Voilà la suite que vous attendiez (avouez que je suis gentille, non ?). Que va-t-il se passer après que le 'maLéfique' soit parti ? Cuddy subira-t-elle de quelconques violences ? Eh bien… Vous verrez bien !
Vous me direz sûrement que Wilson n'apparaît pas beaucoup dans cette histoire, mais c'est stratégique. Et en ce qui concerne la présence de Rachel j'ai fais mon choix en me basant sur le fait que vu son très jeune âge elle n'a pas à être mêlée à tout ça, même si quelque part elle doit en pâtir aussi.
Bref, ça c'était juste la petite aparté ;)
Merci encore pour vos reviews et, pour ceux qui n'en laissent aucune mais qui lisent tout de même, j'espère que ça vous plaît aussi. Bonne lecture, jusqu'au prochain chapitre… Si vous êtes bien sages ! XD
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- chapitre 3 -
Une nouvelle journée commença et c'est comme d'habitude que la Doyenne arriva au Princeton, du moins en apparence. Plongée dans ses dossiers depuis plus de deux heures déjà, elle sursauta à l'arrivée de l'oncologue qui entra dans son bureau avec une certaine détresse.
- Vous n'auriez pas vu House par hasard ? Plissant quelque peu les yeux en entendant son nom prononcé, elle fixa l'homme d'un air absent et obstinément impassible.
- Allez voir dans son bureau, il doit sûrement y être en train de dormir ou je ne sais quoi. Il s'avança en sa direction en fronçant les sourcils.
- Croyez bien que je viens de le faire, tout comme la salle de repos et celles de consultes.
L'œil exorbité, un mauvais pressentiment lui vint à l'esprit et elle ignora totalement ce que Wilson lui disait à propos qu'il ne lui paraissait pas impossible le fait que le diagnosticien aurait pu faire une connerie parce qu'il lui semblait qu'en ce moment il n'était pas franchement dans son assiette. Elle enfila son manteau, prit ses clés et quitta son bureau dans un empressement qui ne passa pas inaperçu.
En direction de chez son médecin, elle avait un millier d'images en tête dont aucune d'entre elles ne lui plaisait. Sa moto était garée devant et c'est cette constatation qui lui fit prendre conscience que le pire avait peut-être été commis. Après avoir frappé contre une porte qui ne daigna pas s'ouvrir, elle entra dans l'appartement avec une expression de terreur au fond des yeux. S'arrêtant à chaque pas, elle essaya de percevoir le moindre bruit, la moindre respiration. Mais elle n'entendit rien de ce qui aurait pu confirmer la présence d'un être vivant en ces lieux. Retenant d'instinct sa respiration, elle continuait d'avancer lentement en longeant les murs.
Son visage se décomposa à la vue du sol tacheté d'hémoglobine sur lequel un corps inconscient y était étendu. Ne perdant pas de temps, elle s'agenouilla à ses côtés et vérifia ses fonctions vitales. Le pouls faible, exhibant un œil au beurre noir et une abominable entaille abdominale, il avait dû perdre connaissance depuis un petit moment déjà. Attrapant son portable, la jeune femme composa le numéro des urgences et exigea une ambulance au plus vite. Jusqu'à l'arrivée de cette dernière, elle tenta de lui faire reprendre conscience, en vain.
Transféré au bloc opératoire, il subit une intervention et finit dans une chambre d'hôpital en étant dans l'attente d'une greffe hépatique. Le coup infligé par un couteau de cuisine avait grièvement endommagé le foie. Deux heures plus tard, une transplantation eut lieu et il fut théoriquement sortit d'affaire. En début de soirée, Cuddy passa le voir et découvrit qu'il était réveillé. Levant les yeux vers son visiteur, il les rebaissa aussitôt quand il la reconnut. Malgré la tension qui résidait compte tenu de la situation, elle s'avança vers lui et contrôla ses constantes avant de lui faire face.
- Comment est-ce que vous vous sentez ? Elle le vit prendre soin d'éviter son regard et pousser un soupir à peine plus discernable que la moue de sa bouche qui suffisait à elle seule pour lui faire comprendre qu'il avait vécu des jours bien meilleurs. Elle ne bougea pas et ne prit pas trop le risque de le regarder tristement, bien que c'était le principal sentiment qu'elle éprouvait à ce moment-là.
- Que s'est-il passé ? Au dévoilement de sa question, il se crispa et parut terrifié par une chose inconnue, un souvenir d'une ancienneté toute jeune.
Elle rapprocha une chaise du lit et s'y installa en ayant bien l'intention de savoir de quoi il retournait. Elle hésita un instant à lui prendre la main mais finit par exécuter son geste. En dépit de ce qu'elle aurait cru, elle fut soulagée qu'il ne la repousse pas, allant jusqu'à lui étreindre brièvement la sienne en retour.
- House, vous devez me dire…
- Il est dangereux, Cuddy… Ne l'approchez pas.
Il avait fini par planter ses yeux dans les siens, des yeux qui n'exprimaient rien d'autre que de la peur. Des yeux qui avaient vus au-delà des apparences qui faisaient de cet homme ce qu'elle croyait qu'il était. Une chose que probablement elle n'aurait jamais soupçonné chez lui. Il avait vu ce que cette personne était capable de faire en ayant subi le châtiment de sa damnation.
- C'est Lucas qui vous a fait ça ? Dans sa tête, elle ne pouvait imaginer qu'une telle chose ait pu se produire. Pourtant, elle était loin d'être dans un rêve cauchemardesque et avait la preuve irréfutable que ce qu'il avançait était vrai. Mais néanmoins, elle ne pouvait se soumettre à l'idée qu'il puisse en venir à lui faire du mal à elle.
Sachant qu'elle n'obtiendrait pas de réponse dans l'immédiat, elle préféra le laisser se remettre un peu. D'un geste de réconfort, elle pressa légèrement sa main dans la sienne avant de la retirer et de se lever.
- Ne le laissez pas vous approcher… L'ayant saisi par le poignet, il sentit ses muscles se contracter sous le sentiment de prudence qui prenait forme en elle. La jeune femme lui lança un regard qui se voulait rassurant et, vu qu'il ne lâchait pas la prise sur elle, arqua un sourcil dans le but de le lui faire comprendre.
- Reposez-vous, je repasserai plus tard. L'expression faciale du diagnosticien se détendit quelque peu mais ses yeux restèrent inchangés.
Elle quitta la pièce et, après avoir fait quelques pas plus loin, soupira à plusieurs reprises comme en signe de profonde indignation. D'une main lassante passée sur le visage, la directrice fit pour un temps barrage de ce sentiment et continua son chemin jusqu'à son bureau pour y récupérer ses affaires avant de rentrer chez elle. Mais avant cela, elle fut bipée par Wilson qui semblait vouloir lui parler. Cinq minutes plus tard, ce dernier arriva et parut prendre un air de désolation devant elle, ce qu'elle n'apprécia qu'à moitié.
- Je viens de passer voir House… Il est évident que je ne vous laisserai pas repartir seule.
L'oncologue avait employé un ton tellement déterminé et assuré qu'elle ne trouva rien à dire, sans parler de la lueur qu'il avait dans les yeux et qui lui avait fait perdre le courage de refuser. Elle voulut lui demander si cette décision avait été implicitement formulée par le diagnosticien avant de se rendre compte qu'elle avait déjà la réponse à cette question.
Une fois arrivés à destination, ils descendirent de leur véhicule respectif et il ne sembla pas très enclin à s'en aller immédiatement.
- Vous n'avez pas à vous inquiéter, ça va aller.
- Vous n'en savez rien ! Voyant l'effarement qui avait soudainement pris place dans ses yeux, il essaya de se rattraper et de faire en sorte qu'elle ne soit pas prise de panique par la suite.
- Excusez-moi, c'est simplement que House avait tellement l'air de se faire du souci pour vous que je me suis laissé emporté. Mais, s'il vous plaît, je vous demande de rester prudente.
- Rassurez-vous, je le serai. Elle posa une main sur son épaule et dès cet instant le médecin pris un air un peu moins angoissé. Après qu'elle l'eût remercié, il acquiesça et s'éloigna vers sa voiture pendant qu'elle en faisait de même en direction de sa porte d'entrée.
La Doyenne alla déposer ses affaires et marcha jusqu'à la salle de bain où elle décida de se faire couler un bain. Dix minutes déjà qu'elle était immergée dans celui-ci et elle fut ravie de constater qu'il avait eu l'effet escompté. La journée avait été éprouvante et les choses qui en avaient découlées n'en étaient pas moins monstrueusement difficiles à reconnaître. Elle avait choisi de laisser Rachel chez ses parents* quelques jours, histoire de faire une pause et de mettre un peu d'ordre dans tout ça. Quelques minutes après, elle sortit de la salle de bain, fit quelques pas en direction de sa cuisine et…
- Bonsoir, ma puce.
TBC
*Quand j'ai écrite cette fic, je ne savais pas que Cuddy n'avait plus que sa mère. Donc voilà : les parents.
