Bonjour à toutes !
Merci pour vos reviews, mise en alerte et favoris !
Merci également aux anonymes à qui je ne peux répondre !
Le chapitre qui va suivre est un peu court, j'avoue ! Du coup, je ne vous ferai pas attendre dimanche, vous aurez le chapitre 4 vendredi !
Bonne lecture !
Chapitre 3
Edward :
Des semaines que j'étais hospitalisé ici ... Des semaines que rien ne changeait ... J'étais toujours alité, incapable de bouger mes jambes. Je ne les sentais même pas ! Je me dégoûtais ... Pourquoi vivre si je ne pouvais rien faire moi-même ? Je ne vivais plus, je subissais ma vie, et cela ne me convenait absolument pas. Je me sentais rabaissé, moins que rien, minable, inutile ... J'avais cette horrible impression d'être un poids, un fardeau, un assisté. J'avais besoin d'aide pour tout ... Me laver, et même aller aux toilettes ! J'avais honte de moi, de mon corps, de ce que j'étais devenu ... Pas un jour ne passait sans que je me demandasse pourquoi je m'en étais sorti ... A quoi bon vivre en demi-homme ?
Comme tous les soirs je regardais la nuit tomber ... Je serrais les dents, les points et retenais mes larmes... Je n'en pouvais plus. Je ne supportais plus mon image ... Encore moins ce que je voyais dans les yeux des autres ... Encore moins ce que je voyais dans les yeux de ma femme ...
Mon dieu que ça devait être dur pour elle aussi ! Voir son époux diminué ainsi ! Nous avions tout pour être heureux et j'avais tout gâché ! La voir devenait un calvaire, j'étais un poids pour elle. Elle méritait tellement mieux que ça !
De légers coups se firent entendre, la porte s'ouvrit sur le visage souriant, fin et angélique de Jane
- Je suis venue vous dire bonsoir !
- C'est gentil.
Elle entra, toujours aussi souriante.
- Alors demain est le grand jour ?
Je détournai le regard, le posai sur le ciel étoilé.
- A quoi bon ?
Elle s'assit sur le bord du lit et prit ma main.
- Je sais que vous n'y croyez pas mais ...
- Désolé d'être désagréable mais effectivement je n'y crois pas ! Je perds mon temps ! Et le votre par la même occasion …, la coupai-je.
Elle resserra ses doigts pour attirer mon attention et capta mon regard.
- Je sais que c'est difficile pour vous et je comprends que votre moral soit au plus bas ... mais vous ne pensez pas que ça vaut quand même le coup d'essayer ? Qu'avez-vous à perdre de toute façon ? Quitte à être ici autant tenter le tout pour le tout.
Elle me sourit, taquine.
- Au pire vous aurez le droit à quelques massages ! Bella a des doigts de fée !
Elle avait toujours le don de m'arracher un sourire, ce qui était chose rare ! Elle était tellement gentille ...
- Je n'ai pas le choix alors ?, abdiquai-je.
- Bien sûr que si ! Mais à votre place je suivrais mon conseil !
- Ok ... J'espère qu'elle est aussi sympathique que vous.
- Vous verrez ça par vous même demain !, pouffa-t-elle.
Hein ?
- Ça veut dire quoi ça ?, m'inquiétai-je.
Elle se leva et me lança un clin d'œil.
- Rien du tout ! Mais par rapport à Bella, ce que je peux vous dire c'est qu'elle a toujours eu de super résultats, même si ce n'est pas sans mal !
Pas sans mal ? Qu'est-ce que ça pouvait vouloir dire ?
- Comment ça ?
- Bonne nuit monsieur Cullen ! Et bon courage pour demain !, rit-elle avant de s'en aller.
La porte se referma, ainsi que mes yeux. Je les ouvris à nouveau, éteignis la lumière et fixai le ciel ... Comme chaque nuit, je passais des heures à le contempler. Comme chaque nuit, mes douleurs ne me quittèrent pas. Comme chaque nuit, mes larmes coulèrent ...
oOo
Quatre coups, forts, secs. Que se passait-il ? Je n'eus même pas le temps de réagir. La porte s'ouvrit et une furie en blouse blanche entra dans ma chambre.
- Bonjour m'sieur ! Il est six heures !
Hein ? Quoi ? C'était bien trop tôt !
- Je suis fatigué !
- Non mais oh ! Moi aussi je serais bien restée au lit mais ce n'est pas possible alors hop ! On se réveille !
Elle ouvrit grand les rideaux sur le jour déjà levé. Non mais qui était cette folle ? Mes yeux s'écarquillèrent.
- Regardez ! En plus y a du soleil !
Elle était malade ! C'était indéniable !
- Et alors ! Je ne peux pas en profiter de toute façon !
- Ouh là ! Si vous commencez comme ça, ça ne va pas le faire !
Mais pour qui se prenait-elle ?
- Et si vous êtes aussi désagréable avec vos patients il vaut mieux que vous rentriez chez vous !
Elle posa ses poings sur ses hanches et me fixa, autoritaire et sévère :
- J'aimerais bien ! Seulement je ne travaille pas pour la gloire moi ! j'ai besoin de remplir mon frigo !
Les bras m'en tombèrent, j'étais abasourdi. Elle se planta près de moi et me tendis une main franche :
- Je m'appelle Bella et à partir de maintenant, je suis votre pire cauchemar !
Sympathique la petite Bella non ?
N'hésitez pas à me faire part de vos impressions !
