Chapitre 3 :

Le soir les enfants Pevensie faisaient leurs devoirs dans le salon. Susan était une fois de plus plongée dans ses pensées. Peter observa sa soeur.

Depuis qu'ils étaient revenus à Narnia, elle pleurait toutes les nuits, il l'entendait. Mais Peter savait que sa soeur aurait besoin de temps pour calmer sa douleur. Pourtant elle semblait aller au plus mal , elle ne mangeait presque plus , ne dormait plus non plus. Ses yeux étaient constament rouges et humides. Pas une fois depuis leur retour elle n'avait rit.

Le jeune homme bailla et s'étira faisant tomber le miroir de la cheminée parterre. Les autres sursautèrent lorsque la glace se brisa.

« Franchement Peter ! Tu pourrais faire attention ! S'exclama Edmund.

-J'ai pas fait exprès ! Cela ne t'arrives jamais de faire tomber quelque chose monsieur je suis parfait !

-Si mais beaucoup moins souvent que toi ! J'ai l'impression que tu le fais exprès des fois. J'étais en train de résoudre mon problème maintenant à cause de toi je ne sais plus où j'en suis ! »

Lucie les interrompit :

« Vous ne trouvez pas cela étrange?

- Qu'est ce qui est étrange Lucie ? Demanda Susan

- Le miroir , répondit la plus jeune , il y'a une seconde il était brisé... et là … le voilà … intact »

En effet , la jeune fille avait raison , le miroir n'avait pas une seul fissure pourtant ils en étaient sûr il venait d'être brisé en milles morceaux. Lucie approcha sa main de l'objet et le toucha ou plutôt le traversa.

« Un passage ! S'écria t-elle , c'est un passage pour Narnia ! »

Elle eut à peine le temps de finir sa phrase que quelque chose d'inconnu les aspira dans le miroir.

Ils attérirent durement sur l'herbe.

Peter se releva et épousseta ses vêtements. Puis il aida les autres à en faire autant.

« Où sommes nous ? Demanda Edmund

- Et bien ça me semble évident ! Lança Lucie , A Narnia !

- Oui je sais mais où à Narnia , je ne connais pas du tout cette partie du monde.

- Moi non plus, fit remarquer Peter.

- Moi si , dit Susan, j'y suis allée... deux fois, je me demande ce qu'on fait ici. »

Ils observèrent les alentours : Ils se trouvaient dans une clairière , sombre le soleil n'entrait presque pas.

Soudain, un flèche frôla la tête de Lucie et se planta dans l'arbre derrière elle. Cinq cavaliers entrèrent dans la clairière. Des arbalètes au bras.

« Tiens , fit l'un, qu'avons-nous là ? Une bande de jeunes gens égarés »

Les autres ricanèrent

Edmund tenta une approche

« Nous sommes des amis du Roi Caspian, dit-il. »

Les Cavaliers éclatèrent de rires

« Ca alors, des amis du Roi ! C'est encore mieux ! Le chef sera content ! Dans ce cas « amis du Roi » Suivez-nous »

Le sourire ironnique ,sur le visage des cinq hommes, ne rassura pas les jeunes gens. Mais avaient-ils le choix. Cinq arbalètes étaient pointées vers eux , ils les suivirent sans resistance.