a/n: adios je peux mourir en paix aye oui je savoure la seule fois de ma vie où j'ai reçu sept commentaires sur un seul chapitre. yoooo après Len il faut Rin. euh ce chapitre est plutôt bof de ma part je pense, il me rappelle un peu trop un recyclage du Kaito/Gumi que je planifie. j'ai passé beaucoup de temps à l'éditer parce que tous mes caractères spéciaux comme "é" ou "è" se transformaient en idéogrammes chinois wtf.

Twinkle-sama m'avait demandé un Akaito/Kaito/Taito. il sera posté après. Dès que je l'aurai fini lol :(

Edit : de plus vous avez été nombreux à me demander une suite pour Le Jeteur de Sort, ben ça viendra lorsque j'aurais un emploi du temps moins serré et une fiction en moins, je suppose. à part des traductions je n'ai aucune autre fanfiction planifiée donc c'est sûr et certain, il y aura une suite. et puis je précise que si vous avez envie de continuer un de mes one-shots vous faites ce qui vous plaît ey.

ok donc je pars en Angleterre pour visiter les studios de Harry Potter, ma soeur a mouchardé pour mes parents qui se sont inquiétés. J'en avais pas besoin mais je suis ravie.

*Paru Café


Printemps

#2 - Kaito/Rin


Kaito avait lu quelque part, il ne sait plus trop où parce qu'il a horreur des horoscopes, que les Capricornes avaient un faible pour les personnes plus âgées. Enfin, âgées; qui seraient plus expérimentées. En tout. Fortune, popularité, maturité, intelligence, bienséance, médisance, au lit, peut-être, sûrement.
C'était sans aucun doute ce qui faisait que Len, quatorze ans, soit un véritable sex-symbol. Il enchaînait les fi- femmes, et s'en portait très bien. Il apprenait. A devenir le Casanova de la ville, à charmer n'importe quelle dame du moindre regard. Quelque part, Kaito l'enviait un peu. Et puis, non, il se ravisait. Parce que lui préférait les jeunes filles.

Pas non plus pré-pubères.
Il n'est pas un pédophile.
Il y a juste quelque chose de charmant chez une jeune fille. Elle dégage une aura de pureté, de gentillesse. Dans le regard d'une jeune fille, il y a toute la beauté du monde et de l'horizon. Elle apprend toujours, la jeune fille. Elle n'est pas encore femme. Elle attend patiemment de grandir.
Bizarrement, Rin était à la fois candide et cruelle. Tantôt elle pouvait croire en l'avenir dur comme fer, et puis, ne plus avoir d'espoir, se refermer sur elle-même, chercher son moment de solitude.

Kaito se rappelait qu'il avait vu que c'était typique des Capricornes.

Et soudain, cela lui revenait en mémoire que les Capricornes cherchent des gens matures. Or, il ne l'est pas. Il ne pense pas. Il n'a pas tant d'argent, il s'habille comme il peut, accorde peu d'importance à son physique et puis travaille ce qu'il faut. Quand à sa réputation, on le connaît juste comme le gars sympa qu'on pourrait inviter à la soirée de demain si jamais il manque du monde.

.

Il sait la faire rire.
En disant des blagues nulles. Elle aussi sait faire des blagues nulles. Lorsqu'elle boit du Coca (elle n'aime pas trop ça, préfère le Fanta) le sucre et les bulles lui sortent par le nez et elle enchaîne vanne pourrie sur vanne pourrie. Kaito sait que son frère adore la casser dans son élan. Et puis lui, ses vannes le font sourire, alors de bon cœur il se joint à elle jusqu'à ce qu'elle ait dé-soûlé (si c'est possible de se bourrer avec un Coca à la con), et qu'elle s'écroule sur lui tellement elle rit, riant parce qu'elle ne sait plus trop pourquoi mais parce qu'ils sont bien comme ça, tous les deux.

Il aime voir cette petite fille devenir femme, avec ses petits chagrins d'amour, les disputes avec la meilleure amie, les chansons qu'elle déteste pour telle ou telle raison, ses petits pleurnichements et ses impressions de tous les jours qu'il écoute, le menton au creux de sa main, attentif.

Elle a le regard qui s'illumine de cinquante émotions à la fois, la peau si blanche, les cheveux qui sentent bon l'orange, et le seul maquillage qu'elle avait jamais appliqué reposait sur ses doigts. Ses ongles des mains peints en jaune et ceux des orteils en bleu, "pour avoir un petit carré de ciel à ses pieds et le soleil au bout des doigts". En fait Rin adorait les phases. Elle avait porté du vernis moche et avait pleuré lorsqu'elle avait essayé de faire boucler les cheveux de Miku. Une fois Rin avait décrété que cette semaine elle serait slammeuse professionnelle et une autre fois elle ne s'était pas lavée pendant une semaine parce qu'elle était hippie, et un soir Kaito avait accepté de l'accompagner la nuit, prétendant aller acheter du jus d'orange à l'épicerie du coin mais au final, ils avaient marché toute la nuit en pensant à des choses très profondes jusqu'à ce qu'elle marche dans du caca de chien et réveille tout le quartier tant son cri était suraigu.

La grande main de Kaito avait la taille parfaite pour ébouriffer ses cheveux blonds.

Un jour...
Un jour, elle a trouvé un gloss rose dans sa poche.
C'était Meiko qui avait dû le glisser dans son short.

- Le rouge, c'est pour les femmes qui sont sur le déclin, comme moi. Le rose, c'est bien. C'est la fraîcheur. C'est le printemps.

Le rose, c'est la couleur de ses joues quand Rin rit; le rose, Kaito se disait, que ça lui allait bien. Meiko aimait le maquillage, plus que Luka ou Miku, parce qu'elle disait : on a une image à respecter, rendez-vous présentables. Vous êtes des femmes. Vous êtes destinées à souffrir plus que les hommes. Votre corps est fait pour porter des enfants et pour subir le regard des autres passivement. Rendez-vous belles.

Alors, Meiko avait donné à Rin ce gloss, espérant peut-être, que Rin puisse faire un pas d'elle-même, Rin, le garçon manqué au sens de la mode terrible, qui porte des chaussettes sur des savates ou un pantalon de kimono avec un débardeur.
Un gloss, pour celle qui n'a jamais su harmoniser des couleurs.
Un gloss pour Rin.

Naturellement, ou plutôt très étrangement, Rin avait appelé Kaito en premier ce jour-là.

Pas Meiko.

Ni Miku.

Ni Luka.

Ni même Len, sa moitié.

Lui.

Kaito.

Kaito l'idiot, le pervers, le nudiste, enfin ce que les gens aimaient à penser, Kaito le benêt, l'âne bâté, l'ignare. Kaito le sans-tact, le franc, le libre.

Et c'était lui qu'elle avait appelé en premier.

Et c'était lui qui l'avait vu en premier, cette jeune fille qui, quelques mois auparavant, était toujours peu sûre d'elle, qui détournait les yeux par timidité, oui, qui avait appliqué sans même se voir, autour du contour de ses lèvres, tremblante, hésitante, sans presque appuyer, une rose éclose devant ses dents. Celle qui s'était métamorphosée, qui, devant ses yeux, avec ses joues roses, était devenue une jeune femme qui commençait à vouloir séduire.

Et son regard, brillant d'émotion, bleu comme on pourrait le décrire avec des centaines de comparatifs clichés qu'on ne trouve que dans des mauvais romans, avait plongé droit dans le sien.

Rin, l'air de dire :

- Ca va, comme ça ?

Vite, il avait touché sa joue du bout des doigts, frissonnant tellement elle était belle, et puis, il l'avait embrassée, avec la vague sensation que ses cheveux sentaient l'orange.

Il se demande avec quel regard elle voit le monde le lendemain matin. En tout cas, elle a regardé par la fenêtre, les draps blancs remontés sur ses épaules, et ses cheveux blonds qui balayent ses cils, et il croit avoir distingué le printemps des fleurs de cerisier sur sa bouche et dans le ciel.