Bonjour
tout le monde!
Hey oui! Déjà un nouveau chapitre! =D Alors, je
voulais dire MERCI à toutes les personnes qui m'ont laissé un
petit commentaire en passant, c'est très apprécié! Il ne faut
pas se gêner, ein! Toutes vos impressions sont les bienvenues! Et
aussi, je veux seulement préciser que cette fic est une TRADUCTION
de celle de Chocolatecoffee (The Pieces of my Life sur
), ce n'est malheureusement pas moi qui l'a écrite.
Jessy
Chapitre 3
Quand je me réveillai, je jetai quelques coups d'œil aux alentours. J'avais oublié où je me trouvais et cela m'affola. Mais merde, où est-ce que je suis?!
Et c'est alors que je me souvins. Je semblais perdre le souvenir des évènements pendant que je dormais, même si on pouvait presque appeler ce sommeil de l'inconscience.
Je regardai dans la chambre et je remarquai que j'étais seule. Je constatai aussi que j'avais été emmitouflée dans des couvertures, mais, heureusement, je portais les vêtements d'hier, ceux du jour de la chute du Gold Night. Je ne pouvais ni deviner l'heure ni savoir s'il faisait jour ou nuit : il n'y avait pas de fenêtres dans la cabine.
Je commençai à penser à ce qui allait se passer maintenant. Je ne savais pas où aller à part chez moi, mais nous avions peut-être mis le cap vers une tout autre direction. Je n'en savais rien. Je doutais fort qu'ils m'aient laissée retourner chez moi, même si je le leur demandais.
Je m'assis quand j'entendis la porte s'ouvrir et se fermer. Je levai les yeux sur le Capitaine Edward qui s'approchait du lit. Qu'est-ce qu'il me voulait?
« Je suis heureux de voir que tu es enfin réveillé », dit-il avec un sourire. Il s'expliqua à l'instant où je lui lançai un regard interrogateur. « Tu as dormi pendant deux jours et demi. C'est vrai que tu t'es cogné la tête assez fort. »
J'étais encore une fois perplexe. Qu'entendait-il par « tu t'es cogné la tête assez fort »?
Il remarqua ma confusion. « Quand ton, hum, ami t'a sauvé, il t'a poussé de la trajectoire du pistolet. Tu t'es cogné la tête contre la rambarde du bateau. C'est pourquoi tu étais inconscient », raconta-t-il. Mes yeux se remplirent de larmes au nom d'Éric. Il s'en aperçut et laissa échapper un soupir exaspéré.
« Je n'avais jamais vu un adolescent être si émotionnel », dit-il avec une voix dure. Je lui lançai un regard furieux à travers les larmes qui coulaient le long de mes joues.
Voyant que je ne répondais pas, il prit quelque chose dans sa poche et le fit rouler dans ma direction sur le lit : c'était une pomme.
« J'ai pensé que tu aurais faim », m'expliqua-t-il avant de sortir de la cabine et de fermer la porte.
Je ramassai le fruit et l'examinai. La pelure ne semblait pas empoissonnée, mais je me devais de l'inspecter.
Je n'étais pas vraiment affamée, mais il fallait que je reprenne des forces alors je croquai dans la pomme. Après quelques bouchées, je réalisai que j'avais très faim et dévorai le fruit rouge.
J'étais surprise d'entendre encore la porte grincer et je levai les yeux sur Emmett, l'homme qui avait tué les survivants et qui s'approchait du lit avec un autre sourire amusé.
« Jolis cheveux », dit-il dans un rire avant de quitter la chambre. N'importe quoi. Ses cheveux à lui aussi ne seraient pas beaux s'il avait dormi pendant deux jours!
Je regardai ce qu'il avait apporté : une miche de pain. Je repoussai les couvertures d'un coup de pied et m'avançai pour l'attraper. À ma grande surprise, le pain était encore chaud. J'en mangeai rapidement la moitié, puis cachai le reste sous l'oreiller. Je ne savais pas quand ils allaient me nourrir de nouveau.
Je ne pensais pas être encore fatiguée après avoir dormi autant, mais c'était le cas. Je me recroquevillai et fermai les yeux.
**********
Lorsque je les rouvris, je vis des prunelles dorées qui me fixaient. Je me levai, trop vite, et fut prise de vertiges. Le Capitaine Edward était assis sur le lit avec un sourire moqueur.
« Quoi? Est-ce que le méchant poisson-clown t'a attrapé? Ou est-ce que les cheveux d'Emmett se sont mis à friser? », lâcha-t-il avec un rire.
Bon, qu'est-ce que j'avais marmonné cette fois?
« Eh? », grognai-je, encore endormie.
« Ah, rien. Tu ne faisais que dire certaines choses », dit-il avec un autre rire. « Tu te sens mieux? », me demanda-t-il. J'acquiesçai.
Je me sentais mieux, mais ma gorge brûlait et ma bouche était sèche. Heureusement, quelqu'un avait dû penser à ce détail parce qu'il y avait une gourde à côté de moi. Je la vidai en vitesse de son contenu.
« Comme tu te sens mieux, nous pourrions parler de ce qui va t'arriver. » Je fronçai les sourcils. Qu'allait-il m'arriver ? N'avait-il pas dit qu'il n'avait pas besoin d'autres matelots?
« Pour l'instant, tu resteras sur ce navire jusqu'à ce que je décide de ton sort. Mais, avant tout, comprends-moi bien. Aucune tentative d'évasion, c'est clair? Nous sommes au milieu de l'océan, alors, si tu décides de sauter par-dessus bord, tu vas te noyer. Et je n'enverrai personne à ton secours, à moins que tu ne sois tombé par accident. On se comprend bien? » m'intima-t-il en plissant des yeux.
Je lui fis un signe de tête. Le suicide n'était que pour les personnes faibles. Je ne me tuerais pas sans une raison majeure, telle que sauver la vie de quelqu'un. Sinon, ça voudrait dire que je n'aurait pas été assez forte pour surmonter les obstacles que la vie m'envoie.
« Il y aura aussi toujours des membres de l'équipage sur le pont, autant le jour que la nuit, alors n'essaie pas de prendre le bateau de sauvetage. Tu seras pris sur le fait. » J'acquiesçai encore une fois et il sembla satisfait.
« Bon, quel est ton nom? » Je ne répondis pas. Si je le faisais, il saurait que j'étais une fille. La seule chose que j'avais dite jusqu'à maintenant était « eh ».
Comme je ne réagissais pas, il ajouta : « Bien, ça ne me tente pas de jouer aux devinettes, alors, en attendant que tu nous le dises, tu n'auras pas de nom. Allez, change-toi et rejoins-moi à l'extérieur de la cabine. » Il me pointa une pile de vêtements de rechange sur le bord du lit et partit.
Je me levai doucement, m'étirai et enlevai les habits sales que j'avais trouvés un peu partout. Je m'habillai, toute reconnaissante, avec le t-shirt propre et le pantalon. J'attachai aussi la ceinture autour de ma taille. Bien sûr, il n'y avait pas d'arme, mais ça, je l'avais déjà deviné. Toutefois, à ma grande surprise, il y avait une brosse. Je la pris et brossai mes cheveux avec le plus de douceur possible. Je voyais ce qu'avait voulu dire Emmett! Ils étaient dans un état terrible.
Une fois cela fini, je repris un gros morceau de pain et le mangeai en vitesse. Puis, j'allai devant le miroir sale qui était déposé sur une table instable disposée contre le mur. J'attrapai mon vieux t-shirt en guise de chiffon et nettoyai sa surface.
Je hoquetai à mon reflet. J'avais tellement été occupée à démêler mes cheveux que je n'avais pas remarqué qu'ils étaient si courts. J'avais l'habitude de les avoir jusqu'à la taille et, maintenant, ils étaient juste un peu au-dessus de mes épaules. Ils étaient sales. On aurait dit qu'ils étaient lourds, même morts. Je devais les laver.
Mon visage était toujours aussi pâle, mais j'avais une coupure le long de la joue. Je ne me souvenais pas m'être blessée, pourtant elle semblait profonde. Mes yeux avaient encore le même brun, mais je n'avais pas besoin de mon reflet pour le savoir. Toutefois, ce qui était douloureux c'est que ce n'était plus moi. Ce n'était plus la princesse Isabella. J'étais une tout autre personne et ma vie était nouvelle.
Je devins triste à ses pensées. Mon meilleur ami était parti, le navire que j'aimais avait été détruit et je ne reverrai probablement jamais ma mère et mon père. Je ne reverrai pas les amis que j'avais laissés chez moi. J'étais même peinée à l'idée de ne plus voir le Capitaine Blake. Il était mort. Les pièces de ma vie étaient brisées. Les pirates de ce bateau ne savaient pas qui j'étais, voire que j'étais une fille!
Des larmes emplirent mes yeux à toutes ces réflexions, mais je les refoulai. Je me détournai du miroir et me dirigeai vers la porte. Je pris une grande respiration et l'ouvrit afin de rejoindre le capitaine Edward.
Fiction originale : Chocolate coffee
(The pieces of my life)
Traduction : Jessy
Bêta-lectrice : LilyGivrée
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