Allez le troisième. Comme demandé par Yayi, les choses sérieuses commencent ici Vous avez regardé « Inside Man » hier soir ? Sinon, vous avez loupé du grand cinéma, dommage ! Mais le scénario de ma fic est loin, même hyper loin d'être aussi élaboré que celui-là. Ah oui, ce chapitre est coupé en deux ! Et euh…Ne Me détestez pas pour la fin, d'avance !

« Tout le monde à terre, ceci est un hold-up ! »

Des cris de femmes, des enfants qui commencent à pleurer, le chaos de personnes qui respectent l'ordre donné par une voix à vous glacer le sang. De là où se situaient Nick et Danny, ils ne pouvaient pas voir grand-chose, mais leurs métiers leur ont appris à distinguer une voix sérieuse et assurée d'une voix loufoque et tremblante. Ils étaient dans la merde jusqu'au cou, et même avec leurs méthodes de flics ils savaient que sans assistance, ni flingues ni plaques, en civil ils étaient faibles sans compter la double blessure de Danny. Mais celui-ci ne put s'empêcher de se redresser afin de pouvoir observer comme il pouvait le ou les braqueur(s). Une main se posa sur son bras afin de le faire s'asseoir, le faisant sursauter.

« Non mais vous êtes malades, vous voulez vous faire tuer ? » Dit Nick sur le ton du murmure.

« Je veux voir si ya un moyen de s'échapper quelque part ou s'ils sont loin… »

Il vérifia sur les côtés et vit une porte de secours au bout de l'allée. Il déchanta rapidement en se rappelant un détail qu'ont impliqué certains supermarchés de cette ville.

« Et merde ! »

« Quoi ? »

« Il ya cette porte de secours là ! Mais on risque de se faire prendre. Vous voyez le petit boîtier au-dessus de la porte ? »

« Un système d'alarme pour empêcher les vols de marchandises, oui j'en vois un, en effet ! »

« Pourquoi vous vous êtes déjà fait arrêter à la sortie d'une de ces portes ? »

Il ne connaissait pas cet homme, mais dans cet état de stress actuel, il ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire, et tant pis pour les blagues carambar.

« Non mais en travaillant dans le milieu de la police, je sais qu'ils utilisent ce système aussi ! »

« Ouaip ok ! »

Un petit silence s'installa entre les deux quand plusieurs voix se firent entendre dans le magasin. Voix fortes, presque des cris qui « aboyaient » sur les clients et les employés du magasin. A l'évidence…

« Merde ! Ils sont combien là ? »

« A les entendre, ils sont au moins deux. Jour d'affluence en supermarché, si cela est un coup prémédité, ils ont du y penser ! Et au moins un troisième pour voler marchandises et argent ! »

« Vous ne racontez vraiment pas de blagues alors, vous êtes vraiment flic alors ? »

« Expert scientifique à Vegas plutôt. Mais c'est presque pareil. Et vous ? »

« Eh bah cher « confrère », c'est un heureux hasard de vous retrouver ici. »

Devant l'air surpris de Nick, il s'empressa de reprendre.

« Danny Williams, second de l'équipe du 5-0. Je ne vous serre pas la main, mon bras est encore assez douloureux comme ça à cause de mon chef ! »

« Pas de souci ! Nicholas Sanders-Stokes ! »

Un long silence s'installa de nouveau entre eux. Danny commençait à avoir du mal à trouver une position confortable, son genou le faisant encore souffrir et son bras le lançait. Nick, voyant une petite grimace de douleur passer sur son visage, s'inquiéta.

« Ca va aller ? »

« Hum… Oui, j'aurais juste besoin de… Argh !... De cachets antidouleur ! J'ai été opéré du genou il ya pas très longtemps et ça me relance encore ! »

« Votre chef ? »

« Si je pouvais lui rajouter ce reproche à tous ceux que je lui ai déjà fait. Pour une fois non ce n'est pas le cas ! »

Des bruits de pas passant près d'eux se firent entendre, les faisant se taire instinctivement. Ils attendirent plusieurs secondes qui leur semblèrent les plus longues de leurs vies, bloquant leurs respirations comme ils pouvaient en attendant que les personnes s'éloignent. Au bout de quelques temps, en effet ils se firent entendre de nouveau les faisant relâcher leur respiration. Ils savaient qu'ils n'étaient pas en sécurité encore, loin de là. Mais ils veulent éviter à tout prix de se faire griller immédiatement et de prendre un risque supplémentaire de se faire descendre. Règle inscrite dans le manuel de survie d'un flic pour Danny, avec pour excellent professeur le commandant McGarrett.

Le regard de Nick se porta quelques secondes sur le caddie situé à proximité du blond. Il vit avec un sourire la peluche verte qui y trônait. Si seulement un jour, j'avais cette chance avec Greg !

« Vous croyez qu'on devrait rejoindre les autres ? »

« Si on bouge, on risque de se faire descendre car ils vont croire que nous sommes en position de défense. Non, ne surtout pas bouger avant qu'ils n'aient l'idée de venir nous chercher ici ! J'espère juste qu'ils ne seront pas assez dingues pour nous chercher des mouises ! »

Danny ferma les yeux, pensant aux conséquences les plus sordides que ce sale coup pourrait entraîner. Il avait déjà vécu pire dans ces années de policier comme la menace d'une arme contre lui ou risquer sa vie tous les jours en compagnie de son dingue de coéquipier. Son cher équiper qui le rendait totalement dingue chaque jour, qu'il aimerait autant étrangler qu'embrasser. Et qu'il n'aurait peut-être jamais la chance de revoir un jour ! Et sa petite Grace, son petit chat ? Comment allaient-ils lui annoncer la nouvelle s'il venait à tomber sous les balles de ces dingues ?

Oh Steve, je t'en prie, viens nous sauver et vite !

(…)

Le fameux Steve venait justement de rentrer chez lui dans sa magnifique villa de bord de plage. Epuisé et sur les nerfs ! Ces trois dernières semaines et ces deux derniers jours ont été totalement dingues pour lui et son équipe. Et pour en rajouter une couche supplémentaire, il a fallu que son équipier préféré se retrouve blessé de sa faute ! Il s'en voulait énormément, même s'il ne lui montrait pas. Danny était en colère alors pas question d'en dire plus pour envenimer la situation. Surtout qu'il ne voulait pas le perdre !

Depuis leur première rencontre, il avait développé des sentiments pour son coéquipier. Mais, macho comme il est et par peur de se faire rire au nez ou pire de perdre son amitié, il ne préférait rien dire. Se cachant derrière un masque ou plutôt dans une relation qu'il sait sans lendemain avec Catherine. La pauvre, elle qui devait revenir sur le continent ce soir. Il lui avait proposé de passer le week-end avec lui mais il se demande si cela était véritablement une bonne idée. A quoi bon reculer l'inévitable ? Une raison de plus de s'en vouloir à lui-même !

Il arriva devant sa maison et croisa un taxi qui remontait l'allée. Elle n'avait pas perdue de temps à revenir ! Soupirant et essayant de se composer un visage de circonstance, il ferma sa voiture et se rendit vers sa maison d'un pas le plus tranquille qu'il soit. Elle était là, tout sourire, se tenant devant la porte avec son sac de voyage dans les mains. Qu'allait-il bien pouvoir faire, mais qu'allait-il bien pouvoir faire ? Il n'eut plus à se poser la question bien longtemps car un peu plus d'une heure après avoir fini le travail et acheté de quoi manger ce soir, son portable sonna. Il grommela, se demandant qui pouvait bien le déranger maintenant en priant intérieurement que ce ne soit pas Madame la Gouverneure ou un des cousins. Il regarda l'identifiant. Décidément, il ne sera pas de repos ce soir.

« Madame la Gouverneure, que puis-je faire pour vous à cette heure-ci ? »

(…)

Voilà une bonne heure que son homme avait quitté la chambre et cinquante minutes depuis leur conversation téléphonique et Greg commençait très sérieusement à s'inquiéter. Ça n'était vraiment pas normal, le supermarché était à peine à cinq minutes de l'hôtel. Il savait que les supermarchés le samedi après-midi, il y avait toujours du monde mais quand même : il ne faut pas autant de temps pour acheter quelques affaires de toilette.

L'inquiétude se fit vraiment grandissante quand il entendit les sirènes de voiture de police dans la rue. Il ouvrit la porte-fenêtre pour se rendre sur le balcon et se pencha pour pouvoir voir ce qui se passait. Deux voitures venaient de s'arrêter à l'instant devant le supermarché. « OMFG ! » se dit-il. Sans réfléchir aux conséquences, il agit sur son premier instinct se saisissant de son téléphone et appuya directement sur le bouton « Repeat. »

(…)

« Ok on arrive ! Vous avez prévenu le reste de l'équipe ? »

« Non pas encore je vous laisse faire ! On se rejoint directement sur place ? Les policiers du HPD sont déjà là-bas ! »

« D'accord, je les appelle ! »

Il raccrocha et s'excusa vivement auprès de Catherine rapidement avant de sauter dans sa voiture en direction du supermarché où une prise d'otages était en place. Il joignit Chin et Kono facilement, et essaya une seconde fois le portable de Danny qui ne répondait pas.

(…)

Nick et Danny n'avaient pas bougé de place depuis une heure que la prise d'otages avait commencé. Ils n'osaient plus rien faire, échangeant à peine une parole de temps à autre. Ils n'avaient pas de quoi être fiers : deux flics, planqués entre deux allées sans bouger ! Ils savaient qu'ils devaient faire quelque chose, mais ils ne voyaient pas en quoi ils pouvaient être utiles et surtout fallait-il vraiment les prendre au sérieux ou non ? Ils ne savaient pas et ne cessaient pas de se le demander silencieusement. Danny n'espérait qu'une chose : qu'on vienne les secourir au plus vite !

Le calme s'était instauré dans le bâtiment : pas de cris, quelques sanglots d'enfants, les braqueurs avaient peu parlé depuis le début. Ils semblaient attendre quelque chose, les policiers logiquement ! La tension était à son comble et ça devenait étouffant !

Soudain, coupant le silence instauré, le portable de Danny se mit à sonner suivi de celui de Nick. Pendant que ce dernier hésitait à décrocher, Danny s'empressa de répondre en voyant le nom de son équipier s'afficher :

« Allo ? »

« Oui Danno, je suis vraiment désolé, je sais que c'est ton week-end de repos, mais là on a vraiment besoin de toi sur une affaire. Rejoins-nous au Wal-Mart près de chez toi ! »

Il n'eut pas le temps de répondre à Steve qu'un canon de pistolet venait de s'appuyer contre son crâne.

Tbc…

Euh alors je vous préviens : j'ai un homme de plus de 80kgs, une grosse boule de poils de 26kgs pour défendre la maison et un petit nerveux de 2kgs au cas où certaines auraient envie de venir m'attaquer chez moi. Oops !