Bonjour tout le monde
Saint-Valentin oblige... encore cette année, j'ai un OS Sterek à partager avec vous,
Un OS qui fait partie de la petite saga de : La Saint-Valentin, c'est surfait !
J'avais dit que je voulais faire un OS chaque année alors j'essaye de m'y tenir.
Bon, on a eu de la dispute dans le premier et le deuxième os. du fluff à en vomir des arc-en-ciel pailletés pour le deuxième... cette année, ce sera...
enfin... vous verrez-
Merci à Calliope pour la bêta
Bonne lecture et joyeuse Saint-Valentin... ou pas.
D'accord, Derek le reconnaissait enfin. Stiles l'avait impressionné sur ce coup-là, même s'il aurait aimé que justement, ce ne soit pas le cas.
Derek avait dit :
- Cette année, pas de Saint-Valentin. On s'aime encore. Nous avons Elisha dans notre vie. Pas question de mettre cette fête commerciale et débile en priorité.
Stiles avait croisé les bras sur son torse. Non mais, il était pénible ce loup parfois quand même !
- Comment voudrais-tu qu'on se surprenne encore ? Plus rien ne peut m'impressionner venant de toi, Stiles. Et le fait même que nous soyons ensemble est déjà bien assez surprenant donc…
- Ah bon... je ne peux vraiment plus te surprendre, hein ?! le coupa Stiles.
Le jeune homme s'était levé et avait quitté la cuisine sans prononcer un mot de plus. Derek avait soupiré en regardant sa fille.
Ainsi donc, le loup ne pouvait plus être surpris par Stiles ? Eh bien, il verrait ce fichu louloup si Stiles ne pourrait pas le surprendre encore cette année. L'hyperactif sourit à cette pensée. Le loup n'allait pas en croire ses yeux !
Stiles débarqua au petit matin devant la maison de Scott et sonna plusieurs fois en attendant que son best de toujours vienne lui ouvrir. Celui-ci finit par arriver, les yeux encore collés par le sommeil, la bouche pâteuse et en pyjama.
- Stiles… grogna le loup-garou en ouvrant les yeux un peu plus.
- Salut bro, j'ai besoin de toi. Mon loup ne veut pas fêter la Saint-Valentin cette année.
- Encore ? s'écria Scott en laissant entrer son ami chez lui.
Ami qui se dirigea directement vers la cuisine et ouvrit grand le frigo de l'alpha pour se servir un verre de lait et mâchouiller un morceau de chocolat avant d'expliquer :
- Il pense que je ne pourrai pas le surprendre. Il croit avoir tout vu, mais crois-moi, il se trompe lourdement.
- Hanhan… maugréa Scott en hochant bêtement la tête, prenant place sur une chaise.
- Eh bien, j'ai une idée du tonnerre, mon cher et tu vas m'aider. J'ai besoin de toi parce que je ne vais pas réussir à tout faire tout seul.
- Quoi ? s'alarma soudain Scott, semblant se réveiller enfin et comprenant que Stiles sollicitait son aide pour la Saint-Valentin qui se trouvait être programmée pour le lendemain sur le calendrier. Je dois faire quoi ? Pourquoi tu peux pas faire ça tout seul ?
Stiles s'assit en face de Scott et se pencha vers lui.
- Ecoute bien, ça va t'amuser.
Scott n'en avait tout d'abord pas cru ses oreilles. Stiles n'allait pas sérieusement faire ça quand même ? Si ? Ah... ben… si en fait.
oo00oo
Le matin du 14 février, Scott se leva et téléphona à Derek.
- J'ai un problème avec un de mes nouveaux bêtas, avait dit l'alpha et Derek était arrivé chez lui en moins de temps que le loup ne l'aurait pensé. Il emmena Derek avec lui en voiture pour se rendre dans la forêt à la soi-disant recherche d'un jeune bêta qui n'existait que dans l'imagination de Scott. Mais c'était juste pour occuper le mari de son meilleur ami pendant que ce dernier mettait tout en œuvre pour surprendre le loup de son cœur comme il ne l'avait jamais fait auparavant.
Derek suivait Scott sans discuter. Il était loin d'être bête et se doutait bien que Stiles préparait quelque chose en ce jour de fête ridicule qu'il tenait à célébrer chaque année et qui, selon Derek, ne servait à rien d'autre qu'à créer des disputes dans les couples puisque, selon lui, l'argent ou l'énergie dépensés à cette occasion débouchait inévitablement sur des cadeaux qui ne faisaient jamais plaisir au conjoint, ce qui engendrait de la frustration, de la déception et des querelles .
Stiles se leva tranquillement ce matin-là. Ce fameux 14 février. Il déjeuna en caleçon sur le canapé devant la télé avec son bol de céréales dans ses mains en riant de temps à temps à cause de la série qu'il regardait attentivement. Puis il se leva de son canapé, alla poser son bol vide dans l'évier de la cuisine et s'étira longuement avant de monter à l'étage pour aller s'habiller. Il redescendit et attendit devant la porte du loft en trépignant d'impatience, dansant d'un pied sur l'autre et soupirant toutes les deux secondes.
- C'est looong, bon sang ! chouina-t-il quand il se rendit compte qu'à peine trois minutes étaient passées depuis qu'il avait décidé d'attendre sur le perron.
Stiles sursauta quand la sonnette retentit dans le loft cinq minutes plus tard. Il sautilla devant la porte et se reprit en s'éclaircissant la gorge.
- J'ai plus 15 ans, bon sang.
Il ouvrit la porte et sourit à l'homme qui le regarda un peu perdu et pas très à l'aise, visiblement.
- Monsieur Hale-Stilinski ?
- Lui-même. Vous êtes pile à l'heure, je suis impressionné. Je dois signer où ?
Le livreur lui tendit un calepin et Stiles apposa sa signature au bas d'un document.
- Je vous monte ça comment ?
- Oh, ne vous faites pas de mouron pour ça, j'ai des amis qui vont venir me donner un coup de main. Merci pour la livraison. Vous avez tout posé devant le seuil ?
- Comme vous l'avez demandé lors de la commande.
Le livreur hésita un instant avant de demander :
- Qu'allez-vous faire de tout ça, si j'ose demander ?
- Mais osez donc, je vous en prie… C'est pour impressionner quelqu'un. Je pense bien que lors de la commande, votre entreprise a dû me prendre pour un psychopathe, mais c'est pas grave. C'est pas à vous que je cherche à plaire. Bonne journée.
Le livreur prit congé de Stiles et celui-ci attendit qu'il soit parti avec son camion avant de se précipiter dans les escaliers et de descendre les marches à toute vitesse pour enfin se retrouver en bas de chez lui, devant l'immeuble. Il sourit de toutes ses dents en voyant sa commande dans la cour. Restait plus qu'à appeler les membres de la meute de Scotty.
- Si t'es pas surpris avec ça, mon loup, je deviens moine et je prête vœu de chasteté. Tant pis pour toi.
Derek monta tranquillement les marches des escaliers le menant à son loft. Il soupira en arrivant devant la porte coulissante. Il savait qu'il allait découvrir certainement quelque chose de dingue chez lui. Stiles avait sûrement vu très grand pour cette année. Après tout, il avait prévu de surprendre son mari. Ce n'était pas rien et Stiles ne faisait jamais rien à moitié. Derek secoua la tête. Qu'avait bien pu faire Stiles ? Repeindre le loft en rose ? Adopté un deuxième enfant derrière son dos ? Remplir la baignoire de champagne… ou autre chose ? Déménager tous les meubles pour les mettre sur le balcon ? Organiser une fête avec tous les habitants de la ville ? …
Derek ouvrit prudemment la porte et huma l'air. Rien… à part l'odeur de Stiles et d'Elisha. La petite fille se précipita d'ailleurs dans les bras de ''papa-loup'' dès qu'elle le vit et lui fit un gros câlin. Derek vit aussi Laura, assise sur le canapé qui se leva, sourit à son frère, lui prit sa filleule des mains, fit un signe à Stiles debout à côté de la télé et emmena Elisha avec elle en refermant la porte du loft.
- Salut, lança Derek, inquiet et surpris de ne rien voir de spécial chez lui. Ça va ? Tu as passé une bonne journée ?
- Pas trop mal. Et toi ?
- Ouais. Ouais… tu sais, Scott est très mauvais en cachotteries et minable en tant que menteur.
- Oh, je sais. Mais je ne me suis pas leurré, hein, je sais bien que tu savais que je voulais t'étonner ce soir. Donc…
- Tu n'as rien fait de spécial et c'est ce qui est censé m'étonner ? demanda Derek, sceptique, tous ses sens en éveil pour repérer la moindre surprise.
Stiles lui sourit et commença à se déshabiller en dansant sur de la musique imaginaire tout en se passant la langue sur les lèvres.
- Si tu t'es fait un tatouage, je te mange tout cru et ce n'est pas une métaphore, prévint Derek, mais Stiles secoua la tête et le loup vit très vite que son mari ne s'était pas fait marquer la peau une fois qu'il fut nu devant lui.
- Fais-moi l'amour, Derek, susurra Stiles en s'approchant de son mari dont les yeux se mirent à briller d'une lueur bleue électrisante.
- C'est supposé me surprendre, ça ? Tu me demandes tous les jours de te faire l'amour.
Stiles arriva à hauteur de Derek et posa sa main sur son entrejambe pour évaluer s'il lui faisait de l'effet et combien de temps il devrait attendre pour que le loup l'emmène dans leur chambre, fou de désir, au bord de la perte de contrôle. Le loup rejeta la tête en arrière en gémissant.
- Me rendre fou ne me surprendra pas, Stiles, je m'attendais à mieux que ça venant de toi.
Stiles passa ses bras autour de la nuque de son amour et se blottit contre lui, collant son érection nue contre la bosse qui déformait le jean noir et serré du loup.
- Tu veux pas te taire quelques minutes et te mettre à me caresser ? J'ai envie de toi et t'as envie de moi, perds pas du temps à blablater comme si tu étais moi.
Le loup grogna et sortit ses crocs. Il attrapa Stiles par la taille et le plaqua contre son corps, puis agrippa ses fesses avec ses griffes et sourit quand le plus jeune couina contre sa bouche. Il fit glisser ses crocs dans le cou de son amant et le mordilla lentement… N'y tenant plus, il recula Stiles de son corps, se dévêtit en quelques coups de griffes et attrapa son amour pour le porter dans ses bras, une main sous ses fesses fermes et l'autre dans son dos.
- Je te préviens, je ne suis pas prêt de te lâcher. J'espère que tu as de l'énergie parce que je suis chaud bouillant pour te faire crier mon nom toute la nuit.
- J'espère bien, mon loup, mais c'est peut-être pas moi qui vais crier le plus fort, haleta Stiles en prenant l'oreille de Derek entre ses dents. Ce dernier faillit rater la première marche de l'escalier pour monter à l'étage. Il finit par arriver en haut et reposa Stiles sur le sol pour l'embrasser langoureusement tout en le poussant doucement contre la porte de leur chambre à coucher. Stiles rompit le baiser et baissa la tête pour que ses lèvres humides emprisonnent avec ardeur le téton droit du loup qui gémit en frottant son érection contre le ventre de son amant.
- Oh bordel…, tu veux vraiment me tuer cette nuit ? C'est ça qui va me surprendre… je vais mourir de plaisir ?
- Hin, Hin…
Stiles relâcha le téton, se redressa, embrassa son homme longuement et rompit le baiser. Il se décala de quelques centimètres pour que le loup puisse ouvrir la porte de leur chambre et….
Un bruit horrible ressemblant à celui de milliers de perles qui roulent fit sursauter le loup…. Il grogna et se prépara à attaquer la… chose (?) qui venait d'atterrir à ses pieds, les lui recouvrant par la même occasion. Il cligna des yeux et baissa le regard.
- Stiiiiiiiilllllleeeeesssss ! hurla-t-il et le susnommé éclata de rire comme il ne l'avait jamais fait auparavant dans sa vie.
Littéralement, mort de rire devant la scène…
….
Il fallut bien six minutes à Stiles pour que ce dernier puisse enfin articuler une phrase cohérente.
- T'as…. Vu… je t'ai… surpris…. J'suis … juste …. Troop…. Fort.., arriva à articuler Stiles en continuant de se fendre la poire comme un gamin, plié en deux au milieu du couloir.
Derek soupira et regarda la chambre… enfin… ce qu'il arrivait à en voir, du moins, car celle-ci était remplie, mais vraiment remplie à craquer de foutus bonbons en forme de cœur avec divers messages écrits dessus volontairement ambigus : : « Dévore-moi », « suçote-moi », « savoure-moi », « déballe-moi délicatement », « mordille-moi », «Attention, saveur piquante ! », « Je suis inoubliable », « J'ai le goût du Paradis »,… Le loup n'en revenait pas. Ça, c'était du tout grand Stiles !
D'accord, Derek le reconnaissait enfin. Stiles l'avait impressionné sur ce coup-là, même s'il aurait aimé que justement, ce ne soit pas le cas.
oo00oo
Derek rentra du travail ce soir-là et soupira face à la vision de son mari, assis devant la télé, la main droite enfouie dans un saladier rempli à ras bord de bonbons en forme de cœur.
- S'lut… tu sais, je me demandais combien de temps je vais devoir me gaver de bonbons pour que la chambre à coucher son enfin vide.
- Des millénaires, à mon avis. Mais t'as de la chance, j'aime dormir avec toi dans la bibliothèque, ça a son charme de faire l'amour entre les vieux bouquins de mes parents. Sérieusement, Stiles, pour la prochaine Saint- Valentin, qui aura lieu dans moins de dix mois, n'essaie surtout plus de me surprendre. On ira au resto et je t'offrirai des fleurs. Un truc bien plan-plan et traditionnel pour remplir les caisses des fleuristes et des restaurateurs. C'est bien ça que tu veux, n'est-ce pas ?
- Tu vois, quand tu veux bien, on arrive à se comprendre.
Stiles sourit en coinçant un bonbon en forme de cœur entre ses dents. Il leva les yeux vers son amour et dit :
- C'est écrit : ''eat me'' sur celui-ci !
Il fit un clin d'œil et les yeux de Derek virèrent au bleu glacier aussitôt.
Du coup, j'espère qu'on se retrouva l'année prochaine pour un autre OS.
KitsuneA
