Et voici donc le (vrai) début de cette fanfiction, enjoy it ! Et nous, on se retrouve à la fin du chapitre ! :)


Chapitre 1: Au commencement...

Je sortais de chez moi, prenant le chemin du lycée à contrecoeur, comme tous les jours, contemplant d'un oeil distrait le ciel. L'astre lunaire s'évanouissait petit à petit, laissant place à la douce chaleur du soleil, qui commençait déjà à taper contre les volets des immeubles du quartier ou à se refléter sur les vitres des voitures qui passaient dans les rues.

J'avais une boule au ventre, le sentiment que quelque chose allait mal se passer. Je ne m'en formalisais pas, m'isolant encore plus dans mes pensées. De toute façon, il se passait toujours quelque chose de mal. J'avais maintenant pris l'habitude d'avoir ce sentiment présent constamment.

J'arrivais au lycée, bizarrement, je n'entendais pas de cris ou autres bruits ambiants. Il y avait très peu d'élèves aujourd'hui. Il devait y avoir une grève, une fête, ou je-ne-sais quelle autre raison autorisant ces élèves si "studieux" à s'absenter un jour de cours. J'interpellais donc un professeur (oui, ici les professeurs ont aussi un rôle de surveillant. Le manque d'effectifs, sûrement) que je savais… non pas gentil, non, ça n'était pas de la gentillesse... mais plus de la tolérance, avec moi, quand j'étais seul… Il ne pouvait se permettre aux yeux du corps enseignant d'aimer un élève détesté de tous, je crois... Enfin bref.

« Bonjour, vous savez pourquoi il n'y a presque personne ? »

« Pour tout te dire, même nous les professeurs ne sommes au courant de rien. Pourtant, à vue d'oeil, le taux d'absentéisme est énorme aujourd'hui. Ça bat tous les records.» Trancha t-il, d'une voix lasse.

... D'accord, il n'était peut-être pas si "tolérant" finalement. Mais au moins, il ne m'humiliait pas.

La sonnerie retentit, résonnant dans mes oreilles. Je décidais alors de partir en cours. Même avec aussi peu d'élèves, je ne voulais pas risquer des représailles à cause d'un retard, surtout dès la première heure de la journée. Je me dépêchais, courant dans les couloirs. J'entrais en classe et pu apercevoir quelques élèves (qui me jetèrent des regard) et le groupe qui était tout le temps sur mon dos. Ah merde, ils étaient au complet, eux.

Le groupe était composé de deux filles et de quatre garçons. Les bimbos du groupe, toujours à se regarder dans leur miroir de poche, remettant leurs (sublimes) coiffures en place et vérifiant l'état de leur maquillage. Les mecs, reluquant plus qu'indiscrètement leurs amies et chuchotant entre-eux, débattant sûrement des poitrines plus qu'opulentes de leurs amies.

Je décidais de faire comme s'ils n'étaient pas là et m'installa à ma place, dans un coin.

Le professeur arriva, faisant s'asseoir automatiquement tous les élèves. Il commença son cours comme habituellement, de sa voix forte. Débutant ses louanges sur la religion, comme toujours avec chaque professeur en début de matinée. Je sentais l'ennui et le sommeil pointer à l'horizon et me concentra alors sur les lignes marquées au tableau, piquant du nez, jetant parfois un regard dehors, espérant que cette journée passerait vite...


Une fois la matinée terminée, ce fut l'heure du repas, je me dirigeais alors vers le réfectoire, me faisant parfois bousculer par les élèves, petits ou grands. (Pourquoi être aussi pressé seulement pour une assiette..?)

J'arrivais enfin dans la grande salle nous servant de cafétéria et me servis. Poisson industriel, pâtes mal cuites, épinards "maison" et framboises en dessert. On était vendredi, pas de viande ou d'extravagances en ce jour "saint". Génial.

Je m'installais alors à une table, seul, et mangea silencieusement, levant parfois la tête vers le plafond, ou regardant droit devant moi. Contemplant les élèves, qui discutaient entre eux, dans la joie et la bonne humeur. Me rendant toujours plus compte de ma différence. Me rendant toujours plus découragé. Me rendant toujours plus compte que cette situation commençait à me dépasser.

Je sortis de mes pensées, voyant que les élèves commençaient à partir, et jeta un oeil à l'horloge à ma droite, merde. Je me dépêchais de finir mon assiette avec une mine de dégoût et parti, débarrassant au passage la table à laquelle j'étais installé. Nous devions nous rendre au gymnase, pour deux heures de sport. Ensuite, j'en aurais fini, et j'aurais du répit pour deux petits jours... J'espérais que ça se passerait bien.


J'arrivais au gymnase, essoufflé. Je rentrais aux vestiaires et me changea, me rendant rapidement sur le terrain. Apparemment, c'était basket-ball aujourd'hui, j'avais quand même un peu de chance, on dirait, un des seuls sports où j'étais (à peu près) bon.

Les élèves étaient tous alignés, comme des machines, rien n'était laissé au hasard, même ici. Je me positionnais vite près d'un élève, ne prenant pas compte de son grognement de frustration. Tu seras à côté de moi, que tu le veuilles ou non mon coco.

Le professeur nous fit faire des tours de terrains et autres exercices d'échauffements, puis, ce fut le grand moment de la formation des deux équipes pour les matchs. Bien sûr, je fus le dernier à être choisi. Je me retrouvais dans l'équipe la moins bien formée, j'allais devoir les aider s'ils voulaient gagner. Mais bien sûr, ils ne voudront pas de mon aide. Allez, un croche-pied de tenté déjà. Perdu, je suis trop agile pour me laisser avoir par ça, dommage pour toi.

Les deux heures se passèrent ainsi. Ponctuées par les sons de la balle touchant le sol et les coups de sifflet du professeur. Le score se finalisant pa en faveur de l'autre équipe. Je rageais intérieurement. On aurait pu gagner sans ces conneries. Et le prof qui ne disait rien face aux insultes et coups que je me prenais...

Le cours terminé, je sortis précipitamment du gymnase, me rendant dans les vestiaires, alors que les autres élèves s'extasiaient encore sur leur match (difficilement) gagné, pendant que mon équipe ruminait, sûr et certains que c'était de ma faute s'ils avaient perdu. Fallait me laisser mettre des paniers au lieu de me voler la balle aussi, connards.

J'attrapais mes affaires, me changeant rapidement, ne prenant même pas compte des "tags" griffonnés sur le mur, pour beaucoup me concernant. Je m'étais déjà attardé ici. Rien que pour lire les insanités écrites sur moi. Je n'étais plus jamais resté si longtemps depuis, toujours à me dépêcher de sortir d'ici, fuyant ce qui était dit et affirmé dans mon dos. Je ne comprendrais décidément jamais pourquoi c'était si... dérangeant pour eux. C'était ma vie privée, ça ne regardait que moi, ils n'avaient même pas à savoir ça.

Mais en même temps, c'est moi qui leur avais indirectement tout avoué. Je m'en voudrais toute ma vie je crois…

Je m'arrêtais quelques secondes, perdu dans mes pensées. J'entendis les autres élèves arriver dans une cacophonie et m'empressais d'enfiler un t-shirt. Je les entendis déblatérer des insultes, pour la plupart inaudibles à cause du bruit des douches. Je me pressais, faisant mes lacets à la va-vite. J'avais toujours l'habitude de stupides moqueries, d'intimidations ou bien de coups. C'était devenu mon lot quotidien, je trouvais maintenant cela presque normal. Mais aujourd'hui, je n'avais vraiment pas la tête à les entendre et j'aurais sûrement eu une réaction disproportionnée, rendant des coups, et l'on m'aurait accusé d'avoir engendré la bagarre…

J'empruntais le chemin du retour, regardant souvent derrière moi, mon pressentiment de ce matin me revenant de plus en plus souvent… Une fois arrivé à environ la moitié du chemin, je dus m'engouffrer dans une ruelle sombre, la rue que je prenais habituellement étant, bizarrement, fermée pour travaux... J'hésitais un instant, contourner ce raccourci me ferai perdre un précieux temps… Bon, allez Julien, il ne peut rien t'arriver, hein ? J'avançais sans lever la tête, regardant le sol. La ruelle devenait de plus en plus sombre, je relevais la tête. Merde. C'était un cul de sac, j'allais rebrousser chemin quand soudain, je ressentis une présence dans mon dos, je me retournais machinalement, me retrouvant face à un groupe de ma classe. LE groupe de ma classe. Putain, putain, putain. Qu'est-ce que t'es con Julien putain.


Et voici donc la fin de ce chapitre un. Et oui, et oui.

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- Twili' et Shy'