle ! T'as pensé à consulter ? » l'apostropha-t-il avec hargne.

D'accord, ça c'était stupide. Attirer son attention alors qu'il essayait de trouver un plan pour s'évader, ce n'était pas la meilleure idée qu'il avait eu. Mais comme bien souvent, il n'avait pas réfléchi avant de parler, il avait juste agi, comme si les mots étaient mus par leur volonté propre.

Quand Kate s'approcha lentement de lui, un sourire torve sur les lèvres, Stiles regretta amèrement d'avoir ouvert la bouche.

« Laisse-le en dehors de ça, Kate, c'est à moi que tu en veux ! » tenta de la distraire Derek.

Il n'était pas sûr que l'humain puisse survivre au traitement spécial de Kate. Et il ne voulait pas qu'elle le touche.

« C'est adorable, Derek, vraiment. Depuis combien de temps tu n'avais pas eu cet instinct de protection, huh ? Oh, depuis que ta meute est retenue ici, non ? »

Et le ton sur lequel elle parlait de ne présage rien de bon. Condescendance, froideur, dureté. Stiles savait que ça ne serait pas bon. Quand elle s'approcha de lui pour lui attraper vigoureusement les cheveux, lui faisant pencher la tête en arrière avec une grimace de douleur, Stiles pensa qu'il était foutu. Autant se faire une raison, non ?

« Bavard, bavard, petit Stiles. La curiosité est un si vilain défaut ! » chantonna-t-elle, son sourire mauvais étirant toujours ses lèvres. « Ça mérite une punition. »

La voix claqua en même temps que la main sur la joue de Stiles. Une douleur cuisante fourmilla sous sa peau, brûlante. Ouais, c'était définitivement ce feu-là qui le perdrait. Le deuxième coup qu'il reçut fut plus percutant. Elle avait refermé le poing et l'avait abattu avec plus de force que nécessaire sur la mâchoire de Stiles. Qui n'arrivait pas à croire qu'il se faisait tabassé par une femme dans une cave d'un établissement d'un zoo, entouré par deux loups-garous et par son meilleur ami. Evidemment, c'était facile de concevoir qu'il n'arrivait pas à y croire, c'était dingue.

Mais quand un grondement sourd et bestial sort de la cage thoracique d'un homme, en passant par sa gorge, et qu'on est effectivement dans une cave, en train de se faire frapper par une femme, la réalité de la chose devient un peu plus facile à admettre. D'une douloureuse façon, d'ailleurs.

Stiles avait perdu le compte des coups, il savait juste qu'il avait mal un peu partout sur le visage et l'abdomen, et que de son nez ruisselait un filet de sang, lui laissant sur la langue un goût de fer. Le grondement était quasi-perpétuel à présent, et il bourdonnait aux oreilles de Stiles qui avait vraiment du mal à se concentrer à cause de la douleur. Parce que, même s'il s'était fait une raison sur sa propre fin, il ne pouvait tout de même pas laisser son presque frère et Derek mourir avec lui n'est-ce pas ? Ce n'était pas juste, il était quand celui à cause de qui tout avait commencé.

Quand il réalisa que les coups avaient cessé, il ne sut pas depuis combien de temps exactement. Son rapport au temps était légèrement perturbé pour tous les événements récents. Son regard un peu flou se posa sur la pièce pour voir que Kate s'était à présent approchée de son presque frère. Il se débattit comme un beau diable, faisant cliqueter ses chaînes, pour attirer l'attention de cette psychopathe sur lui et éviter à Scott le traitement qu'il avait subi.

« Alors c'est quoi votre excuse ? » lança-t-il d'une voix forte mais tremblante. « Pour avoir assassiné des humains innocents et pour en tabasser d'autre à mort aujourd'hui, je veux dire. Hein ? Une maman et un papa pas assez attentionnés ? Non parce qu'il faut être carrément déranger pour être d'accord avec ça ! Vous êtes une véritable cinglée avec de sérieux problèmes psychologiques ! Faudrait vraiment penser à consulter ! »

Du coin de l'œil, il put voir le regard désapprobateur, furieux et sidéré – oui, oui, tout à la fois – de Derek, mais il n'y prêta pas attention, focalisé sur Kate qui revenait vers lui avec une rage évidente. Il allait morfler.

« Ils méritaient de mourir. Les amis de mes ennemis sont mes ennemis » déclara-t-elle sombrement avant de le frapper à nouveau.

« Vous en avez d'autres des phrases toutes faites comme ça ? » continua-t-il à la provoquer, au grand damne de Derek et Scott. « Genre, apprends à connaître tes ennemis, par exemple ? C'est pas dans l'Art de la guerre, de Sun Tzu, ça ? Sérieusement, c'est comme ça que vous apprenez à devenir chasseur ? En lisant un traité sur les stratégies militaire d'un maître chinois ? Et on vous fait lire Mein Kampf aussi, histoire de vous conditionner à devenir des meurtriers de masses ? Ça vous déculpabilise c'est ça ? »

Stiles aurait pu continuer longtemps sur sa lancée, une fois qu'il commençait, c'était dur de l'arrêter. Mais quand un couteau à cran d'arrêt dont la lame scintilla et accrocha l'œil de l'adolescent, sortir de la poche de la chasseuse, il se retrouva rapidement sans voix. Les mots se tarirent sur les lèvres alors qu'une idée très précise de la façon dont elle allait utiliser cette arme germait sous son crâne. Il avait peut-être un peu poussé…

Derek rugit quand il aperçut l'arme, se débattant avec ses chaînes. Tout cela allait trop loin. Ce gamin était vraiment, vraiment très stupide ! Il n'en faisait qu'à sa tête, à croire qu'il n'avait aucun instinct de survie ! Derek commençait doucement à devenir dingue. Il aimerait tellement pouvoir se détacher et tuer cette pétasse une bonne fois pour toute ! Sans comprendre pourquoi, savoir que Kate allait blesser Stiles encore plus sérieusement le mettait dans un état porche de la folie meurtrière.

Quand il sentit la lourde et étouffante odeur du sang, ses prunelles devinrent carmin, ses crocs proéminents, et ses griffes acérées. Elle avait blessé Stiles. Il se demanda fugitivement pourquoi ça le mettait dans une telle colère (hormis les questions d'éthiques et de morales, il ne devrait pas être si en colère), mais laissa bien vite tomber, estimant avoir plus urgent à s'occuper.

Un rire rauque et pas le moins du monde amusé retentit par-dessus les gémissements de douleur de Stiles, les lamentations presque silencieuses de Scott, et les grondements de rage de Derek. Quatre regards se muèrent vers le corps que tout le monde avait oublié jusque-là.

« On s'amuse avec des enfants, Kate ? » demanda Peter, d'une voix moqueuse et basse, en relevant péniblement la tête pour fixer la chasseuse de ses prunelles bleues glaciers. « Tu as toujours été un peu lâche. S'attaquer à une meute alors qu'elle tourne le dos, qu'elle s'occupe de ses humains, et en plus avec du renfort et des cocktails Molotov… C'est pathétique. Et maintenant, tu tortures des ados enchaînés ? Tu es tombée bien plus bas que je ne croyais cela possible. »

Il lui adressa un sourire méprisant. Et Stiles remercia tous les Dieux qu'il connaissait pour l'intervention de l'oncle qui détournait l'attention de cette psychopathe. Pendant que Peter continuait de se moquer allègrement de la chasseuse, Stiles continuait de réfléchir. Il regarda autour de lui, cherchant désespérément un objet qui pourrait lui servir, mais autant s'attendre à trouver la clé des menottes juste devant lui avec un petit écriteau « Désolé pour le dérangement ».

« Kate. Grand-père te demande » intervint Allison, la mine fermée – et bon sang comment était-elle arrivée là ?!

La psychopathe se tourna vers sa nièce avec un sourcil relevé de surprise.

« Pourquoi cela ? » l'interrogea-t-elle, très peu désireuse de quitter son terrain de jeu.

« Ce n'est pas comme si Grand-père me disait tout » fit-elle en haussant les épaules, indiquant son ignorance.

Kate soupira de dépit mais s'exécuta : elle n'allait pas faire attendre son père. Elle sortit de la pièce, Allison faisant semblant de suivre le mouvement. Une fois que Kate se fut éloignée, elle se tourna d'un mouvement vif vers le garde le plus proche, prit l'arme qu'il tenait, lui donna un coup de cross dans le nez avant de lui taper l'arrière de la jambe pour le faire tomber à genoux. Puis, elle asséna un dernier coup à l'arrière de la nuque, plongeant le bougre dans l'inconscience. Et tout ça, en cinq secondes, sans que l'autre garde ait pu réagir. Elle braqua le semi-automatique sur l'homme et enleva le cran de sûreté.

« Les clés des chaînes » lança-t-elle, le regard sombre.

« Sacrément flippante ta copine » souffla Stiles à Scott avec un léger frisson d'angoisse.

Scott, lui, observait Allison avec un regard émerveillé. L'hyperactif leva les yeux au ciel. Le garde tendit lentement les clés à la jeune fille.

« Attention, Allison ! » la prévint Derek qui venait de voir que l'homme comptait l'attaquer avec un couteau lorsqu'elle s'approcherait pour récupérer les clés.

Sans même sourciller, elle tira dans la jambe du malheureux qui avait voulu la duper. Elle récupéra les clés et donna un grand coup de cross dans le visage de l'homme pour être sûre qu'il leur foutrait la paix. Puis elle se dirigea vers Scott, le délivra, et fit de même pour Stiles. Cependant, elle hésita quand elle regarda Derek et Peter. Hésitation qui tapa prodigieusement sur le système de Stiles. Il lui arracha les clés des mains en lui lançant un « On a pas le temps » et libéra les deux loups. Non sans devoir retenir des gémissements de douleur – fierté oblige. Kate avait gentiment et délicatement planté le couteau dans sa cuisse et la douleur irradiait dans tout son corps, le faisant boiter.

Derek posa alors une main chaude sur son bras et Stiles leva un regard interrogateur vers le loup. Quand il commença à sentir la douleur refluer, il hoqueta de surprise et baissa les yeux sur la main zébrée de veines noires du loup.

« Flippant, mais trop cool » soupira-t-il alors que la douleur s'apaisait.

« Il faut nous dépêcher avant que Kate ne revienne » les pressa la jeune chasseuse, tirant Scott par la main.

Le groupe ne tarda pas à se mettre en mouvement et sortit dans le couloir le plus silencieusement possible.

« Attendez. Où sont Erica, Isaac et Boyd ? » chuchota Derek, s'adressant plus particulièrement à Allison.

« Ils sont gardés dans une autre section du zoo. On verra ça une fois que vous serez sorti d'ici. »

Scott tiqua, resserrant sa prise autour de la fine main de la chasseuse.

« Tu ne viens pas avec nous ? » lui souffla-t-il, inquiet.

Il doutait sincèrement que son grand-père barjot et sa tante psychopathe la laisse indemne après avoir fait échapper les prisonniers et tiré sur un garde.

« Pour aller où ? Ma famille est ici, Scott. Mon père me protégera. »

Elle avait l'air confiant, mais Scott n'était pas rassuré pour autant. Toutefois, il n'ajouta rien, et le groupe continua sa traversée, Derek soutenant légèrement Stiles qui avait du mal à marcher. Finalement, arrivés aux escaliers, le loup décida de porter Stiles. Sa lenteur allait les faire tuer, ils devaient être le plus rapide possible.

C'est donc porté comme une princesse – et croyez bien que son ego en prenait légèrement un coup – que Stiles gravit les marches. Derek semblait le porter comme s'il ne pesait rien, et c'était franchement hallucinant.

Ils continuèrent leur ascension et arrivé au rez-de-chaussée, Derek ne posa pas Stiles au sol – pas que ce dernier s'en plaignait, cela dit. Connaissant les lieux par cœur, Allison les guida rapidement jusqu'à la sortie et ensemble, ils s'engouffrèrent dans le labyrinthe qu'était le zoo.

Le parc était toujours aussi sinistrement silencieux, et la nuit avancée rendait la progression pour les humains beaucoup plus incertaine. Pour autant, Allison parvint à les conduire rapidement jusqu'à l'endroit où ils retenaient le reste de la meute de Derek. Stiles étouffa un gémissement de dépit et de peur.

« Il faut vraiment qu'ils soient retenus chez les lions ? » geignit-il alors que Derek consentait enfin à le poser à terre.

« C'est le seul endroit où des grognements ne sont pas bizarre. De plus, Derek ne pouvait pas les flairer s'il ne s'approchait pas de leur tanière » répondit la chasseuse en haussant les épaules.

Evidemment. Stiles n'avait pas particulièrement envie d'entre dans la gueule des lions, mais il voulait encore moins rester seul à attendre dehors, et prendre le risque de se retrouver seul face à Kate.

« Dépêchons-nous » répliqua-t-il, jetant des regards aux alentours avec angoisse.

Il se doutait que les méchants viendraient ici dans très peu de temps. Aussi, ils entrèrent dans la fosse aux lions. L'estomac de Scott et Stiles se serrèrent d'angoisse alors qu'ils se jetaient un coup d'œil. L'hyperactif tenta un sourire rassurant, après tout, les loups-garous pouvaient facilement battre des lions, pas vrai ? Pas vrai ?

Bien sûr que oui. Du moins l'espérait-il. Sans y penser plus pour ne pas faire une crise de panique, il suivit de près Derek, ses yeux virevoltant d'un point à un autre dans l'angoisse de découvrir quelque chose qui ne lui plairait pas. Et finalement, il vit Derek se tendre, grondant, les yeux rouges.

Le loup s'élança dans la caverne-grotte des lions sans même une exclamation, suivit de près par Peter tout aussi grondant. Alors que Stiles allait les suivre, Allison l'en empêcha.

« Ils ont senti leur meute, mais les lions sont entre eux et les autres membres. Je suis sûre que tu ne veux pas voir ce qui va arriver aux lions » lui lança-t-elle gentiment.

Et, non, Stiles ne voulait pas savoir. Sa curiosité était satisfaite pour au moins trois mois. Bon, peut-être qu'un seul mois. Une semaine ? Si, au moins une semaine.

Les bruits de combats – à savoir des rugissements, des bruits visqueux et autres joyeuses célébrations – leur parvenaient distinctement avant de finalement s'arrêter. Environ cinq minutes plus tard, Derek et Peter revenaient avec à leurs côtés trois adolescents mal en point, mais vivant et capable de marcher. La jeune fille, Erica semblait-il, grogna à l'encontre d'Allison. Par un réflexe stupide mais, Stiles devait l'avouer, romantique, Scott s'était mis devant la jeune chasseuse comme pour la protéger – bien qu'elle n'ait nullement besoin d'être protégée !

Un grondement d'avertissement de Derek fit cesser Erica, et sans un mot de plus ils reprirent le chemin inverse. Quand Stiles disait que les méchants allaient les retrouver, il ne le pensait pas sérieusement. Pourtant, il aurait dû savoir que c'était exactement ce qu'ils allaient faire. Il était bien placé pour le savoir, c'était toujours comme ça dans les films, et il était un grand amateur de films.

Ils se retrouvèrent donc encerclés en plein milieu du zoo. Ils devaient y avoir une quinzaine de chasseurs autour d'eux. Et Stiles pensa de manière totalement incongrue qu'il devrait y avoir une loi contre les méchants qui agissaient dans le cliché. Les chasseurs semblaient en raffoler.

« Je vais me faire un plaisir de vous tuer, comme j'ai tué le reste de votre misérable famille » cracha Kate en apparaissant devant eux.

« Nous les vengerons » répliqua durement Derek, le corps tendu à tout rompre.

L'ensemble des loups gronda férocement, mais Kate les ignora royalement, les yeux fixés sur sa nièce.

« Tu es avec eux ? »

Stiles aurait eu du mal à savoir ce qui dominait le plus dans son ton : la trahison, la rancœur, la colère, la déception ? En tout cas, ça ne présageait rien de bon pour Allison.

« Je suis du côté de ce qui est juste. Tu as vraiment… assassiné des humains. Tu as brisé le code, Kate. »

Et franchement, Stiles admirait Allison pour son courage. Il faut plus de bravoure pour affronter sa famille que pour affronter ses ennemis (et non, définitivement, il ne venait pas de mettre à sa sauce la phrase philosophique de Dumbledore).

Sans plus d'explication, et sans que l'hyperactif ne sache véritablement quand, le coup d'envoi fut lancé et la bataille commença. Conscient de ne pas être d'une grande aide, il attrapa son meilleur ami par le bras et le tira jusqu'à être assez éloignés des combats. Inutile qu'ils se fassent blesser. Ils observèrent donc la bataille de loin, l'angoisse, l'impuissance et l'adrénaline faisant trembler leurs membres. Même s'ils étaient terrifiés, ils brûlaient de se jeter dans la bataille pour aider ceux qu'ils pouvaient considérer comme des amis (ils s'étaient plus ou moins sauver la vie mutuellement, non ?).

Alors que les deux humains réfléchissaient à la manière d'aider, Stiles vit un chasseur s'approcher furtivement de Derek par derrière, une… épée - ?! - dans les mains. Sans avoir même le temps de le réaliser, Stiles bondit sur le champ de bataille, traversant les différents combats avec indifférence, ignorant la douleur dans sa jambe. Il entendait Scott s'époumoner, lui dire de revenir, mais il n'écouta pas.

En un rien de temps, il avait sauté sur le dos de l'agresseur de Derek, son bras autour de son cou pour l'étrangler. Il s'accrocha de toutes ses forces, ne souhaitant juste que sauver le loup. Il sentit l'homme lever l'épée et ferma les yeux, resserrant sa prise, attendant le coup de l'arme avec appréhension.

Une violente secousse travers le corps du chasseur tandis qu'un râle lui échappait. Stiles rouvrit prudemment les yeux pour voir que Derek se tenait devant lui, et il supposait – mais n'était pas prêt à voir – que le loup venait d'achever l'homme et de lui sauver la vie.

« Va-t'en Stiles ! » le pressa-t-il, alors qu'un nouvel assaillant arrivait.

« De rien. Et, non, t'as essayé de me convaincre toute la nuit, ça ne marche pas, je ne vous abandonnerais pas » répliqua l'adolescent en ramassant l'épée que le chasseur avait laissée tomber.

Derek aurait bien gueulé à la tête de ce stupide gamin, mais il devait s'occuper de chasseurs. Il lui gueulerait dessus plus tard.

Les combats durèrent un temps infini, et en même temps tout fut très court. Quand Peter réussit à atteindre Kate et à lui briser la nuque, la plus part des chasseurs battirent en retraite, voyant qu'ils perdaient et qu'il ne servait plus à rien de continuer, surtout si leur leader était morte.

Les loups et les trois humains restèrent de longues minutes à récupérer, essoufflés et épuisée par la longue nuit qu'ils avaient traversée. Sans un mot, ils marchèrent dans le parc pour en atteindre la sortie. Scott et Allison restèrent un peu en retrait pour parler, le jeune homme essayant de la convaincre de partir avec eux, mais sans succès.

Les trois adolescents, Erica, Boyd et Isaac, enlacèrent leur Alpha avant de partir, plus qu'heureux de pouvoir enfin retrouver leur famille qui devait avoir perdu espoir de les revoir un jour, et Peter prétexta avoir encore une chose à régler pour s'éclipsa sans plus de détail. Scott, après avoir accepté de laisser Allison derrière mais en promettant de venir la revoir le lendemain – ou dans la journée, en fait, puisqu'ils étaient déjà le lendemain –, revint vers Stiles et Derek qui discutaient. Avant de simplement monter dans la voiture, épuisé.

« Tu n'es qu'un idiot, Stiles ! » fulminait Derek, en colère contre l'humain.

« Un idiot qui t'a sauvé la vie. Un peu de reconnaissance ne serait pas de trop ! » répliqua l'adolescent, acide.

« Reconnaissance ?! Pour quoi ? Être resté dans mes pattes tout le long ? M'avoir déconcentré parce que je devais aussi veillé sur toi ? »

Se rendant compte de ce qu'il venait de dire, Derek serra les mâchoires, des flammes dans les yeux. Il détourna le regard et croisa les bras, sur la défensive.

Stiles l'observa longuement, ne sachant pas quoi faire de l'information, ni comment réagir. Son cerveau d'hyperactif était en train de monter pleins d'hypothèses différentes sur l'interprétation de ces mots prononcés avec colère mais aussi inquiétude ? Il en eut des frissons. Il espérait que Derek ait été inquiet pour lui, ça prouverait qu'il lui montrait un peu d'intérêt, et franchement, Stiles voulait vraiment attirer l'intérêt de Derek Hale.

« Tu as un endroit où dormir ? » lâcha-t-il brusquement, sans relever la dernière phrase du loup.

Derek ramena son regard sur l'adolescent, surpris par la question. Il secoua négativement la tête. Cela faisait tellement longtemps qu'il était retenu captif par les Argent qu'il n'avait plus rien.

« Viens dormir chez moi ce soir, alors. Au moins, tu pourras te reposer. Mon père est de garde toute la nuit. Et puis, il ne refusera pas un toit à mon sauveur s'il en a besoin le temps de trouver quelque chose. »

Stiles avait clairement mit tous les arguments possibles pour que Derek ne puisse refuser. Mais ce dernier n'y songea même pas, à dire vrai. La compagnie de Stiles lui plaisait bien. Ce gamin trop curieux était le seul à ne pas avoir eu l'air horrifié de savoir ce qu'il était réellement, et il avait même essayé de lui sauver la vie en le sachant. Il ne le connaissait que depuis une journée, mais avec tout ce qu'ils avaient traversé dans cette longue journée, il avait l'impression de pouvoir faire confiance à l'humain. Alors il soupira simplement et hocha la tête.

L'hyperactif lui adressa un petit sourire presque timide et monta derrière son volant, tandis que Derek grimpait à l'arrière de la Jeep. Stiles reconduisit Scott chez lui avant de conduire jusqu'à sa propre maison. Il gara son véhicule dans l'allée, en descendit, grimaça de douleur, fouilla ses poches pour trouver ses clés et finalement entra dans la demeure, Derek sur les talons.

Sans un mot, ils grimpèrent jusqu'à la chambre de l'hyperactif et quand il y entra, le loup fut instantanément submergé par l'odeur de Stiles. Une odeur forte, entêtante, sucrée et acidulée en même temps. Exquise. Il dut faire un effort pour ne pas grogner de satisfaction.

L'adolescent tira un matelas de sous son lit, attrapa une alèse et un drap, fouilla ses placards pour trouver une couverture. Il prépara ainsi le lit de fortune avant de se tourner vers son invité.

« Prends mon lit, il est plus confortable » lâcha-t-il.

Et c'était plus un ordre qu'une offre.

« Non. Tu es blessé, garde ton lit » répliqua le loup, son ton ne souffrant pas la discussion.

« Tu es blessé aussi » répondit l'adolescent, ignorant le grondement mécontent de Derek.

« Mais je suis déjà en train de guérir » contra ce dernier dans un grognement agacé.

Il n'appréciait plus vraiment que l'hyperactif lui tienne tête. C'était fatiguant.

« Techniquement, je suis en train de guérir aussi » lança Stiles, un sourire amusé relevant le coin de ses lèvres.

Il trouvait très divertissant d'énerver le loup.

« T'es un véritable emmerdeur, Stiles » soupira ce dernier, lassé. « Il est hors de question que je dorme dans ton lit. Je suis clair ? »

Stiles leva les mains en signe de reddition, son sourire s'agrandissant.

« Okay, okay, t'as gagné. Je suis trop épuisé pour me battre maintenant. »

Il fit une pause en se dirigeant, claudiquant, jusqu'à son armoire. Il en sortit un pantalon de survêtement et un t-shirt qui lui allaient trop grands pour les lui tendre.

« La salle de bain, c'est la troisième porte à droite en sortant de ma chambre. Si tu veux prendre une douche, il y a tout ce qu'il te faut » lui indiqua-t-il.

Le loup attrapa ce qu'il lui tendait et le remercia avant de s'éclipser pour rejoindre la salle de bain. Avec un soupir las, Stiles quand à lui se dirigea vers la cuisine pour récupérer la trousse de secours que son père avait rangée dans un placard. Il allait devoir désinfecter sa plaie s'il ne voulait pas choper n'importe quoi. Il descendit donc les escaliers avec précaution pour se traîné, boitant, jusqu'à la trousse de soins.

Il la posa sur la table de la cuisine, et les mains tremblantes sous la douleur, il entreprit d'enlever son jean – qui était complètement foutu, merci bien Kate ! Il retint à grande peine les gémissements de souffrance que lui arrachait la simple action de faire glisser le tissu rugueux contre sa plaie.

Lorsque la lourde tâche fut accomplie, il prit un instant pour respirer profondément, les yeux fermés. Lentement il baissa la tête et posa son regard chocolat sur sa cuisse et il crut défaillir.

« Oh Seigneur ! » s'exclama-t-il en se laissant tomber sur une chaise, la tête lui tournant.

Il n'était pas particulièrement sensible à la vue du sang ou autre, mais voir sa propre blessure c'était autre chose. Il avait un trou dans la jambe. Sérieusement. Il se demandait s'il ne pouvait pas apercevoir l'os de sa cuisse. Une nausée le saisi et il ferma de nouveau les yeux. Il ne se sentait pas bien.

Derek était sous l'eau lorsqu'il avait entendu l'exclamation choquée et horrifiée de Stiles. Il coupa l'eau, sortit de sous la douche avec rapidité et grâce, avant d'enfiler le survêtement que l'hyperactif lui avait donné sans même prendre la peine de se sécher. Il sortit de la salle de bain pour descendre au rez-de-chaussée. Il trouva Stiles, en boxer, assis sur une chaise, la tête en arrière, les yeux clos et le teint très pâle.

« Stiles ? » demanda-t-il en s'approchant rapidement de l'adolescent.

L'odeur du sang le prenait à la gorge et il fronça les sourcils en voyant la blessure sur la cuisse de son hôte.

« Ça va, ça va, Sourwolf » répondit faiblement Stiles. « Je m'attendais juste pas à ce que ça soit si…profond. »

Derek gronda un instant, maudissant Kate pour avoir fait du mal à l'adolescent. Il se laissa tomber à genoux près de lui tout en ouvrant la boîte contentant le nécessaire pour soigner sa blessure. Sans lui demander son avis, il entreprit de désinfecter la plaie. Stiles ne cessait de tressaillir de douleur à chaque fois que l'alcool entrait en contact avec la blessure, mais pourtant il ne laissait pas échapper le moindre son.

Posant sa main sur sa cuisse, Derek aspira le plus possible la souffrance de l'adolescent qui soupira d'aise et de gratitude, lui soufflant un « Merci » plein de reconnaissance.

Lorsqu'il eut fini le bandage autour de la cuisse de l'adolescent, il resta quelques secondes à l'observer alors qu'il avait les yeux clos. Et il se prit à penser qu'il aurait pu se retrouver à genoux devant lui pour une toute autre activité. Il déglutit difficilement tout en se relevant.

« Tu devrais probablement manger quelque chose » lui conseilla-t-il, la voix légèrement rauque.

« Probablement » souffla Stiles, les yeux toujours fermés. « Plus tard. »

Et Derek put facilement entendre le cœur de Stiles ralentir au rythme de sa respiration tranquille. Ce gamin venait-il juste de s'endormir sur une chaise en plein milieu de sa cuisine ? Sérieusement ? Le loup soupira longuement avant de saisir Stiles dans ses bras pour le remonter en haut et l'allonger dans son lit. Tout en essayant de ne pas inspirer son parfum. Il le recouvrit de la couverture et s'allongea sur le matelas au sol. Cette journée avait été longue, trop longue, et trop riche en émotions. Il ne tarda pas à s'endormir.

Ooo0ooO

Du sang. Des coups. De la douleur. Des cris. Des tirs. Et cette femme…

Stiles se réveilla en sursaut, le cœur au bord des lèvres, la respiration aussi saccadée que son rythme cardiaque. Il avait l'impression de manquer d'air. Il avait ce sentiment assommant que quelque chose d'horrible était sur le point d'arriver. Et les bribes de son cauchemar revenaient le hanter n'améliorant pas sa situation.

Il était tétanisé dans son lit, les yeux grands ouverts, fixé sur le plafond où dansaient des ombres effrayantes. Son palpitant tambourinait comme un malade dans sa poitrine, come essayant de s'y échapper à grands coups contre sa cage thoracique.

Il allait crever là. Dans son lit.

« Stiles ? »

Il mit un certain temps avant de se rappeler que Derek était là. Il l'avait oublié. Et sa voix l'avait surpris, faisant encore accélérer son cœur si cela était possible. Il suffoquait bruyamment à présent, cherchant désespérément à respirer l'air si pur qui lui permettait de vivre.

Il sentit le matelas à côté de lui s'affaisser sous un poids et bientôt il sentit les mains de Derek sur ses épaules tandis qu'il voyait son visage se pencher sur lui, inquiet.

« Stiles ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? » demanda le loup, ne comprenant vraiment rien à l'état d'angoisse soudain de l'adolescent.

Ne sachant pas vraiment quoi faire, il le redressa pour l'asseoir et le fixa dans les yeux, impuissant.

« Crise de.. pa-pa…panique » souffla l'hyperactif, de plus en plus angoissé.

Okay, ça n'aidait en rien l'Alpha à comprendre comment réagir. Il était complètement désarmé et avait horreur de ça. Et ce fut pire quand Stiles s'accrocha à lui avec toute la force du désespoir, comme s'il était une bouée de sauvetage à laquelle il devait absolument se tenir s'il ne voulait pas sombrer et couler dans les profondeurs d'un océan d'angoisses déchaîné. Décidant de suivre son instinct – faute de mieux – Derek enlaça l'adolescent dans une étreinte protectrice et légèrement possessive. Et il le berça pendant plusieurs longues minutes, attendant qu'il se calme.

Finalement, la respiration et le cœur de Stiles ralentir pour se calmer tout à fait et l'adolescent se défit de l'étreinte chaude de son aîné, les joues rougies par la honte.

« Désolé, c'est… enfin, je… » balbutia-t-il confusément.

« C'est pas grave Stiles » le rassura le brun, posant une main sur son épaule.

« Ça faisait pas mal de temps que je n'avais pas eu de crise de panique… » souffla l'adolescent, les yeux baissés.

Derek ne put résister à attraper son menton entre son pouce et son indexe, pour lui faire relever la tête et rencontrer son regard.

« Inutile de te justifier, Stiles » répliqua-t-il dans un murmure.

Ses yeux glissèrent alors jusqu'aux lèvres de l'adolescent qui étaient légèrement entrouverte. Sans s'en rendre compte, ses prunelles flashèrent d'un éclat carmin alors que l'envie brutale et brûlante d'embrasser Stiles le prenait aux tripes. Un désir féroce. Auquel il céda sans vraiment le vouloir.

Il se pencha lentement, comme pour laisser le temps à l'adolescent de se reculer ou de refuser le contact, mais le jeune n'en fit rien et attendit impatiemment de pouvoir goûter aux lèvres du grand méchant loup. Et celui-ci se fit un plaisir de cueillir un doux baiser sur ces lippes qui l'attiraient tant.

Le baiser fut simple et chaste, et pourtant il diffusa dans leur corps une ardeur violente qui les réchauffa instantanément. Jeune impatient qu'il était, Stiles quémanda plus en caressant du bout de sa langue les lèvres de son aîné qui lui donna un accès plus que consenti à sa bouche pour qu'il puisse l'explorer.

Lorsque leurs langues se rencontrèrent pour la première fois, l'un soupira et l'autre gronda doucement de contentement. Elles entamèrent alors une valse endiablée pour déterminer qui dominait cette danse.

Derek renversa alors l'adolescent sur le matelas, sans jamais rompre le contact de leurs lèvres, et continua d'embrasser langoureusement cet humain qui le rendait fou. Ses lèvres, comme mues par leur propre volonté, se déplacèrent sur la joue puis la mâchoire de Stiles avant de descendre lentement dans son cou, le faisant haleter. Il sentit les mains de son cadet sur son corps, ses doigts dans ses cheveux, elles étaient partout et nulle part à la fois, et c'était si bon.

Il revint alors embrasser les lèvres de Stiles comme dans l'intention de le dévorer, et l'humain était tellement d'accord avec ça ! Il ne cessait de soupirer d'aise face aux attentions de l'Alpha.

Mais finalement Derek se redressa, la respiration courte, les yeux vermeils.

« Tu devrais te reposer » lui conseilla-t-il, la voix rauque.

Et Stiles soupira longuement de frustration, parce que vraiment ? Il le chauffait et après lui lâchait ça ? Derek eut un léger sourire – bordel pourquoi fallait-il qu'il soit si sexy avec ce petit sourire de con suffisant ? – avant de se pencher pour embrasser furtivement l'adolescent frustré.

« Je veux que tu sois en pleine forme si tu veux continuer cette activité » souffla-t-il au creux de son oreille.

Il s'allongea à côté de lui et, après une hésitation, Stiles vint se blottir contre lui, bien décider à prendre énormément de repos.


Si jamais, y'a des demandes de lemon, je me ferais une obligation (pfeu, qui j'essaie de tromper ?), une véritable joie de vous l'écrire :D Y'a qu'à d'mander ! :P

Bon, j'espère que la fin ne vous déçoit pas ! Bonne St-Valentin en retard mes amours ! J'espère que cette journée était sympa pour vous tous, que vous soyez en couple ou non !

Plein de bisous d'amour ! :coeur: