Publié le 26 août 2015

Bonsoir bonsoir ! Merci à toutes pour vos messages et follow, c'est génial :)

La fic a enfin une IP ! Comme d'hab, c'est un fanart de ma main, vous trouverez la version HD dans ma bio.

Warning : Déclaration d'amour enflammée, pas de citron, pas de gore. Harry plutôt clairvoyant, pour une fois.

En réponse à Guest : Merci merci, c'est très gentil d'avoir laissé un message. J'espère que la suite te plaira.

En réponse à little K : Heureuse que les descriptions crues te plaisent et que tu puisses te glisser dedans. La suite est là, le cliff du dernier chapitre est pardonné j'espère ! Et merci pour les compliments.

En réponse à KSP : L'histoire avance vite, vu qu'elle est très courte. Je me suis bien amusée avec la pré-polynectarisation et, t'inquiète, je dois être assez frappée pour écrire ça, donc tu n'es pas fautive de trouver ça gore mais marrant ;)

En réponse à l'Abrutie : Encore quatre fioles de Polynectar, ça promet... Malheureusement, rien de citronné pour l'instant, mais le prochain chapitre le sera beaucoup plus ;) Ron est très troublé dans ce chapitre, mais pas pour les mêmes raisons que dans le précédent. Bref, merci, et cœur aussi.

En réponse à Bobette : Merci d'avoir laissé un message, c'est très agréable.

Résumé DLMQT : Harry est perturbé, Hermione est très froide et Ron agit bizarrement. Le soir, Harry raconte finalement à Ron la scène qu'il a surpris, Ron est tout troublé. Il se jette sur le brun et l'embrasse. Harry fuit le Dortoir, en plein déni, se balade dans le Parc. Il demande à Kreattur de lui rapporter du Polynectar et décide, malgré sa fatigue, d'utiliser le cheveu blond offert par son double maléfique. Il se transforme en Malfoy et trouve le corps du Serpentard parfait. Et soudain, Draco arrive derrière lui.


PAR CAPILLARITE

Chapitre 3 : Tu es magique, Ron


Harry soupira de plaisir.

Même si les arbres n'étaient pas encore couverts de neige, on sentait, si on tendait l'oreille, que l'Automne cédait peu à peu aux avances de l'Hiver. Encore deux ou trois rendez-vous secrets, et la femme en blanc engloutirait dans sa cape le saltimbanque au costume bariolé.

On n'était qu'en Octobre mais tout le paysage hurlait : « Hiver ! ». Les branches étaient nues et maigres. Les feuilles mortes s'étaient depuis longtemps envolées, tout comme les oiseaux migrateurs. Il ne restait au sol que quelques miettes d'orange, de rouge et de jaune, qui crissaient à peine sous les pieds, tellement elles étaient broyées.

L'herbe du Parc, encore verte début septembre, elle-même se faisait plus discrète. On aurait dit que le froid, précoce, décourageait les couleurs. Ces dernières se blottissaient les unes contre les autres – dans la fourrure d'un renard roux, dans le feuillage d'un arbre têtu – mais n'osaient pas se déployer plus avant.

Harry et Hermione se promenaient pourtant dans le Parc du château, alors qu'il devait faire huit degrés à tout casser. Aucun des deux ne grelottait ni ne se plaignait du froid. Au contraire, ils affichaient la même expression satisfaite, comme s'il n'existait rien de plus agréable au monde que le climat humide, lourd et venteux des Highlands automnales.

Tout observateur peu scrupuleux les prendrait pour fous – c'était un avis tout-à-fait légitime. Cependant, il suffisait de regarder plus attentivement ce qu'il y avait dans leurs mains pour crier au génie.

Les deux Gryffondors tenaient chacun, serré dans leurs paumes, un bocal, type pot de confiture Bonne Maman. Des récipients en verre, émanait une lueur bleue qui aurait pu sembler froide, si elle n'était pas si réconfortante. En effet, les visages de Hermione et Harry baignaient dans la chaleur de cette lumière et leurs sourires en disaient long sur le plaisir que leur procuraient les flammes couleur océan.

- Ha, soupira encore Harry, en collant son bocal contre sa joue.

xXx

La surface de verre n'était pas brûlante. Elle était tiède tout comme il fallait. Cette simple source de chaleur leur permettait de se balader à l'extérieur sans craindre le vent glacé. C'était moins efficace mais bien plus agréable qu'un sortilège réchauffant. Il n'y avait rien de plus tendre que le feu et c'était un élément que Hermione maîtrisait à la perfection.

Malheureusement, il y avait bien d'autres domaines dans lesquels la sorcière excellait et celui d'évoquer sans aucune pitié des sujets délicats en faisant partie.

- J'espère que Ron va bien, dit-elle.

Harry aurait souhaité profiter plus longtemps de ce moment insouciant et silencieux mais, apparemment, ce n'était pas dans les projets de son amie.

- Moi aussi, répondit-il, car il ne savait pas quoi dire d'autre.

Comment est-ce que Ron pourrait aller bien ? Il avait sérieusement un problème. Il l'avait embrassé de force ! Mais bien sûr, Hermione n'était pas au courant.

- D'ailleurs, Hermione, tu sais où il est ? Pourquoi il est pas venu en cours ?

Hermione lui lança un regard suspicieux.

- Harry si c'est une blague... commença-t-elle. Tu m'as dit que... Il est à l'infirmerie, tu te rappelles ?

La sorcière affichait un air si soucieux que Harry se sentit obligé de se rappeler. De faire semblant.

- Oui, oui, où avais-je la tête ?

Après quelques instants de silence, Hermione répéta :

- Tu sais, j'espère qu'il va vraiment aller mieux.

- Tu me l'as déjà dit, ça, il y a deux minutes !

Les yeux de Hermione reflétaient à la fois de la colère et une sorte d'affliction.

- Oui, je sais. Contrairement à la tienne, ma mémoire se porte très bien. C'est juste que ces derniers temps, il était si... On aurait dit qu'il n'était plus le même.

Harry acquiesça vigoureusement. C'était certain que Ron agissait bizarrement. Il était très distant avec Hermione. Mais, contrairement à la sorcière, le Survivant savait pourquoi. Pourtant, il ne pipa mot. Jamais, se promit-il, jamais il n'avouerait à Hermione ce qu'il s'était passé la veille entre Ron et lui.

xXx

Il préférait largement qu'elle élabore mille hypothèses invraisemblables plutôt qu'elle ne découvre la vérité.

Si Ron s'était découvert un penchant... pour les individus de sexe masculin, ce n'était pas à sa petite amie qu'il serait allé en parler.

Et s'il avait développé un amour plus qu'amical pour Harry, il ferait certainement tout pour que Hermione ne soit jamais au courant.

La veille, le rouquin s'était montré très... câlin avec Harry, peut-être un peu trop. Et sûrement que cette passion excessive avait été, par un genre de loi physico-mathématique, en quelque sorte retirée à sa petite amie officielle. Et officieuse.

Oui, pendant que Ron tentait d'introduire son organe du goût dans la bouche non consentante de son meilleur ami Harry, Hermione devait pleurer dans son oreiller, s'apitoyant sur son pauvre sort, sans comprendre pourquoi son petit ami s'était lassé d'elle et ne lui avait pas adressé la parole de toute la soirée.

Comment le prendrait-elle, si elle apprenait que Ron avait embrassé Harry ? Serait-elle triste ? Furieuse ? Se sentirait-elle trompée, pire, prise pour une conne ? Leur en voudrait-elle pour l'éternité ?

Est-ce que ce serait la fin de leur glorieuse amitié ?

Ou bien considérerait-elle que ce n'était absolument pas la faute de Harry ? Mais Harry le lui aurait caché, alors peut-être le détesterait-elle pour ce mensonge par omission ? Pardonnerait-elle plutôt à Ron qui, en pleine puberté, ne pouvait pas contrôler ses pulsions sexuelles ?

xXx

Harry eut soudain une vision d'un futur bien sombre et en même temps nerveusement comique.

Hermione et Ron, redevenus copains comme cochons, feraient du shopping sur le Chemin de Traverse, un beau samedi après-midi. La sorcière demanderait à son ex-petit-ami conseil sur les hommes et Ron, en homosexuel expérimenté, lui répondrait qu'il fallait faire au cas-par-cas.

Après des heures passées dans les cabines d'essayage, des bourses de gallions dépensées en conneries inutiles donc indispensables et des sacs remplis de ces emplettes sans intérêt, les deux amis iraient boire un verre dans un club très gay-friendly.

Là, Hermione, mine de rien, questionnerait Ron sur sa vie amoureuse. Elle lui dirait des choses comme « Ce n'est pas parce que tu ne dors pas souvent seul que tu es heureux, au fond de toi ! » ou bien « Tu m'as quittée parce que je suis une femme et que tu préfères les hommes. C'est normal. Mais il doit bien y avoir un homme avec qui tu as envie de passer du temps en dehors du lit, non ? » ou encore « Ron, on se connaît depuis tellement longtemps ! Je sais que si tu accumules les histoires légères, c'est parce que tu as quelqu'un en tête. Rappelle toi de Lavande Brown... »

Et peut-être que Ron lui avouerait que, après toutes ces années, il était encore follement amoureux de celui qui avait un jour été leur meilleur ami, Harry Potter.

Hermione ferait un sourire triste. Elle n'aurait plus eu de nouvelles du Survivant depuis longtemps. Depuis le jour où elle avait appris que Ron, troublé, s'interrogeant sur sa propre orientation sexuelle, avait embrassé Harry.

C'aurait été Ron qui, avec bravoure et honnêteté, aurait confessé sa trahison à Hermione. La sorcière ne l'aurait pas mal pris – qui était-elle pour en reprocher à son premier grand amour d'assumer sa sexualité ? – mais elle aurait été pleine de mépris pour Harry, qui ne lui avait rien dit du tout, qui avait fait comme si de rien n'était.

Dans cette vision, Harry finissait seul dans une vieille maison et sa seule occupation était de nourrir les chats qui erraient dans son jardin.

xXx

- Harry ! Ça sonne, on y va ? Tu veux pas être en retard en Potions, ton nouveau cours préféré, quand même ?

Malgré le cauchemar éveillé qu'il venait de faire, Harry décida de garder son secret pour lui et suivit Hermione vers les cachots.

xXxxXxxXx

Harry, grâce au Manuel du Prince de Sang-Mêlé, termina sa potion une demi-heure avant ses camarades. Cependant, il fit semblant de continuer à travailler. Personne ne se rendait compte qu'il n'y avait aucunement besoin, pour préparer un Elixir d'Euphorie, d'écraser des ailes de libellules ou même de mesurer quantité de liquides inconnus.

S'occupant les mains comme il le pouvait – il calcula deux ou trois fois la circonférence de son chaudron, s'attirant ainsi le regard déconcerté de Slughorn –, Harry laissa son esprit vagabonder vers Malfoy, qui était assis au premier rang.

Malfoy, c'était son autre gros problème.

Observant les cheveux soigneusement coiffés du Serpentard, Harry repensa à leur conversation de la veille. Si on pouvait qualifier leur brève entrevue de « conversation », bien entendu.

xXx

Harry se revoyait, polynectarisé en Draco Malfoy, au bord du Lac. Combien de chances y avait-il pour que l'authentique Malfoy le surprenne là ? Aucune.

Et pourtant, c'était arrivé. Alors que le Survivant s'émerveillait de la peau parfaite de son corps d'emprunt, une voix moqueuse, derrière lui, avait demandé « Tu aimes ce que tu touches, Potter ? »

Le brun s'était retourné, tétanisé. Malfoy.

- Je ne suis pas Potter, avait-il marmonné, sans savoir pourquoi.

Sa voix semblait venir d'un autre, car elle n'était plus la sienne.

Malfoy s'était approché et avait tendu la main, comme pour caresser la joue de son double. Puis, il s'était repris, et sa main était retombée mollement.

- Contrairement à d'autres, je ne laisse pas mes cheveux traîner de partout, il est donc presque impossible de faire du Polynectar « Draco Malfoy ». Mais tu arbores pourtant mon apparence.

Malfoy s'était mis à tourner autour de Harry et le dévorait des yeux. On aurait dit un potentiel acheteur qui étudiait une poupée gonflable sous tous ses angles, vérifiant la qualité de ses finitions.

- Comment est-ce possible, si mes superbes cheveux restent toujours sagement sur mon crâne ? s'était faussement étonné Draco. Il s'avère que j'ai, justement, c'est fou, offert l'un d'eux à Harry Potter, pas plus tard que cette après-midi... Tu vois où je veux en venir ?

Harry avait dégluti. Il s'était senti l'envie de rougir, mais, visiblement, le corps sans défaut de Malfoy n'autorisait pas un tel vice. Son visage était donc resté impassible, alors que son esprit, qui n'avait subi aucune transformation, s'emballait dans tous les sens.

- Oui, Potter, c'est bien toi, sous mon visage, ma peau, mes os. Je savais que tu voudrais savoir qui était l'inconnu de la Salle de Divination... La curiosité a toujours été ton...

- Ta gueule, Malfoy ! avait crié Harry, de la voix de Draco. Je suis crevé... Beaucoup trop de choses, aujourd'hui... Je vais rentrer dormir. On en parlera un autre jour, okay ?

Et sur ces marmonnements, Harry avait fui. Il ne s'était pas retourné, mais il savait que le Serpentard était resté sur place. Après tout, Malfoy n'avait aucun intérêt à ce qu'ils se fassent ensemble choper par Rusard, alors qu'ils étaient identiques comme deux gouttes d'eau.

A la pensée du concierge, le brun avait commencé à flipper. Il fallait qu'il se dépêche, le couvre-feu était passé depuis longtemps... Et si Rusard l'attrapait et le fouillait, comment pourrait-il expliquer la présence de quatre fioles de potion illégale dans ses poches ?

D'autant plus que si le vieux Cracmol découvrait qu'il n'était pas Draco Malfoy mais Harry Potter polynectarisé, le Gryffondor pouvait directement s'acheter un aller simple pour Azkaban.

Harry, en réalité, était rentré dans la Tour Gryffondor sans rencontrer âme qui vive. Tous ses camarades dormaient déjà, sauf Ron. En fait, Ron n'était nulle part. Ni dans la Salle Commune, où le feu s'était éteint, ni dans la salle de bain, ni dans son lit.

Harry était tellement épuisé qu'il n'avait pas cherché à comprendre. Il avait vaguement supposé que le rouquin s'était rabiboché avec Hermione ou bien qu'il s'était suicidé. Après l'incident du baiser, le Survivant n'avait eu aucune idée de croiser son meilleur ami.

Toujours dans le corps de Malfoy, il s'était glissé dans ses draps froids et avait fermé les yeux aussitôt. L'idée de se masturber avait à peine eut le temps de germer dans sa tête qu'il s'était déjà endormi.

xXx

- Les fioles sur mon bureau, je vous prie ! Pensez à nettoyer vos chaudrons ! dit Slughorn, quelques minutes avant la fin du cours.

Harry sortit de sa torpeur. Il fit disparaître les yeux de scarabée avec lesquels il était en train de jouer, remplit une fiole de son Elixir d'Euphorie et alla la poser sur le bureau du Professeur de Potions.

Il se retrouva à quelques centimètres de Malfoy. Cependant, le Serpentard fit genre de rien. Harry maudit ses propres joues qui, contrairement à celles du blondinet, avaient tendance à rougir à la moindre émotion.

xXxxXxxXx

Pendant tout le repas de Midi, Harry demeura plongé dans ses pensées, qui tournaient toutes autour des deux problèmes majeurs de sa vie.

Le premier, c'était l'excitant inconnu polynectarisé en lui, qui lui avait laissé un cheveu, sûrement pour permettre à Harry de découvrir son identité. Cet inconnu s'était révélé être Draco Malfoy.

Le second, c'était Ron, son meilleur ami, qui avait réagi étrangement à son récit érotique et qui l'avait embrassé.

Il était difficile de déterminer lequel de ces deux problèmes était le plus grave ou même le plus incroyable.

Bon, reprit Harry mentalement. Peut-être qu'il fallait qu'il aborde les choses différemment.

Qu'est-ce qui faisait que ces deux faits – Malfoy était son jumeau maléfique et Ron l'avait embrassé – étaient des problèmes ? C'était facile.

Il détestait Malfoy. Il n'aimait pas les blonds. Il n'aimait même pas les hommes. Il n'avait aucun fantasme vraiment inavouable. Et pourtant, son sosie de la Salle de Divination lui avait totalement retourné la tête.

Le Gryffondor ne voulait pas admettre que la personne qui avait si joliment sublimé son corps, en le caressant comme s'il était beau, était en réalité son ennemi presque juré.

Et surtout : pourquoi est-ce que le Serpentard avait fait ça ? C'était trop périlleux pour être une farce... Ça n'avait d'ailleurs rien de drôle...

Il était peut-être plus simple de penser à Ron. C'était aussi très facile. Il adorait Ron. Ron était son meilleur ami. Ron sortait avec Hermione. Ron n'était pas gay. Harry n'était pas gay. Il n'y avait jamais eu aucune ambiguïté entre eux. Et pourtant, Ron l'avait embrassé.

Harry ferma un instant les yeux. Il était plus dérangé par le fait que ce soit Ron qui l'ait embrassé que par le fait que ce soit un individu possédant des couilles.

Il tenait quelque chose. Embrasser un homme ne l'avait pas dégoûté. Après tout, une bouche féminine ou masculine, c'est sensiblement la même chose.

Il n'avait pas non plus été dégoûté de voir Malfoy polynectarisé en lui se masturber. Il n'avait pas été dégoûté d'emprunter le corps de Malfoy. Il se serait même touché, s'il n'avait pas été si épuisé.

Donc, le souci, ce n'était pas que ce soit deux hommes qui lui fassent des misères. C'était l'identité de ces deux hommes. Et donc, il était possible que Harry soit attiré par les hommes. Mais simplement pas par ces deux-là.

Et comme souvent une intuition n'arrive jamais seule, Harry eut soudain une autre illumination, qui expliquait presque tout.

xXx

- Harry ? Hey, attends ! Où tu vas ? s'écria Hermione, quand elle vit son meilleur ami, jusque-là léthargique, se lever brusquement.

Harry quitta la table des Gryffondors sans se retourner. Il courut dans les couloirs, bouscula plusieurs élèves, s'excusa plusieurs mètres plus loin, mais ne s'arrêta pas. Alors qu'il déboulait dans le Dortoir, il se fit la promesse mentale de s'excuser à Hermione quand il la reverrait.

Leur prochain cours commençait trois quarts d'heure plus tard, il avait largement le temps.

Pourtant, il se jeta sur sa malle comme s'il ne lui restait plus que quelques minutes à vivre. S'il avait raison... Si son petit doigt disait vrai...

Il remua sa valise de fond en comble, renversa chacun des tiroirs de sa table de chevet, défit ses draps et ses taies d'oreillers mais il ne trouva pas la Carte du Maraudeur.

Il avait vu juste.

Harry repartit à toute vitesse, comme si une horde d'hippogriffes en avait après ses fesses. Il lui fallut seulement dix minutes pour atteindre les portes de l'infirmerie.

Le sorcier fit enfin une pause. Il reprit son souffle. Il réfléchit. Puis, il se décida à entrer.

L'Infirmerie était aussi calme que d'ordinaire. La plupart des lits était vides et Madame Pomfresh n'était pas dans la pièce. Même s'il était l'heure du repas, il y avait pourtant peu de chances que l'infirmière soit dans la Grande Salle.

Harry ne la voyait pas laisser ses patients, même endormis, tout seuls dans l'infirmerie. Ce n'était tout simplement pas son style.

Le Gryffondor s'avança, espérant que le bruit de ses pas ferait venir Madame Pomfresh. En effet, la sorcière sortit d'une pièce attenante, que Harry supposait être un grand placard à potions.

- Monsieur Potter ! l'interpella-t-elle. Il n'y a eu aucun match de Quidditch et vous ne semblez pas mal en point – c'est rare de vous voir aussi... entier. Quoique vous êtes un peu pâle.

Harry respira un grand coup.

- J'aurais voulu voir Ron, Madame.

L'infirmière soupira.

- Vous êtes tenace, n'est-ce pas ? Je vous ai déjà dit ce matin qu'il était très contagieux. C'est d'ailleurs un miracle que vous n'ayez rien contracté, en l'amenant ici. Il serait peut-être judicieux, cela dit, de faire un contrôle, comme je vous l'ai déjà suggéré.

Harry ne se rappelait absolument pas d'une telle suggestion, mais c'était simplement parce qu'il ne s'était pas rendu à l'infirmerie ce matin-là. Quelqu'un, et il avait sa petite idée de qui, s'était fait passer pour lui et y avait amené Ron. Et le Ron qui était ici était l'authentique Ronald Weasley, contrairement à celui à qui il avait eu affaire la veille.

- J'ai quelque chose d'important à lui dire. C'est urgent, dit Harry, avec les yeux brillants.

Il entendit Madame Pomfresh soupirer puis marmonner quelque chose comme « De toute façon, dans son état, que vous lui parliez Anglais ou Fourchelangue, il n'y comprendra que tchi », mais quelque chose détourna son attention.

Cho Chang venait d'entrer dans l'infirmerie.

Ils avaient rompu, quelques mois plus tôt – ça semblait dans une autre vie – quand Marrietta avait trahi l'Armée de Dumbledore. Et la Serdaigle ne lui manquait absolument pas, réalisa Harry, tandis qu'ils échangeaient un timide hochement de tête.

- Ho, Miss Chang, que faites-vous ici ?

xXx

Madame Pomfresh étant désormais occupée à écouter un récit interminable, où il était question de cauchemars, de vampires et de citrouilles hermaphrodites des Enfers, Harry se dirigea discrètement vers le lit occupé par Ron.

Il était facile de repérer la touffe rousse qui jurait fièrement avec les draps immaculés.

- Salut, vieux, salua Harry, en s'asseyant sur le lit.

Ron ne répondit pas. Madame Pomfresh n'avait pas menti, il était sacrément mal en point. Harry ne s'approcha pas trop, de peur que son ami soit réellement très contagieux. Qu'est-ce que Malfoy avait bien pu lui faire ?

- Hey, Ron, tu m'entends ?

Harry n'était pas sûr que « gggromph » puisse être considéré comme comme une réponse, mais il choisit de continuer à parler.

- Tu sais, je t'ai toujours aimé.

Ron ne réagit pas.

- Quand tu m'as embrassé hier, j'ai réalisé que... Oh, c'est si ridicule dit à voix haute !

Harry passa une main dans ses cheveux, essayant d'organiser son discours. Il fallait que ce soit brillant.

- Non, reprenons, oublie ce que j'ai dit. Depuis qu'on s'est rencontrés dans le train, toi et moi, j'ai toujours senti qu'il y avait quelque chose entre nous. J'étais trop jeune, à l'époque, pour comprendre ce que c'était. Mais tu étais le premier enfant sorcier, excepté Malfoy, avec qui j'avais l'occasion de discuter. Tu étais si... mignon, avec ta tache sur le nez.

Ron grogna. Il semblait souffrir.

- Bref, on est devenus amis. Ou plutôt, j'ai tout fait pour qu'on soit amis. Quand j'ai appris que toute ta famille était passée par Gryffondor, j'ai supplié le Choixpeau de m'y répartir. Je sais, moi-même je me le suis jamais avoué, c'était un peu... dingue de ma part, hein ?

Le convalescent suait à grosses gouttes. Impossible de savoir s'il était réveillé ou en plein délire.

- Ron, je veux que ce soit bien clair. Si toutes ces années je ne t'ai lancé aucun signal, c'est parce que j'avais peur. Je suis sorti avec Cho, c'est vrai. Mais il fallait bien que je fasse semblant de me détourner de toi, vu que tu disais être intéressé par Hermione, non ?

Harry inspira longuement.

xXx

- Il n'y a jamais eu que toi. Quand je tenais la main de Cho, je pensais à toi. Quand je l'embrassais, je pensais à toi. Quand on... Oh, n'en parlons pas.

Ron remuait la tête. Harry prit ça pour un encouragement.

- Et tu as commencé à sortir avec Hermione. Mes pires craintes s'étaient réalisées. En vérité, j'avais toujours cru que tu étais inaccessible, mais que notre amie puisse, elle, parce que c'est une fille, parce que je croyais que tu l'aimais, être dans tes bras... Ça m'a rendu fou.

Ron toussa et un peu de salive coula sur sa lèvre.

- Même là, je te trouve... tout simplement magnifique. Tu es magique, Ron. Alors le fait que tu m'aies embrassé hier... Rien que d'y penser...

Ron ouvrit enfin grand les yeux. Son regard était flou comme quelqu'un qui ne voit pas. Les globes oculaires roulèrent dans leurs orbites, à la recherche de Harry.

Le brun, sentant que l'instant décisif arrivait, approcha vaillamment son visage de celui de son meilleur ami. Tant pis s'il attrapait le papillomavirus ou même la chaude-pisse. Il fallait qu'il sache.

Et l'air abasourdi et carrément horrifié de Ron confirma sa petite théorie.

- Moi aussi je t'aime ! cria Harry bien plus fort qu'il n'était nécessaire.

Il se pencha sur Ron et, à la dernière minute, entreposa sa main entre leurs deux bouches.

D'où elles étaient, Cho et Madame Pomfresh ne pouvaient que s'imaginer ce qui était en train de se passer entre les deux adolescents.

Cho cria, s'excusa et partit en courant.

Un instant après, Madame Pomfresh jeta Harry dehors, lui reprochant de troubler la tranquillité de l'infirmerie.

xXxxXxxXx

Harry arriva en cours de DCFM à l'heure et ne put s'empêcher de sourire pendant toute la durée de la leçon. Pourtant, même s'il s'agissait de sa matière préférée, ce n'était pas un chapitre passionnant, loin de là. Et Snape réussit à lui enlever dix points pour avoir oublié de tourner une page.

Mais Harry était satisfait. Lui qui avait deux problèmes avant le déjeuner n'en avait désormais plus qu'un seul.

Jamais Hermione ne demanderait à Ron des conseils sur les mâles, alors qu'il ferait du shopping sur le Chemin de Traverse, un samedi après-midi.

xXxxXxxXx

Ce soir-là, il mangea comme s'il n'avait rien ingurgité depuis sa naissance. Il se sentait terriblement soulagé. Neville, une fois n'est pas coutume, lui posait mille et une questions sur ses tactiques de Quidditch et Harry lui répondait avec enthousiasme.

- Franchement, je comprends pas comment tu arrives à faire la feinte de W... Wonski, dit Neville d'un ton admiratif.

- Wronski, corrigea machinalement Harry. C'est pas si difficile que ça, c'est juste impressionnant ! Enfin, je pense que je t'ennuie, aussi loin que je me souvienne, tu n'es pas fan de balais volants...

Neville eut un sourire maladroit et but une gorgée de jus de citrouille inutilement longue.

La seule fois que Harry se rappelait avoir vu Neville près d'un balai, c'était à leur tout premier cours de vol. Malfoy lui avait chipé son Rappeltout.

D'ailleurs, sans cet incident, Harry n'aurait pas été convoqué par Mcgonagall. Et il n'aurait sûrement pas intégré l'équipe de Gryffondor si jeune...

- En fait, ça m'intéresse, justement, insista Neville. J'aimerais bien savoir comment tu fais exactement. Quand est-ce que tu sens que tu dois relever ton manche ? Et comment faire pour que l'Attrapeur adverse te suive ?

Harry fronça des sourcils. C'était quand même curieux que Neville s'intéresse à des points aussi techniques. D'habitude, il se contentait d'explications générales.

- Et bien... commença le Survivant.

Sans qu'il sache pourquoi, son regard tomba sur l'assiette de Neville. Neville mangeait toujours très proprement. En fait, il avait une façon vraiment très particulière de structurer son assiette. Il classait les aliments par couleur.

C'était ce détail, plus que tous les autres, qui fit tilter Harry.

xXx

- Ho, heu. S'il n'est pas trop tard, je peux peut-être te montrer ça. Il reste encore une heure avant le couvre-feu.

A ces mots, l'expression de Neville, jusqu'alors avenante, se transforma. Un sourire rusé, que Harry ne connaissait que trop bien, s'étira fugitivement sur ses lèvres. Ses yeux lancèrent un éclat intelligent, avant de redevenir ceux de Neville.

- Harry, Neville ! Même s'il n'est pas encore neuf heures, il est hors de question que vous voliez maintenant ! Il fait nuit noire !

Pour la deuxième fois de la journée, Harry laissa Hermione en plan. Il faudrait vraiment qu'il pense à s'excuser.

Les deux Gryffondors sortirent du château en silence. Ils se dirigèrent, toujours sans parler, vers les vestiaires de Quidditch de leur Maison. Enfin, de la Maison de Harry.

Harry jeta sur la cabane un sortilège réchauffant et garda sa baguette en main. Mieux vaut prévenir que guérir.

Quand ils furent tous deux assis à califourchon sur un banc, entourés de robes de sport à l'odeur peu hospitalière, Harry dit enfin :

- Tu peux pas me laisser tranquille, Malfoy ? Me poursuivre jusque pendant mon repas, sérieux ? Et essayer de me soustraire des bottes secrètes ?

Neville, ou celui qui se faisait passer pour Neville, sourit.

- Comment tu savais que c'était moi ?

Harry faillit répondre que la façon de manger de son ami était très particulière, mais il se retint. C'était une information précieuse et il n'avait aucune raison de la livrer à un ennemi. Il était plus intelligent de faire semblant de l'être.

- Tu buvais un peu trop, je trouvais.

Le visage affable de Neville refléta une surprise sincère.

- Je ne te savais pas si observateur, commenta seulement Malfoy.

Harry soupira.

- Bon, je suis plus reposé que la veille. J'aimerais savoir ce que tu me veux, qu'on en finisse.

- A toi ? Rien de spécial.

- Ho, arrête ! grogna le Gryffondor, en faisant un geste énervé de la main. Tu te polynectarises en moi, tu te... tu fais de drôle de choses avec mon corps sans ma permission, tu me laisses un cheveu... Si tu as des extravagances sexuelles, tant pis pour toi, mais ne m'embarque pas là-dedans.

xXx

Neville ne répondit pas. Ses yeux doux glissèrent sur le visage et le corps de Harry, mettant le brun très mal-à-l'aise. C'était Malfoy, là-dedans ! Malfoy, qui avait toujours tout fait pour le ridiculiser... Mais dans cette histoire, quel était le but du Serpentard ?

- Alors comme ça tu as toujours été amoureux de cette belette de Weasley ? ricana Neville.

Ça ressemblait si peu à Neville que Harry rit franchement.

- Qu'est-ce qu'il y a de si désopilant ? demanda Malfoy.

- Non, ton expression. Et puis, cette phrase, dans la bouche de Neville... expliqua Harry, un rire contenu dans la voix.

- On s'en fout, de Neville. Parle-moi de Weasley.

- Mais qu'est-ce que t'as, à la fin ? râla Harry. Depuis quand tu te préoccupes de ma vie sentimentale ?

Neville pâlit.

- C'est l'impression que je donne ? Désolé, mais non. C'est juste que j'ai surpris votre conversation.. Ou plutôt... Ton monologue, et j'étais curieux, c'est tout. Savoir s'il faut que je crée de nouveaux badges...

Malfoy n'était pas très convainquant. Harry, décidément très lucide, ce jour-là, s'exclama :

- Ha, donc tu étais bien Cho !

Même s'il n'en laissa rien paraître, Malfoy fut de nouveau très surpris.

- Tu es bien plus perspicace que je ne le pensais.

- Enfin, Malfoy, dit Harry d'un ton moqueur. Cho n'aurait jamais réagi comme ça. Notre histoire s'est terminée il y a une éternité...

- Et donc, depuis toujours, tu es amoureux de Weasley, enchaîna le Serpentard.

- On peut dire ça comme ça, oui, souffla Harry avec grandiloquence. Si tu as surpris ma déclaration, ça ne sert à rien de le cacher, même si je comprends pas pourquoi ça te préoccupes tellement.

- Et il t'a embrassé hier. C'était ce que tu disais.

- Ton père t'a jamais appris qu'écouter les conversations des autres, c'est indiscret ?

- Non, répondit Malfoy avec désinvolture. Par contre, il m'a appris que le savoir, c'est le pouvoir.

Harry allait rétorquer que c'était basiquement ce qu'on appelait faire du chantage, mais il se retint. Il n'était pas question d'entrer dans le jeu de Malfoy.

xXx

- Bon, comme Ron et moi, tous les deux, on s'aime – après tout, il m'a embrassé hier et je l'ai embrassé tout-à-l'heure à l'infirmerie –, je vois pas ce qui pourrait t'intéresser. Même si tu utilises cette information pour nous humilier, on s'en bat les couilles. Vraiment, parle-moi plutôt du Polynectar.

Neville, pour toute réponse, observa le cheminement d'un mille pattes sur le sol.

- Pourquoi faire ça ? Pourquoi moi ? Pourquoi me laisser un cheveu ? Pourquoi tout nu ? Pourquoi Neville ? Pour Cho ?

« Pourquoi Ron » faillit s'échapper des lèvres de Harry. Heureusement, il se ressaisit juste à temps. Malfoy ne devait pas savoir que Harry savait.

C'était beaucoup trop drôle. Pour une fois que Harry avait une longueur d'avance, il n'allait pas gâcher sa carte maîtresse si tôt.

- Est-ce que c'est vraiment important ? râla Neville.

Mais Harry entendit sans mal la voix traînante de Malfoy.

- Et s'il n'y avait pas de raison ?

- Je croyais que les Serpentards avaient toujours un but caché, observa le Gryffondor.

- C'est le cas. Sache que le principe d'un but caché, c'est qu'il soit caché, sourit moqueusement Neville.

- Pourquoi t'être masturbé ? Peut-être que... dit Harry, avec l'expression la plus choquée qu'il avait en stock.

Ses sourcils étaient si hauts qu'ils se confondaient avec sa frange. Sa cicatrice était toute déformée, prise entre les plis de son front. Ses yeux étaient exorbités. Ses lunettes glissaient sur son nez. Ses joues étaient agitées de tics. Sa bouche faisait une grimace monstrueuse, dévoilant une partie de ses dents et de sa langue visqueuse. Pour accentuer sa laideur, le Gryffondor eut le bon goût de baisser exagérément la tête, se créant de la sorte un affreux double-menton.

Voilà, il était présentement le sorcier le plus choqué du monde, et tout ça, dans les vestiaires de Quidditch de Gryffondor, avec Malfoy sous l'apparence de Neville Londubat.

- Peut-être que tu es... Par moi... Ça expliquerait toutes ces années de... Et tes interrogations sur Ron et moi... Si en entrant dans cette cabane j'avais imaginé une seule seconde que...

xXx

Harry n'eut pas le temps de déblatérer des idioties plus longtemps, parce que Neville s'était jeté sur lui. Les deux garçons tombèrent sur le sol terreux. Harry tenta de se dégager, mais il avait fait tomber sa baguette dans sa chute.

Cette situation commençait à devenir bien trop familière. Il semblait que Malfoy avait la manie de se jeter sur lui. Mais jamais sous sa propre apparence.

- Lâche-moi, Malfoy, je suis à Ron. Désolé de te décevoir mais...

- Mais tais-toi ! dit Neville entre ses dents. Tu vois pas que je te domine, là ?

Harry rit, presque nerveusement. Malfoy ne lui avait jamais fait peur. Neville ne lui avait jamais fait peur. Cette situation était grotesque.

- Pousse-toi. Allez, on a réussi à discuter de façon civilisé. On peut continuer, non ?

Sans aucun signe avant-coureur, Malfoy se laissa tomber à côté de Harry. Son visage était tourné vers l'autre côté.

- Malfoy, on n'est plus ennemis, t'en as conscience, non ?

Neville resta silencieux.

- Enfin, je veux dire, développa Harry. Deux ennemis ne se transforment pas l'un en l'autre, non ?

Le corps de Neville se détendit.

- Tu es dingue, quand même. Et je me retrouve embarqué là-dedans... Je comprends pas pourquoi tu fais ça. Je vois pas en quoi ça peut me porter préjudice, ni ce que ça t'apporte.

Harry, curieusement apaisé, monologua un petit moment. Enfin, il avait l'occasion de raconter son histoire, de révéler ses sentiments sans redouter la réaction de l'autre. Quand la veille il avait confessé à Ron – qui s'était avéré être Malfoy – qu'il avait été excité par son jumeau des Enfers, il avait eu très peur de son jugement.

Mais enfin, Malfoy était impliqué dans cette histoire jusqu'à la pointe de ses cheveux.

Sans s'en rendre compte, Harry avait commencé à parler de détails qu'il regretterait plus tard d'avoir abordés. Quand il en fut au point de, tacitement, avouer avoir songé à se branler quand il était dans le corps du Serpentard, Malfoy se leva soudain.

Sans lui jeter un regard, le visage baissé et dans l'ombre, Neville sortit des petites fioles de sa poche. De loin, on aurait pu penser qu'elles étaient vides, mais Harry se rendit vite compte qu'elles contenaient chacun un cheveu.

- Prends ça, croassa Neville, d'une voix anormalement nerveuse. On va jouer à un jeu.

Harry attrapa quatre fioles, car c'était le nombre de portions de Polynectar qu'il lui restait. Malfoy partit immédiatement après. Harry regarda le Serpentard s'éloigner. Pas de doute, le Polynectar avait cessé de faire effet. Quand Malfoy arriva devant les portes de l'école, la lune faisait briller ses cheveux blancs.

Tandis qu'il rentrait lui aussi au château, une hypothèse très intéressante faisait son bout de chemin dans l'esprit de Harry.

Est-ce que Malfoy recourait au Polynectar parce qu'il n'osait pas lui parler sous son apparence normale ?


A Suivre...


Voilà voilà. Il reste deux chapitres (oui, c'est triste). La bonne nouvelle, c'est que le chapitre 4 sera en ligne sans retard, mercredi ou jeudi prochain, donc le 2 ou 3 septembre (tard dans la nuit). Le dernier chapitre le sera le mercredi ou jeudi d'après.

Si vous souhaitez voir plein de gens tous nus et polynectarisés dans le prochain chapitre, pensez à laisser un petit mot. :)