Hello!

Comme vous le constater, le temps de parution entre deux chapitres est un peu plus long que pour la dernière fic... désolée, c'est parce que mon coté sadique ressort, est aussi que celle-ci n'est pas complète, je préfère donc garder une marge de temps pour écrire et ne pas vous décevoir par la suite.

Voilà!

Bonne lecture!


Chapitre 1: réveil difficile

La jeune fille ouvrit les yeux mais ne vit rien. Tout était flou et sombre autour d'elle. Ou alors s'étaient ses yeux qui ne distinguaient rien....

Cependant, si elle ne voyait rien, au moins entendait-elle. Des sons étouffés, comme si elle était sous l'eau, de voitures passant à vive allure, de vitre tremblante, de poutre grinçante. De même que sur sa peau dénudée, et dans ses poumons douloureux, elle sentait l'air froid, presque glacial.

Pendant un long instant, elle resta immobile, écoutant les voitures et le bois. Petit à petit, sa vue lui revenait: elle était dans un grand bâtiment, une église et de toute évidence, à l'abandon. Toiles d'araignées, nids d'oiseaux et bris de verre se disputaient la place. Il faisait toujours sombre, ce devait être la nuit.

Enfin, après de longues, longues minutes à attendre, elle qui était allongée sur la stèle au devant de la nef, se leva. Elle resta immobile encore plusieurs minutes, prenant le temps de détailler chaque banc poussiéreux, chaque tag insultant ou non.

Elle allait enfin se dresser lorsque la porte de l'église s'ouvrit à volée pour laisser entrer un jeune adulte aux cheveux lavande. L'étrangeté de cette couleur était accentuée par son regard d'un bleu limpide. Cependant, même si les coloris étaient doux, il arborait un visage sévère, au traits fins et durs.

Il se précipita vers la jeune fille, presque comme un dément, mais s'arrêta à moins d'un mètre d'elle, comme si il avait été freiné par quelque chose.

Elle le regarda, silencieuse et indifférente pendant de longues minutes puis soudain, sentant une émotion plus forte que les autres lui enserrer le cœur, demanda, des sanglots dans la voix:

- Je suis... vivant?

ooOoo

Végéta, Pan et Bra étaient assis à la table de la cuisine du manoir Brief, la tête basse. Même si personne ne les avait encore punis pour ce qu'ils venaient de faire, ils savaient que cela ne tarderait pas à venir.

Quand Trunk reviendrait, sans doute, pensa le demi-Saïyen.

Même s'il devait être privé de sortie et de dessert à vie, même s'il devait rester cloué dans sa chambre sans aucun entraînement pendant les mois à venir, Végéta ne pouvait s'empêcher de se réjouir. Il allait la rencontrer. Enfin.

Bien sur, Chichi avait toujours été bien avec lui. Elle était une femme et une mère formidable. Mais elle n'était pas sa mère, et lui n'était pas son fils. Cela se voyait, au quotidien. Elle ne se comportait pas avec lui comme elle se comportait avec Goten et Gohan. Parce qu'ils sont grand, lui avait-on dit, pour excuser Madame Son, mais Végéta n'avait pas été dupe. Il savait que s'était parce qu'il n'était pas son enfant biologique qu'elle était comme ça.

Goku et Chichi étaient là eux aussi. A vrais dire, toute la Z-team était réunis. L'invocation du Grand Dragon les avaient fait se réunir dans cette clairière. Par la suite, l'énoncé des voeux les avaient poussés à ne pas se séparer tout de suite, entre curiosité et soutien pour les Brief.

Alors ils étaient tous là, à attendre le retour de Trunk. Tous silencieux. Chichi sirotait un thé sans doute froid, Goku soupesait dans sa main la Ball à quatre étoile, seule ne pas s'être éparpillée, cherchant à comprendre pourquoi. Videl faisait des allers retour entre sa fille et son mari, adossé au mur, à coté de son ancien sensei, Piccolo, et de son frère. Krilin, Ten Shin Han, Chaozu et Yamcha jouaient aux cartes, sans grande conviction. Le Flop était posé sur la table depuis dix minutes déjà sans que personne ne se décide à miser.

Quant à Bulma.... Bulma était assommée par la nouvelle. Elle qui était en pleine recherche sur un émetteur ultra puissant, capable d'envoyer et de recevoir des ondes provenant de tout l'espace, s'était octroyé un peu de sommeil lorsqu'ils étaient tous arrivé. Leurs mines sérieuses, leur silence solennel l'avait poussé à ne pas crier. Un instant, elle s'était crue en crise, à la veille d'une fin du monde.

Mais non. Chichi avait poussé Bra, Pan et Végéta devant elle. Du coin de l'œil, elle avait aperçu la Dragon Ball, dans les mains de Goku. Bulma avait blanchit, devinant ce qui allait être dis.

Et elle ne s'était pas trompée.

Alors maintenant, elle restait assise, prostrée même, sur une chaise. Attendant l'inévitable rencontre. Quel allait être sa réaction? Allait-il dire aux enfants, dont deux étaient de son sang, toute la vérité?

Pan, Bra et Végéta, n'avaient jamais entendu l'exacte histoire du Prince. Il était mort. Point. Bree, la mère de Végéta, était morte aussi. Bulma avait toujours cru que ça leur suffirait, mais non.

Soudain, la porte s'ouvrit. Tous les regards se tournèrent vers Trunk, qui n'en fut pas troublé. Une fois dans la pièce, il s'écarta de l'entrée pour laisser passer la personne qui le suivait.

Végéta retint son souffle. Enfin, il allait la rencontrer. Lorsqu'il la vit s'avancer à pas lent, timidement, sa première penser fut de se dire qu'on ne lui avait pas mentit, elle était très belle.

Vêtue d'une robe blanche, de soie et de mousseline qui moulait son corps à la perfection, chaussée d' escarpins de la même couleur à la hauteur si vertigineuse qu'elle avait du mal à tenir debout, Bree marcha jusqu'au centre de la pièce, comme pour mieux laisser le monde présent l'observer.

Elle regarda chaque personne, en finissant par lui, Végéta.

Si sa première impression avait été la joie, là, sous le regard inquisiteur de cette inconnue, le jeune garçon se sentit beaucoup moins heureux. Il ne pouvait pourtant s'empêcher de regarder le visage de sa mère, étant donné que c'était la première fois qu'il la voyait puisqu'il n'y avait aucune photographie d'elle. Elle avait les cheveux court, et noir, coiffé de façon assez anarchique. Sa peau blanche contrastait avec son regard sombre, brûlant de colère. Ses lèvres fine étaient elles-mêmes pincée, se qui ne faisait que confirmer l'idée qu'elle n'était pas contente d'être là.

Mais qui pouvait ne pas être heureux de retrouver sa famille? Ses amis?

Végéta allait parler mais elle le coupa, et lui cracha:

- Ne me parle pas, bâtard! Pourquoi avoir fait ça? Je te déteste! JE TE DETESTE!!

Alors qu'elle criait encore, Trunk vint la ceinturer et la porta dans une autre pièce, ou Végéta l'entendis encore hurler pendant plusieurs minutes. Choqué, il sursauta en sentant la main de son beau-père se poser sur son épaule.

- Ne t'en fais pas, elle ne le pensait pas.

Personne dans la pièce ne confirma, Végéta eut la penser qu'il lui mentait, mais il n'avait pas l'esprit à la réflexion. Il sentit des larmes lui piquer les yeux alors que dans la pièce d'à coté, elle hurlait toujours.

- Elle ne le pense pas. Fit plus fermement Goku en lui essuyant les yeux.

Végéta acquiesça tout en inspirant pour retenir ses larmes. A ses cotés, il sentit Bra et Pan remuer, et lui saisir chacune une main, sous la table, pour le réconforter. Fort de se soutien, il parvint à se calmer alors qu'enfin, les cris de sa mère se faisait moins forts.

- Les enfants, fit Bulma, se décidant à remuer, aller donc dormir. Il est très tard.

Ils allaient tous protester mais tous les adultes présents semblaient d'accord avec la Présidente de la Corps. Ils n'eurent d'autre choix que de se lever pour s'en aller.

A l'instant même ou ils entraient dans le couloir menant aux chambres, ils virent Trunk quitter une autre pièce.

Végéta frissonna sous le regard mauvais qu'eut pour lui le demi-Saïyen, alors que Pan et Bra accélérèrent le pas, comme effrayées par sa mine sombre.

Les trois enfants avançaient dans le manoir, silencieux. Aucun ne voulait parler de ce qui venait de se passer. Ni Pan, ni Bra, ne savaient ce qu'il fallait dire pour consoler Végéta. Elles ne parvenaient même pas à imaginer la souffrance qu'il devait ressentir. Lui qui s'attendait à une mère aimante, comme Bulma avec Bra, Videl avec Pan, il venait de rencontrer une véritable diablesse qui le haïssait.

Bra allait enfin dire quelque chose lorsque des pas précipité dans le couloir se firent entendre. Ils se figèrent puis s'écartèrent à temps pour voir passer Monsieur Brief, tenant dans ses mains plusieurs feuille noircit d'écriture.

Un regard entre les trois enfants, et ils firent demi-tour, curieux de savoir ce qui avait rendu toute son énergie au grand-père de Bra. Car depuis la mort de Madame Brief, il y avait de cela deux ans, le vieil homme n'avait plus goût à grand chose.

Ils atteignirent la cuisine à l'instant même ou on lui demandait pourquoi il avait interrompu une réunion au sommet. Un coup d'œil dans la pièce apprit aux enfants que Bree était revenue et qu'elle semblait plus calme.

Monsieur Brief ne lui accordait pas d'attention, sans doute ne l'avait-il pas encore remarquée, trop excité par sa découverte.

- Nous avons capté quelque chose!! Je ne sais pas en quel langue c'est mais ça viens de l'espace!

Le vieil homme, tout heureux, sembla enfin remarquer la présence de Bree. Il lui sourit et dit:

- Ho, vous revoilà parmi nous, V...

- BREE a été ressuscitée par les enfants, Grand-père.

Végéta fronça les sourcils. Monsieur Brief allait appeler sa mère autrement que par son nom, et Trunk l'en avait empêché. Sans doute à cause de leur présence, derrière cette porte. Il devait avoir repérer leurs kis. Mais cela signifiait que tous ces adultes leurs cachaient quelque chose. Et fois de Saïyen, il allait savoir quoi.

- Ha... Heu... Hé bien... c'est... enfin...

La brusquerie de son petit-fils l'avait soudain coupé dans sa joie. Il ne savait plus trop quoi dire. De même, elle lui avait rappelé dans quelles circonstances la jeune femme était morte et il ne savait pas trop s'il devait se réjouir ou non. Cependant, Bree, sans doute lassée d'être là, dans se silence pesant, s'avança et signala à tout le monde qu'elle allait se coucher.

- Oui, bonne idée. Nous allons tous nous coucher. Reprit Bulma.

Personne n'eut la force de protester. Ce fut le signal du départ pour les trois enfants qui rebroussèrent chemin immédiatement.

A suivre...