Salut à tous ! Voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira. Au fait, si vous avez des conseils pour moi sur la mise en forme, je suis preneur. Je ne comprends plus du tout le site de ce côté là, ça m'enlève tout !
Enjoy !
Mais la recherche du héros musicien battait de l'aile. Il n'existait aucun moyen de localisation de ce "foutu magicien de Broadway", comme l'appelait souvent Dean. Cette affaire restant lettre morte, Castiel était reparti dans ses affaires, et les frères reprirent leurs enquêtes habituelles.
Un soir d'été, Sam rentra au bunker, les bras chargés. Il retrouva Dean dans la bibliothèque, les yeux rivés sur la marque de Caïn, encore une fois.
-Dean,…ça va ? Demanda innocemment Sam, en posant ses paquets sur la table.
Et une fois de plus, son frère sursauta, replia sa manche sur son avant-bras et répondit amèrement:
-Ouais ça va… j'essayais juste d'enlever cette malédiction par la force de mon esprit, dès fois que ça marche…
Rassuré, le chasseur reprit ses sacs et lança en se dirigeant vers la cuisine :
-Au fait, Charlie vient dîner ce soir.
Depuis qu'elle était revenue du pays d'Oz, Charlie avait décidé de garder contact avec les frères le plus possible, et cela pour plusieurs raisons: Première évidence, pour continuer plus facilement les recherches sur la Marque de Caïn et le Livre des Damnés. La deuxième raison était Castiel, car la fascination de la jeune femme pour l'ange ne cessait de croître. Et la dernière raison était son affection pour Sam et Dean, mélange de puérilité et d'instinct fraternel.
C'est ainsi qu'une fois de plus, Charlie débarqua devant Sam avec les mêmes questions rituelles:
"Bonjour Sam !
-Hey Charlie, comment tu vas ?
-Comme on peut. Cass est là ?
-Non, il est sur une piste. Et toi ?
-Je continue de creuser"
Ce soir là cependant, la jeune femme voulait aborder un sujet délicat avec chacun des frères. C'est donc plus tard et avec prudence qu'elle rejoignit Sam dans la cuisine, occupé à préparer le repas. Elle décida de ne pas prendre de gants.
"Comment il va ?"
Le chasseur arrêta ce qu'il faisait deux secondes, et reprit son occupation avant de commencer à se livrer.
"Mal
-À quel point ?
-Il abandonne"
Sam lâcha son couteau, les mains tremblantes d'émotion.
"Je ne sais plus quoi faire"
Voir le chasseur craquer aussi vite ne surprenait plus la jeune femme. Elle s'approcha et le saisit par les épaules.
"Sam, ressaisis-toi ! On va trouver une solution.
-Je sais Charlie, je n'abandonnerai jamais. C'est juste que…"
La phrase resta en suspens. La préparation du repas recommença en silence. Enfin, la jeune femme osa aborder le thème qui lui tenait à cœur.
"Tu as déjà pensé à… après ?
-Après la guérison de Dean ?
-Non, l'autre après.
-Eh bien, je le rendrai humain à nouveau. Et on continuera à chercher.
-Sam, ne fais pas l'idiot. Si ton frère meurt."
Le regard du chasseur se fit mortel, et d'une voix glaciale il répondit:
-Il ne mourra pas.
-Tout le monde finit sa vie un jour, Sam.
-Il ne mourra pas Charlie…
-Il n'est pas immortel, et toi non plus…
-IL NE MOURRA PAS !
Le cri assassin de Sam effraya la jeune femme, qui sut qu'elle avait poussé le bouchon un peu trop loin. Elle préféra battre en retraite.
"Désolé"
Dean, pour une fois, n'était pas plongé dans un quelconque livre de magie noire. Allongé sur son lit, il regardait une de ses séries préférées.
-Moi qui croyait Joffrey le pire trouduc de Westeros… dit-il en voyant son amie arriver, je tuerai celui qui oserait toucher à mes bijoux de famille.
Charlie s'étendit à côté de lui sur le ventre, le nez collé à l'écran.
-J'ai entendu Sam crier tout à l'heure dans la cuisine… tu as voulu mettre ton doigt dans sa sauce ?
Sans décoller les yeux de l'écran, Charlie tenta une diversion.
-Oh non, il est toujours persuadé que Ned Stark survivra à la première saison.
Mais le chasseur n'était pas dupe.
-Il t'a dit.
-Pourquoi ? demanda brutalement la jeune femme.
Dean lui jeta un coup d'œil triste, orné d'un sourire fatigué.
-J'en ai assez de me battre. Contre la Marque, contre le monde… et maintenant contre mon frère qui ne veut rien lâcher.
-Mais… commença son amie en se redressant sur le lit, tu n'as jamais pensé à t'enfuir ? À changer de vie ? Je l'ai déjà fait plusieurs fois et…
-Je ne peux pas me défaire de la Marque; tu le sais. Et j'ai déjà essayé de changer de vie. La fin du livre de Chuck, tu te souviens ?
-Cette partie s'est réalisée aussi ? Mais alors… que s'est-il passé ?
-Ma vie m'a rattrapé.
L'amertume et le fatalisme dégagé par Dean refroidit Charlie une fois de plus. Et comme pour clore le sujet une bonne fois pour toute, Dean conclut:
-La Mort n'est pas un mauvais bougre tu sais. Il aime le fromage.
A ce moment, Sam toqua à la porte pour annoncer que le dîner était prêt.
Le repas se passa bien, comme s'y attendait la jeune femme. Dans la catégorie de sauvetage des apparences, les frères Winchester étaient les meilleurs. Entre les nouvelles de leur cercle de chasseurs, des anecdotes du pays d'Oz et des débats cinématographiques, la soirée fila très vite. Lorsqu'Orphée fut évoqué, Charlie se montra très intéressé.
"Le pouvoir de la musique est illimité. Mais si quelqu'un peut y faire face, c'est bien vous"
Après avoir débarrassé la table, les trois amis avaient l'habitude de regarder un film ensemble. Charlie se précipita dans la chambre de Dean, car c'était à elle de le choisir. Lorsque Sam et Dean la rejoignirent, ce dernier geignit en avisant les deux DVD sortis.
-Deux films Harry Potter en une soirée , Tu veux nous torturer ?
-Je n'y peux rien si le dernier tome a été scindé. On regarde les deux films, je ne transigerai pas sur ce point. De plus, Emma Watson est un peu dénudé dans l'un des deux…
-Envoie.
Heureusement, seul Sam semblait avoir tiqué sur le titre: "Harry Potter et les reliques de la Mort.
Au générique de fin, Charlie jeta un œil à ses amis. Dean avait les yeux dans le vague, et Sam avait la mâchoire serrée.
"Quand même, lança-t-elle innocemment, ça permet une belle réflexion sur l'acceptation de la mort non ?"
Les deux frères se regardèrent, et une fois de plus, sauvèrent les apparences par un long silence.
J'espère que ça vous a plût !
