Préparation
Le lendemain de mon anniversaire, Alice, Rosalie et moi nous trouvions dans ma nouvelle voiture, direction Port Angeles. J'avais passé la matinée à conduire et écouter les conseils de Jacob, Emmet et mon père sur l'art et la manière de conduire une Aston.
Il ne nous fallut pas longtemps pour rallier la grande ville et nous garer au magasin Dsapes. Le programme du jour ? Refaire entièrement ma garde robe en vu de mon entrée en Fac. Nous entrâmes dans le magasin, j'étais surexcitée. Je me tournais vers Alice.
- T'es sûr que c'est bien là ?
- Mais bien sûr Nessie ! Me répondit-elle en rigolant.
Je n'avais pas l'impression d'être entré dans un magasin mais plutôt dans un hôtel luxueux. Nous nous trouvions dans un hall, un magnifique lustre pendait du plafond, en face de nous se trouvait un comptoir et une jeune femme tout sourire se tenait derrière. De chaque côté était placé deux escalators. Je suivie Alice et Rosalie qui se dirigeaient vers l'hôtesse.
- Bonjour Mesdames.
- Bonjour, ma nièce doit refaire sa garde robe pour son entrée à la faculté. Répondit Rosalie.
- Suivez-moi.
Elle nous fit montée par l'escalator de droite et nous nous retrouvâmes dans une pièce deux fois plus grande que le hall, remplit de vêtements en tout genre et bien exposés. Elle nous présenta à une vendeuse qui prit les choses en main.
Elle me montra plusieurs ensembles décontractés à la mode et j'en sélectionnais quelques uns. Puis vient le tour des tenues de sport, des uniformes, des robes de bal, de soirées avec les chaussures assorties. Les ensembles étaient tellement magnifiques que la tête m'en tournait.
Je passais ensuite dans la cabine d'essayage. A chaque tenue que j'enfilais, Alice me faisait défiler et Rosalie notait la tenue. L'examen dura tout l'après midi et nous ressortîmes du magasin chargés de sacs plein à craquer. Il me restait encore un peu d'argent sur la carte cadeau et je promis à Alice d'y retourner après mon entrée en fac pour part-faire ma garde robe. Nous déposâmes les sacs dans la voiture et nous rendîmes au magasin d'art. Je sortis la liste du matériel qui me serait nécessaire pour cette année. Il y en avait une page recto verso ! Heureusement que je n'étais pas limité en dépense !
Le magasin d'art n'était pas aussi somptueux que Dsapes mais il était aussi grand et on y trouvait vraiment tout. Rosalie et Alice m'aidèrent à trouver tout ce qu'il me fallait. L'avantage avec les vampires, c'est que ce fut vite fait bien fait. Le magasin n'allait pas tarder à fermer ses portes et nous devions nous dépêcher.
Mes achats d'entrée en fac terminée, nous avons repris la voiture. Pour finir la journée en beauté, nous avions décidé d'aller voir un film. A l'affiche, un film retient notre attention « La mort vous va si bien » c'était une comédie, deux femmes se disputent le même homme et l'une d'elle trouve le secret de l'éternelle jeunesse. Nous avons rigolé du début à la fin. C'est incroyable ce que deux femmes sont capables de faire pour un homme. Tous les coups sont permis.
Ce film m'avait un peu fait penser à Jacob, il avait subit la même situation mais les rôles était inversés. Avant ma naissance, mon père, ma mère et Jacob formaient un triangle affectif. Mon père et Jacob se battaient pour ma mère, ils en avaient tous souffert, tout ça à cause d'une légende indienne, l'imprégnation. J'ai eut beaucoup de mal à accepter que Jacob est pût être, en quelque sorte, amoureux de ma mère. Il m'a fallut des années pour comprendre que l'imprégnation pouvait se passer ainsi. Que Bella allait donner naissance à l'âme-sœur de Jacob. Son âme-sœur ! J'ai dû mal à m'y faire malgré les années. C'est comme si quelqu'un contrôlait vos émotions, Jacob est passé par tous les stades pour moi, compagnon de jeu, deuxième père, meilleur ami, et depuis quelque temps, je commençais à le voir différemment. J'aimerais qu'il soit plus qu'un meilleur ami. Saleté d'imprégnation ! Je suis complètement perdu dans mes émotions avec tout ça. Je voudrais que tout reste comme avant, quand je ne le considérais encore que comme un meilleur ami.
Machinalement je portais la main à mon pendentif et serrais le loup au creux de ma paume. Alice remarqua mon geste et eut un sourire tendre. Elle était adorable avec moi depuis que mes parents avaient restreint les visites de Jacob. Quand je ne pouvais pas le voir, elle faisait tout pour m'occuper, m'empêcher de penser à lui. Quant à Rosalie, je me tiens le plus possible éloigné d'elle quand je suis avec Jacob. Quand j'étais petite, j'adorais les vannes qu'ils se lançaient tout les deux mais avec le temps, j'ai finit par me lasser et trouver ce jeu lassant.
- On rentre ? Demanda Alice.
Je sortis de mes rêveries et approuvais, mes parents ne me donnaient jamais de couvre-feu, mais je n'en abusais pas. Je l'avais fait, une fois, après un mois de punition où il me fut interdit de sortir et de voir Jacob, je promis de ne plus jamais recommencer. Ce souvenir était encore douloureux. Un mois entier sans voir Jacob, sans pouvoir lui téléphoner. Ce qu'il me manquait ! Je l'appellerais dés que je serais rentré. Vivement !
Ce fut Alice qui conduisit pour le retour, je savais qu'elle rêvait de conduire ma voiture, ce fut donc avec bon cœur que je lui laissais les clefs. Nous fûmes vite rendu, je disais rapidement au revoir à ma famille et rentrais vite. Ma mère m'attendait avec impatience, elle voulu voir toutes les tenues que je venais d'acheter et ce fut avec plaisir que je défilais à nouveau. J'en profitais pour faire quelques mimiques et grimaces qui nous fîmes tous bien rire. Ce rendant compte de l'heure, ma mère m'envoya au lit. Il était vrai que je tombais de fatigue mais je voulais appeler Jacob d'abord. Après cinq minutes de conversation où je ne pouvais plus finir mes phrases sans bailler, Jacob m'ordonna d'aller me coucher.
Cette nuit, je fis encore mon cauchemar, mais, cette fois, il était légèrement différent. J'étais toujours dans notre clairière, entouré des Volturi qui débattaient pour savoir s'il fallait me laisser vivre ou non. Et comme chaque fois, ils décidèrent que non. Je me battais, criais mon innocence, mon désir de vivre. Et comme toujours, ils prirent ma famille en otages. La différence est que cette fois, ce ne fût pas vraiment ma famille, mais Jacob qu'ils tenaient et menaçaient de tuer.
Je me réveillais en sursaut, ma mère était à mes côtés, attendant mon réveil. Elle me prit dans ses bras et fredonna la berceuse que mon père avait composée pour moi.
- Ca va mieux ma chérie ?
- Un peu, merci maman.
- Toujours ce cauchemar ? Me demanda-t-elle après un silence
- Oui, mais cette fois, c'était Jacob qu'ils voulaient tuer.
- Ce n'était rien ma chérie, juste un cauchemar, rendors toi. Nous sommes là pour veiller sur toi.
Je fini par me rendormir d'un sommeil sans rêve et me levais à l'aube, je n'ai pas besoin d'autant de sommeil qu'un humain. Et comme chaque matin, je m'examine dans la glace. Je n'ai pas changé. Un grand sourire étire mes lèvres. Je me sens tellement heureuse. Pour une fois, je connais le reflet que me renvois le miroir. Mais une chose cloche. Mes cheveux ! Il est grand temps de changer de coupe. 7 ans avec la même coiffure ! Je vais entrer à la fac, il me faut une coupe plus féminine. C'est décidé. Je descends et boit rapidement ma tasse de sang avant de prendre la voiture. Je décide d'aller à Port Angeles et de dénicher le meilleur coiffeur de la ville. Ce ne fut pas chose facile. Il y en a tellement. L'un d'eux finit par attirer mon attention. Sa façade est éblouissante, un portier se tient près de l'entrée. C'est mon jour de chance, il y a une place juste devant. Je me gare et sort de la voiture, le portier me regarde avec des yeux ronds et s'empresse de m'ouvrir. Un homme vient m'accueillir.
- Bonjour Mademoiselle, vous avez pris rendez vous ?
- Oui, au nom de Cullen, Renesmée Cullen, je lui répondis en croisant les doigts derrière mon dos et en espérant ne pas rougir.
Mon côté mi-humain, je rougis. L'homme consulte son carnet de rendez-vous pendant un moment puis me regarde.
- Navré Mademoiselle, je ne vois votre nom nulle part.
- Vous êtes sûr ? J'ai appelé pour un rendez-vous à 9h, je suis un peu en avance.
- Non vraiment, je ne vous vois nulle part.
- Et que fait-on maintenant ? Fis-je en faisant semblant de m'énerver. Je n'habite pas en ville, j'ai fais de la route pour venir chez vous, on dit que vous êtes le meilleur ! Et là ! Vous me dites que vous ne voyez mon nom nulle part !
- Mademoiselle je vous en pris, ça doit être une erreur. Je vais m'occuper personnellement de vous. Est-ce que cela vous convient ?
- Parfais.
J'étais fière de moi, ma petite scène avait fonctionné. Il me débarrassa de mes affaires et me fit enfiler une blouse avant de m'installer sur un confortable fauteuil.
- Que souhaitez-vous ?
- J'aimerais changer, radicalement. Peut-être une coupe plus courte, lisse, des mèches… Faites au mieux…
Le coiffeur s'activa pendant plus de deux heures, je n'osais plus regarder mes cheveux qui tombaient en masse à mes pieds, je fus prise de remords, j'aimais beaucoup ma coupe finalement ! Non ! Une nouvelle coupe, voilà ce qu'il me fallait. Je devais m'en persuader comme je l'avais été jusqu'à maintenant.
- Et voilà, cela vous convient ? Me demanda le coiffeur.
J'osais enfin me regarder dans le miroir et j'en restais scotché ! Ma coupe était… Merveilleuse… Mes cheveux arrivaient juste au dessus de mes épaules, ils étaient lisses, brillants et j'avais de très fines mèches couleur cuivre. C'était splendide. Le dégradé encadrait parfaitement mon visage, le rendant plus fin, plus féminin et les mèches faisaient ressortir la couleur de mes yeux.
Voyant que je ne répondais pas, le coiffeur s'inquiéta et me proposa tout de suite de modifier la coiffure. Le voyant s'agiter, je le rassurais et me levais pour payer. Il refusa l'argent que je lui donnais, disant que tout le plaisir à été pour lui, qu'il avait rarement eut l'occasion de travailler pareil cheveux et que, étant donné qu'il y avait eu une erreur lors de la prise de rendez-vous, il me l'offrait. Je ressortais vraiment ravis et m'admira une dernière fois dans le rétroviseur de la voiture avant de prendre la route.
Note : Bonjour, je vous mets une note très courte.
Vendredi je pars en vacance pour 2 semaines donc je n'aurais pas l'occasion de poster d'autre chapitre avant mon retour. Mais je promets d'écrire pendant les vacances pour pouvoir vous poster un nouveau chapitre dés que je rentre.
Et pour ceux qui sont impatient, dans le prochain chapitre les sentiments de Renesmée et de Jacob vont évoluer. Renesmée aura une dispute avec ses parents qui lui fera découvrir une évolution de son don et son entrée à la fac risque bien d'être annulée. Mais je crois en avoir trop dis déjà alors je vous souhaite à tous de bonne vacance et on se retrouve dans deux semaines pour un nouveau chapitre.
