Chapitre 3: Le Japon
Ombreline découvrit une chose, elle avait le mal de l'air. Et la nourriture infect de l'avion ne l'aidait pas. Elle passa ses douze heures d'avion dans les toilettes, vomissant à chaque secousse. Donc sa première impression au Japon n'était pas très favorable. Surtout, qu'il faisait trente-sept degrés dehors. Elle ne suait pas mais le soleil tapait vraiment fort sur sa peau qui commençait déjà à bronzer. Maintenant, elle attendait son père dans la salle de débarquement. Elle attendait maintenant depuis dix minutes quand son père arriva suant comme un phoque. Elle l'embrassa sur les deux joues. Son père n'avait pas changer. Il avait toujours son air inquiet permanent sur son visage, et ses cheveux noirs luisants. Il sourit chaleureusement, sourire qui disparut quand il vit le nombre de valise que Ombreline avait apporté de France. Dune voix hésitante, il demanda ce qu'il y avait dedans:
« Dedans? Dans la première, deuxième et troisième valise, il y a mes habits et les chaussures. Dans la quatrième, mes livres. Dans la cinquième, le nécessaire de beauté.
-Et c'était indispensable?
-Oui, bien sûr! Bon tu es venu en taxi ou en voiture.
-en voiture, répondit-il encore éberlué.
-bon, alors aides-loi, à apporter mes affaires. »
Ils tirèrent péniblement les valises jusqu'au parking. Son père rangea les valises en se demandant comment sa fille avait réussi à apporter toutes ses valises sans dépasser la limite du poids. Sa fille quant à elle se prélassait à l'arrière de la voiture en mettant la climatisation en marche. Son père monta à l'avant à droite. Il s'installa un petit silence avant que Ombreline ne dise:
« Dis, p'pa, mon appartement, il est vraiment à moi?
-Oui, c'est fréquent maintenant au Japon que les enfants encore mineurs vivent seuls à Tokyo.
-Il y a une climatisation?
-Oui.
-Alors ça me va.
-Ma chérie je m'occuperai de tes dépenses au téléphone si elles restent raisonnable.
-Bien sûr.
-Et le loyer, je m'en occupe. J'ai déjà mis des meubles.
-Oui, répondit Ombreline avec une grimace.
-Par contre tu devras te débrouiller pour les dépenses alimentaires et pour les autres.
-Évidemment.
-Tu sais utiliser l'argent japonais?
-Oui.
-Ta mère t'as donné de l'argent?
-Oui, à peu près 200 000 milles yens.
-eh bien, moi aussi je te donnes 200 000 milles yens. Débrouilles toi pour trouver un job rapidement.
-En faite, c'est où mon appartement?
-Près du centre-ville dans un coin tranquille.
-Un endroit pour les riches quoi.
-Oui. Et pour l'école, c'est dans trois jours. Le temps que tu t'habitues au décalage horaire.
-Dans quel école? Pas une école privé, j'espère!
-Non, je savais que tu allais bouder si je t'inscrivais dans une école privé. J'ai pris une école public assez renommé. »
Ombreline sourit. Elle était vraiment heureuse. Et sa nouvelle vie solitaire l'attirait. Elle sortit de la voiture quand celle-ci s'arrêta. Elle regarda l'appartement qui avait une apparence luxueuse. Son père avait fait le bon choix. Elle adorât l'appartement aussitôt. L'appartement était fait d'un grand salon où trônait sur une armoire une télé. Après il y avait une cuisine plus petite avec un bar. Une chambre donnant la vue sur un parc. Une salle de bain gigantesque et un bureau. Elle se retourna vers son père et lui sauta au cou. Elle le couvrit de baisers. Il se dandina de gêne et promit de revenir dans deux semaines.
Une nouvelle vie attendait Ombreline!
La première chose que fit Ombreline fut de installer tous ses produits de beauté et de mettre dans les placards, ses habits. Elle rangea les valises dans une sorte de petite remise. Ensuite, elle partit à l'assaut de la cuisine et de ses placards. Elle trouva plusieurs sachets de nouilles instantané. Elle fit bouillir l'eau en attendant elle regarda le prospectus de l'école qui vantait ses qualités. Quelques fois, Ombreline lâchait un ricanement. Quand l'eau fut prête, elle le versa dans un bol et apporta le bol jusqu'au salon ayant l'attention de manger en regardant la télé. Elle zappa des chaînes parlant de politique pour s'arrêtait sur une émission où des « idol » chantaient. Au Japon, ce show-business est énorme, le succès d'une idol peut être fulgurant comme la chute. Dernièrement les idol arrivent à durer mais ces artistes sont des salariés et gagnent très peu d'argent malgré leurs ventes. Pour pouvoir vivre de ce métier, il faut générer un maximum de publicité ou aller dans des émissions de télé.
Ombreline eut un petit rire. À la fin de l'émission, elle avait retenu quelques groupes de idols populaires en ce moment. L'animateur annonça dune voix séduisante de ne pas oublier que demain il y a une audience ouverte et que les inscriptions sont encore possibles. Sans le savoir, pourquoi, Ombreline attrapa son portable et appela l'émission pour s'y inscrire aussi. Elle était une des dernière. Elle nota soigneusement l'adresse où elle devait aller. Elle se massa les tempes en se disant qu'elle était devenue folle. Demain, elle devait faire une présentation d'une minute devant les juges. Et elle n'était pas la seul. Avant elle et après elle, il y avait pleins de filles et de garçons qui eux aussi seraient là. Elle devait sortir du lot. Mais comment?
Elle s'endormit en se disant qu'elle avait fait une énorme gourde. Le lendemain matin, elle se réveilla nerveusement. Elle mangea rapidement. Et fonça directement vers la salle de bain. Elle choisit un habit très spéciale. Elle se mit une perruque. Elle se maquilla. Elle apporta dans un sac mystérieux, deux, trois trucs. Pendant une heure , elle s'entraîna au rôle qu'elle devait tenir pendant l'audition. Elle devait détonner. À tout prix.
Chapitre 3: L'audition
Ombreline sourit intérieurement. Dehors les gens devaient voir un garçon de dix-sept, un « bishônen » autrement dire un beau gosse. Elle s'était compressée la poitrine. Sur son front, elle avait une étoile noire faite avec un tatouage effaçable qu'on trouve dans les malabars. Et avec autre tatouage effaçable des malabars, un papillon sur ses biceps. Elle avait revêtu un perruque noir de garçon qu'elle utilisait pour le théâtre normalement. En effet, ce n'était pas pour la première fois qu'elle se déguisait en garçon: elle tenait toujours le rôle de prince charmant dans les pièces joués à l'école donc elle avait l'habitude de le faire. Elle s'était cette fois déguisé en spécialiste des arts martiaux. Elle se donnait un air de dur. Elle attirait les regards. Certaines filles gloussèrent bêtement en le voyant. Elle arriva enfin à l'audition. Des gens attendaient dehors. Sur une énorme pancarte, il y était écrit:
« Venez, vous tous une chance de devenir une idol de la société « AIM » Vous serez peut-être une ou un des vingt heureux élus. »
Ombreline ce mit dans la fille d'attente, elle déclina son identité à la vigie qui lui colla un badge sur la poitrine: « Numéro 1013 ». elle rentrait dans une des nombreuses salles d'attentes. Touts les regards se fixèrent sur elle avant de s'éloigner. Elle attendit patiemment son tour en répétant ce qu'elle devait faire. Si elle était sélectionnée pour la première épreuve, elle devait encore en faire trois. Elle se calma en marmonnant un poème. Ce fut enfin son tour. Ombreline était sujette du trac mais dès qu'elle entrait sur scène, elle était calme. Elle promena son regard sur la dizaine de juges. Elle les salua et se présenta en prenant une voix grave. Elle fit un signe à la régie qui démarra la musique. Elle avait devant elle une minute. Elle inspira doucement. Et calqua son rythme à celui du tambour. Figure du singe. Figure du bœuf. Et d'une pirouette, elle ramassa des couteaux qu'elle lança en l'air tout en continuant à voltiger. Plus que trente secondes. Elle ramassa tout les couteaux et les laissa dans un coin. Elle présenta une pièce et la fit disparaître. Elle prit une cape. Et s'enroula dedans quand elle en ressortit ses vêtements étaient changés. Elle fit le tour deux ou trois fois puis elle mit la touche finale. Elle s'enroula dans la cape et réapparut dans une tenue de fille sans le tatouage sur le front, ses cheveux libres, comme sa poitrine. Les juges hoquetèrent de surprise. La minute était passé. Elle ramassa ses couteaux et rentrât chez elle. En espérant qu'on allait la rappeler. Elle passa dans un shop où tout était vendu à 100 yens. Elle s'acheta des jus de fruits et de la nourriture pour le soir. Elle passa devant un grand centre commerciale. Elle se promenât un peu dedans puis, tomba sur une pancarte qui disait que un magasin de vêtements chercher une étudiante. Elle se présenta, on la prit aussitôt. Elle pouvait gagner 900 yens l'heure. Elle démarrait demain à une heure.
Ombreline était contente d'elle même. Elle mangea de délicieux sushis quand on l'appella:
« Oui, Allô?
-Bonjour, c'est un représentant de l'AIM vous avez été sélectionnée pour le second tour. Pour demain vous devez écrire une chanson et créez une musique qu'y va avec. Merci! En revoir!
-Quoi?! Pour demain! »
Ombreline fonça dans un magasin de CD et demanda un CD où il n'y a que de la musique de fond. Elle passa l'après-midi à choisir le bon fond de musique. Elle avait écrit un texte. Mais il était mauvais. Il faisait nuit noire. Elle était sur le chemin de retour quand une bourrasque de vent lui arracha la feuille de la main. Elle courut la reprendre. Quand elle vit que on l'avait déjà prise. C'était un homme d'une petite vingtaine d'année qui fumait. Il portait un costume, et ses cheveux étaient blonds. Il était beau. L'homme ne dit rien et en passant près de moi, il me dit:
« Abandonne, l'écriture ce n'est pas ton truc. Ton texte est pire que celui d'un primaire. »
Puis il roula en boulette le texte et le jeta. Ombreline était estomaquée devant tant d'arrogance. Elle se tourna pour lui hurler dessus mais il n'était plus là. Beaux cheveux ou non, la prochaine fois qu'elle le verrait, elle lui fera sa fête.
Par contre Ombreline admettait que son texte était nul. Elle rentra à l'appartement la tête basse. Elle se remonta le morale en se disant qu'elle ferait bien de saluer ses nouveaux voisins en leur offrant une part d'un gâteau. Made in French, s'il vous plaît. Elle cuisina allègrement. Un gâteau au chocolat, c'est ce qu'elle allait faire. Quand le gâteau fut cuit à point, elle décida de saluer ses voisins d'en bas. Il n'y a avait que deux appartements par étage. Elle prit l'ascenseur et elle sonna. Une petite vieille apparut:
« Bonjour, Madame, je suis votre nouvelle voisine. Je vous ai préparée un gâteau pour faire connaissance.
-Oh, merci. Je suis Karin Yamaguchi. Je suis heureuse de te rencontrer. Tu viens de quel pays?
-de la France.
-Oh, quel beau pays. Merci vraiment. »
elle la salua prit sa part et ferma la porte. Ombreline fit de même pour l'appartement à côté et pour les appartements au dessus de son propre appartement. Tout le monde était charmant. Pour finir, elle sonna à son voisin d'étage. Elle entendit un bruit de pas puis le cliquetis d'une serrure qui s'ouvre. Elle allait répéter son discours de bienvenue quand les mots resta coincé dans sa gorge. L'homme qui s'était moqué d'elle! Maintenant il portait des lunettes. Et fait étrange les yeux de son véritable voisin étaient couleurs or. Ombreline hurla et jeta la part de gâteau sur le visage de l'homme. Elle continua de hurler de frayeur et s'enferma dans son appartement. Elle respira à grandes goulées d'air et finit par avoir un rire nerveux et un peu fou. Elle ne pouvait pas rester dans cet appartement. Elle allait se faire tuer par se mec. Elle entendit le carillon d'entrée sonner. C'était à coup sûr le mec à qui elle avait aplati le gâteau. Elle ouvrit prudemment. Une voix dit:
« Avec les compliments du chef »
Puis elle reçu une tarte en pleine poire. elle crachota des morceaux partout. et elle s'essuya. Elle hurla
« Vous êtes fou? Envoyer du gâteau sur le visage des gens?
-tu l'as fait aussi.
-J'étais surprise. C'est tout. »
les yeux jaunes la fixèrent sans pitié. Elle ne recula pas même si son corps lui hurlait de le faire.
« ne refais plus jamais ça.
-OK. Sois cool. Tu vas finir vieux à vingt ans. »
les yeux lui refirent le coup de la douche glacée. Elle lui tira la langue et lui claqua la porte au nez.
Elle éclata de rire. Non, elle n'allait pas partir, elle allait pourrir la vie de ce loser. Elle s'assit devant une feuille blanche et écrivit. Elle écrivit au moins dix lignes avant d'être satisfaite. Elle s'endormit sur la table.
Le lendemain, elle était un peu hébétée mais se reprit et le fou rire lui revint. Elle riait si fort qu'elle en avait mal au ventre. Toujours en rigolant, elle se prépara un café et un pain au chocolat. Elle mangea rapidement et se prépara. Elle se mit beaucoup de mascara et du gloss. Pour cette fois elle avait décidé de mettre une courte robe rouge avec des petits poids blancs. Elle mit les sandales qui allaient avec. Elle ferma la porte en gloussant quelque fois. Elle se calma en se donnant des claques. Elle appela l'ascenseur. La porte de son cher voisin s'ouvrit. Elle se raidie. Le jeune homme blonds apparut à côté d'elle, attendant également qui vint enfin dans le silence pesant. Elle sauta quasiment dans la cabine tellement que son voisin envoyait des ondes de méchanceté. Elle appuya sur le bouton du rez-de-chaussé. Les portes automatiques se fermèrent. Ombreline était dans un coin de la cabine se faisant toute petite. Soudain, la cabine tangua et Ombreline tomba dans les bras du jeune homme qui la reteint par réflexe. Elle se dégagea aussitôt et appela le concierge qui se réveilla en sursaut et promit que l'ascenseur sera réparé d'ici vingt minutes. Ombreline faillit s'étrangler. Vingt minutes dans cette cabine avec cette homme?! Aaaargh. Finalement, Ombreline sortit la feuille où elle avait écrit la version nouvelle de la chanson. Une lueur de défi dans le regard, elle lui tendit la feuille. Il l'a lut et il diagnostiqua enfin:
« Ça doit être limite pour toi d'écrire un texte comme celui-ci.
-M'en fiche. Il est bien ou pas?
-Non.
-Merci. T'es trop insociale. »
elle lui arracha la feuille en se retenant de lui tirer la langue. Elle sortit un livre que lui avait passé sa mère. Un roman à l'eau de rose complètement débile. Elle lu quatre lignes et commençait à s'endormir. Elle ferma le livre d'un coup sec et sortit plutôt le livre qui s'intitulait: « Paysage et habitants des mondes fantastiques ». elle regarda émerveillée les paysages qui semblaient la regarder aussi. Elle sentait le regard du jeune homme derrière elle mais elle ne dit rien. Elle tomba sur une image qui fit battre son cœur très fort. Un renard arctique se transformait en humain. Elle laissa tomber le livre. Elle avait déjà vu ça. Mais où? Ça l'énervait. Une sorte de blocage l'empêchait tous le temps d'aller plus derrière dans ses souvenirs. Elle ramassa le livre sous le regard étonné du jeune homme. Elle serra convulsivement le livre jusqu'à rendre ses phalanges blanches. Elle regarda de nouveau l'image. Oui, maintenant, elle se souvenait des paroles de la berceuse!
« Princesse, sourit, danse, chante,
pendant le temps qui te restera,
cherches-le,
trouves-le,
et restes avec lui,
l'homme aux yeux jaunes,
t'attends,
dans ton monde.
Vas-y ma belle,
et ramènes-nous l'enfant de l'espoir. »
Cette voix, elle aurait tellement voulut l'entendre plutôt...les paroles de la berceuse étaient bizarres. Elle avait comprit le message. Cherches cette homme, maries toi avec lui et ramènes nous ton enfant. OK. Facile. Par contre, l'homme aux yeux jaunes...ça ne pouvait être que le type qui était derrière elle. Elle sentit pour la première fois de sa vie, de la sueur perler de son front. C'était mal partit. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle devait faire ce que la voix lui disait.
Elle sourit de toutes ses dents en se retournant.
« euh, tu sais que t'es sympa? Euh, bon, mon nom c'est Ombreline, trop contente de te voir. »
il ne répondit rien. Il la regarda en lui refaisant le coup de la glace super glacial. Ouh, ça refroidit la cabine de dix degrés au moins
