Bonjour à tous !

Voici la suite des aventures du Kōchō. Je me permets juste quelques précisions au cas où :

Cette fic se déroule dans la période des trois ans séparant la chute de Konoha et l'épilogue de Kōchō Reloaded. Après une crack-fic un peu (beaucoup) wtf et à prendre au second degré, j'ai envie de m'orienter vers quelque chose de plus posé, de plus sérieux, tout en conservant un côté humour qui me correspond.


Et voici la RARA :

Tsukuyo : Tout d'abord, merci beaucoup pour ta review. Concernant le "Parody", c'est surtout que je l'ai publié sur fanfic-fr et que ce genre n'existe pas. C'est modifié et ça permettra peut-être à certaines personnes de mieux appréhender le délire. Parce que oui, c'est purement un délire que je me suis tapé avec un pote. J'ai mélangé Naruto avec un personnage de To-Love Ru que j'adore, puis le délire en version doujin mixé à Matrix a donné le résultat final. Etant donné le ton plus sérieux (et plus du tout orienté sexe) de cette fiction, j'espère qu'elle te plaira et correspondra à tes attentes !


Sur ce... Bonne lecture !


Le Kōchō se réveilla lorsqu'un rayon de soleil se glissa dans la chambre qu'il occupait. Il bougonna un petit peu, se plaignant de la nuit trop courte à son goût. En plus de cela, aucune femme n'était présente pour s'occuper de lui. Décidément, ce voyage temporel allait être difficile à supporter sur la durée. Il passa la main dans ses cheveux, appréciant cette inhabituelle pilosité, et entreprit de faire le point sur les événements de la veille.

Sous le faux prétexte de finaliser la technique de Minato et d'étendre le Sein Empire, il s'était arrangé pour être celui qui traverserait le portail. Néanmoins, c'est une volonté de rentrer chez lui qui l'avait motivé à travailler sur cette technique avec autant d'acharnement. Si Tsunade était d'une excellente compagnie, ainsi que bon nombre de femmes du monde ninja, il lui manquait quelque chose. Il ne savait pas si c'était un contrecoup de la Kōchification de Jiraiya, qui avait passé une grande partie de sa vie à voyager et donc sans être à Konoha, sa maison, mais quelque chose en lui le poussait à rentrer au Japon. La joie de vivre de Lala lui manquait. La sublime Yami et Nemesis également, même s'il avait maintenant toutes les cartes en main pour les faire siennes.

Malheureusement, et à son grand étonnement, il n'avait pas atterri au Japon comme prévu, mais en Grande Bretagne. À l'autre bout du monde. Mais bon, après tout, si on prenait en compte un voyage dimensionnel, que représentaient quelques milliers de kilomètres ? Ce n'était toutefois pas le dernier de ses soucis, car à peine arrivé qu'un vieillard bizarre lui parlait de prophétie, de menace noire et de magie. Et avec le recul, le Kōchō se disait qu'il avait dû hériter du karma de merde de Jiraiya. Il ne voyait pas d'autres explications à cela. Maintenant, il était forcé de vivre une nouvelle aventure qui l'éloignait peu à peu de son objectif initial. Enfin, personne, pas même Dumbledore, ne lui mettait de couteau sous la gorge, mais il prenait très au sérieux cette prophétie.

Une pensée lui traversa alors l'esprit. Grâce à Jiraiya, le Kōchō connaissait la prophétie concernant le monde de Naruto. Deux interprétations étaient possibles : soit Naruto était la personne désignée par la prophétie et son destin était de priver le monde entier d'amour et d'affection, mais le désormais adolescent voyait mal comment il allait pouvoir réussir ce coup-là. La deuxième possibilité était que lui-même était le personnage principal de la prédiction du vieux crapaud. Avec le temps, il s'était persuadé que la deuxième solution était la bonne. En effet, les guerres avaient cessé et tout n'était plus qu'amour et affection. Cependant, un doute s'était insinué en lui et n'avait cessé de croître depuis sa rencontre avec le Directeur la veille au soir.

Il ne devait prendre aucun risque avec cette histoire de prophétie. Et quitte à être coincé ici pour un moment, autant profiter pour se préparer au pire : que Naruto tente de détruire le Sein Empire qu'il avait mis tant de temps à construire. Tout à l'heure, il irait voir ce Dumbledore pour lui faire savoir qu'il l'aiderait à réaliser la prophétie qui le concernait. Cela lui permettrait sans aucun doute de voir ce que le destin était prêt à offrir dans de telles situations. Et avec un peu de chance, le vieux sorcier allait lui apprendre la magie. N'avait-il pas dit en effet qu'il avait atterri dans une école de sorcellerie ?

Un raclement de gorge se fit entendre à côté de lui. Tournant la tête vers la source de ce bruit, le Kōchō sursauta légèrement en voyant une petite créature grise. Lui arrivant aux genoux, l'étrange être face à lui le regardait avec ses grands yeux globuleux. Ses oreilles tombèrent légèrement en voyant la réaction de l'adolescent, tandis que la créature s'inclina maladroitement.

« Slooby s'excuse d'avoir fait peur à Monsieur. Monsieur semblait perdu dans ses pensées, mais Slooby est venu comme demandé par le professeur Dumbledore pour accompagner Monsieur jusqu'à son bureau. » annonça la créature.

« Qu'est-ce que vous êtes ? » demanda abruptement le Kōchō.

« Que Monsieur pardonne Slooby. Slooby est un elfe de maison. Slooby travaille à Poudlard pour s'occuper de la cuisine et du ménage, Monsieur. » répondit l'elfe, sa voix tremblant de plus en plus.

« Et donc le professeur Dumbledore souhaite me voir ? » murmura l'adolescent.

Il ne pensait pas que le vieil homme demanderait à le revoir aussi vite. Mais dans un sens, cela l'arrangeait. Plus vite il apprendrait comment fonctionne le monde de la magie, plus vite il pourrait mettre en place un plan pour préserver le Sein Empire.

« Tout à fait, Monsieur. Si Monsieur veut bien me suivre. » confirma Slooby, son nez touchant presque le sol.

« Je te suis, dans ce cas. » accepta aimablement l'adolescent.

Si cette créature travaillait pour le vieux mage, il valait mieux se montrer un minimum poli. Cet elfe de maison avait l'air d'être un serviteur et semblait le respecter sans même le connaître. Était-ce parce que le professeur Dumbledore le lui avait demandé ? Les elfes se comportaient-ils tous comme cela avec les humains ? En attendant de le savoir, mieux valait être prudent et éviter de se mettre les seules personnes qu'il connaissait à dos.

Slooby se tourna vers la porte et sauta légèrement pour attraper et tourner la poignée. Non sans difficulté, l'elfe la poussa pour l'ouvrir et s'engouffra rapidement sans vérifier si l'adolescent le suivait. Ce dernier traîna des pieds nonchalamment, poussant au passage la porte pour la refermer et suivit l'elfe qui sautillait presque pour avancer. Et si la fatigue et l'étonnement avaient plongé le Kōchō dans ses pensées la veille, la nuit, bien que courte, lui avait permis de faire le tri. Ainsi, aujourd'hui, alors que le soleil continuait de monter lentement dans le ciel légèrement nuageux qu'il voyait par-delà les fenêtres du couloir, il prenait également le temps de détailler les lieux.

Il se trouvait dans un château médiéval et de là où il était, il apercevait au loin une autre tour de l'édifice. La bâtisse devait donc faire plusieurs kilomètres de long et de large. Chaque couloir était à la fois le même que le précédent tout en étant différent. Certains possédaient des fenêtres donnant sur un parc, un lac, une montagne ou une forêt, tandis que d'autres étaient uniquement éclairés à la lumière des torches. Les corridors possédaient un nombre impressionnant de tableaux, certains représentant des portraits de personnages probablement célèbres, d'autres des scènes plus vastes ou à l'inverse étaient… vides. Plus d'une fois, le Kōchō aurait juré avoir vu les personnages bouger dans les tableaux. Mais en y regardant de plus près, il s'était dit qu'un jeu de lumière l'avait induit en erreur.

Après une dizaine de couloirs et quelques minutes de marche, l'elfe s'arrêta devant la statue d'une gargouille, au fond d'un couloir sans issue. Il trépigna légèrement sur place, avant de la regarder avec appréhension.

« Twix gauche ! » s'écria Slooby de sa voix fluette.

Aussitôt, la gargouille s'écarta pour laisser place à un escalier en colimaçon, le même que l'adolescent avait descendu la nuit derrière.

« Slooby n'a pas le droit de monter. Monsieur doit simplement monter les marches pour rendre visite au professeur Dumbledore. »

Sans plus de cérémonie, l'elfe claqua des doigts et disparut subitement dans un léger bruit. Le Kōchō resta quelques secondes à regarder là où la créature se trouvait avant de disparaître, puis secoua la tête pour remettre ses idées en ordre et entreprit de monter l'escalier. Quasiment arrivé en haut, il put entendre à travers l'épaisse porte en bois les voix de deux personnes, un homme et une femme. S'il identifia la voix de l'homme comme celle de Dumbledore, il ne savait guère à qui appartenait la voix féminine. Sèche et autoritaire, la femme semblait relativement agacée.

« Un moldu Albus ! Vous êtes en train de me dire que l'avenir du monde sorcier repose sur un adolescent ne connaissant rien à notre monde, et dont on est pas sûr qu'il puisse utiliser la magie ? »

« Ce jeune homme est tout sauf un moldu. Certes, il ne connait rien à la magie, mais je reste persuadé qu'il sera capable de grandes choses. Rien que le fait d'apparaître dans mon bureau au beau milieu de la nuit devrait suffire à vous convaincre, Minerva. »

« Ça aussi, ça devrait vous inquiéter ! Avec toutes les protections dont bénéficie Poudlard, comment diable a-t-il pu transplaner dans votre bureau ? Nous ne connaissons rien de cet individu. Qui sait s'il ne travaille pas pour Vous-Savez-Qui… »

La voix de la femme s'était éteinte brusquement et le Kōchō avait pu déceler une pointe d'inquiétude sur sa dernière phrase. Dumbledore avait visiblement fait le chemin jusqu'à la porte, puisque celle-ci s'ouvrit dans un léger grincement, le laissant apparaître, le même sourire bienveillant que la nuit dernière sur son visage.

« Je comprends votre inquiétude, Minerva, alors autant demander à l'intéressé. Jeune homme, je vous en prie, entrez. »

À moitié pris en faute, le Kōchō entra et s'installa dans le siège que lui désignait le professeur Dumbledore. D'un simple coup d'oeil, l'adolescent remarqua que l'armoire entrouverte la nuit dernière était désormais entièrement fermée. Le Directeur referma la porte derrière lui et alla s'installer à son bureau.

« Permettez-moi de vous présenter le professeur Minerva McGonagall. Elle enseigne la métamorphose à Poudlard en plus de posséder la qualité de Directrice Adjointe. »

La voix de la femme correspondait parfaitement à son physique, pensa le Kōchō. Celle-ci se tenait droite, ses cheveux gris coiffés en un chignon simple et ses lunettes rondes semblaient presque trop serrées, lui laissant une marque tout autour des yeux.

« Enchanté, madame. » répondit simplement l'adolescent.

« Vous ne nous avez toujours pas dit votre nom, jeune homme. » souleva le professeur Dumbledore.

« C'est… un peu compliqué. Cela fait bien longtemps qu'on m'appelle le Kōchō mais… vu que je suis un adolescent maintenant. » expliqua-t-il brièvement.

« Maintenant ? » aboya le professeur McGonagall. « Qu'est-ce que vous voulez dire ? »

« Kōchō-sensei signifie Monsieur le Directeur en japonais. » expliqua Dumbledore. « Nous avons affaire à un voyageur temporel. Ce que je n'explique pas, cependant, c'est votre parfaite maîtrise de l'anglais. »

« C'est probablement dû à ma méthode de transport. Cela représente des années de recherches sur plusieurs générations. Quoi qu'il en soit, je n'ai plus vraiment de nom. »

« Fort bien. Dans ce cas, je vous propose d'utiliser la fausse identité concoctée spécialement pour vous. » proposa Dumbledore.

« Une fausse identité ? Albus, c'est illégal ! » s'offusqua McGonagall, les sourcils levés.

Faisant fi de la remarque de sa collègue, le professeur Dumbledore ouvrit un tiroir de son bureau et en sortit un épais dossier qu'il déposa devant lui. Il le feuilleta en silence pendant quelques minutes puis leva la tête vers le Kōchō.

« Neal Payne. Né à Ashford le 15 mars 1960. Cela vous convient-il ? Bien entendu, vous ne devrez parler de cela à personne. Ai-je besoin de vous expliquer pourquoi ? Je laisserai le dossier dans vos quartiers pour que vous puissiez en prendre connaissance. »

L'adolescent resta muet devant la question rhétorique, essayant de comprendre toute la portée de l'offre de Dumbledore. Il lui offrait une identité, qui lui manquait cruellement à l'heure actuelle. Il lui offrait un passé et un avenir. C'était plutôt la contrepartie qui l'inquiétait. Même s'il avait déjà accepté d'aider le vieil homme à réaliser la prophétie, il ne le lui avait pas encore dit. Il comptait utiliser cet élan de « bonne volonté » pour que Dumbledore lui soit redevable et ainsi avoir une porte de sortie lorsque les ennuis pointeraient le bout de leur nez.

Malheureusement, ce n'était pas au vieux singe qu'on apprenait à faire la grimace, et le Kōchō constatait alors tout le talent du Directeur de Poudlard. En lui offrant une nouvelle identité et de l'aide pour démarrer sa nouvelle vie ici, dont la durée était encore indéterminée, il inversait totalement les rôles. C'était lui qui allait être redevable envers le professeur Dumbledore. Il ne pouvait cependant rien faire. Mais ce n'était que partie remise. Cette alliance avec le mage allait être intéressante.

« C'est parfait. Je vous remercie pour ce que vous faites pour moi. En échange, je vous aiderai à réaliser cette prophétie. Je déteste être redevable à quelqu'un. »

Son atout avait beau être parti en fumée, il avait ainsi limité les dégâts. Le sourire de Dumbledore le lui confirma, quand il tourna la tête vers sa collègue.

« Minerva, si vous permettez… » fit le Directeur.

Légèrement contrariée, la susnommée se contenta de sortir un vieux morceau de bois de sa poche et de le tendre à son collègue. Celui-ci l'examina minutieusement pendant de longues secondes avant de donner un petit coup dessus avec sa baguette magique. Dans un léger flash doré, le morceau de bois s'affina et se transforma en une baguette magique.

« Ce n'est en aucun cas du grand art, mais cela suffira pour aujourd'hui. » dit simplement le mage en tendant la baguette nouvellement créée à l'adolescent. « Ceci nous servira à vérifier que vous êtes capable d'utiliser la magie. Prenez-la en main et prononcez la formule magique « Scintillum ». »

Neal tendit la main et attrapa négligemment la baguette que lui tendait Dumbledore. Aussitôt, il ressentit un légère chaleur émaner du bout de bois. Une chaleur familière qui se propageait le long de son bras puis dans son corps tout entier. Cette sensation lui rappelait fortement le chakra, aussi décida-t-il d'essayer quelque chose d'improbable. Se concentrant, le Kōchō dessina une croix avec la baguette, censée représenter le mudra du Kage Bunshin, et reprenant les bases de latin qu'il avait, prononça une toute autre formule à voix haute.

« Clonatio ! »

Tout se passa très vite. La pauvre baguette qui n'était pas prévue pour ce genre de sort explosa dans la main de Neal, qui fut légèrement propulsé en arrière et tomba lourdement sur ses fesses. Parallèlement, un léger panache de fumée était apparu à côté de l'adolescent, laissant apparaître une copie conforme du Kōchō.

« Voilà qui répond à la question et qui en soulève bien d'autres. » annonça Dumbledore, les yeux pétillants.

À côté de lui, le professeur McGonagall était fortement surprise. Jamais de sa carrière elle n'avait vu un tel sort. Il semblait combiner métamorphose et enchantement à un très haut niveau. Comment un adolescent n'ayant vraisemblablement jamais tenu une baguette magique avait-il pu lancer un sort pareil, qu'elle se savait incapable de réussir du premier coup. Un sort qui ne lui serait d'ailleurs jamais venu à l'esprit.

La direction de Gryffondor jeta un coup d'oeil à son supérieur. Celui-ci semblait plus amusé que surpris. C'était tout lui, songea-t-elle tandis que l'adolescent se relevait péniblement en se massant les fesses. Le professeur Dumbledore aimait les mystères et semblait faire confiance au nouveau venu, probablement à cause de la prophétie le concernant. Mais avait-il raison ? L'instinct de Minerva lui disait que ce jeune homme était dangereux. Il dégageait une aura étrange et inhabituelle qui la laissait mal à l'aise. Et ce sort n'aidait pas l'enseignante de métamorphose à accorder sa confiance au Kōchō.

« Ooooh, ça a marché ! » s'exclama Neal en voyant sa copie.

« N'est-ce pas ? » lui répondit son double. « Cependant… »

Il ne put finir sa phrase qu'il disparut dans un léger nuage de fumée accompagné d'un bruit de bouchon de champagne.

« Il semblerait qu'il ne soit que temporaire… Dommage… » fit l'adolescent, légèrement déçu.

« En effet, Monsieur Payne. Quoi qu'il en soit, je suis impressionné par ce que vous venez de faire. » intervint Dumbledore. « Pourriez-vous m'expliquer comment vous avez fait ? »

Neal se mordit discrètement la lèvre. Il avait été tellement surpris et heureux de voir que la magie et le chakra étaient similaires qu'il s'était laissé emporter. Comment avait-il pu faire une boulette aussi grosse ? Il ne pouvait décemment dire qu'il avait légèrement conquis un monde pour y créer un empire basé sur l'amour et l'affection, monde dans lequel les techniques de clonage étaient répandues. Il allait devoir la jouer finement sur ce coup-là.

« Eh bien… » hésita le brun, en s'asseyant dans un fauteuil. « Disons simplement que de là où je viens, c'est quelque chose qu'on pourrait qualifier de normal. J'ai voulu essayer, et ça a fonctionné. Enfin, plus ou moins, visiblement… »

Une demi-vérité, ou un demi-mensonge, au choix. Le professeur Dumbledore ne fit aucun commentaire et se contenta d'acquiescer légèrement de la tête. Neal était certain qu'il n'était pas dupe, mais contre toute attente, celui-ci ne fit aucun commentaire. Le vieux mage s'avança vers la porte avant de se tourner vers ses invités.

« Laissons cela de côté pour le moment. Je ne sais pas vous, mais je commence à avoir faim. Je prendrai bien une part de tarte aux pommes, pas vous ? »

Le professeur McGonagall dut voir l'air ahuri de son futur élève, puisqu'elle s'autorisa un sourire discret. Elle connaissait Albus depuis de nombreuses années et s'était habituée à son excentricité. Il était, à ses yeux, un maître dans l'art de passer du coq à l'âne. Sans rien dire, elle sortit du bureau, laissant seuls les deux hommes. Neal reprit contenance en la voyant disparaître dans l'escalier en colimaçon, et s'empressa de la suivre, le professeur Dumbledore sur ses talons, non sans oublier d'attraper le dossier pour le survoler en attendant le petit déjeuner.


Époustouflant. Neal n'avait aucun mot en tête pour décrire la salle dans laquelle il se trouvait. La Grande Salle, comme l'avait appelé le professeur Dumbledore, servait de réfectoire pour les élèves et les professeurs de Poudlard. Quatre immenses tables permettant aux élèves de manger étaient disposées dans le sens de la longueur. Tout au fond de la salle, dans le sens de la largeur, se trouvait une estrade et une table réservée aux professeurs ainsi qu'au personnel de Poudlard. La pièce donnait l'impression d'être à ciel ouvert, sans plafond, mais après une courte réflexion, il lui semblait hautement improbable que ce fût réellement le cas.

Ainsi, l'adolescent était assis à l'une des quatre grandes tables. À sa gauche se trouvaient les professeurs Dumbledore et McGonagall, tandis que face à lui se trouvait Rusard, le concierge peu souriant, et un immense homme qui devait faire trois fois sa taille et deux fois sa largeur. Son visage recouvert de barbe était jovial, et les deux billes noires qui lui servaient d'yeux indiquaient à Neal une extrême générosité chez ce titan. Celui-ci lui avait d'ailleurs fait un sourire chaleureux en s'asseyant.

Ainsi étaient-ils cinq autour de la table à prendre le petit déjeuner. De nombreux plats, comme du pain grillé, plusieurs types de confitures, des oeufs, de la charcuterie ou encore des viennoiseries se trouvaient dans des plateaux d'argent, accompagnés de pichets contentant différentes boissons sucrées. Après un instant d'hésitation, Neal se servit et commença à manger.

« Alors comme ça, tu es nouveau et tu viens d'arriver au pays ? » demanda Hagrid entre deux bouchées.

« Oui. Je suis né ici, mais j'ai déménagé aux États-Unis pendant mon enfance. Je m'appelle Neal, Neal Payne. » répondit l'adolescent.

« Enchanté Neal, je suis Rubeus Hagrid, mais tout le monde m'appelle Hagrid. » se présenta le géant.

« Hagrid se chargera de vous accompagner pour vos achats. » précisa le professeur Dumbledore. « Vous bénéficierez de la bourse de Poudlard pour l'occasion. Étant donné que vous entrerez en septième année, vous devriez pouvoir acheter du matériel de qualité. »

« J'ai hâte. » assura Neal. « Quand allons-nous y aller ? »

« Je dois finir de m'occuper des sombrals ce matin, nous irons donc au Chemin de Traverse en début d'après-midi. » expliqua Hagrid.

Il ignorait ce qu'étaient des sombrals, et supposa qu'il s'agissait d'animaux domestiques magiques. S'il savait ô combien il se trompait. Cependant, il ne dit rien et acquiesça silencieusement. Il allait avoir la matinée pour se préparer et assimiler les informations qu'on venait de lui donner. Cela ne faisait même pas une journée qu'il était là et l'afflux d'informations le submergeait. Il avait franchi le portail en espérant rentrer chez lui, au lycée Sainan, et voilà qu'il se retrouvait au Royaume-Uni, dans un château gigantesque, pour effectuer la dernière année d'apprentissage afin d'obtenir un diplôme de magie dans le but de réaliser une prophétie. Rien n'était jamais simple avec lui, depuis le jour où il avait accepté que Lala intègre son établissement.


.


Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. L'intrigue se met doucement en place et le Kōchō commence à appréhender petit à petit l'univers dans lequel il se trouve.

N'hésitez pas à me laisser une review si ça vous a plu ! Honnêtement, ça m'encourage à continuer et me motive tellement !

D'ailleurs, si tout va bien, je prévois de poster un chapitre par semaine, chaque vendredi. Je vous souhaite un bon week-end et à vendredi prochain pour la suite dans "Virée à Gringotts" !