Et voilà le troisième chapitre de " A l'aube d'un jour nouveau ". Les personnages ne m'appartiennent toujours pas seule cette histoire est à moi.
Merci à mes revieweuses et j'espère que ce chapitre vous plaira. Il est un peu plus long. Bisous à tous
Chapitre 3 : Une mission peu ordinaire.
Dans la cuisine des Weasley la tension était à son comble, Arthur décacheta rapidement le parchemin aux armes de Poudlard et le lu d'une seule traite paraissant soulagé. A cette vue, Molly lu aussi le message et soupira de soulagement. Harry fût le premier à prendre la parole.
- Mr Weasley que se passe-t-il ? Pourquoi une missive à cette heure ?
Comme pour les rassurer, Mr Weasley leur tendit le parchemin. Ginny, Ron et Hermione se penchèrent sur Harry pour lire en même temps que lui.
" Arthur, Molly
Ne vous inquiétez pas rien de grave n'est arrivé. Mais il me faut cependant vous rendre visite le plus rapidement possible. Je transplanerai au retour de Fumseck.
Albus Dumbledore"
Les quatre jeunes gens furent rassurés, rien de grave n'était arrivé. Ils avaient craint une nouvelle attaque des mangemorts et s'étaient imaginé les pires scénarios sachant que beaucoup de leurs amis comme Tonks, Lupin et les frères Weasley étaient en ce moment en misson pour l'ordre du phénix. Arthur se retourna lentement vers Fumseck et lui dit de retourner auprès de Dumbledore. Quelques instants plus tard ce dernier transplana dans le jardin et frappa à la porte de la cuisine. Molly s'y précipita et l'ouvrit.
- Albus, entrez, ne restez pas sur le pas de la porte. Je vais préparer du café.
Le professeur entra et referma doucement la porte. Sa robe de sorcier bleue nuit et son chapeau lui donnaient un air imposant.
- Bonsoir tout le monde, veuillez pardonner ma visite tardive mais des évènements récents font que je dois absolument parler à Miss Granger en privé !
Tout le monde se retourna vers la jeune fille qui ne paraissait pas connaître plus que les autres les évènements auxquels Dumbledore faisait allusion. Ses pensées tournaient à une vitesse folle dans son cerveau. Pourquoi voulait-il lui parler à elle uniquement ? Qu'avait-elle fait ? Etait-ce en relation avec l'attaque des mangemorts à Pré-au-lard en juin ? Elle se ressaisit un instant et préféra attendre que son professeur lui explique la situation. Elle regarda donc les autres et fit un hochement de tête signifiant à Dumbledore qu'elle était prête à l'écouter.
- Allez dans le salon, vous serez tranquilles, nous autres allons rester ici! Lança Arthur.
Tout le monde acquiesça et regarda Dumbledore quitter la cuisine avec Hermione à sa suite.
Ron se demandait pourquoi Dumbledore voulait voir Hermione à une heure aussi tardive. Si cela concernait les horcruxes, ils auraient été présents Harry et lui. Cela avait-il une relation avec son attaque, l'ordre avait-il arrêté les mangemorts responsables ?
Non ! Dans ce cas il ne l'aurait pas prise à part. Où alors cela avait un rapport avec ses parents. Mr et Mme Granger étaient des moldus, les mangemorts s'en seraient peut-être prit à eux. Mais cela parraissait improblable. Encore une fois Ron se rassura, Dumbledore avait un sourir bienveillant et il ne l'aurait pas eu s'il eu du apprendre une telle nouvelle à Hermione. Non, décidémment il ne savait que penser. Il regarda Harry et Ginny mais s'apperçut à leurs expressions qu'ils n'en savaient pas plus que lui. Il s'assit donc à la table, geste imité par les autres qui prirent une tasse de café que leur avait préparé Mme Weasley. La nuit allait être longue; Ils demanderaient des explications à Hermione puis réfléchiraient ensuite à ses paroles.
Dans le salon, Hermione parraissait anxieuse. Elle prit place dans un fauteuil devant Dumbledore qui la regardait avec un oeil pétillant de malice derrière ses lunettes en demi-lune. Elle était rassurée et attendit patiemment que son ancien directeur prenne la parole.
- Miss Granger, je sais que vous devez vous poser beaucoup de questions au sujet de ma visite à cette heure.
- En effet professeur.
- Eh bien Miss Granger, si je suis ici c'est parce-que j'ai une mission à vous confier. Je suis sûr que vous êtes la personne idéale pour l'accomplir. Cependant, le temps presse et il me faut une réponse ce soir.
Hermione était surprise de la proposition de Dumbledore. Bien sûr qu'elle accepterait la mission, elle voulait faire autre chose que rester à se reposer. Elle voulait se rendre utile. Mais cela lui remit en tête le fait qu'elle n'était pas au meilleur de sa forme et que cet état pourrait nuire à sa mission. Comme s'il avait lu dans ses pensées le professeur Dumbledore lui dit :
- Cette mission ne vous demandera pas trop d'effort physique et vous serez parfaitement rétablie d'ici quelques semaines. Mais il faut que vous sachiez que ce ne sera pas de tout repos, surtout au niveau mental. Mais je sais que votre force de caractère est impressionante et que vous ne vous laisserez pas démonter par les épreuves qui vous attendent.
Hermione était rassurée quant à ses forces mais Dumledore lui disait que son mental serait mit à rude épreuve. La jeune fille était piquée par la curiosité. Elle voulait en savoir plus sur cette mission même si, selon les paroles de Dumbledore, elle n'allait pas être facile au niveau de ses capacités nerveuses. Elle se cala dans son fauteuil et écouta la suite du discours de Dumbledore.
- Je sais que votre courage et votre curiosité naturelle ainsi que votre intelligence vous ferons mener à bien votre mission. Cependant, je veux que vous compreniez que ce ne sera pas un parcours de santé. Il se peut que vous vous sentiez déboussolée face à ce qui vous attend. Du moins au début ! Dit-il mystérieusement. Mais je vous le répète Miss Granger, vous êtes la mieux placée et j'ai une grande confiance en vous.
La jeune fille en face de lui paraissait flattée par tant de compliments mais, ne voyant pas où il voulait en venir, elle lui demanda timidement :
- Professeur ? Que devrais-je faire ?
- J'y viens miss Granger, j'y viens ! Lança-t-il avec un air victorieux. Je vous demande d'aller dans une maison appartenant à Poudlard, connue de très peu de personnes, au nord du pays. Il y a dans cette maison un jeune homme qui a terriblement besoin de soins, il est dans un très mauvais état. Il a subit des tortures inimaginables. A plus forte dose et bien plus longtemps que vous en juin. Je vous demande donc de le soigner du mieux que vous le pourrez et ensuite de le surveiller pendant quelques temps.
- Mais professeur, pourquoi ne pas le conduire à Sainte-Mangouste ou à Mme Pomfresh si son état est si grave que cela ? Je suis sûre que les médicomages le soigneront bien mieux que moi !
- Je sais Miss Granger, cela sera plus long mais ne doutez pas de vos compétences ! Je sais que Mme Pomfresh vous a apprit de nombreux sorts de guérison et que vous en avez vous même étudié dans les livres pendant votre séjour à l'infirmerie.
Hermione sourit à ces paroles. Il est vrai que sa soif de connaissances l'avait poussé à apprendre des sorts de guérison et les bases de la médicomagie. Elle avait demandé à Mme Pomfresh de lui enseigner son savoir. Celle-ci avait accepté, elle ne pouvait pas refuser cela à une élève aussi brillante. En deux semaines, Hermione en savait autant que l'infirmière du collège. Elle avait pensé que cela pourrait lui être très utile pour la recherche des horcruxes et pendant la bataille au cas où. Seulement, elle n'avait jamais pratiqué ces sorts que sur elle-même et pas sur une autre personne.
- Je pense donc que vous vous en sortirez très bien ! Si je n'ai pas fait appel aux médicomages ou à Pompom c'est parce-que ce jeune homme est en grand danger, je pense que les mangemorts ne vont pas tarder à se lancer à sa recherche. Et moins de monde est au courant, mieux c'est ! Je compte donc sur votre discrétion miss Granger.
Hermione avait l'air horrifié, qu'avait donc fait cet homme pour être en si grand danger ? Que lui voulaient les mangemorts ? Le côté empathique d'Hermione ressortit tout à coup, elle ferait tout ce qu'il faudrait pour l'aider et elle accepterait la mission.
- Miss Granger, la maison où je vais vous conduire est très bien sécurisée, elle est dotée de divers sortilèges de protection et est incartable. Personne ne pourra la trouver sans que j'en révèle moi-même l'emplacement.
- Très bien professeur. Je ferais tout ce qui sera en mon possible pour le sauver. Mais qui est cette personne?
- Chaque chose en son temps, vous en saurez plus lorsque nous arriverons sur place. Très bien puisque vous êtes d'accord, je dois vous demander de partir très rapidement. Je vous laisse expliquer la situation à vos amis et préparer vos effets personnels. Ne leurs en dites pas plus que ce qu'ils ne doivent savoir. Ils seront avertis en temps nécessaire. Je vous attend dans la cuisine, je vais avertir Arthur et Molly.
- Oui ! Je vais faire au plus vite.
- Merci Miss Granger.
Hermione souriait, elle était contente de faire l'objet d'autant de confiance. Si cela n'avait pas été le cas, il ne lui aurait pas confié une mission à elle seule. Elle se dirigea donc rapidement vers l'escalier branlant du Terrier pour monter dans la chambre de Ginny et préparer sa malle.
Dumbledore entra dans la cuisine avec un sourir ravit, il s'adressa aux jeunes gens qui le regardaient les yeux emplis de questions muettes.
- Miss Granger est dans sa chambre, elle va vous expliquer notre petite entrevue. Je compte sur vous pour ne pas la harceler, elle n'en sait pas plus que ce que je lui ai dis.
Ils se levèrent en un éclair et rejoignirent leur amie en montant les marches quatre à quatre.
- Ah ! Ces jeunes gens ! Toujours pleins d'énergie.
- Albus ? Que se passe-t-il ? Demanda Molly.
- Ah, Molly ! Dit-il dans un soupir. Je suis venu confier une mission à Miss Granger. Quelques instants avant d'arriver ici, un jeune garçon a été ammené à Poudlard, il est dans un état grave, je pense qu'il y a de fortes raisons de croire que Voldemort et ses partisans ne vont pas tarder à se mettre à sa recherche. Il faut que nous le soignons et le protégions. A l'évocation du nom de Voldemort, les parents Weasley tressaillirent mais ne dirent rien.
- Albus, pourquoi Hermione ? Pourquoi ne pas le remettre aux bons soins de l'ordre ?
- Cest impossible, il est préférable que le moins de monde possible soit au courant pour le moment. Imaginez qu'un membre de l'ordre soit capturé et révèle cela malgré lui. Cela va de la vie de ce garçon. Même Miss Granger ne connaît pas encore son identité !
Molly avait les larmes aux yeux. Pauvre garçon, si jeune et déjà entre la vie et la mort et qui plus est recherché par Voldemort. Elle pensa à ses enfants, à Harry et à Hermione qui avaient grandis trop vite devant l'horrible guerre qui se préparait. Elle n'aimait pas savoir qu'Hermione allait partir seule en mission mais se résolut à faire confiance à Dumbledore.
- Elle est si jeune ! Dit-elle dans un soupir.
- Je sais Molly, mais la situation ne me donne pas le choix et, Miss Granger est la seule sur qui je puisse compter pour l'instant. Ne vous inquiétez pas, elle fera face à la situation, j'ai une entière confiance en elle ! Maintenant s'il vous plaît, je prendrai bien une tasse de café. Et les trois adultes se mirent à discuter des différentes actions de l'ordre en attendant Hermione.
A l'étage, la porte de la chambre s'ouvrit à la volée et laissa place à trois jeunes adolescents rouges d'exitation.
- ALORS ? Interrogèrent-ils tous à la fois.
Hermione sourit face à ses amis et leur raconta ce que le professeur Dumbledore lui avait dit et demandé, tout en ramassant ses affaires.
- Alors, Dumbledore veut que tu soignes et surveilles quelqu'un ? Dit Ginny impressionnée.
- Et en plus il est recherché par Voldemort. Waouh ça doit être important ! Emit Ron dans un sifflement admiratif.
- Hermione, je suis heureux pour toi. Tes capacités t'ont permises de te faire confier une mission de Dumbledore lui-même.
- Oh ! Comme tu vas nous manquer ! Dit tristement Ginny.
Hermione sourit faiblement et enlaça ses amis à tour de rôle. Eux aussi ils allaient lui manquer et elle ne savait pas quand elle les reverrait. Elle aurait tellement aimé passer encore du temps avec eux avant de partir. Mais, Dumbledore avait besoin d'elle maintenant. Elle se détacha de Ron qu'elle avait enlacé en dernier et réduisit sa malle.
- Réducto ! Puis, elle s'assit sur le lit et regarda Harry, Ron et Ginny avec un faible sourir triste.
- Vous allez tous me manquer aussi ; Mais je ne dois pas décevoir Dumbledore. Je suis sûre que l'on se reverra rapidement. Et puis, nous pourrons nous envoyer des nouvelles par hibou ? En faît, je ne fais que partir avant vous. Ginny, tu vas retourner à Poudlard et vous les garçons au Square Grimmaurd pour préparer la quête des horcruxes.
- Oui ! Acquiescèrent-ils.
Vu de cette manière, Hermione avait raison. Mais ce départ précipité au milieu de la nuit les chamboulait tous et la fatigue qui se faisait sentir n'arrangeait rien.
Hermione se leva et mit sa malle rétrécie dans une poche de sa cape. Elle confia à Ginny le soin de s'occuper de Pattenrond pour le moment. Ce que la jeune fille rousse accepta avec joie.
- Au moins, j'aurai quelqu'un pour me tenir compagnie à Poudlard. Avait-elle dit.
Ils s'apprêtaient tous à descendre lorsque Ron saisit le poignet d'Hermione avec un visage rouge de confusion. Harry et Ginny qui avaient compris depuis longtemps que Ron nourrissait de doux sentiments à l'égard de leur meilleure amie fermèrent discrètement la porte et allèrent rejoindre les adultes. Quelque peu étonnée du geste de Ron, Hermione se tourna lentement vers lui et défit son poignet de son emprise. Ron ne savait par où commencer, il savait que le moment d'avouer ses sentiments à la jeune fille allait arriver, mais il ne le pensait pas aussi tôt ni aussi précipitament. Il était nerveux, il aurait tellement aimé se trouver dans un cadre plus romantique pour se déclarer devant sa douce Hermione. " Allé ! Vas-y ! Elle attend, tu as l'air d'un parfait idiot" se dit-il.
- Ecoute Hermione, je voulais que tu saches que quoi qu'il arrive je serais toujours là pour toi. Si tu as un problème, quel qu'il soit, n'hésites pas à me demander de l'aide. Même à des kilomètres de toi tu trouveras toujours une épaule pour te confier et te soulager. Je serais toujours là pour te soutenir.
Ron avait du mal à lui dire de but en blanc qu'il l'aimait et pensait que ce qu'il venait de lui dire était un peu confus. Il espérait néanmoins qu'elle ait su lire entre les lignes et attendait sa réaction. Hermione regardait Ron avec tendresse pendant qu'il se torturait mentalement. " Dis lui je t'aime, ce n'est pas compliqué !" Il prît une profonde inspiration et allait se lancer lorsqu'Hermione le coupa.
- Oh Ron ! Merci, tu es un ami très sincère, je ne pourrais jamais me passer d'une amitié comme celle qui nous lie toi, Harry et moi.
Quoi? Qu'est-ce que l'amitié venait faire là dedans, ainsi qu'Harry ? Il voulait lui dire je t'aime et son amour lui parlait d'amitié.
- Je suis tellement heureuse de pouvoir compter sur votre soutient. Vous qui êtes mes meilleurs amis, comme des frères pour moi. Dit-elle en se jetant dans les bras de Ron pour lui donner une accolade amicale. Vous pourrez toujours compter sur moi aussi vous le savez. Pour votre mission je serai là comme je l'ai dis et je vous aiderai à distance comme prévu. Oh ! Vous allez tellement me manquer.
Tous les espoirs de Ron furent réduits à néant, il n'était qu'un ami pour elle, elle le considérait comme un frère, au même titre qu' Harry. Il ressentit un énorme pincement au coeur et l'envie de crier son désespoir mais ne laissa rien paraître de ses émotions. Il resssera un peu plus ses bras autour d'Hermione en s'imprégnant de son odeur. Comme pour la garder à jamais pour lui. Puis Hermione se détacha de lui et ouvrit la porte pour descendre retrouver Dumbledore. Ron l'avait suivit avec un air malheureux mais lorsqu'il arriva en bas, il s'efforca d'afficher un sourir. Mais Harry s'en était apperçût. Après un dernier au revoir et de nombreuses recommandations de la part de Molly pour qu'elle prenne soin d'elle et se repose, Hermione sortit avec le professeur Dumbledore.
- Eh bien Miss Granger, êtes-vous prête ?
- Oui monsieur.
- Très bien alors prenez mon bras nous allons transplaner.
Hermione prit le bras de son directeur et sentit son corps se compresser. Dans un "pop" sonore, les habitants du Terrier les avaient vu disparaître dans la nuit.
Hermione sentit le sol se rematérialiser sous ses pieds et lacha le bras de son professeur. Elle mit quelques secondes avant de s'habituer à l'obscurité. Devant elle, éclairée par le clair de lune, elle pouvait appercevoir une étable en ruines entourée d'une immense prairie verte et d'un petit lac. Elle reconnût aussitôt les paysages du nord de l'Angleterre qui ressemblaient à ceux d' Irlande. Au loin, elle pût appercevoir l'orée d'un petit bois. Le cadre était idyllique et elle pensa qu'elle se plairait dans cet endroit où elle trouverait sûrement un peu plus de tranquillité qu'au Terrier. Albus Dumbledore se retourna dans un froissement de cape vers la ruine et lui murmura à l'oreille :
- Pensez très fort à la maison du nord !
Elle s'éxécuta et vit la grange se transformer en une ravissante petite maison de pierre au toit de chaume à un étage. Le contour de la propriété était délimité par des barrières de bois peintes en blanc et semblait s'étendre au delà du lac. Des jardinières de fleurs étaient disposées autour de la maison lui conférant un aspect coquet. Elle suivit Dumbledore sur un petit chemin de cailloux et se stoppèrent devant une petite porte d'entrée en bois massif et à l'aspect vieillit par le temps. Elle le vit se baisser et murmurer des paroles et la porte s'ouvrit d'elle même. Il lui fit un clin d'oeil malicieux et pénétra à l'intérieur. Hermione le suivit et fut epoustoufflée par ce qu'elle voyait. Devant elle se dressait un magnifique escalier de pierres qui menait à l'étage et arrivait au milieu d'un couloir mezzanine avec vue sur le hall. Il y avait trois portes une en face de l'escalier, et les deux autres aux extrémités; une à droite et l'autre à gauche. Le hall dans lequel elle se tenait était décoré sobrement mais avec goûts. Les murs étaient verts pâles jusqu'à l'étage, des portraits étaient accrochés ci et là et un vestiaire trônait près de l'escalier à droite. A gauche, se trouvaient deux portes de bois clair dont elle supposa que l'une descendait à une cave. Hermione tourna légèrement sur sa droite et pu appercevoir une cuisine à l'aspect spacieux et chaleureux. Elle allait faire un pas pour y entrer quand Dumbledore la sortit de sa contemplation.
- Plus tard Miss Granger.
Il se tourna à gauche et elle le suivit. Elle se raidit lorsqu'elle apperçût dans un coin de la pièce un jeune homme étendu sur un lit placé ici on ne sait comment. L'angoisse commença à envahir l'ancienne griffondor. Sa mission débutait maintenant. Comme s'il avait lu dans ses pensées, Dumbledore posa une main rassurante sur son épaule et la conduisit vers le lit. Hermione se figea d'horreur lorsqu'elle apperçut le jeune homme, elle savait qu'il était mal en point et même très gravement bléssé mais elle n'avait pas imaginé cela. Les cheveux du garçon étaient maculés de saleté, on ne distinguait même plus leur couleur. Hermione les devina cependant clairs. Ses vêtements étaient déchirés, son corps sale et apparemment recouvert de plaies qui ne saignaient plus mais du sang coagulé un peu partout formait d'immondes croûtes. Des bleus de la taille de poings s'étalaient un peu partout autour des plaies. Hermione se rendit compte de l'ampleur de sa tâche et voulu se précipiter pour le soigner. La saleté et la vision du corps abimé ne l'avaient pas fait reculer de dégoût au contraire, cela avait renforcé une fois de plus ses convictions de se battre contre Voldemort et les mangemorts. Comment pouvait-on infliger de telles souffrances à d'autres êtres humains ? Dumbledore émit une petite pression sur son épaule et lui dit:
- Je pense que je vous doit quelques explications avant que vous ne vous mettiez au travail. Dobby lui a administré des potions fortifiantes et anti-infectieuses toutes les heures.
- Bien. Répondit mécaniquement Hermione.
- Je vois que je peux compter sur vous. Donc comme je vous l'ai dit, ce jeune homme va avoir besoin de vos soins mais je souhaite aussi qu'une fois rétablit, vous le surveillez de prêt.
Mais Hermione n'entendit pas les dernières paroles de Dumbledore. Elle s'était mise à dévisager l'homme étendu devant elle. De fines lèvres, un nez abîmé mais qui aurait été très fins s'il n'avait pas été cassé, un air aristocratique et la racine des cheveux très claire même blonde. Elle reconnut avec stupeur malgré les traces de coups Drago Malefoy. Elle resta interdite devant ce tableau.
- Miss Granger ? Miss Granger vous allez bien ?
Dumbledore regarda son ancienne élève. Elle paraissait choquée. Il savait qu'elle réagirait de la sorte en reconnaissant le jeune Malefoy et un sourir se dessina sur son vieux visage lorsqu'Hermione se reconnecta à la réalité et se tourna vers lui brusquement.
- Mais... Mais ... Mais c'est Malefoy !!!
- Quelle perspicacité Miss !
- Vous voulez que je m'occupe de Malefoy ??? Lui dit-elle les yeux implorants de lui dire que c'était une farce.
- Parfaitement ! C'est la mission que je vous ai confié.
- Mais c'est impossible !
Hermione attendait que Dumbledore éclate de rire, que Malefoy se lève, qu' Harry, Ron et Ginny débarquent de nulle part. Mais non, rien ne se passa. Elle était seule devant un Dumbledore souriant et un Malefoy agonisant. Elle sembla reprendre ses esprits et accepta la dure réalité.
- Y a t-il un problème Miss Granger ? Lui lança Dumbledore avec un regard pétillant de malice derrière ses lunettes en demi-lune.
- Professeur, c'est Malefoy, nous nous détestons ! Je veux bien le soigner jusqu'à son réveil mais je doute fortement qu'il soit heureux de me voir et apprécie que je le surveille.
Elle avait dit cela d'une traite sans reprendre son souffle et fixa Dumbledore dans les yeux en espérant qu'il comprenne son erreur de lui confier Malefoy.
- Miss Granger, je me doute que Mr Malefoy ne sera pas des plus enchanté de vous voir mais il n'aura pas d'autres choix. Et si je vous ai choisi c'est que je sais que vous pourrez y arrriver ! Votre courage et votre intelligence vous ferons vous surpassez vous verrez !
Là, Hermione ne comprenait plus rien, Dumbledore lui avait dit qu'il lui faudrait un moral d'acier pour accomplir sa mission ,et Merlin seul savait combien elle en aurait besoin, ses nerfs seraient mis à rude épreuve avec Malefoy. Mais il lui avait affirmé qu'elle ne risquait rien physiquement. Or là, il la livrait à un Malefoy, un mangemort, agonisant certes mais qui ne tarderait pas à reprendre des forces et beaucoup plus qu'elle. Elle décida de tenter le tout pour le tout et fit part de ses réflexions à Dumbledore.
- Mais professeur, c'est un mangemort et lorsqu'il sera rétablit, il cherchera forcémment à s'échapper et je ne pense pas être capable de l'arrêter et le retenir de force ici.
- Vous vous sous estimez Miss. Je sais que vous saurez faire face à la situation. Quant à Mr Malefoy, il ne pourra pas s'enfuir ni tenter de vous faire du mal. La maison dans laquelle nous nous trouvons possède des capacités magiques particulières. On y vient de son plein gré et un prisonnier ne peut s'en échapper. De même que les habitants ne peuvent s'y entre-tuer ou se battre à l'aide de maléfices interdits.
Hermione était rassurée, elle serait protégée si Malefoy voulait tenter quoique-ce-soit. Dumbledore avait vraiment pensé à tout. Cependant le fait de se retrouver seule avec un mangemort ne lui plaisait pas mais alors pas du tout ! Hermione ressentit encore la désagréable impression que Dumbledore entendait ses pensées et ses doutes furent confirmés lorsqu'il lui adressa à nouveau la paroles mais avec un visage plus soucieux.
- Je ne pense pas que l'on doivent considérer Mr Malefoy comme un prisonnier. Il est temps que je vous explique ce qu'il s'est passé afin que vous compreniez entièrement la situation. Mr Malefoy ici présent, a été emmené à Poudlard ce soir par un elfe de maison de sa mère. Drago a refusé de devenir mangemort et son père l'a torturé pour le faire changer d'avis. Il allait le tuer mais heureusement Narcissa a réussit à le faire échapper.
- Oh! Merlin pauvre Malefoy ! Dit-elle avec compassion mais sans pitié.
- N'est-ce-pas ? Vous avez du remarquer je suppose, le changement de comportement de Drago l'année passée ? Cela n'a pas du passer inaperçu, mais personne n'a voulu le croire, même moi, je l'ai laissé dans une grande détresse face à son destin. Oh, bien sûr personne n'est à blâmer. Vous comprenez pourquoi nous devons le cacher et pourquoi je ne dois rien dire pour le moment aux autres membres de l'ordre. Il ne fait aucun doute que Lucius va se lancer à sa recherche.
- Oui professeur, je suis désolée. Je n'aurais pas du douter de vous en faisant des objections quant au fait de devoir m'occuper de Malefoy.
- Ce n'est rien Miss Granger ! C'est compréhensible, après tout, vous n'êtes pas ce que l'on peut appeler des amis. Vos relations sont pour le moment plutôt basées sur la haine et l'incompréhension. Mais je sais que vous surmonterez cela et que vous vous en occuperez du mieux que vous le pourrez jusqu'à ce qu'il soit suffisamment en confiance pour se livrer à nous. Le chemin va être long et tortueux. Il est fier, arrogant et borné et il sera sur ses gardes. Après tout, même s'il n'est pas du mauvais côté, on ne le changera pas comme ça ! C'est pour ça que je vous fait confiance pour réussir à le supporter et à voir au-delà du masque qu'il laisse paraître.
- Je ferai de mon mieux.
- Très bien, je vais devoir vous laisser, Dobby va repartir également. Un elfe viendra nettoyer la maison régulièrement et en ce qui concerne vos besoins personnels, vous trouverez ce que vous voulez dans la cuisine en y pensant. Sinon, des catalogues de vente par hiboux sont à votre disposition.
Hermione acquiesca.
- Prenez bien soin de lui Miss Granger et reposez vous également. Molly m'assassinerait si elle s'appercevait que vous ne vous ménagez pas ! Je compte sur vous, bon courage. Je viendrai dès que possible. Au revoir Miss.
- Merci professeur.
Dumbledore disparût derrière la porte et un "pop" sonore signifia à Hermione qu'il avait transplané. Elle se retrouvait seule avec Malefoy. Mais elle ne se sentait pas désappointée pour autant. Elle s'approcha de nouveau du lit et entreprit de soigner son meilleur ennemi.
Alors? Qu'en avez vous pensé ? Rien de mieux qu'une review pour me le dire lol. Prochain chapitre bientôt lorsque j'y aurai trouvé un titre. Biz
Pour Hermione2b : Les retrouvailles ce n'est pas encore tout de suite mais ça va arriver. Je me suis beaucoup amusée à l'écrire.
