Bonjour et bonnes vacances pour ceux qui sont en zone C !Excusez mon retard mais j'ai mis du temps à trouver la motivation pour terminer ce chapitre -'Je n'ai rien d'autre à dire à part merci de votre lecture et rewiewez quel que soit votre avis ! ^^, ça m'aide à écrire !
Chapitre 3
Les deux adolescents avançaient lentement et silencieusement dans la rue. Armin, gêné par l'absence de conversation, posait des questions sans grand intérêt à Annie dans le but de lui parler. "Est-ce que tu aimes le cours de M. Hannes ? Est-ce que tu a déjà eu une croix ? Est-ce que tu as fait tes devoirs aujourd'hui ? Elle répondait par oui ou par non, sans développer, comme pour faire comprendre à Armin qu'elle ne voulait pas discuter avec lui. Ce dernier finit par se taire, jusqu'à ce qu'il annonce :
« Voilà, c'est chez moi. »
Annie observa l'immeuble qui se dressait devant elle. Il était assez grand, avec un large balcon à chaque étage, souvent orné de fleurs. Armin pointa du doigt le dernier balcon.
« J'habite juste ici. »
Il ouvrit la porte, composa le code sur l'interphone et les deux collégiens pénétrèrent à l'intérieur.
Eren consulta sa montre pour la énième fois. Il était sur le point de mourir d'ennui. En effet, le cours de M. Bossard n'était pas des plus passionnants. Les élèves s'en plaignaient à Mme Ral, la seule personne au monde qui pouvait le faire changer d'avis.
Eren se maudissait intérieurement d'avoir choisi Latin comme option en croyant naïvement que cela ferait de lui un élève plus sérieux.
« Alors Jaeger ?»
L'intéressé releva la tête vers M. Bossard qui venait de lui adresser la parole, surpris.
« Pardon ? » fit-il en remarquant que tout le monde le fixait
« Je viens de te demander de décliner "dominus". Allez ! Vite » le pressa son professeur
« ... Je ne sais pas » répondit Eren
« Et ça veut passer en troisième ! Vas-y Lenz. » bougonna M. Bossard en désignant du doigt Christa qui levait la main depuis déjà cinq bonnes minutes.
Eren ouvrit son cahier pour tenter de suivre le cours en cherchant désespérément dans son manuel l'exercice sur lequel la classe travaillait. Berthold, se retourna vers le fautif et lui chuchota :
« C'est le 3 page 40. »
« Merci. » répondit Eren à voix basse
Berthold se retourna. Eren appréciait beaucoup ce dernier. Le grand brun était un ami d'enfance de Reiner. Tous deux s'étaient connus dès leur entrée au collège. Berthold était doux et "ne s'imposait pas assez aux autres", selon Eren. Mais il était intelligent, savait ce qu'il voulait faire et se donnait les moyens d'y arriver. Très observateur, il comprenait bien les autres et faisait un bon confident. Cependant, il restait secret et ne parlait que très peu de lui, comme enfermé dans sa bulle. Eren le fixa un instant et se replongea dans son travail en se demandant qui était l'imbécile qui avait admis M. Bossard comme professeur dans ce collège.
Annie était installée dans le canapé de la salle à manger, jambes et bras croisés en signe de repli. Armin avait annoncé quelques minutes plus tôt qu'il allait préparer à manger et la petite blonde regardait "Les Reines du shopping" à la télévision pour s'occuper. Elle fixait l'écran coloré depuis maintenant 5 minutes d'un air impassible.
Soudain, son hôte débarqua maladroitement dans la vaste pièce, deux assiettes de spaghettis à la main et lui sourit gaiement.
« Tu regardes ça ? Ma mère aussi est fan de cette émission. » fit-t-il en désignant l'écran d'un signe de tête.
« Fan n'est pas le mot qui conviendrait le plus. » lâcha-t-elle en haussant un sourcil
Armin rigola et Annie regarda ce dernier, perplexe, avant de se rendre compte du comique de sa remarque. Elle haussa les sourcils et esquissa un demi sourire en entamant son repas. Le jeune homme s'apprêtait à prendre la parole lorsque le téléphone d'Annie émit une vibration. Armin, qui en était le plus proche, le saisit avant elle et lut à haute voix le contenu du message qu'elle venait de recevoir.
« Tu manges à la cantine aujourd'hui ? »
La blonde au nez aquilin prit un air dubitatif avant qu'Armin reprenne en souriant :
« C'est de Berthold. »
« Tu peux lui répondre non, s'il te plaît ? » Dit-elle d'un ton froid, mais poli
Armin s'exécuta. Ses yeux restèrent rivés sur le petit écran lumineux quelques secondes jusqu'à ce qu'il lise à l'intention de son invitée :
« Il te dit bon appétit. »
Annie ne réagit pas. Elle semblait indifférente aux témoignages d'affection de Berthold. Armin l'observa un instant. Il n'avait jamais pris le temps de dévisager Annie. Il l'avait jugée associale et froide dès le premier jour et ne s'était pas posé beaucoup de questions sur elle. Depuis, de l'eau avait coulé sous les ponts et il la regardait différemment. Elle devait être gentille, au fond, sinon, elle ne serait pas venue lui conseiller de se défendre face à ceux qui l'harcelaient. Et elle s'intéressait à la littérature, preuve d'intelligence.
Elle affichait toujours la même expression ennuyée, certes, mais, en la regardant bien, elle était assez jolie.
Armin sourit.
Il venait de trouver sa première amie.
« Lenz ! »
« Là ! »
« Leonhardt ! »
« ... »
« Leonhardt ? »
«... »
« Absente alors... J'en étais donc à..»
La porte de la salle s'ouvrit brusquement, laissant apparaître Annie et Armin, tous deux essouflés. Hanji Zoe ouvrit grand les yeux et les dévisagea quelques secondes avant de leur demander :
« Cause du retard ? »
« On mangeait chez moi madame, excusez-nous s'il vous plaît, on a pas vu le temps passer... »
Annie se contenta de hocher la tête pour confirmer ses dires.
«... Vous avez failli rater la dissection ! Allez vous asseoir, vite ! » Lâcha leur professeur de "Science et Vie de la Terre", visiblement très inquiétée de ne pas pouvoir faire partager ce moment de joie extrême au deux retardataires.
Les deux têtes blondes s'empressèrent de s'installer sous les regards étonnés de leurs camarades. Armin remarqua que Sacha semblait très perturbée lorsqu'il posa ses affaires à côté d'elle. Annie en revanche, coincée entre Ymir et de Christa, sentait comme une tension dans l'air.
Mme Zoe finit l'appel rapidement et s'exclama, très excitée :
« Nous allons commencer la dissection ! Jaeger et Bott, donnez les barquettes s'il vous plaît ! »
Ils s'exécutèrent nerveusement.
Le visage de Jean prit un teint blanchâtre lorsque la petite brune à lunettes sortit les têtes de poissons d'un sac ensanglanté en sifflotant. Reiner haussa un sourcil et demanda à son voisin -en l'occurrence, Armin- si il n'y avait pas des examens psychiatrique lors de l'admission en tant qu'enseignant dans un collège public.
Elle en distribua à la classe épouvantée et le groupe d'Eren fut le premier à hausser le ton.
« Je m'occupe du materiel, Marco tient le poisson et tu dissèques ! »
« Non ! Tu dissèques, je tiens le poisson et Marco s'occupe du materiel ! »
« Eh ! Calmez-vous ! C'est pas grave ! Jean, tu tiens le poisson, Eren, tu lis les consignes et moi, je dissèque. » intervint le garçon aux taches de rousseur
Les deux grands dadais se turent et se lancèrent un regard noir avant de se calmer et de retourner à leur occupations respectives.
Quelques pas plus loin, à la table de Christa, Ymir donnait des ordres à tout va à ses deux malheureuses partenaires, tandis qu'Annie les contestait et que la petite déesse s'interposait entre elles. L'ainé des trois finit par se calmer et partit bouder dans son coin.
Malgré le fait qu'Armin était au bord de l'évanouissement, le groupe qu'il formait avec Sacha et Reiner était celui qui fonctionnait le mieux ; Sacha faisait en sorte que le poisson ne glisse pas sur son propre sang en le tenant à deux mains pendant que Reiner essayait de lui découper les branchies de façon maladroite et qu'Armin leur lisait les consignes d'un air horrifié.
Mme Zoe, quant à elle, se baladait de table en table pour admirer les branchies que ses étudiants avaient récoltées et se frottait les mains de ravissement au fur et à mesure que ces derniers vomissaient.
Les élèves crurent s'évanouir de joie lorsque que la fin de l'heure sonna et qu'il purent enfin s'enfuir de cette boucherie. Ils s'empressèrent de ranger les barquettes sales, de déposer les comptes-rendus de l'expérience et de jeter les cadavres de poissons. Jamais ils ne furent aussi heureux d'aller assister au cours de M. Shadies.
