Hello !

Encore une fois un gros et grand merci à tout ceux qui m'ont laissé des reviews. Je fonds devant vos petits mots. Je suis vraiment super heureuse que cet OS de Noël vous plaise autant qu'il me plaît. *love*
Par contre, désolée, mais je n'ai pas pu poster mardi dernier :D (je réécrivais la scène du lemon jusqu'à ce que j'en sois satisfaite !) mais après tout, je suis dans les temps. J'avais dit entre Noël et le Nouvel an héhé.

J'espère que vous avez passé un très bon Noël, sinon, et que vous avez été gâtés par votre famille, ou vos amis, ou votre chéri(e), ou même toutes ces personnes à la fois.

Je préviens une nouvelle fois:
- Je ne prends toujours pas en compte la dernière génération pour cette partie 03.
- Et c'est toujours mignon, romantique, ambiance film romantique de Noël !

Bonne lecture à tous !

-Les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent évidemment à J.K. Rowling (sauf pour les OC of course)-


UN INVITÉ CHEZ LES WEASLEY.

Part. 03: Une couronne de gui.


Précédemment:
« Qu'avait-il dit ? Ce n'était pas possible. Elle releva la tête pour observer la table à la dérobée. Non, personne d'autre ne l'avait entendu, n'avait été témoin de ces paroles presque délirantes quand elle y réfléchissait bien. Pouvait-elle ignorer ce signe là ? Était-ce un jeu ? Était-ce toujours un jeu ? Car son cœur qui palpitait dangereusement dans sa poitrine et les frissons sur sa peau n'avaient rien d'un jeu, eux.

Tandis qu'elle s'avoua qu'elle aurait dû faire une nouvelle fois preuve d'audace plutôt que de devenir stupidement muette, elle croisa le regard froid de Ron à défaut de croiser celui de Ginny.

Et la culpabilité ne fut jamais aussi cuisante qu'à ce moment là. »


Hermione se détendit au fur et à mesure du dîner. Malfoy était plus à l'aise aussi, et notamment grâce à Charlie et Angelina qui l'avaient définitivement adopté et qui possédaient le même sens de l'humour. Il y avait également Molly, qui s'intéressait à lui, à sa vie, d'une manière qui n'était pas inspirée par une curiosité malsaine comme pouvaient l'être certains. Hermione appris ainsi qu'il était entre autre matinal, qu'il avait pris des cours de cuisine et aimait cuisiner, ou même qu'il possédait lui-même un chat.

La jeune femme finit par retrouver peu à peu ses repères. Si bien que même entendre la voix de Malfoy, ou croiser le regard d'Hélène, ne lui semblait plus si étrange.

Hélène se faisait une place à sa façon, elle aussi. Fleur était sans conteste le membre de la famille Weasley avec qui elle s'entendait le mieux, sûrement car elles étaient toutes les deux françaises et pouvaient se comprendre mieux que personne. Ginny la taquinait également avec affection et Hermione dû reconnaître qu'Hélène et elle avaient quelques points communs, dont les livres. Étant moldue, elle avait également tapée dans l'œil d'Arthur qui ne cessait de l'encourager à s'exprimer.

Elle finit son seul verre de vin blanc de tout le repas quand vint la fin de celui-ci –Hermione n'était pas une grande buveuse et avec les événements de ce Noël-ci, elle préférait avoir les idées un minimum claires.

Les invités commencèrent à quitter un à un la table pour débarrasser, détendre leurs jambes et se rapprocher des enfants et de leur espace. Comme chaque année, le reste de la soirée se finissait toujours au pied du sapin et de la cheminée, où ils y échangeaient leurs cadeaux et leurs histoires.

Finir le Réveillon dans une atmosphère cosy, dans les coussins ou sur le sol, entre le gigantesque sapin et la chaleur agréable de l'âtre, était comme une petite tradition au Terrier. C'était également l'un des moments préférés d'Hermione, qui prenait rarement la parole mais qui adorait écouter attentivement les autres, se nourrir de leurs anecdotes rigolotes ou de leurs nouvelles résolutions partagées avec plus ou moins de conviction.

Elle réalisa que Draco n'attendait plus qu'elle, un sourcil relevé, quand elle quitta la table. Sans réfléchir, elle posa une main sur son bras.

- Installe-toi avec eux, je vais chercher les cadeaux pendant ce temps-là.

- Je peux t'accompagner.

- Ça ira. Puis étrangement, je trouve que tu te fonds très bien dans le décor.

- C'est mon charme naturel.

Il esquissa un sourire en coin et Hermione finit par baisser les yeux sur sa main. Elle n'avait pas réfléchit. Son geste avait été spontané. Un à un, elle enleva ses doigts, ruminant ce naturel avec lequel elle interagissait avec lui.

- Désolée, dit-elle.

Il retint tout doucement son poignet avant qu'elle ne s'éloigne. Hermione ne sut que lire dans son regard, mais en tout cas, elle fondit. Elle resta un peu, curieuse, grisée, laissant le jeune homme aventurer ses doigts dans le creux de sa main et caresser allégrement sa peau.

- Je ne suis vraiment pas contre le fait que tu me touches, alors ne t'excuse pas.

- Est-ce que tu... mens, Draco ? Car si c'est le cas, tu mens très bien, tu réussi à convaincre tout le monde ici, y compris moi, accusa-t-elle d'une voix plus triste qu'elle ne l'aurait voulu.

- Hermione...

- Une minute, s'il te plaît ? J'ai besoin d'une minute.

Elle prit le chemin de la cuisine dans un état second. Elle avait détesté la manière dont il avait eu de la retenir soigneusement, comme si elle avait été sur le point de se briser en mille morceaux. Elle avait détesté sa remarque à deux mornilles qui avait suivi. Elle avait détesté ce regard, cette voix, ce... tout.

Ou du moins elle aurait aimé pouvoir détester tout ce qui venait de se passer. En vérité, son toucher avait été délicieux.

Son propre cœur la rendait sourde. Et si Ginny avait raison ? Et si lui aussi se consumait à cause de leur manège stupide ? Et si l'attirance écrasante qu'elle ressentait pour lui était réciproque ? Et si ? Seigneur, que ferait-elle s'ils étaient deux, s'il décidait lui aussi de rendre le jeu authentique de son côté ?

Trop de questions dont elle n'était pas sûre de vouloir une réponse tout de suite. Elle aimait un peu trop son toucher pour y renoncer tout le reste de la soirée si elle venait à confier son attirance et qu'il lui riait au nez ou s'excusait. Comment pourrait-elle-même affronter son regard et ses mains quelques heures de plus si elle se lançait maintenant et qu'il la repoussait ?

Elle se mentirait à elle-même si elle disait ne pas avoir envie de le toucher, de profiter, de savourer le contact à travers ce jeu. Elle se mentirait encore plus si elle disait ne pas crever d'envie de l'embrasser encore, et encore, et encore.

- Hermione ?

Elle sursauta.

Hélène se tenait sur le porche, une cigarette à la main. L'ancienne Gryffondore ne l'avait même pas vue. Elle n'avait pas non plus remarqué Jasper, en train de courir après les gnomes du jardin bel et bien affublés de bonnets de Noël.

Dehors, les flocons de neiges commençaient à tomber et ça non plus, elle n'y avait pas fait attention.

- Navrée. Je t'ai surprise ? s'excusa la blonde.

- J'étais ailleurs, ce n'est rien. Tu n'as pas froid ?! Il commence à neiger !

Hélène ne portait qu'un léger châle sur ses épaules.

- Ce n'est qu'une affaire de minutes, dit-elle en désignant sa cigarette. Draco et toi êtes à l'origine du cadeau de Molly ? Jasper ? Il est vraiment adorable.

- C'est un vrai casse-pied aussi mais ne le répète à personne. Je suis sûre que Molly sera heureuse de découvrir en temps et en heure un nouveau membre Weasley capable de lui faire perdre la tête... Elle a toujours été occupée et voilà que la maison est devenue bien vide depuis quelques années.

- Je veux bien te croire. J'ai trois frères et sœurs, ce n'est pas autant que Ron, mais quand nous avons tous quitté le nid, ma mère en a presque fait une crise cardiaque !

Il y eut un silence un peu embarrassant où elles sourirent toutes les deux sans savoir quoi ajouter. Pour une fois qu'Hermione avait envie et besoin de se recentrer sur elle-même pour cinq minutes, prendre une décision, réfléchir quant à la merde dans laquelle elle s'était mise jusqu'au cou sans y avoir pensé au préalable, elle sentait qu'on ne voulait pas la laisser tranquille. Hélène tombait un peu mal...

- Tu veux venir avec moi ? proposa-t-elle poliment. Je vais à la voiture, j'aurais peut-être besoin d'une main ou deux pour m'aider avec les cadeaux.

Hélène écrasa le reste de sa cigarette et lui emboîta le pas avec plaisir. Hermione soupira intérieurement ; Elle ne serait décidément pas plus calme et plus maître d'elle-même une fois de retour auprès de Draco Malfoy. Si tant elle pouvait l'être vraiment –Maître d'elle-même, avec ce type.

Elles arrivèrent à la voiture, quand Hélène se décida à aborder ce qu'Hermione attendait depuis sûrement le début du dîner.

- En fait, j'aimerais bien discuter de quelque chose avec toi, mais je n'ai vraiment pas envie de t'embêter...

- A propos de Ron ?, la devança-t-elle.

- Euh, je..., hésita la jeune femme. Oui. Mais je ne voudrais vraiment pas passer pour la nouvelle petite amie qui dépasse les bornes. Je sais que vous vous êtes aimés par le passé, je sais qui tu es pour lui, mais il est bizarre depuis ton arrivée ce soir et pour être honnête, ça me rend un peu inconfortable. Je ne sais pas comment le prendre.

Hermione ne put que penser : Ah... Malfoy rate tout ce pourquoi il était venu, avant de réaliser ensuite qu'elle continuait de penser à lui !

Elle devait aussi admettre que bien qu'Hélène ait envie d'être rassurée, elle n'avait rien d'une petite amie désagréable et mal intentionnée –Hermione pouvait au moins lui reconnaître ça. La jeune moldue n'était pas non plus naïve, comme l'avait cru le Serpentard. Elle avait vu, avait ruminé, s'était posée des questions. Mais elle s'adressait à Hermione avec un respect que cette dernière apprécia beaucoup.

Elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en ouvrant le coffre de sa voiture.

- Tu peux avoir l'esprit tranquille. Le problème n'est ni Ron, ni moi, ni notre relation passée.

- Mais il semble pourtant jaloux de te voir accompagnée. Non ? Il est sur les nerfs, je le vois bien. S'il te plaît, sois honnête avec moi, je pourrais l'encaisser. (Hélène s'arrêta un instant avant d'ajouter en soupirant :) Puis tu sais, si j'en parle avec Ron, il me dira qu'il n'y a rien et passera à autre chose et je me poserais encore quelques questions.

Hermione hocha la tête.

- Il est vrai que Ron est comme ça, à fuir le conflit sans s'en rendre compte... Mais il n'y a plus rien du tout entre lui et moi, et je suis certaine qu'il n'est pas jaloux, sois en sûre. C'est bien Draco le souci, mais pas comme tu le penses. Attends, tiens, prends ça. (Hermione lui tendit la moitié des sacs, puis elle reprit :) Tu lui as posé la question tout à l'heure mais il ne t'a pas répondu. La réponse c'est que oui, il connaît Draco. Comme tout le monde dans cette maison, à vrai dire. Nous étions à Poudlard et nous avons fait un bout d'Histoire, avec un grand H, tous ensemble. Ron t'a-t-il parlé de ça, de ce que nous avons traversés ?

- Oui, dans les grandes lignes tout du moins. Vous avez vécu une guerre.

- Donc il t'a sûrement dit qu'il y avait deux camps assez distincts ? (Hermione attendit qu'Hélène acquiesce pour continuer.) Pour faire court, à l'époque, Draco était de l'autre côté de la barrière. Et il n'avait vraiment rien du type que tu vois aujourd'hui. Il... Il était vraiment odieux avec nous trois, Harry, Ron, et en particulier avec moi car je viens de ton monde... et les sorciers comme Draco, du moins à l'époque, avait une sacré dents contre les gens comme nous, qui sont apparentés aux moldus.

- Et maintenant, il a changé, tu lui as pardonné, tu l'aimes, et Ron a du mal à l'avaler, c'est ça ? Ça lui ressemble, en tout cas. Il est un peu rancunier.

Tu l'aimes. Elle aurait ri à gorge déployée si son estomac ne s'était pas retourné de la même manière que quand elle repensait aux baisers échangés avec Malfoy. C'était une perspective qui n'avait jamais semblé aussi réelle, bien qu'elle ne compte pas le revoir après cette soirée –surtout parce qu'elle était certaine que lui, ne chercherait rien de plus.

Elle ne put s'empêcher d'avoir un rire nerveux. C'était possible qu'elle en vienne là, s'ils continuaient, si elle apprenait à connaître cet homme dont elle appréciait sincèrement l'aperçu depuis deux jours.

- Il est un peu tôt pour dire que je l'aime, tu sais. Ça ne fait que deux mois. Mais c'est à peu près ça, je suppose.

- Si c'est ça, je comprends beaucoup mieux.

Le pli soucieux entre les sourcils d'Hélène commençait à disparaître. Elle regardait Hermione avec une gratitude sincère et lui sourit chaleureusement.

- Merci de m'avoir répondue. Ça signifie beaucoup pour moi.

Hermione lui sourit en retour et, le monde tomba brusquement à la verticale, Hélène y compris. Le chiot jappa, reprit sa course, tandis que les deux jeunes femmes éclatèrent d'un rire surpris le nez dans l'herbe du jardin.

- Voilà, c'est exactement ce que à quoi je pensais quand je disais que ce chien pouvait être une plaie, parfois...

- Je n'ai rien vu venir !

Croyant qu'elles jouaient et ayant fait fuir tous les gnomes à l'horizon, Jasper revint à la charge quand elles s'assirent et observèrent les dégâts. En caressant le chiot, qui s'échappa ensuite pour lécher le visage d'Hélène, Hermione se demanda sincèrement comment son vieux Pattenrond avait pu supporter cet animal hyperactif pendant presque un mois.

Elle eut un peu plus de compassion pour son matou roux sur le coup, et quand elle vit Hélène retomber sur le sol en riant, sous le poids du chiot tout content de lui, elle se promit de lui ouvrir une bonne boîte de pâté de luxe en rentrant.

Les paquets en tout cas étaient saufs. Ils jonchaient le sol, mais au moins le chiot ne s'en était pas encore intéressé. Elle profita de le voir occupé avec l'amie de Ron pour commencer à ranger au plus vite les présents contenants les chocolats et autres friandises susceptibles de faire tourner le Noël au drame avec un chien dans les environs...

- Attends, je vais t'aider !

Hermione se retourna pour voir que Hélène s'était levée à son tour et s'affairait à remettre les cadeaux dans leur sac d'origine. Jasper tenta une nouvelle fois sa nouvelle occupation en lui sautant sur les fesses, mais dut trouver un autre jouet en réalisant que les jeunes femmes n'étaient plus aussi surprises et réceptives.

- Tu m'as acheté un cadeau ? entendit brusquement Hermione.

- Hum ?

- Un cadeau !

Hélène avait l'air complètement étonné, lui montrant le papier dorée du magasin de Malfoy sur laquelle Hermione avait appliqué une petite étiquette : « A la bien-aimée de Ron, Joyeux Noël et bienvenue parmi nous ! ».

- Oui, rougit Hermione. Je... Je ne voulais pas que tu te sentes exclue, surtout par ma présence. Enfin si tu n'en veux pas, je...

- Non ! Enfin si, je l'accepte ! C'est juste... super adorable ?

Hélène percuta Hermione dans une accolade maladroite mais spontanée.

- Merci infiniment !

- Je ne savais pas ce que tu aimais, j'espère que ça te plaira.

- J'ai hâte de l'ouvrir. Quoi que tu m'aies pris, ton attention compte beaucoup plus !

Oh oui, Hermione et Malfoy avaient été très loin du compte, très loin de la réalité. En y réfléchissant un peu plus, Hermione avait transposé son propre sentiment –et peut-être que Malfoy en avait fait de même. A la place d'Hélène, la jeune femme se serait sentie gênée, et un peu exclue dans un premier temps. Il lui aurait fallu un moment d'adaptation, plusieurs semaines ou même plusieurs mois.

Maintenant elle se sentait bien mieux. Son appréhension s'était totalement dissipée.

Mais tous ses tracas n'avaient pour autant pas disparus. L'un prenait désormais toute la place. Revenue dans la cuisine, auprès d'Hélène, elle hésita.

Oui, son problème avec l'amie de Ron était réglé. Il n'y avait plus aucun doute.
Mais il en restait un autre de taille, et totalement différent. Draco Malfoy qui l'attendait dans le salon. Draco Malfoy qui passerait sûrement la nuit au Terrier –Avec elle. Draco Malfoy dont la simple pensée suffisait à la rendre toute chose.

- Quelque chose ne va pas ? demanda Hélène en voyant qu'Hermione s'était arrêtée.

- Oh non, non, rien du tout, je pensais. Vas y, je suis juste derrière toi.

La porte du salon s'ouvrit sur Malfoy, qui s'excusa à leur intention en se frayant un chemin vers l'escalier. Il lui adressa un sourire, mais fila au premier sans lui adresser un mot... ce qui étonna étrangement Hermione –bien qu'ils ne soient pas ensemble, ça ne semblait pas être son genre. Elle accéléra le pas en entendant les rires dans le séjour et en sentant son propre cœur se serrer.

Qu'avaient fait les Weasley en sa courte absence ?

- Hermione ! s'écria Ginny en brandissant un appareil photo. J'ai ma photo, j'ai ma photo !

- Ok. J'aimerais bien qu'on m'explique ce qui se passe. Je viens de croiser Draco.

- Oh la la, Draco n'a rien, rouspéta Ron avant d'être interrompu par sa petite amie qui l'embrassa pour qu'il se taise.

Hermione sourit quand Hélène lui adressa un clin d'œil complice. Oh, Seigneur... Elle appréciait cette femme de plus en plus. Et n'était plus sûre d'apprécier autant la famille Weasley qui riait un peu trop à son goût.

- Donc ? reprit-elle, les mains sur les hanches.

- Juste une petite blague, répondit George.

- Toute petite, acquiesça Angelina.

- C'est rien, rassura Harry. Enfin rien de ce que tu imagines et qui te mets en colère.

- J'ai bavé sur ton copain, Minnie ! annonça fièrement James en venant étreindre fermement ses jambes. J'te l'avais dit !

Le soulagement tomba dans la poitrine d'Hermione. Elle n'avait jamais pensé être brusquement inquiète de ce qui arrive à Malfoy, n'avait jamais fait attention à ses sentiments, mais elle avait eu peur l'espace d'un instant qu'il ait pris ses jambes à son cou avant la fin de la soirée. Heureusement, ce n'était que James.

Elle sourit et chatouilla le petit monstre devant elle.

- Ah oui ? Et ce ne serait pas une idée de Maman plutôt ?

- 'Rrête, 'rrête !

James se tortilla en riant et Hermione s'arrêta effectivement... pour finalement mieux reprendre.

- Tu verras bien quand Draco te bavera dessus en retour.

- Les adultes ça bave pas, c'est papa qui le dit !

- Mon chéri, tu vas voir ce que ton papa va dire quand tu seras couvert de bave de la tête aux pieds et qu'il devra te donner un bain.

La tête de James la fit mourir de rire. Ses yeux s'écarquillèrent, marquant exagérément son choc. Il se retourna pour questionner Ginny, puis Harry du regard. Ce dernier n'était pas loin de rire aussi.

- Pardon Mr. Draco ! Pardon !

Hermione se décomposa légèrement en découvrant Malfoy revenir et s'arrêter à ses côtés, imperturbable. Il n'y avait plus aucune trace des méfaits de James et le blond affichait un sourire craquant –Pas doué avec les enfants ? Mon œil, pensa-t-elle. Avec ce sourire, il avait déjà James dans sa poche. Ce dernier le regarda avec des étoiles dans les yeux avant de continuer :

- Je recommencerai pu. Pu du tout.

- Mais non, James, fit Ginny. Tu peux lui baver dessus tant que tu veux. Tu as ma bénédiction ! La bénédiction de Maman pour une fois !

- Mais Minnie a dit qu'il –

- Minnie dit des bêtises. Mr. Draco ne va pas te baver dessus.

James hésita. Son regard passa de sa maman, à sa tante, puis à l'inconnu blond qui s'était accroupi pour se mettre à sa hauteur. Malfoy leva un sourcil interrogateur, comme une petite provocation.

- Non c'est fini. Je baverai pu.

- C'est ta résolution pour la nouvelle année ? demanda gentiment Draco.

- Si c'est la tienne aussi.

Draco ne put s'empêcher d'éclater de rire.

- Je dois reconnaître, Potter, Weaslette, vous nous avez fait un gamin très intelligent.

- J'suis fort aussi ! Papa dit que bientôt j'vais pouvoir faire du Sss-Quidditch-euh, articula difficilement James, avec tonton George ! T'viendras hein ?

- Ah non, petit bonhomme ! s'écria le tonton George en question, qui fusilla Draco Malfoy du regard. Ce n'est qu'entre toi et moi.

- J'y crois pas, se plaignit Ginny. J'ai perdu mon dernier allié...

Harry secoua la tête en se pinçant l'arrête du nez.

- Sinon est-ce qu'on m'écoute parfois ? Papa, il a jamais dit ça. N'est-ce pas, George ?

Tandis que George chercha à convaincre Harry, que Ginny leva les yeux au ciel avant d'être accaparée par Molly, et que les autres convives continuèrent leurs conversations, James revint serrer les jambes d'Hermione avant de murmurer : « j'baverai putôt sur ton prochain copain » et de rejoindre les autres enfants.

Elle reporta son attention sur Malfoy et crut discerner un éclat de surprise dans ses yeux quand elle lui sourit tendrement. Sous ce regard, elle se souvint brusquement de leurs mots échangés juste avant qu'elle ne sorte. La jeune femme rougit honteusement, cherchant les mots pour s'excuser. En vain.

- Tu as... (Draco fit un geste vers ses cheveux mais s'arrêta à mi-chemin.) Est-ce que je peux cette fois ?

- Oui, susurra-t-elle. C'est bon.

Qu'elle était loin la femme revêche qu'elle était habituellement... Quelques instants après l'avoir enguirlandé, elle l'autorisait de nouveau à poser ses mains sur elle. Le manque jouait vraiment en sa défaveur.

Comment ferait-elle le lendemain ? Et les jours d'après ?
Autant sérieusement savourer avant le sevrage inévitable.

Elle ferma instinctivement les yeux quand la main de l'ancien Serpentard vint délicatement enlever quelque chose de ses cheveux. Le geste fut trop court, bien trop court. Ses paupières se rouvrirent aussitôt.

- Une feuille morte. (Il pencha la tête sur le côté, examinant attentivement la feuille, puis la femme devant lui.) Comment s'est-t-elle retrouvée là ?

Touche-moi. Touche-moi !, hurlait tout son intérieur, ses hormones, son cœur, et sa raison incluse. Ne me laisse pas dans cet état... La feuille n'avait vraiment aucune importance !

Il dut lire dans ses pensées puisqu'il laissa tomber la dite-feuille morte sur le sol sans s'en préoccuper d'avantage et vint poser sa main sur la joue brûlante d'Hermione. La jeune femme poussa un gémissement involontaire sous ce simple contact, et Malfoy combla soudainement la distance entre eux.

Il ne l'embrassa pas, alors qu'elle en mourrait d'envie –Malheur !

Son nez vint effleurer avec délicatesse la ligne de sa pommette et le jeune homme enfouit son visage dans son cou. Hermione le sentit ouvrir la bouche, son corps se tendit, l'ouïe déjà aux aguets, mais les lèvres de Malfoy ne prirent pas la parole, elles vinrent mordiller le point précis de sa peau qui la rendait folle.

Elle attrapa brusquement la veste de son compagnon et le rapprocha vivement d'elle. Elle s'accrochait à lui comme à un point d'encrage et pourtant elle sentait leur équilibre se rompre. Un jeu, plus qu'un jeu. La réalité, un fantasme. Un rêve, un Noël bien trop réel.

Ce mot –Noël, la fit revenir à l'ordre. Elle pouvait presque entendre la voix de Ginny dans sa tête lui rappeler qu'ils avaient un foutu public en ce moment même ! Hermione prit une profonde inspiration, entrecoupée par une plainte de plaisir non contrôlée et secoua doucement Malfoy.

- Stop. Malfoy. S'il te plaît.

Elle ouvrit les yeux dès l'instant où il s'arrêta. Elle croisa son regard gris un peu perdu, et elle sentit son cœur flancher dans sa poitrine. Plus elle le voyait, cet homme, cet homme-ci précisément, plus elle le trouvait irrésistible.

- C'est vrai, dit-il en lâchant un soupir douloureux. Ne pas dépasser les limites.

- Nous ne sommes pas seuls.

- Hermione.

Son nom n'avait jamais sonné aussi désespéré, bien qu'elle avait du mal à imaginer Draco Malfoy désespéré.

- Tu joues tellement que tu me convaincs beaucoup trop, toi aussi. Il est très facile d'oublier pourquoi je suis là quand tu sembles aussi sensible à mon contact.

- Je –

Hermione n'eut pas le temps de répliquer qu'elle ne jouait pas, pas tellement, plus vraiment. Molly s'arrêta à leur hauteur et posa une main sur l'épaule de Draco.

- On va distribuer les cadeaux, allez-vous asseoir, sourit-elle. Je vais chercher du thé pour tout le monde. Pomme-menthe, Hermione ? Draco ?

- La même chose.

Hermione répondit distraitement, ruminant la confession de Malfoy, et réalisa que personne dans la pièce ne leur prêtait une attention quelconque. Ils n'étaient plus tellement l'attraction principale de la soirée maintenant qu'ils avaient en effet si bien convaincu tout le monde, et qu'ils s'étaient apparemment bien convaincus eux-même aussi.

Et elle n'était plus si certaine que ce soit une bonne chose. En l'espace d'une soirée, Malfoy avait pris ses marques bien trop facilement. Au Terrier, avec les Weasley, avec elle. Il s'était effectivement parfaitement fondu dans le décor. Au point où, quand il disparaîtrait de ce dernier, Hermione le trouverait bien vide.

Ils s'assirent près du sapin, sur un plaid à même le sol aux côtés d'Harry et de Ginny. Il y avait même de la place pour lui, ici, dans ce monde, malgré leur passé en commun peu plaisant.

Spontanément, Hermione vint s'installer contre Draco. Épaules contre épaules, cuisses contre cuisses, sans un seul millimètre de libre. Et elle dut lui donner raison ; C'était facile d'oublier la raison de sa présence quand elle était si sensible à lui, quand tout son être réclamait son contact dès l'instant où il s'éloignait.


Hermione baissa les yeux sur ses genoux, sur la main qu'elle promenait machinalement dans les cheveux du jeune homme qui s'était depuis un petit moment endormi sur elle. Distraitement, elle écouta Percy faire la liste de ses résolutions pour la prochaine année avec un aplomb inébranlable. Mais son esprit était surtout occupé par l'ancien Serpentard.

Elle ne savait plus trop comment il avait fini par atterrir là, la tête confortablement nichée sur elle, ni comment elle était arrivée à l'effleurer comme si elle en avait l'habitude.

L'ancienne Gryffondore avait retracé les traits de son visage un nombre incalculable de fois. Elle avait laissé ses doigts s'aventurer dans ses mèches blondes en en savourant chaque seconde. Elle s'était laissée emportée par l'affection, la tendresse, la douceur, d'un claquement de doigts.

Hermione ne ressentait vraiment pas qu'un désir déroutant pour Draco Malfoy, elle ressentait une inclination tout aussi perturbante venue du cœur. En l'observant, elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment ce serait de le connaître mieux, comment ce serait de continuer à le voir, comment ce serait de construire avec lui, de s'épanouir à ses côtés, de se fréquenter sans jeu ni artifice. Et chaque fois, cette idée lui faisait tourner la tête.

Elle avait un peu trop envie de le découvrir.

Ginny bailla, s'étira, et embrassa tendrement la joue d'Harry. Un geste qu'Hermione commença à envier de son côté. La rouquine croisa son regard en se levant et lui sourit. Elle vint vers elle, lui souhaita bonne nuit et se pencha à son oreille pour lui toucher deux-trois mots qui la fit rougir.

Et Hermione prit une décision. Une décision à double-tranchant.

Elle réveilla Malfoy, avec bien plus de douceur que quand elle le réveilla dans la voiture. Elle ne put s'empêcher de sourire quand il ouvrit les yeux d'un air déstabilisé et les referma aussitôt en frottant doucement sa joue contre sa cuisse. Elle donna un léger coup de genoux et lui murmura.

- Il est temps d'aller au lit.

- Est-ce une proposition ?

Il avait beau murmurer, à moitié endormi, il restait tellement séduisant que le cœur d'Hermione s'emballa dans sa poitrine.

- Tu es en train de dormir. Et je suis fatiguée. On monte.

Contre toute-attente, il n'argumenta pas. Il ne chercha ni à savoir pourquoi Hermione ne l'avait pas prévenu que dormir au Terrier faisait partie du contrat ni à lui demander si elle le lui avait délibérément caché –ce qui était le cas. Et la jeune femme en lâcha un soupir de soulagement.

Malfoy sur ses talons, elle prit la direction des étages. Il n'y avait pas énormément de pièces, et Draco dut le deviner car quand elle referma la porte de la chambre où ils entrèrent et où un seul lit double y figurait, il se retourna vers elle en levant un sourcil.

- Où dorment les autres ?

- Dans le salon, les chambres, il y a de la place quand on cherche bien, tu sais.

- Je voulais surtout dire... Nous sommes seuls ?

La décision d'Hermione ne paraissait plus tout à fait comme une bonne idée, tout d'un coup.

- Ginny a pensé que ce serait bien de nous laisser sa chambre. Elle trouve que...

- Oui ?

- Je cite : « Que nous sommes trop intenables pour partager notre espace avec autrui. » C'est ce qu'elle m'a glissé à l'oreille avant de me dire qu'elle et Harry avaient décidé de nous prêter leur chambre.

Beaucoup trop de nous et de notre, dans cette conversation. Hermione se demanda même comment elle avait réussi à terminer sa phrase sans bafouiller. Draco inspectait la petite pièce avec un bref intérêt, puis s'assit tranquillement sur le lit. Il étendit ses jambes devant lui, et soutint son regard.

- Ah oui ? Nous sommes intenables ? Ma foi, qu'ils pensent ce qu'ils veulent. Mais toi, qu'en penses-tu vraiment ?

Là. Le sourire joueur, la voix séductrice, le regard taquin. Ils étaient de retour. Pour le meilleur, et pour le pire aussi. Hermione, qui avait cru retrouver un minimum d'audace, fut submergée par l'appréhension. La pièce était beaucoup trop petite pour eux-deux. Il l'avalerait toute crue, s'il le voulait. Elle ne pouvait pas se tromper, il fallait voir la réalité : il lançait des signes absolument évidents ou bien elle était complètement stupide.

Elle prit une profonde inspiration.

- Je pense que...

- Dis-moi.

Hermione se dégonfla. Elle avait gravi les escaliers en étant sûre d'elle et maintenant, face à ce visage, face à ces yeux, face à lui, sa décision lui apparut vraiment réelle.

- Je pense que je vais prendre une douche, s'entendit-elle répondre. Ça m'aide toujours à trouver le sommeil.

Sur ces mots qui n'étaient qu'un mensonge, Hermione fuit. Littéralement. Et en pestant sérieusement contre elle-même.


Hermione ne sortit de la salle de bain qu'une fois rassérénée et déterminée, et après avoir effectivement pris une douche –mais pour avoir les idées claires, pas pour trouver le sommeil. Elle remonta les escaliers sur la pointe des pieds et nota avec suspicion que la maison était devenue bien silencieuse. Merlin, combien de temps avait-elle passé à retrouver son calme ?

Quand elle ouvrit la porte de la chambre, la déception la frappa. Les vêtements de Malfoy étaient soigneusement pliés sur une chaise et le jeune homme s'était endormi en son absence.

Les rideaux avaient été tirés et seule la lampe de chevet était restée allumée, du côté d'Hermione –et elle mentirait si elle réfutait ne pas être touchée par l'attention. Elle souffla sa rancœur, mécontente de son comportement, de sa lâcheté à faire face à ses émotions, et se faufila jusqu'au lit. D'un coup de baguette, elle transforma sa robe de soirée en un simple pyjama puis se glissa sous les couvertures.

Impossible de calmer les battements de son cœur en étant aussi pleinement consciente de la présence à ses côtés. Impossible d'imaginer une seconde pouvoir dormir dans ces conditions.

Après s'être ravisée à ne pas éteindre la lampe, Hermione se tourna vers son compagnon. Elle se sentit bien seule, tout d'un coup, à être pourtant si proche de lui. Elle était là, à se morfondre avec son propre désir tout simplement parce qu'elle n'avait pas eu assez de courage, elle, la Gryffondore, pour se lancer tout à l'heure. Si elle en avait eu en réserve, elle le lui aurait confié que la décision de Ginny l'avait ravie et que maintenant qu'ils étaient enfin en tête à tête...

Merlin, il était si près et il dégageait tant de chaleur. Ce lit était trop petit.

Et Merlin, voilà qu'elle recommençait déjà à redessiner délicatement les traits de son visage avec ses doigts, sans pouvoir résister.

- Si tu as cru que je m'étais endormi...

Elle suspendit son geste, le doigt sur le bout de son nez. Elle aurait pu en rire, vraiment, si son cœur n'avait pas aussi violemment loupé un battement. Sa main retomba sur l'oreiller et il ouvrit les yeux.

- Tu es beaucoup plus aventureuse quand tu penses que je dors.

Boum. Boum. Boum. Hermione ne pouvait décidément plus s'entendre penser. Son regard la sondait non plus physiquement, mais il passait également au radar ses émotions, le tourbillon dans sa poitrine et dans son bas-ventre, son cerveau qui faisait des siennes. Tout. Entièrement mise à nue.

- Hermione...

- Est-ce que l'on peut faire tomber les masques un instant ? murmura-t-elle plus timidement que prévu. Tu n'es pas obligé de m'appeler par mon prénom.

Il y eut un silence où elle crut discerner une lueur de contrariété dans son regard.

- En ce qui me concerne, le masque est tombé depuis un moment, Hermione.

Malfoy se redressa sur son coude pour mieux l'observer. Hermione déglutit ; Il ne portait pour ainsi dire pas grand-chose. Ses épaules étaient nues et ses yeux se perdirent un instant sur la peau de son torse. Quand elle revint à son visage, ses lèvres affichaient un léger sourire en coin.

Il risqua une main vers elle. Doucement, lentement, beaucoup trop même, et elle ferma les yeux pour l'accueillir. Il brossa légèrement la rougeur de sa joue, sa gorge, le creux de son épaule, s'arrêta sur son bras, comme s'il attendait à son tour un signe, quelque chose.

- Je n'arrive pas à te cerner, murmura-t-il. Un instant, j'ai l'impression qu'il y a une étincelle entre nous et qui n'a rien à voir avec la haine qu'on se vouait. Tu rougis, Hermione. Tu gémis. Et tu me touches.

Instinctivement, le corps d'Hermione répondit. La chaleur de son bas-ventre se répandit dans l'intégralité de ses membres. Elle allait mourir dans ce lit, consumée. Elle se rapprocha imperceptiblement et ses jambes rencontrèrent celles de Malfoy sous la couette. Il ne portait rien. Rien qu'un sous-vêtement.

- L'instant d'après, tu me repousses et tes yeux cherchent comme à me tuer.

- Je ne te repousse pas du tout.

La main de Malfoy continua son chemin, descendant le long de son bras, entremêlant avec sensualité ses doigts aux siens.

- Je me protège, avoua-t-elle.

- Je suis désolé, pour autrefois. Je le pense et te le répèterai autant que tu le souhaites. (Ses excuses ne passaient pas dans l'oreille d'une sourde. Quand il fut certain qu'elle les avait assimilés, il reprit.) Je ne vais pas te manger, je ne vais pas non plus te faire du mal, et je ne vais rien faire que tu ne désires pas en retour.

- Malfoy.

- Draco, corrigea-t-il en fronçant les sourcils.

- Je n'arrive pas à te cerner non plus.

Cette confrontation prenait un tour qui risquait de la mettre K.O. Elle pensait qu'être repoussée lui ferait mal, mais elle ne pensait pas qu'entendre les signes de vive voix en ferait autant. Et Merlin, que son ventre était douloureux à attendre, attendre qu'il vienne, qu'il la prenne, qu'il la serre, qu'il l'embrasse.

Ses doigts continuaient de jouer avec les siens et ce n'était pas assez.

- Viens-là, susurra-t-il.

Sa main quitta la sienne pour trouver le creux de ses reins. Le lit sembla rétrécir encore plus, et le corps d'Hermione trouva celui de Draco dans un faible bruissement de couvertures. Elle ne pouvait plus lui échapper, échapper à ses émotions, et elle n'en avait plus envie. La jeune femme n'avait plus qu'un besoin : faire taire la douleur sourde du désir.

- Je ne pousserais jamais la comédie jusque là, s'adoucit-il. Et j'ai terriblement envie de toi.

Elle ne pouvait que le croire. Contre son ventre, le bassin du jeune homme ne laissait place à aucun doute. Sa respiration hachée était d'ailleurs tout aussi convaincante. Hermione réalisa qu'il brûlait autant qu'elle, si ce n'est plus. Elle n'y tint plus.

- Je ne joue plus depuis sûrement plus longtemps que toi, murmura-t-elle en osant à peine le regarder dans les yeux. Depuis le baiser de la voiture.

Hermione ferma les yeux, de peur de l'entendre rire, même un rire taquin, et fut surprise de ne rien entendre. La respiration de Draco s'accéléra et elle le sentit venir à sa rencontre. Son nez effleura le sien. Son souffle caressa ses lèvres. Une torture de chaque instant.

La jeune femme risqua une main jusqu'à lui, agrippant sa hanche comme pour se rattraper à quelque chose. Elle planta ses ongles dans sa peau quand elle le crut prêt à s'emparer de sa bouche –mais il vint seulement déposer un baiser sur l'une de ses pommettes.

- Depuis ton invitation, dit-il contre sa joue.

Son souffle brossa la peau d'Hermione comme une brise agréable. Une nouvelle fois, ce n'était pas assez. Elle voulait plus, tellement plus. Maintenant, elle était prête pour qu'il la dévore. Et il ne faisait que se retenir.

Elle ouvrit les yeux pour croiser son regard attentif. Et les mots de Draco prirent finalement sens dans l'esprit d'Hermione. Depuis ton invitation.

- Tu ne peux pas être sérieux. Cette blague n'est pas drôle du tout.

- Ce soir là, tu m'as dit que l'image ne t'avait pas traversé l'esprit. Moi non plus. Mais elle l'a ensuite fait, et refait, toute la soirée durant. Et cette dernière m'a beaucoup plu.

Ses paroles glissaient sur elle comme une caresse. Elle peinait à y croire. Pourtant, l'homme devant elle ne flanchait pas. Draco semblait partagé entre l'étonnement et... l'amusement ? Hermione fronça les sourcils.

- Et ça t'amuse ?

- En quelque sorte, oui. (Là, le Malfoy faisait son apparition.) Car je ne pensais pas que l'idée te plairait également.

- Ton arrogance me donne grandement envie de te contredire, Draco.

Il sourit. Ses doigts passèrent sous le T-shirt d'Hermione, effleurant lentement le bas de son dos.

- Je n'ai aucun doute là-dessus. Mais tu ne le feras pas, non ?

- Arrogant, articula-t-elle en s'étonnant que le mot sonne comme un mot doux.

Il rit, et ses doigts remontèrent le long de la colonne vertébrale de la jeune femme. Celle-ci arrêta soudain de réfléchir. Les frissons suivirent aussitôt chaque caresse. Sa peau était hypersensible. Quand sa main s'arrêta à la base de sa nuque, elle ne put s'empêcher de laisser échapper un faible gémissement de plaisir.

- Mais continuons d'être honnête, que répondrais-tu si je te demandais une nouvelle fois un baiser ?

Hermione se rapprocha d'avantage de lui, jusqu'à se fondre contre son corps. Il n'y avait plus de place pour sa lâcheté, elle était vulnérable dans toute sa splendeur, avec ses émotions au bord de l'implosion, aux côté de cet homme qui était loin d'être n'importe qui et qui lui faisait un effet indéfinissable.

La main d'Hermione revint sur la peau du jeune homme, et vint lui infliger la même torture qu'il lui infligeait. Elle toucha du bout des doigts son ventre ferme, remontant timidement sur sa poitrine, avant de s'affirmer en glissant dans son dos quand ses lèvres vinrent à la rencontre de son sourire.

- Oui, souffla-t-elle. (Et la douleur du désir ne cessait de se répandre.) Je répondrais Oui, embrasse-moi.

Il y eut une seule et légère pression dans sa nuque et Hermione plongea sur ses lèvres avec un soulagement distinct. Leurs bouches se rencontrèrent sans douceur, cette fois-ci. Draco l'accueillit avec la même passion qui la brûlait tout entière. Ce n'était plus tendre, plus pudique, c'était un baiser intime, libéré de toute chaîne, de toute conséquence, de tout regard.

Ils se séparèrent uniquement pour se débarrasser du T-shirt d'Hermione. Ils revinrent à la rencontre de l'autre dans une synchronisation autant parfaite que précipitée.

Peau contre peau, Hermione frissonna. Le feu de son ventre était flamboyant, mais leurs poitrines nues, l'une contre l'autre, lui offrait un certain soulagement. Elle avait attendu ça, comme elle attendait impatiemment le reste à venir pour combler le manque, la chaleur, l'envie. La jeune femme prenait, savourait, et jouait. Tandis qu'ils s'embrassaient, elle laissait ses tétons effleurer lentement et délicieusement le torse de son amant. Sentir ses râles se mêler à leur baiser la ravissait.

C'était une nuit. Une unique nuit.

Et maintenant qu'ils avaient commencé, Hermione n'avait aucune intention de se cacher dans les couvertures en le laissant prendre les rênes.

Elle profita d'un moment d'inattention de son partenaire –alors que ses lèvres diablement tentatrices gémissaient– pour le faire basculer sous elle. Là. Au dessus. Face à l'air agréablement surpris du blond, elle sourit pour elle-même. Draco ne tenta pas de retrouver l'avantage et Hermione sut que l'instant était parfait.

Elle trouva lentement son appui, emprisonnant le corps de l'ancien Serpentard entre ses jambes. Et avec une lenteur tout aussi calculée, ses mains vinrent à la rencontre de sa peau, son torse, ses bras, pour faire d'avantage leur connaissance. Tout comme elle avait dessiné et redessiné maintes fois les traits de son visage du bout des doigts, elle entreprit de redessiner les lignes de son corps et les frissons qui parsemaient son épiderme, s'attardant à deux extrémités qui faisaient battre son cœur encore plus vite. Sa gorge. Sous son nombril.

La lumière de la lampe de chevet éclairait chacune des mimiques de Draco, mettait l'accent sur chacune de ses respirations, sublimait ses joues qui devenaient aussi rouges que les siennes. De nouveau attirée comme un petit papillon de nuit, Hermione vint l'embrasser. Plus doucement. Plus complice. Avec un sourire aux bords des lèvres.

Elle appréciait vraiment bien cet homme.

Elle appréciait vraiment bien comment leurs corps se parlaient et se répondaient, comment leurs lèvres semblaient déjà si bien se connaître, comment son propre regard n'avait plus peur de fuir le sien maintenant que leur ballet était entamé.

Les mains de son partenaires se mêlèrent à ses boucles et elle frissonna contre sa bouche, l'intimant imperceptiblement à continuer de la toucher. Ce qu'il fit.

Alors qu'Hermione reposa son visage dans le creux du cou de Draco, ce dernier caressa légèrement son dos jusqu'à flirter dangereusement avec l'élastique de son pantalon. Ses mains découvraient toute sa peau. Elles effleuraient sa colonne vertébrale, s'attardaient sur ses épaules, descendaient délicieusement jusqu'à la forme arrondie de ses seins pour s'arrêter sur ses hanches. Chaque toucher, chaque caresse, elle se sentait grisée et en totale confiance.

Elle se sentait bien, et même mieux que ça, libre, belle, merveilleuse. Il y avait vraiment longtemps qu'elle n'avait pas lâché prise. Et cet homme était étrangement le meilleur allié pour.

Hermione sentit les mains de son amant remonter lentement sur son corps et elle se redressa avec une plainte de plaisir. Les yeux fermés, elle se positionna de manière à épouser parfaitement la bosse entre ses jambes. Quand les doigts qui la parcouraient accélèrent leur course au même instant que le souffle de son compagnon, elle gémit également. Ses cuisses se crispèrent, serrant les hanches de Draco, et son bas-ventre se gonfla de la douleur du désir.

Elle en avait besoin, elle avait envie, elle ne voulait plus être sur lui, elle voulait le sentir le plus intimement possible. Elle le voulait en elle.

Les mains de Draco remontèrent de son ventre à sa poitrine, ses doigts se saisirent enfin de ses seins. Il caressa sa poitrine, explora les pointes avec douceur, massa sa peau avec envie. C'était délicieux, mais ce n'était plus assez. Quand une plainte s'arracha de nouveau de ses lèvres, la frustration se mêla au plaisir. Et Hermione accéléra son mouvement de va-et-vient qu'elle exerçait instinctivement sur son partenaire.

Il se redressa et vint à sa rencontre, embrassant ses sens et ses seins, léchant avidement sa peau, croquant sa chair, puis s'emparant de ses lèvres. Hermione continua de balancer ses hanches vers les siennes, la barrière de vêtement devenant de plus en plus insoutenable. Sa peau, elle voulait que sa peau continue de la brûler. Elle voulait le voir nu. Elle voulait qu'ils se fondent l'un en l'autre. L'un dans l'autre.

- Hermione...

Le regard de la jeune femme rencontra automatiquement celui de Draco et passa une main dans ses cheveux blonds pour se retenir à lui. Dans sa voix, il y avait la même douleur qui tambourinait jusque dans ses parties intimes, il y avait le même sentiment inassouvi qui lui martelait le crâne. Il continua, d'un ton plus rauque encore :

- Si tu continues comme ça, tu vas me tuer.

Elle revint prendre possession de ses lèvres et il répondit avec une ardeur insoupçonnée. Ne cessant de le toucher, d'entremêler ses doigts à ses cheveux, ne cessant de se nourrir de lui, ne cessant de se délecter des mains de l'ancien Serpentard sur son corps. Ils retombèrent sur le lit et la jeune femme roula sur le côté. Draco suivit instinctivement le mouvement, sans la laisser s'échapper.

Quelques instants plus tard, sans rompre un instant leur baiser qui n'avait plus rien de civilisé, Hermione se retrouva totalement dépossédée de son pantalon, et de son sous-vêtement, entièrement nue contre Draco qui immisça habilement une main entre eux, entre ses cuisses. Elle n'avait rien vu venir, et la surprise n'en fut que plus succulente.

Instinctivement, le bassin de la jeune femme vint à la rencontre de ses doigts. Impatiente, avide, Hermione laissa échapper un hoquet quand l'instant lui apparut encore plus réel ; Draco Malfoy était dans ce lit, avec elle, ses mains se promenaient sur la totalité de son corps, et elle adorait ça.

La main de Draco caressait avec une lenteur désespérante mais tout aussi délectable toute sa féminité. Elle continuait de venir à lui, de s'éloigner, de revenir avec encore plus d'ardeur, en rythme avec la respiration saccadée qui titillait ses lèvres. Il s'attarda sur le point le plus fragile, le plus divin, et elle l'embrassa langoureusement. Hermione explosa une fois, puis deux, en lui mordant la lèvre sans y avoir fait attention.

- Dé-désolée, réussit-elle à murmurer, continuant de chercher le contact avec cette main dangereuse et captivante entre ses cuisses.

Elle balança la tête en arrière et Draco plongea sur son cou pour suçoter sa chair mise en évidence, sans s'en formaliser. Hermione se mordit les lèvres à défaut de pouvoir mordre les siennes, et sa main à elle vint chercher le chemin du membre de son amant. Quand elle posa à plat les doigts sur le renflement de son érection, celui-ci émit un râle tout contre sa gorge, provoquant une sensation de plaisir encore méconnue.

Son souffle, ses doigts, sa bouche, ses baisers, Hermione était loin, mais vraiment loin d'être rassasiée. Une nuit serait-elle assez ?

Elle ferma les yeux et fit passer sa main dans le sous-vêtement de Draco. Ses doigts se referment instinctivement sur lui. Hermione entremêla ses jambes aux siennes et commença à le caresser, suivant le rythme qu'exerçait les doigts de Draco sur et en elle.

- Attends, susurra-t-il brusquement dans son cou. Pas tout de suite. Une autre fois. Sinon...

Il grommela, puis rit, gêné contre sa peau. Et Hermione ne retint que « Une autre fois » qui provoqua un frisson inattendu.

- Alors viens en moi, répondit Hermione d'une voix demandeuse.

Il rit encore, un rire taquin et tendre cette fois avant de venir croiser son regard.

- Je retire ce que j'ai dit. Tu es plus aventureuse que je le pensais.

- Parce que le jeu n'est plus, et que j'ai décidé de te croire.

Son rire se transforma en sourire. Hermione eut l'impression de dire la vérité pour la première fois de la soirée. A lui, comme à elle-même. Elle lui faisait incroyablement confiance.

Il lui avait confié que son attirance était réciproque et son corps ne mentait pas, pourquoi ne le croirait-elle pas ? Ce n'était plus un jeu. Ils avaient été honnêtes. Depuis qu'ils étaient entrés dans cette chambre. Et, loin des masques, Hermione n'avait aucune raison de craindre quoi que ce soit.

- Viens, répéta-t-elle en tirant sur l'élastique de son caleçon.

La main de Draco nichée entre ses cuisses revint titiller son point sensible, jusqu'à lui tirer un gémissement lascif, et une fois après seulement, le jeune homme exécuta sa demande.

- Arrogant, lui chuchota Hermione avant de basculer de nouveau sur lui.

Il étouffa un hoquet de surprise et elle rit de bon cœur.

- D'accord. C'est de bonne guerre... –ou pas, Hermione. J'aime beaucoup la vue.

- La vue est très bonne d'où je suis aussi.

Et c'était terriblement vrai. Il était beau, lové au milieu des oreillers, les yeux pétillants, la lumière qui le mettait en valeur. Son torse complètement offert. C'était un tableau dont elle était prête à se régaler plus d'une fois, si tant était-ce qu'il voulait, lui aussi.

Elle se pencha, laissa la pointe de ses seins caressant la gorge puis le torse de son amant, et elle s'empara de ses lèvres. Draco attrapa d'instinct l'une de ses hanches, et sa main libre vint soutenir avec tendresse sa joue. D'une main adroite, Hermione saisit sa baguette, lança un sortilège de protection et l'enfourcha. Elle tenta de garder les yeux rivés sur son visage mais dû se rendre à l'évidence, la sensation la fit chavirer

Comment avait-elle pu privilégier autant son travail et passer à côté de ça ?
Une petite voix en elle ne lui en voulait pourtant pas. Car si elle avait fait des rencontres et eu des relations, aurait-elle été si désespérée au point de tomber sur cet homme et d'avoir eu envie de l'inviter ? C'était lui, qu'elle voulait, pas un autre homme tout aussi séduisant soit-il.

C'était lui qu'elle voulait et qu'elle voulait apprendre à connaître après ça. L'ancien Serpentard qui s'était excusé, l'homme qui s'était livré dans sa voiture, ce businessman taquin dans sa boutique, cette personne dotée de tendresse qui l'avait enivrée toute la soirée, le blond de ses souvenirs qui en créait maintenant de nouveaux, bien plus sympathiques.

Il la serrait contre lui. Le visage dans son cou, elle pouvait entendre son souffle saccadé dans son oreille. Leurs corps jouaient un morceau cadencé, rapide, leur peau se rencontrait sans un répit. Hermione avait envie de plus, plus, plus. Ses mains tentaient de caresser mais, trop fiévreuses, elles griffaient sans trop savoir où s'accrocher. Le désir n'était plus douleur, le plaisir voltigeait dans ses veines.

Elle vint croquer sa mâchoire, sourire contre sa joue, lui embrasser maladroitement les lèvres dans un baiser qu'il lui rendit sans relâcher son étreinte. Il la tenait étroitement, comme de peur qu'elle ne soit pas réelle, et elle en était bien heureuse.

Hermione se redressa, lui offrit la vue de sa poitrine et de ses hanches dansantes. Elle bascula la tête en arrière. Il était clairement impossible de garder l'esprit clair et les yeux ouverts. Les râles de Draco se mêlaient aux siens dans une mélopée orgasmique. Chacun plus rapide, plus intense, plus fort, que le précédent. Puis, l'implosion et l'explosion arriva. En elle, sur elle, partout. Comme des milliers de picotements sur et à l'intérieur de sa peau.

A en croire la voix et les mains tremblantes de son amant sur elle, l'émotion était réciproque.

Hermione se laissa tomber rassérénée contre lui, et des bras se fermèrent autour d'elle, la serrèrent, elle soupira d'un sentiment très proche de l'allégresse. Elle sentit qu'on lui embrassait le crâne et son cœur déjà bien éprouvé loupa un énième battement.

Là, libérée de toute la tension accumulée et se sentant surtout étrangement chérie, elle trouva le sommeil.


Hermione avait une conscience aiguisée de sa nudité et des draps qui épousaient complètement son corps. Elle était tout aussi parfaitement consciente de la respiration apaisée à ses côtés. La jeune femme fixait le plafond depuis déjà plusieurs minutes. Elle était réveillée, les yeux grands ouverts. Son esprit ne ruminait plus, préférant se repasser doucement la nuit dans sa tête. La jeune femme ne ressentait aucune once de regret.

Seulement une agréable plénitude.

Elle se leva et enfila son pyjama éparpillé sur le sol. Hermione s'étira doucement, réalisant petit à petit l'état de ses muscles encore endoloris. Une plaisante douleur qui la fit sourire.

A pas de loup, elle se dirigea vers les rideaux dont la transparence laissait deviner le jour levé et les tira légèrement. Il était tôt. L'air était frais et la maison dormait encore. A l'extérieur, comme elle l'avait espéré secrètement, une épaisse couche de neige avait recouvert le jardin et les arbres durant la nuit. Un paysage blanc et immaculé s'ouvrait à perte de vue. Elle ne put s'empêcher de penser que c'était le début d'une belle journée.

- Vas-tu revenir dans ce lit ? grommela une voix ensommeillée dans son dos. Il fait froid.

En guise de réponse, elle ouvrit les rideaux au maximum et se retourna vers Draco qui enfouit son visage dans les oreillers. Malgré elle, elle rit.

Elle avait dormi avec cet homme, elle avait caressé cet homme, elle s'était délecté de cet homme. Et même au petit matin, il était d'une beauté qui lui retournait l'estomac d'une délicieuse manière.

- Je croyais que tu étais matinal ?

- Pas après avoir fait l'amour toute la nuit, Hermione...

La concernée rougit. Il n'avait pas tort. Ils avaient dormi par intermittence seulement, se réveillant de temps à autre pour se lover de nouveau l'un contre l'autre, s'embrasser encore, et se toucher jusqu'à en perdre la raison. Hermione n'était pas prête d'avoir oublié leurs mains se cherchant à tâtons dans les couvertures et ce qui s'en était suivi. Pour rien au monde. Et elle aimait de plus en plus comment son prénom sonnait quand il le prononçait.

C'était pour cette raison précise qu'elle était bien réveillée ; Elle était exaltée. Et en paix avec ses émotions.

Elle s'approcha du lit et Draco leva finalement les yeux vers elle. Toujours ses prunelles grises insondables et magnétiques. Elle frémit –Elle avait encore envie de lui.

- Si tu comptes profiter du petit déjeuner, c'est maintenant, dit-elle. Sinon les autres auront tout mangé.

- On a déjà assez mangé hier. Reviens-là.

Hermione sourit, se saisit des vêtements de Draco et les lui lança.

- Toi, rejoins-moi. Habille-toi !

Elle referma la porte de la chambre et attendit, le cœur battant dans le couloir. Après avoir partagé le même lit, leur relation était clairement différente. Et elle était loin de ce qu'Hermione avait imaginé. Il serait plus difficile de lui dire au revoir une bonne fois pour toute, et elle était certaine cette fois-ci de ne pas en avoir envie. Elle voulait qu'ils se revoient. Encore et encore.

Leurs baisers et leurs caresses les avaient rendus complices. Les rires échangés dans le noir et sous la couette avaient abaissé les dernières barrières. L'ancienne Gryffondore avait fait sa connaissance intimement et n'avait aucune envie de s'arrêter en si bon chemin.

Hermione se retourna en entendant la porte s'ouvrir. Draco se tenait là, dans ses vêtements de soirée de la veille, bien plus sophistiqué qu'elle dans son vieux pyjama. Mais ce qu'elle aima particulièrement était le fait qu'il n'en avait finalement rien à faire, de cette différence. Son regard continuait de passer sur elle avec cette lueur qui ne lui était plus étranger. Maintenant qu'ils avaient tout deux dansé dans ce lit, elle savait voir les signes. Il avait envie d'elle, lui aussi.

- Direction la cuisine, alors ? demanda-t-il.

- C'est ça.

Elle voulut prendre les devants mais il la surprit. Le jeune homme glissa sa main dans la sienne et l'entraîna à sa suite dans les escaliers.

Hermione regarda leurs mains comme si celles-ci détonaient, comme si quelque chose clochait, puis regarda Draco mener la marche sans se presser et en évitant de faire le moindre bruit.

Définitivement, leur relation avait changé. Hier, elle aurait été persuadée que ce geste faisait partie du jeu. Mais aujourd'hui, après leur nuit, sans que quiconque ne puisse les voir, leurs mains liées avaient une signification qui la fit tendrement sourire.

Dans la cuisine, ils furent assaillis par Jasper. Hermione grimaça sous les aboiements susceptibles de réveiller toute la maisonnée et conclut très vite que le chiot avait envie de sortir. A la manière dont il tournait autour de lui-même près de la porte de derrière, elle n'hésita pas : elle lui ouvrit.

- Café ? Thé ? fit Draco derrière elle, avisant les étagères de la pièce.

- Tu as jeté un coup d'œil à l'extérieur ? (La jeune femme se frotta les mains et se retourna vers lui avec un sourcil levé.) C'est un temps parfait pour un chocolat chaud !

Draco sembla émerger de son humeur ensommeillée quand il jeta un coup d'œil dans sa direction et découvrit le jardin recouvert de neige dans l'ouverture de la porte. Il eut immédiatement un sourire d'enfant.

- Chocolat chaud. Vendu !

Il agita sa baguette et Hermione se rapprocha de lui tandis que leurs tasses se préparaient. Elle avait laissé la cuisine ouverte afin de respirer l'air frais, ce parfum presque inodore mais si magique de la neige. C'était un Noël blanc, comme il n'y en avait pas eu depuis quelques années. Ce simple fait la rendait purement et simplement heureuse. Se sentant pousser des ailes, elle s'empara de son mug fumant et déposa un baiser timide sur la joue de son compagnon pour le remercier.

C'était autre chose, d'être audacieuse dans un lit. Le jour était déjà beaucoup plus intimidant. Les secrets étaient plus voyants. Et le sien était qu'elle désirer le voir rester.

Hermione s'apprêta à s'éloigner mais il la retint d'une main dans son dos. Elle leva la tête et rencontra son regard. Une étincelle, entre eux, qui n'avait effectivement rien à voir avec la haine. Il repoussa une boucle de son visage et lui embrassa le bout du nez. Elle rougit.

- Tu n'avais pas dit qu'un petit déjeuner nous attendait ? demanda-t-il, taquin.

- Attends Mo-Molly, s'entendit-elle brusquement bafouiller. Elle ne va pas tarder. Elle ne tarde jamais.

Il se pencha vers elle, sur le point de l'embrasser quand un drôle de vacarme leur parvint de l'extérieur, suivi d'un hurlement surpris.

- Jasper !

Hermione reposa brutalement sa tasse et couru jusqu'à la porte de derrière. La peur céda au soulagement, puis au rire. Le chiot avait réussit –elle ne savait comment– à décrocher une partie des décorations de l'arbre immense de la cour et s'était emmêlé dedans. Plus de peur que de mal. Ce chien n'avait décidément pas fini de coller des frayeurs à son entourage.

Elle le vit s'affoler tel un diable, se débattant pour tenter démêler les décorations qui l'entouraient comme un boa constrictor, mais ne réussit qu'à empirer la situation. Hermione se frotta l'arrête du nez, entre l'inquiétude et l'ennui.

- Coup de main ? demanda Malfoy en proposant sa baguette.

- Non ! Pas de magie sur les jeunes animaux ! Ce n'est pas prouvé mais... mais c'est préférable, tu vois ? (Elle soupira.) J'y vais. Avant que ce ne soit pire.

- C'est bon, je m'en charge. Accio chaussures !

Draco enfila ces dernières avant qu'Hermione ne puisse le contredire et se précipita vers Jasper, qui ne sut s'il devait craindre l'homme qui s'avançait vers lui ou l'accueillir chaleureusement. Dans les deux cas, il fit un bond en avant et s'emmêla d'avantage les pattes, tombant à la renverse. Allongé sur le sol, il s'agita deux fois plus.

De son point de mire, Hermione mit une main devant sa bouche et pouffa. C'était exactement pour cette raison qu'elle préférait les chats : ils étaient bien plus indépendants dans leur réputation de « fauteurs de troubles ».

Le blond arriva à la hauteur du chiot et le dégagea rapidement des décorations de Noël désormais un peu fichue. L'animal détala et Hermione se mit à rire en le voyant retourner ensuite tout aussi rapidement vers Malfoy. Draco n'avait vu que son meilleur profil jusqu'à maintenant, mais le côté joueur du berger allemand était maintenant réveillé. Après la frayeur, Jasper courut avec élan et réussit à déstabiliser le jeune homme dans la cour qui tomba sur les fesses.

Draco se releva et retomba aussitôt sous le poids de l'animal qui jouait, testant sa nouvelle technique exercée sur Hélène et Hermione la veille. L'ancienne Gryffondore put alors assister à non pas une ou deux chutes de son compagnon, mais plusieurs, perdant l'équilibre sous chaque assaut. Le blond manquait certainement de sommeil, elle ne voyait aucune autre raison pour qu'il se laisse ainsi faire.

De loin, Hermione pouvait également deviner à merveille l'air étonné de Draco et ne pouvait plus s'arrêter de rire. Chaque fois qu'il tentait de se relever, le chien était plus impitoyable que jamais et revenait à la charge.

La jeune femme se tint les côtes et entendit un petit bruit de vaisselle derrière elle. Elle sursauta.

Son rire mourut dans sa gorge et elle se retourna une main sur le cœur. Près de l'évier se trouvait la personne qu'elle fut le plus surprise de voir là à cette heure-ci. Ron. Il tenait une tasse de café entre ses mains et lui sourit d'un air embarrassé, s'excusant à demi-mot de lui avoir fait peur.

On aurait dit qu'il venait tout juste de se réveiller. Ses cheveux roux étaient en désordre et il avait enfilé à la va-vite son pull en laine offert par Molly. Il haussa les épaules à son attention.

- Je t'ai entendu descendre et voulais te parler, te dire que la proposition de George tenait toujours... Mais tu n'étais pas seule.

- Non.

- Et de toute évidence, tu n'es pas malheureuse.

Ron soupira et s'appuya contre le plan de travail de la cuisine.

- Tu n'es pas malheureuse, hein ? répéta-t-il.

- Non. Tu sais, de l'eau a coulé sous les ponts, beaucoup d'eau... Peut-être devrais-tu le réaliser aussi ?

Ils s'observèrent un instant, dans un silence maladroit et timide. Hermione avait craint cette confrontation toute la soirée. Elle n'avait pas envie d'être vindicative, surtout maintenant qu'elle ressentait quelque chose de plus fort que la veille envers Draco et qu'elle était prête à défendre cette émotion. Elle n'avait pas non plus envie d'entendre l'ébauche d'un reproche.

C'était une belle journée. Ça devait l'être.

Alors elle attendit, en espérant que Ron capte le message caché derrière son silence. Hermione en retenait presque sa respiration, suppliant intérieurement qu'aucun drame ne survienne de si bon matin.

- Ça me va, finit par répondre Ron.

- Pardon ? s'étonna-t-elle. Enfin, je veux dire... tu n'avais pas l'air dans ton assiette, hier.

Sans surprise, Ron grimaça.

- Ça ne m'allait pas hier, je ne vais pas te mentir. Mais la nuit porte conseille, non ? Ce n'est pas ce que tu dis souvent ? (Il jeta un regard par la fenêtre de la cuisine, en direction de Malfoy, puis revint à Hermione.) Tu riais à l'instant. Tu sembles heureuse. Ça me va.

Le visage d'Hermione s'illumina d'un sourire. Ron n'avait vraiment aucune idée de l'effet de ses paroles. Son approbation était plus claire que celle d'Harry ou de Ginny, et pour elle, cette approbation-là était bien plus importante. D'autant plus qu'entre la veille et aujourd'hui, sa relation avec Draco Malfoy avait pris un tour bien plus réel.

Elle se jeta à son cou. Ce dernier rit en esquivant adroitement son café et lui rendit son embrassade.

- Ok, tu sembles encore plus heureuse maintenant. Tu as besoin que je te le redise que ça me va ou c'est bon ?

- Merci, Ron !

- Par Godric, vas plutôt retrouver ton Serpentard. Il galère, je te signale.

Avec un sourire grand jusqu'aux oreilles, Hermione se précipita vers le hall, où elle attrapa à la volée son manteau, et emprunta les sabots de Molly un peu humide sur le perron de la cuisine. Elle eut l'impression d'avoir 12 ans tout d'un coup et de revivre ses premiers émois.

Elle observa Malfoy qui avait cessé d'essayer de se lever et dont les genoux étaient monopolisés par Jasper. Il grattouillait le chiot derrière les oreilles, amusé, mais non sans trembler de froid. Quand il vit Hermione venir à sa rencontre, il haussa les épaules d'un air contrit. Il s'était fait battre à plate couture.

- Jasper !

Le chiot se tourna vers la jeune femme, la queue agitée. Il vint l'accueillir, jappant de bonheur, content de lui. Hermione le caressa, puis se baissa pour former une boule de neige avec ses mains. Elle envoya ensuite cette dernière à l'opposé du jardin, de toutes ses forces. Avec un aboiement joyeux, Jasper se jeta dans la direction désignée, avant de découvrir un gnome dérangé par l'attaque d'Hermione.

Libérée du chien, la jeune femme tendit une main vers l'ancien Serpentard.

- Merci, dit-il.

- Ce chien est un vrai farceur. Désolée de ne pas t'avoir prévenue.

- Je pense qu'il va bien s'entendre avec la famille Weasley...

Il saisit sa main et elle sourit. Puis, au lieu de se relever, Draco l'attira brusquement vers lui. Hermione tomba sur son torse avec un cri de surprise.

- Là, c'est mieux, rit-il. Pas de raison que je sois tout seul à me vautrer.

- Hé !

- Surtout que tu t'es bien moquée de moi, oses me dire le contraire !

Sous l'image qui envahit son esprit, Hermione ne put s'empêcher d'éclater de rire. Oh oui ! Mais en même temps, comment se retenir quand un Malfoy tombait sur les fesses au beau milieu du jardin des Weasley ? Elle regrettait presque de ne pas avoir eu sur elle un appareil photo magique pour se passer et se repasser la scène.

- Vilaine, susurra-t-il, amusé. On aurait mieux fait de rester dans ce lit.

Le cœur d'Hermione bondit dans sa poitrine. Si fort que Draco devait forcément le sentir à travers toutes ces couches de vêtements. L'évocation du lit, leur proximité, le ton qu'il employait en s'adressant à elle... La jeune femme enfouit son visage dans son cou, faisant taire le lot d'émotions qui lui attrapaient la gorge. Cette nuit avait bien changé quelque chose. Mais était-elle stupide d'espérer à ce point qu'il ressente la même chose et veuille la revoir ?

Il la désirait, c'était une certitude désormais. Mais avait-il envie d'apprendre à la connaître comme elle avait envie de faire la connaissance du nouveau Malfoy ?

Comme s'il lisait dans ses pensées, Draco referma ses bras sur elle et l'enlaça tendrement. Malgré la neige, le vent, l'hiver, il faisait bon contre son cœur. Il faisait chaud et elle s'y sentait bien.

- Il faut vraiment que je te dise quelque chose, dit-il.

Hermione retint sa respiration. Il y avait une certaine gravité dans le ton de sa voix qui la fit taire. Il continua.

- Je n'ai pas tout à fait été honnête à un moment donné...

La douleur n'eut rien à voir avec le désir cette fois. Une pointe douloureuse au niveau de la poitrine, la déception. Hermione n'osa pas relever la tête à son attention.

- Quand tu m'as invité, je t'ai dit que je ne pouvais pas refuser un divertissement pareil. C'est faux. Je ne suis pas venu parce que ta situation et ton dilemme m'amusaient, je suis venu parce que je n'avais aucune envie de passer Noël tout seul. Tu m'as offert une meilleure opportunité et j'ai foncé.

- Ce n'est que ça ? réussit à prononcer Hermione en prenant appui sur lui pour enfin croiser son regard.

- Comment ça, ce n'est que ça ? s'offusqua-t-il légèrement en fronçant les sourcils. Ce n'est pas facile pour moi d'avouer que je préférais et préfère être ici, à me prendre les remarques de certains, plutôt que me retrouver tout seul.

Hermione rougit. Elle se sentit si bête.

- Je suis désolée. J'ai cru que tu allais faire référence à cette nuit.

- Oh.

- Et ça m'a... fait mal.

Elle se mordit l'intérieur de la joue, réalisant un peu trop tard ce qui avait traversé ses lèvres et tout ce que cet aveu contenait en lui-même. L'ancienne Gryffondore se sentit encore plus nue la nuit passée. Oui, l'espace d'un moment, elle avait eu peur d'entendre qu'il regrettait ce qu'ils avaient fait ou même qu'il ait menti pour aller plus loin.

Il caressa son visage. Ses doigts étaient gelés mais son contact ralluma le feu dans son ventre. Il sourit.

- Je ne reviendrai sur aucune de mes paroles de cette nuit. Sois en sûre.

- Je l'espère bien.

Le regard de Draco fut attiré par quelque chose au dessus d'eux et Hermione se dégagea pour voir ce qu'il observait avec un sourire distrait.

Sur une des branches noueuse du grand arbre, une petite couronne de gui se dessina comme par magie. Ses petites feuilles vertes prirent forme, puis ses fruits blancs vénéneux, le tout formant une construction épurée et discrète.

Draco se redressa et vint à la rencontre d'Hermione. Il prit son visage en coupe et la jeune femme planta ses yeux dans les siens.

- Merci pour ce Noël, Hermione.

Elle ferma les yeux et ses lèvres accueillirent avec une joie non dissimulée son baiser.


Sur le perron de la cuisine, Ron rangea sa baguette à l'instant même où la couronne de gui eut fini sa construction. Il soupira en voyant Malfoy embrasser sa meilleure amie, mais n'avait plus ce nœud inquiet dans l'estomac. Les mots d'Hélène y avait été pour beaucoup ; « Si elle est heureuse, alors sois heureux pour elle. C'est ce que font les amis, Ron. » Et si Hermione l'était bel et bien, alors il devait l'être pour elle, en effet.

Il sourit quand il la vit rire. Étrangement, elle n'était vraiment pas malheureuse et il n'avait pas menti : Ça lui allait très bien comme ça. Il s'agissait de Malfoy, mais il devait se rendre à l'évidence. Ils possédaient une très belle alchimie.

- Alors comme ça, « Ça te va » ?

Il se retourna pour voir sa sœur débarquer dans la cuisine.

- Ah. Depuis quand es-tu là ? Est-ce que tout le monde écoute tout le monde dans cette maison ?

- Je n'ai suivi que votre discussion, rit-elle.

La rouquine vint le rejoindre et passa un bras sur ses épaules pour s'appuyer contre lui. Elle observa, elle aussi, le couple se rouler dans la neige sans pouvoir cesser de s'embrasser dès qu'ils le pouvaient. Elle secoua la tête.

- Hélène m'a quelque peu passé un savon hier soir, avoua finalement Ron. Apparemment, Hermione et elle se sont parlés et Hélène a su d'où sortait Malfoy... (Il soupira avec un sourire et continua.) Je suis content qu'elle m'ait enguirlandé. J'aurais pu blesser Hermione.

- Je l'ai fait hier soir et je n'en suis pas fière. J'ai dit des choses qui n'étaient pas méritées.

Ils se sourirent puis revinrent à Draco et Hermione.

Le jeune homme aida l'ancienne Gryffondore à se lever et l'étreignit tout contre lui. Il murmura quelque chose à son oreille et Hermione vira au rouge pivoine. Ses lèvres esquissèrent un sourire en coin et il lia ses doigts aux siens avant de reprendre le chemin de la maison.

- Ils sont mignons quand même, sourit Ginny avec tendresse. Dégoûtants, mais mignons.


Mini-Epilogue :

Draco et Hermione sont rentrés ensemble, et ont passé la nuit dans la maison de la jeune femme. Ils se sont revus également le lendemain, et le jour d'après, les semaines qui ont suivi. Leur relation s'est officialisée d'elle-même, mais encore aujourd'hui, personne ne sait qu'ils ont joué un rôle lors de ce Réveillon. C'est leur petit secret.

Des Réveillons ensemble, il y en a eu d'autres. Molly, Angelina, Charlie, et même James et Harry ont accueillis l'ancien Serpentard à bras ouverts. Il a fallu plus de temps pour les autres membres de la famille –même si Ron a donné son approbation, ça n'a pas été facile– mais peu à peu, il s'est fait une place.

Ginny ne cesse de le mitrailler de photos dans les circonstances les plus inattendues (et les plus gênantes). Elle continue également de lui mettre des bâtons dans les roues, mais c'est devenu un jeu pour tout le monde.

James a cessé de baver sur quiconque et il a grandit. Il fait maintenant du Quidditch avec Tonton George et Mr. Draco –qui est devenu au fil du temps Tonton Draco, ce qui fait toujours hurler George mine de rien.

Hermione ne veut toujours pas d'enfants et Draco non plus. En revanche, ils se sont mariés sur un coup de tête, à l'étonnement de tous –surtout les tout premiers concernés : eux-mêmes. Et ils en sont très heureux.

Hélène et Ron vont également parfaitement bien ensemble. C'est la bonne. Le caractère patient de la française colle parfaitement avec l'impulsivité du rouquin. Chacun tempère l'autre. Ils ont deux jolies filles, deux rouquines, qui participent quotidiennement au bonheur de Ron.

Hermione et Hélène sont devenues plus proches et plus soudées –même si Fleur a toujours une place particulièrement pour la moldue-, surtout depuis qu'Hermione a su que l'approbation de Ron a été motivée par le discours de son amie.

Molly, Arthur, George, Charlie, Bill, Percy, leurs compagnes, et leurs enfants, vont bien, eux aussi. Ils forment tous ensemble une famille, mais le trio (quatuor en comptant Ginny) a cette complicité bien à eux dû à leur histoire commune et qui exclue maladroitement un peu les autres. Ils sont là. Certains sont même là pour chouchouter le plus possible et avec amour leur entourage, comme Arthur et Molly, et personne n'oublie de les remercier.

Et comment se passe Noël au Terrier ? Au grand complet. Auprès d'une table garnie. Sous un sapin décoré gigantesque. Avec un petit diablotin du nom de Jasper. Et avec deux amoureux qui s'éclipsent toujours au moment de l'heure du coucher –car ils ne savent toujours pas se tenir.


Voilà !

Cet OS de Noël est terminé, et j'espère qu'il vous aura plus, que l'ambiance vous aura bien muré dans un petit cocon tout mignon et plein de douceur.
C'est romantique mais ce sont les fêtes de fin d'année, ça fait toujours du bien ;)

Désolée pour ceux qui espéraient une grosse confrontation avec Ron: je trouve que Ginny suffit. Faut que ça reste léger ^^
Et s'il y a encore des fautes, je suis désolée aussi: j'ai une bonne grosse grippe et donc il y a sûrement des énormités que je n'ai pas encore vu que je verrais une fois de nouveau en forme !

Je vais pas vous voir d'ici là, donc je vous souhaite au passage un très bon Réveillon et une belle nouvelle année !

A bientôt.

Slyth.