Histoire: Une Touche de Couleur dans le Gris
Livre 1 : Nuancer le noir.
Date: 5 novembre 2016
Beta: MiaKoTo
Fandom: D Gray Man
Avertissement: Non, je ne possède pas D Gray Man et je ne fais aucun profit avec cette histoire.
Résumé:Après avoir atterrit au XIXème siècle, Ennaèl se rend rapidement compte qu'elle s'est fait engagé par la famille Kamelott, fondamentalement, les méchants de DGM. Prenant le nom d'Eve, elle devint alors la dame de compagnie de Tricia Kamelott et l'aide dans ses tâches quotidienne. Maintenant que sa vie est un peu moins chaotique, Eve réflechit à son arrivé dans ce monde et prends la décision de se faire son propre avis sur les personag... personnes de ce nouveau monde malgré sa connaissance du manga.
CADEAU!
Ok, alors là si j'ai pas votre attention, je sais plus quoi faire X)
Donc, comme dit, j'ai prévus un chapitre spéciale pour noël pour mes lecteurs les plus assidus ;)
BONNE LECTURE
Nuancer le Noir chapitre 3
Dimanche 11 janvier 1885
« Toc, Toc »
Gémissant, je me retournais dans mon lit, savourant encore quelques instants la douce chaleur des couvertures et remerciant mentalement Clarisse, la femme de ménage qui avait toqué pour me réveiller. Certes, le manoir était plutôt bien isolé et le feu avait brulé toute la nuit, mais nous étions quand même encore en plein hiver.
Et il faisait froid.
Et il était tôt aussi.
Certes, 7h, c'était mieux que 5h30, mais pas de beaucoup. Soupirant, je m'assis et enlevais le foulard qui me cachait les yeux, la moindre lueur pouvant me réveiller, puis passa ma main dans mes cheveux.
Les brosses de cette époque faisaient un miracle pour mes longues pointes ébouriffé.
Enfouissant mes pieds dans le tapis, savourant sa douceur, je me levais et commençais à me préparer pour la journée.
Ayant bien fait attention à laisser la bassine d'eau près du feu la veille au soir, je me lava rapidement à l'eau tiède et enfila une robe simple d'Eglantine. Elle était un peu large et quelque peu délavée, mais je ne m'en préoccupais pas vraiment au grand malheur de Tricia.
Relevant rapidement mes cheveux en chignon comme j'en avais pris l'habitude depuis que j'étais arrivée dans ce monde, j'enfilais rapidement des bottes un peu grandes pour moi et allais à la porte donnant sur le couloir. Ouvrant la porte, je fis deux pas à l'extérieur pour ramasser le plateau du petit déjeuner qui reposait sur une petite table près de la porte.
Le posant sur le bureau, je me dépêchais de l'engloutir avant de le ramener dehors puis de frapper à la porte attenante à une autre chambre.
Aujourd'hui, j'avais prévu d'aller en ville m'acheter un cayon. Sheryl m'en avait prêté un la veille, et je l'avais joyeusement utilisé, mais je préférais lui rendre le plus vite possible.
« Entrez ! » me répondit la voix douce de Tricia.
Poussant la porte, j'entrais dans la chambre des maîtres. Comme chaque matin, Shreryl était en train de partir. Il me fit un geste rapide de la tête en signe de bonjour, puis embrassa Tricia sur la main et partit par la porte menant sur le couloir.
« Bonjours, vous vous sentez bien aujourd'hui ? » je demandais en m'approchant du lit.
« Bonjours Eve. Oui, je me porte comme un charme » Sourit Tricia en se levant du lit. Elle ouvrit sa bouche pour parler mais s'arrêta tout à coup en voyant ma tenue. « Eve ! tu ne compte pas y aller comme ça, tout de même ? » dit elle d'un air affligé.
Clignant les yeux de surprise, je me demandais vaguement comment elle pouvait bien savoir que je comptais me rendre en ville tout en marmonnant un : « Je n'ai rien de mieux à me mettre. »
Elle me regarda d'un air confus avant de frapper dans ses mains et de me lancer un sourire rayonnant. « Je vais te prêter des vêtements, tu vas être radieuse ! » dit elle en se dirigeant vers une très large armoire à l'arrière de la salle, près de la porte menant à ma chambre.
J'haussais un sourcil à cela. Même si elle était malade, d'ailleurs peut être à cause de cela, Tricia était mince comme un mannequin. Honnêtement, cela ne m'étonnerais pas qu'elle fasse du 34~36.
Moi, je me dandinais plus vers du 38~40.
Et ne parlons même pas de la différence de poitrine, je vais déprimer…
« Tricia » commençais-je en trainant derrière elle. « Je ne pense pas que je puisse rentrer dans tes vêtements. »
« Non sens. » répliqua elle en ouvrant le placard débordant de robe de toutes les couleurs. « J'ai quelques robes un peu plus large que Sheryl m'avais offerte lorsque… » Commença elle en fouillant frénétiquement dans les vêtements avant de se stopper net et de reprendre plus doucement. « Enfin, je pense qu'elles devraient t'aller. » Fini-elle tranquillement avant de pousser un cris de joie.
« Ha ! Regarde celle-ci ! » dit elle en tirant une robe bleu clair de l'armoire. Elle était simple mais tout de même très jolie. Un ruban gris enserrait la taille et un nœud de la même couleur soulignait le décolté. Enfin, le bas de la jupe était agrémenté de broderies de roses argentés.
Un peu sceptique quand à la taille, je retournais rapidement dans ma chambre pour l'enfiler. Effectivement, elle était un peu serrée au niveau de la poitrine et du ventre, mais ce n'était pas intenable.
Et finalement j'étais plutôt jolie.
Mais, hum bref, Tricia fût encore plus excitée lorsque je revins dans la chambre, décidant tout à coup qu'il fallait ab-so-lu-ment que je mette des bijoux et c'est à ce moment là que j'eu la réalisation très bizarre que j'avais les oreilles percé !
Mes parents m'avaient laissé faire dans l'intervalle de souvenir qu'il me manquait ? Attend, je n'avais même pas envie de le faire, comment est-ce que ça avait bien pu arriver ?
En tout cas, j'eu le droit à un ras-le-cou argenté et des boucles d'oreilles bleu puis elle décida que ma coiffure n'était pas assez extravagante et voulu que je la change.
Malheur à moi, elle découvrit que j'avais les cheveux très long et qu'ils étaient agréable à coiffer.
Il ne fallait pas me leurrer, j'étais définitivement devenue sa poupée préférée.
Après une couronne de tresses et un chignon un peu plus compliqué, elle me laissa enfin tranquille et je l'aidais à se préparer à son tour et d'enfiler une très jolie robe rose pastelle.
Finalement, vers 9h30 Tricia et moi étions prêtes et je me demandais vraiment pourquoi il fallait faire autant d'effort juste pour aller en ville.
« Tu es magnifique ! » s'exclama-t-elle en regardant notre reflet dans le miroir à pieds de sa chambre.
« Tu es très jolie aussi, Tricia » dis-je en souriant.
« Nous allons vraiment être les plus belle de la messe. » Conclut-t-elle joyeusement.
« Oui, je le pense aus… » Commençai-je à dire avant que ses mots me rattrape.
Attendez une seconde.
La messe ?
La tête appuyé sur la vitre, je regardais, morose, le paysage.
Je n'avais vraiment aucune envie d'aller à la messe.
Mais évidement, on était dimanche, et j'avais oublié que fin XIXeme, une large majorité des citoyens étaient de fervents religieux.
Soupirant, j'observais les personnes devant moi, encore surprise que Sheryl vienne avec nous. Je ne savais pas s'il était vraiment très amoureux de sa femme au point d'aller adoré un Dieu en lequel il… he bien croyait en faite, vu qu'il se battait contre lui… ou s'il essayait simplement de se mêler à la masse de noble religieux de l'époque.
Après m'avoir annoncé où on allait et sans écouter un mot de ce que je lui disais, Tricia nous traina avec entrain au petit salon pour discuter encore un peu avant notre départ à 11h.
Peu après l'heure dite et toujours aucun succès concernant mes tentatives de fuite, je dû enfin me résoudre à monter dans le fiacre en compagnie de Sheryl et Tricia.
Enfin, le cocher s'arrêta près de l'église et Sheryl, tout aussi élégamment habillé que nous, nous aida Tricia et moi à descendre, avant de donner son bras à sa femme pour la soutenir.
En effet, l'église était tout de même assez loin, et il nous fallut un peu de temps pour y arriver.
Marchant derrières mes employeurs, j'observais les gens qui affluaient vers l'église.
Assez bizarrement, toutes les classes sociales se mêlaient dans un mouvement confus.
Ho, bien sûr, on distinguait bien les nobles, qui se pavanaient au milieu de la place menant à l'Eglise, comme s'ils étaient mieux que tout le monde. On remarquait aussi les bourgeois, qui tentaient par tous les moyens de se séparer des roturiers et d'attirer l'attention des nobles pour proposer par-ci, des affaires, par-là, d'unir leurs familles…
Et puis enfin, le commun des mortels, qui se pressaient aux alentours pour dénicher la meilleure place.
Prêtant plus attention à ce que faisaient Sheryl et Tricia, je les suivis dans l'Eglise.
J'avais peu, pour ne pas dire pas, d'éducation religieuse. J'avais certes été baptisé et ma sœur avait passé sa première communion et mon frère avait fait aussi du catéchisme, mais moi rien.
Ma mère avait dit qu'elle n'était pas d'accord avec la philosophie du prêtre qui officiait ou un truc dans le genre.
Mais bref, cela faisant, j'avais juste les bases qu'on pouvait apprendre en combinant deux, trois mariages, des visites d'églises aves mon père et l'Education civique.
Alors, trempant deux doigts dans ce que je pensais être l'eau bénite, je fis le signe de croix à la suite de Tricia. Sauf que… c'est le côté gauche ou le côté droit en premier ?
Laissant filer mon regard espérant trouver la bonne réponse, je rencontrais celui de Sheryl qui haussa un sourcil lorsqu'il me vit m'arrêter en plein milieux de mon geste.
Me dépêchant de finir, je le vis sourire d'un air amusé avant de marché à la suite de Tricia.
Oops
Apriori, c'était l'autre côté…
Un peu rouge de gêne, je les suivis à mon tour et m'assis à côté de Sheryl, lui-même à côté de Tricia qui regardait avec impatience l'hôtel.
Ca n'avait pas commencé, et j'avais déjà hâte que ça se finisse…
Parmi les bavardages des fidèles, je laissais mon esprit vagabonder. L'Eglise était grande, on sentait qu'on se trouvait dans un beau quartier de la capitale. De style gotique, elle était très lumineuse et coloré grâce aux grands vitraux.
A ma surprise, je remarquais la croix, que j'associais naturellement aux exorcistes, surplomber l'hôtel.
Est-ce que c'était comme Hakkenden ou 07Ghost et cette croix était en faite le symbole officiel, ou alors Sheryl avait le culot de se promener tout les dimanches (où Tricia se sentaient bien) dans une église régit par l'ordre Noir ?
Envoyant un regard furtif à mon voisin Noah, je me dis qu'il en était clairement capable…
Enfin, la messe commença, et s'ensuivit pendant une heure une alternance de phases assis/debout et chant/écoute.
Au final, ce n'était pas si ennuyant que je le pensais. Ho, c'est vrai que j'aurais clairement préféré faire autre chose, mais c'était agréable de chanter après près d'un mois d'abstinence.
Même si c'était du yaourt.
Ben oui, je ne connaissais pas du tout les paroles et je n'avais pas de livres de chants comme certains, alors j'imitais globalement les sons et me rattrapait en chantant avec force les « Alléluias » et « Amen » au sommet de mes poumons.
Mais même si mon imitation leurrait la plupart des gens, j'étais très consciente du sourire amusé et tremblant de Sheryl à mes côté.
Et ce n'était pas juste mon imagination comme j'essayais vainement de me le faire croire, car au bout d'environ une demi-heure, il emprunta le livre de Tricia et me le tendit, toujours son stupide sourire connaisseur aux lèvres.
Encore une fois, je ne savais pas si je devais être vexé ou soulagé.
Et puis, le moment tant redouté de l'eucharistie arriva.
Ce moment où les fidèles doivent manger le corps du Christ… et sérieusement, 2000 ans qu'ils font ça et ils ne se sont pas rendu compte que c'était vraiment morbide ?
Mais enfin bref, dans les quelques mariages où j'étais allé, le prêtre demandait à ceux qui le voulait de venir prendre l'hostie car il savait bien que le nombre de chrétiens n'était plus aussi unanime qu'avant.
Cependant, nous étions maintenant dans cet « avant » et j'étais vraiment paniqué sur ce que je devais faire.
D'une part, me découvrir dans l'Eglise ou écouter le prêche c'était juste du respect envers une religion qui n'était pas la mienne. J'en aurais fait de même si j'avais été dans une Mosquée ou dans un Temple.
D'autre part, participer à l'hostie, c'était plus de l'irrespect pour moi, car je n'étais pas pratiquante et que c'était le symbole de la foi pour les chrétiens.
Cependant, vu comment tout le monde au dessus de 10 ans se levaient pour aller chercher l'Hostie, je n'avais pas vraiment l'impression d'avoir le choix de rester assise.
Mais prendre l'hostie et de le jeter me paressais encore pire.
« Eve, qu'y a-t-il ? » me demanda Tricia inquiète debout à côté de moi lorsque je ne bougeai pas.
J'allais me lever pour la rassurer, mais Sheryl parla avant que je ne puisse esquisser le moindre geste.
« Je pense qu'elle ne se sent pas bien, je vais rester avec elle pendant que vous allez chercher l'hostie. » dit-il à Tricia.
Elle sembla encore plus inquiète mais acquiesça et passa devant nous pour allez faire la queue.
Seule avec Sheryl, je me dit mal à l'aise que je n'aurais pas dû réfléchir autant et faire semblant d'aller le chercher en me mêlant à la foule.
« C'est drôle de penser qu'avec un prénom comme Eve, vous ne soyez pas chrétienne. » Dit Sheryl, coupant ainsi le silence pesant.
« Hum oui, merci pour l'excuse. » Je répondis à côté de la plaque. Sérieusement, mais qu'est ce qu'il ma prit de choisir ce nom ? Moi et mes private joke à la noix… je savais que ça allait me jouer des tours.
« Je savais que la laïcité avait pris beaucoup d'ampleur ces derniers temps en France, mais de la à ce que vous n'ayez aucune éducation religieuse… Ou peut être que vous supportez une autre religion ? » dit il nonchalamment.
« He bien, j'ai été élevé dans l'esprit laïc… » Coucou écoles publique du XXIeme siècle. « Mais je pense que je suis plutôt déiste. Je crois qu'il y a quelque chose, mais je ne peux vraiment pas dire quoi. » je lui répondit mal à l'aise. Sérieusement, comment ce type arrive à toujours me faire sentir comme si j'allais me faire dévorer à chaque instant ?
« Alors pourquoi un nom comme Eve ? » demanda il véritablement curieux.
Alors là… « Parce que ça sonnait bien ? »
Et hop retour du regard surpris puis du sourire amusé. Est-ce que c'était les seules émotions que je provoquais chez lui ? Enfin bon, tant que ce n'était pas des envies de meurtres, je devais m'estimer heureuse.
« Vous savez, j'ai une fille, Road. Elle est un peu plus jeune que vous, mais je pense que vous pourriez très bien vous entendre. » Dit il après quelques minutes de silence.
Je plissais les yeux en réponse. Mais pourquoi est-ce qu'il évoquait ça maintenant ?
« Vraiment ? Je ne l'ai pourtant pas vu, elle est en pensionnat ? » Je demandais attentivement.
« Non, elle est chez un ami à nous, le Duc Campbell avec mon frère. » Dit-il en scrutant ma réaction.
Le Duc Campbell ? il parlait du Comte non ? Mais attends, dans le manga tout le monde l'appelle le Comte et ils n'ont jamais dit qu'il s'appelait Campbell ! J'ai juste pris le nom parce que c'était le nom de Mana mais… Ho mince, Mana serait donc bien le Comte ? Non, là ça part dans tout les sens, je n'ai aucune information qui le prouverais ! Mais sérieusement, qu'est ce qui ma pris d'aller dans le passer lorsque le manga avait enfin recommencé ?
Mais attends, peut être qu'il a dit ça pour essayer de m'appâter ? Urgh, le mal de crâne…
Bon, quand tu ne sais pas quoi choisir entre la gauche et la droite, tu prends le milieu donc…
« Ho, vous avez un frère ? » Je demandais innocemment.
« Oui, un petit frère de six ans mon cadet. » Dit il en plissant les yeux.
« Ho, vous parlez de Tyki ? Je suis sur que vous vous entendriez très bien avec lui, Eve. » Dit Tricia derrière moi. Elle était revenue sans que ni Sheryl ni moi ne le remarquions. Je me levai pour lui permettre de passer et elle reprit sa place aux côté de Sheryl.
« Vous sentez vous mieux ? »
« Oui, mais je pense que l'air frais me ferait du bien. » je lui répondis en souriant.
« C'est presque fini, nous aurons qu'à allez nous promener dans le parc après la cérémonie, qu'en pensez vous ? Ce serait merveilleux, mon cœur ! » dit Tricia en regardant son mari.
Sheryl sembla hésiter quelques instants avant de lui demander si elle était sûre de se sentir assez bien et devant son obstination, fléchis et accepta à ma grande surprise. Il avait vraiment l'air de l'aimer. Pourtant dans le manga…
Non ! j'ai dit que je me ferais pas propre opinion.
Pris dans mon dilemme moral, la messe se fini ensuite sans autre heurt et je suivis Tricia et Sheryl à l'extérieur.
Cependant, alors que nous descendions les marches menant à l'Eglise, Sheryl et Tricia furent aborder par un couple impeccablement habillé. L'homme tenant la main d'un garçon qui ne semblait pas avoir plus de deux ans et la femme semblait enceint.
« Marquis Kamelott! » Dit la femme en s'approchant de nous. Elle me sembla de suite antipathique mon impression étant renforcé par le raidissement de Sheryl et le sourire figé de Tricia.
« Monsieur et madame Drebber » Commença Sheryl avec une voix sucrée et un sourire charmeur qui me surprirent. Je ne l'avais encore jamais vu faire une expression aussi fausse.
« Nous ne vous avions pas vu depuis la naissance du jeune Maxime il me semble, comment allez vous ? »
En entendant Sheryl, Madame Drebber délaissa totalement Tricia, s'approchant de lui avec un aire de hyène affamée collé au vissage.
En tout cas elle me donnait cette impression.
« Très bien merci. Comme vous le voyez, j'attends mon second enfant, surement un autre fils ! » dit elle pleins de fierté en jetant un coup d'œil à Tricia qui aurait pu passer comme discret si nous nous étions trouvé dans deux pièce séparer par deux murs et un couloir.
Tricia sembla alors encore plus mal à l'aise et baissa les yeux au sol de gêne.
Ok, il devait surement y avoir une histoire de jalousie mal placé la dedans.
Shéryl regarda rapidement sa femme se décomposer avant de me jeter un coup d'œil appuyé qui aurait pu, ou non, me demander d'intervenir.
Ne sachant vraiment pas quoi faire pour rabattre le caquet à la mégère, j'haussais un sourcil dans sa direction et il ferma les yeux comme s'il réfléchissait quelques secondes avant de les rouvrir et de placer sa main dans le bas de mon dos puis de me pousser quelque peu à l'avant.
Me remémorant tous ce que mes plus de 10 ans de théâtre avaient réussi à m'apprendre, je collai un jolie sourire incroyablement faux sur mes lèvres, me préparant à improviser.
« Je suis très enchanté pour vous. Ho, Monsieur Drebber, Madame Drebber, vous ne connaissez surement pas Miss Eve Campbell, la fille d'un de nos très bons amis. » Dit il en appuyant avec force sur le Monsieur et Madame. Leur manque de noblesse devait très certainement être une affaire douloureuse alors.
Sheryl appuya sur mon dos, me forçant à choisir entre une révérence peut-être bâclé où à tendre ma main.
Choisissant la dernière option, je me redressais, gagnant quelques bons centimètres et pris l'air aussi supérieure que je pouvais réaliser sans tomber dans la parodie avant de tendre ma main en direction de Monsieur Drebber, snobant sans la moindre gêne Madame Drebber.
Celui-ci s'empressa de me faire un baise main tout en complimentant ma beauté. Pris dans le jeu, j'envoyai un sourire glacial à la femme avant de me tourner vers Sheryl.
« Sheryl très chère, si nous ne nous dépêchons pas, nous allons être en retard pour le déjeuner avec monsieur le Comte. » Dis-je en forçant sur l'accent français tout en faisant bien attention à ne pas donner de nom. En parlant de nom, c'était la première fois que j'appelais Sheryl par son prénom devant lui, réalisant au passage que je lui avais parlé plus que mal pour ma « place ».
Espérons que mon audace ne me fasse pas renvoyer.
Je n'avais pas de raison de m'inquiéter, car Sheryl enchaina tout de suite sur le même ton que moi, la main droite toujours posé sur le bas de mon dos et la main gauche tenant le bras de Tricia qui nous regardaient à présent d'un air surpris.
« Vous avez tout à fait raison Eve, et nous ne voudrions pas le faire attendre. Monsieur et Madame Drebber, bonne journée. » Dit il d'un ton froid avant de se tourner vers le Fiacre qui nous attendais en bas des marches et de nous aider à monter dedans.
Dés qu'il eut fermé la porte, le cocher démarra et je me détendis, mon dos redevenant courbe plutôt que tendu comme un piquet. Par la fenêtre du Fiacre, je pu voir que madame Drebber avait l'air particulièrement de mauvaise humeur et regardait notre fiacre avec colère.
« Merci beaucoup pour votre aide Eve, Madame Drebber est généralement une femme… persistante. » Dit Sheryl.
« C'était un plaisir » je dis, le sourire peut être un peu vicieux avant de me reconcentrer sur Tricia qui semblait toujours un peu mal à l'aise. « Est-ce que vous allez bien ? »
« Oui, je suis juste un peu fatigué c'est tout. » Dit elle toujours un peu pâle.
« Ce n'est pas grave, nous irons nous promener une autre fois. » Je la rassurais.
Le reste du voyage ce fit dans un silence un peu maladroit.
Bientôt, le Fiacre ralentit dans l'allée menant au manoir et quelques minutes plus tard, nous mangions avec Tricia dans le petit salon, Sheryl nous ayant laissé quelques instants plus tôt.
« Madame Drebber était l'une des prétendantes de Sheryl. » Dit tout à coup Tricia. « Sa famille n'avait pas beaucoup d'argent mais elle était noble alors elle espérait trouver un bon partie. Cependant, elle ne pouvait léguer son titre de noblesse contrairement à moi qui suis fille unique et je me mariai à Sheryl à sa place. » Elle prit alors une grande inspiration fragile.
« Je me suis marié il y a deux ans, et je suis tombé enceinte quelques mois après, tu porte l'une des robes que Sheryl m'a offerte lorsqu'il a appris la nouvelle. Mais j'ai toujours eu une santé fragile, et il y eut des complications et j'ai… perdu le bébé. » fini elle d'une voix cassé.
« Le médecin à dit que je ne pourrais plus jamais avoir d'enfants, Eve. » sanglota elle « Et un homme comme Sheryl à besoin d'un héritier… J'ai déjà eu beaucoup de chance de me marier à un homme comme lui, mais je ne peux même pas accomplir mon rôle. »
« Mais vous avez une fille, Road. » je murmurai en la prenant dans mes bras, ne savant pas trop quoi dire pour lui remonter le moral.
« Nous l'avons adopté, c'est une enfant si douce… » Répondit elle. « Sheryl à été si gentil. Il aurait pu me rejeter et se marier à quelqu'un d'autre, mais il ma garder et je me sens si mal… » Chuchota-t-elle, son visage humide reposant dans le creux de mon cou.
Je me tu.
Je ne savais vraiment pas quoi dire pour arranger les choses. Pour moi, elle était beaucoup plus à plaindre que Sheryl et personnellement, je savais que je serais totalement dévastée si je perdais mon enfant.
Mais les mœurs étaient très différentes et la femme n'avait encore pas vraiment d'autre rôle que celui de « mère » dans ce XIXeme siècle.
Alors je me contentais de la tenir dans mes bras en me demandant quel genre d'avenir je pouvais bien espérer ici, avec cette société fermement opposé à tout ce à quoi je croyais…
Le thème de la religion est vraiment difficile à traiter, surtout par les temps qui courent :(
Je ne pouvais cependant pas objectivement passer outre, alors j'ai fait de mon mieux pour retransmettre mes idées, en espérant que je n'ai pas causé de problème... Comme je l'ai dit, je n'ai pas vraiment eu d'éducation religieuse, je m'excuse donc si j'ai offensé quelqu'un de quelque façon que ce soit par mon ignorance, ce n'était pas mon intention.
J'espère tout de même que vous avez apprécié :) j'ai essayé de rendre ça un peu gai, mais il faut bien que le SI retombe sur terre... les perspectives d'avenir ne sont pas très bonne (surtout vu que c'est MOI qui écrit la fic o~o)
Vous pouvez remercier MiaKoto pour la correction de ce chapitre. N'hésitez pas à laisser, des commentaires ou de me PM si vous avez une question ou des conseilles.
En attendant, je rappelle qu'il y aura un chapitre special pour noël, mais /!\ pas pour cette fic, donc vous ne recevrez pas de mail automatique.
Bonne journée :D
