Salut les gens !

Voici le chapitre 2 de CTDUPD ! J'espere que vous serais de plus en plus nombreuses ^^ Je devais le poster demain mais j'avais grave la flemme, alors...non ^^ donc ce chapitre est supra long parce qu'à la base il devait faire deux parties et après je me suis demandé : «Pourquoi faire deux parties quand on peut en fair qu'une?» xD (*vive la logiqueuh*) Rencontre avec 3 nouveaux protagonistes sera t-il la ? Je vous laisse le découvrir ! Bonne lecture !

Merci à mes précieuses revieweuses Pou-pou-pidoouu, 7Nina7, EriNanix (n'ai pas peur pour la suite, très chère, n'ai pas peur...MOUAHAHAHAH!).

Tout appartient à SM (la première fois que j'ai vu ça je me suis dit : "C'est qui le sado-maso à qui tout appartient ?") sauf MON histoire ;D


Chapitre 2 : Le jeu de l'amour : le paradis est le masque de l'enfer...


Part 1 : Love, Love, Love

Ça faisait deux semaines que Jacob venait me rendre visite chaque jour pendant mes heures de travail et parfois même, pour me raccompagner chez moi. C'est avec la promesse de revenir le lendemain - après avoir pris connaissance de mes horaires - qu'il me laissait, le sourire au lèvre, devant refléter dans un même temps ma propre joie de le revoir le lendemain. Ces semaines avaient été tranquilles et en même temps, changeaient de mon quotidien, ce qui n'était pas pour me déplaire. J'étais une fille à la vie plutôt monotone. Je me levais, j'allais travailler, je mangeais puis je regagnais ma chambre sur le campus universitaire, encore ouvert pendant les vacances pour les étudiants qui le voulaient.

Mais l'arrivée de Jacob a changé mes habitudes.

Il était rempli de surprise et de bonne humeur. J'attendais chaque jour sa venue comme s'il était le messie ou encore, comme s'il avait inventé l'eau chaude. Un jour, pour me faire plaisir, il était venue avec un gros bouquet de rose masquant son visage. Quand je voyais ce genre de scène dans les films je trouvais toujours cela foutrement ridicule mais, quand ça vous arrivait vraiment, vous ne pouviez vous empêcher de trouver ça mignon. Ça résumais en quelque sorte le comportement de Jacob : toutes les scènes un peu trop exagérée dans la fiction étaient délicieuses avec lui dans la réalité. Il était si mignon, charmant, irrésistible. Pas parfait, mais presque ! En tout cas, parfait pour moi!

Il ne connaissais pas grand monde en ville mais je savais qu'il était venue pour travailler en tant que mécanicien dans la métropole et rejoindre sa meilleure amie et son fiancé, qui lui manquaient. Il avait entendu parler de l'ambiance et des fêtes que l'on pouvait organiser ici par son amie, et s'était empressé de venir. Il avait beaucoup de facilité avec les gens, et ceci se confirma quand je lui présentât mon coéquipier.

Alec, contrairement à mes inquiétudes, semblait l'avoir vite accepter et c'était chose réciproque.

Je commençais moi-même à l'apprécier de plus en plus, mais voilà, j'avais peur. Peur qu'il n'attende pas les mêmes choses que moi, qu'il me voit comme une simple amie et pas comme une possible relation amoureuse. Depuis le soir où je l'avais rencontrer, il ne m'avait plus parlé du rendez-vous qu'il m'avait proposé dans un premier temps. Je me sentait de plus en plus maussade à l'idée qu'il n'en voulait peut-être pas plus. Après tout, je ne lui plaisait peut-être pas. c'est comme ça, il faut faire avec. Je soupirais. Ah, le retour des soupirs! Ça faisait longtemps!

- Qu'avez vous ma p'tite dame, vous attendez votre preux chevalier qui vous sortira de cette prison doré, rempli de frites et d'hamburgers ?

Je souris. Je n'avais même pas besoin de lever la tête. Je savais que c'était lui. Il était ma lumière dans mon 'rien du tout' quotidien.

- C'est quoi cet accent, tu sais que c'est pas comme ça que tu vas me séduire hein ?

C'était notre plaisanterie quotidienne. Je le charriais sur notre pseudo-relation et, lui, tentait une tentative de pseudo-drague. Compliqué, n'est-ce pas ? Même moi je ne comprenais pas notre jeu qui n'en était peut être pas un. Je ne savais pas ce que ça voulait dire pour lui. Me trouvait-il à son goût ou étais-je simplement une distraction? Durant ces deux dernières semaines je m'arrachais les cheveux à découvrir ses véritables sentiments et m'endormais, épuisée d'avoir trop réfléchi sur quelque chose qui n'en vaut, dans le fond, peut-être même pas la peine.

Ah, que de peut-être !

Bien sûr, la moquerie est souvent là pour cacher quelque chose de plus profond.

Mais, tout de suite, ce à quoi je pensais en voyant son sourire moqueur était mon désir absolu de lui sauter dessus et de lui arracher ses vêtements, qu'il soit consentant ou non. En tout bien, tout honneur, bien sûr.

- Ah, mais j'espère bien vous séduire, mademoiselle Swan et quand cela sera fait, vous me tomberez dans les bras !

Il faisait son malin avec son corps musclé et son sourire 'Émail Diamant, la magie du blanc' mais ça ne prenait pas. Enfin, juste un peu. Beaucoup. Carrément !

Saute lui dessus, ça te fera pas de mal !

Je ne devais pas me laisser avoir, il fallait que je riposte.

- Ouais, et comment tu compte faire ça, p'tit Jacob ?

C'était pas une super répartie, il faut dire qu'il me fallait du temps pour réfléchir quand il était en face de moi mais ce que je savais c'est qu'il détestait le surnom que je lui avait donné peu après notre rencontre. Non pas qu'il était spécialement petit avec son mètre 90 qui surplombait largement mon mètre 65, mais il était plus jeune que moi, qui était sur le point d'avoir 23 ans.

Il se renfrogna un peu mais n'en perdit pas le sourire.

- Mais je compte bien remédier à ça ma vieille. Je grimaçais

Dans mon extrême bonté je t'invite à prendre un verre samedi. Tu rencontrera ma meilleure amie et son copain. On boira un p'tit coup et je te raccompagnerais chez toi. Ça marche ?

Il essaya de garder un air nonchalant mais je voyait bien, par les jointures de ses doigts, qu'il était stressé. Étonnant chez Jacob. J'étais heureuse de son inconfort, il fallait bien l'avouer. Heureuse de ne pas être la seule et surtout, surtout, d'être celle pour qui se manifeste cette gêne. J'essayais pourtant de ne pas trop le montrer.

D'un côté, puis-je vraiment prendre sa proposition pour un rendez-vous ?

Te prends pas la tête avec ça Bells.

1° Tu lui plaît pas, il te ramèneras et retour à la vie sans excitantS.

2° Il t'embrasse et bonjour la vie with mister beau goss avec des fesses 'à croquer' !

- Ok, j'accepte. Mais qu'est-ce que j'ai en contrepartie ? dis-je, joueuse.

- Euh, une entrevue avec l'homme de tes rêves ?

Tu crois pas si bien dire!

Je le tapais gentiment.

- Tu t'y crois trop, je crois. Mais bon, j'ai déjà accepté, je ne peux pas revenir sur ma décision. A quelle heure tu passe me prendre? Parce que tu compte bien me prendre n'est-ce pas ?

Il rougit. Jacob qui rougit ? Qu'est-ce que j'avais encore dit de déplacé ? Oh non. Faites que je n'ai pas dis ce que j'ai dit ! Je venais de me rendre compte du double sens de ma phrase et je rougis plus cramoisie que je ne l'avais jamais été en sa présence. Il sourit. Qu'est-ce qui lui passait par la tête ?

- Je passerais te prendre à 21heures. Ou tu veux peut-être que je te prennes plus tard ?

Il me regarda avec intensité.

Réponds, réponds !

- Euh...21 heures ça sera parfait, répondis-je, plus très sûre de moi. Je lui rendis son regard chaud comme la braise.

- Bon ben à samedi, me dit-il avec un dernier regard.

- A samedi, soufflais-je, alors qu'il parti et que je restait là, à regarder l'horizon, rêveuse.

oOoOoOoOoOoOoOo

Maquillage : ok. Épilation : ok. Haleine : ok. Sous-vêtements : ok. Vêtements : ...?

Merde ! Un peu plus et je partais limite à poil ! Et sans m'en rendre compte en plus !

J'aurais entendu une tonne de rire que je ne me serais même pas demandé pourquoi, tout à mon anticipation et mon angoisse quant à mon rendez-vous. Dire que cette entrevue me stressait était un énorme euphémisme. Ça faisait pratiquement 1 ans et demi que je n'était pas sorti avec un homme et je n'avais jamais été une fervente disciple de tout ce qui était conseil dans le Cosmopolitan.

J'aurais peut-être dû finalement...

Je n'avais pas eu de problème avec mes anciennes relations, les ayant rencontré par le biais d'ami ou dans un contexte bien particulier. Mais j'était bien loin du lycée et de mes relations désastreuses passées. Jacob, en même temps d'être une personne avec qui je me sentait parfaitement à l'aise, me déstabilisait.

Il était gentil, compréhensif, mignon mais le désir que je pouvais apercevoir quelque fois dans ses yeux ne pouvais m'empêcher d'être encore plus excitée par la soirée qui s'annonçait.

Je m'habilla et me passa en revue devant la glace. Je devais l'avouer, j'étais pas mal. Même si, généralement je ne m'occupait pas trop de ce que je portais, j'aimais être bien fringuée quand je sortais ou quand je cherchais à séduire, comme aujourd'hui. Je portais une petite robe noire coupée au dessus des genoux que je gardais dans ma garde robe pour les occasions comme celle-ci. Mes longs cheveux noir, qui m'arrivaient maintenant jusqu'à hauteur de coude, étaient retenu en arrière par un serre-tête assez fin d'un rouge un peu ambré. J'avais complété ma tenue par des escarpins (quitte à être bien vêtue, autant l'être jusqu'au bout !) noir dont le talons n'excédait pas 8 centimètres. Je ne comptais pas me vautrer non plus ! Je complétait ma tenue avec une touche finale : un collier parfaitement accordé avec le serre-tête retenant mes cheveux faisant ressortir la couleur de mes yeux, marrons chocolat. Je m'auscultais d'un air appréciateur. Je ne m'était jamais considéré comme particulièrement belle, mais je n'était pas moche non plus. Certain me qualifierais de banale, d'autre de mignonne. Mais aujourd'hui, je dois dire que, moi, Bella Swan, me voyais comme une femme fatale, sexy et sensuelle, sans tomber dans le vulgaire. Je ne pu m'empêcher d'avoir un sourire suffisant. Si Jacob ne bavait pas après m'avoir vu, je ne lui permettrais plus de me revoir. Non mais!

- Bye Billy, tu fais pas de bêtises !

Mon chien me regarda avec interrogation en penchant légèrement la tête sur le côté, comme si j'avais parler une langue étrangère. Faut dire que je ne parle pas le dogue, moi !

Après une dernière retouche de gloss, je sortie, sûre de mon charme apparent et de l'effet que ça aura sur la 'partie adverse'.

Non monsieur le juge, je n'ai pas essayé de le tuer avec une robe mettant en valeur mes formes et allongeant sans modération mes jambes. Mes lèvres pulpeuses n'ont su émettre qu'un bruit quand il en est tombé à la renverse : Oups!

Bon arrête de t'emballer ma vieille et va rejoindre ton Don Juan. J'avais tout prévu : mon petit sac avec mon portable et tout mon nécessaire. Jusqu'au fait d'arriver deux minutes en retard à notre point de rendez-vous devant le campus. J'étais bien et sûre de moi.

Ce que je n'avais pas vu venir fût cet énorme nuage qui se dirigeait droit vers New York et à peine le temps de marcher un peu qu'un orage s'annonçait, précédé par quelques gouttelettes. Il ne pouvait pas s'empêcher de pleuvoir quand on s'y attendait le moins, dans cette région de merde ? Ne vous y méprenez pas, j'adore NYC. Ce que j'aime moins, c'est les changements de climat. Soit il fait beau, soit il fait moche, c'était aussi simple que ça.

J'ai vécu à Phoenix avec ma mère jusqu'à mes 14 ans pour ensuite renouer avec mon père avant mon entrée au lycée. Ma mère s'était remariée avec un joueur de baseball, Phil, auquel elle semblait folle amoureuse et pour leur laisser un semblant d'intimité et la possibilité de voyager avec le travail de Phil, je suis partie rejoindre mon père et commencer fraîchement le lycée. Je n'en voulais pas à ma mère d'être plus intéressée par son amour naissant qu'à moi à cette époque. Je savais qu'elle m'aimait et je l'aimais tout autant en retour. J'avais simplement besoin de prendre le large et la meilleure idée qui me vînt à ce moment fût d'aller vivre chez Charlie. Et je ne le regrette pas. Je m'étais fait des amis là-bas dont mon meilleur ami Embry qui venait me rendre visite de temps en temps à New York.

Pour en revenir à nos moutons, à Phoenix, il faisait chaud. A Forks, chez mon père, il pleuvait. Tout le temps. Pas de place pour l'entre deux. Ici, on ne savait pas sur quel pied danser. Devrais-je porter un pull vu qu'il y a un vent frais et qu'on ne sait pas comment évoluera le temps ou rester en petite robe à volant sans m'en préoccuper? Souvent le choix effectué n'était pas celui que l'on devrait prendre. Je pestais. Je n'avais vraiment pas de chance. Heureusement que j'avais décidé au dernier moment de prendre une veste, malgré que celle-ci ne soit pas doublée et laissait passer les courants d'air. Mais j'avais vraiment la flemme de revenir à mon étage, l'ascenseur n'étant toujours pas réparé. J'effectuais un petit trot et tourna la tête de droite à gauche pour apercevoir le tank de Jacob.

C'était, comme on voit beaucoup à New York, un 4x4, mais je trouvais que celui-ci correspondait bien à mon futur amant (ben oui, autant aller vite en besogne !) par son côté puissant, sa carrosserie, ses jantes en alliage mais aussi par la douceur du confort de ses sièges et la sensation de bien-être une fois dans l'habitacle. J'y étais entrée quelque fois alors que Jacob me raccompagnait chez moi, bien que je lui dit que je n'habitât pas loin. Je commençais à sourire. Je sentais que cette soirée allait bien se passer.

oOoOoOoOoOoOoOo

- Arrête de stresser. Tu verras, ils sont pas méchants. Et même si son copain fait peur et qu'il a la corpulence d'un grizzly, ils m'ont promis qu'ils te mangeraient pas, me dit-il, joueur.

Si tu crois que c'est ça qui va me détendre mon coco, eh ben tu te fourre tout ce que tu veux ou tu veux, mais tu te le fourres !

Cela faisait 5 minutes que l'on était là et je ne voulais toujours pas décoller de mon siège. Je m'y sentais bien dans ce siège, moelleux au possible. Je n'étais, surtout pas confrontée aux regards des autres qui, eux, me terrifiaient. Jacob ne cessait de me regarder avec une certaine lueur dans les yeux, un éclat de tendresse parmi l'état boueux de mes nerfs. Son regard dévia légèrement sur mes jambes pour les regarder avec insistances.

- Eh bien, tu perds pas l'nord, lançais-je avec sarcasme, avec néanmoins une pointe d'amusement dans la voix.

Il rougit et détourna les yeux. C'était la même rengaine depuis tout à l'heure. Il me parlait normalement puis ne pouvait s'empêcher de regarder une partie de mon corps dénudé qui, habituellement, n'était pas exposée à ces yeux gourmands. Dès qu'il m'avait vu, il n'avait pu décrocher son regard de moi, arborant un air appréciateur, me détaillant au millimètre près et je ne pu qu'afficher un sourire triomphant visible sur chaque parcelle de mon visage. On aurait dit qu'on venait de lui apprendre que le père noël existe : et j'étais CE père noël. Il n'avait l'air cependant pas déçu de sa découverte. Je m'efforçais de montrer que j'était fâchée, mais en réalité, à l'intérieur, je jubilais. J'étais fière de l'effet que je faisais à cet homme qui me rendais, rien que par un regard, plus belle que je ne l'ai jamais été.

Alors pourquoi n'arrivais-je pas à sortir de cette voiture ? Je suis bien, sexy en diable (Ca va, les ch'villes ?) et j'ai près de moi l'un des mecs les plus séduisants avec lequel je suis sorti. Que demander de plus? Qu'un castor parlant apparaisse et me dise : «Yeah girl, c'est ton jour de chance ! Come on bébé !»

- Bon aller, on sort, soufflais-je, déterminée.

- Tu sais que quand tu dis ça, on dirais que tu vas mener une opération kamikaze ? s'amusa t-il

- La ferme.

Je me renfrognais puis soupirais en ouvrant la porte. Il descendit à son tour puis referma la voiture à distance. J'entendait mes talons claquer sur le sol comme le glas annonçant ma mort proche. Et si ils ne m'aimaient pas ? Et si, après ça, Jacob ne me trouvais pas digne de son intérêt et se désintéressait de moi ? Et si...

Bon Bella, faut se calmer là, parce que, s'auto-foutre la chocotte, ça n'a jamais fait arrêté le temps ou autre connerie du genre !

Jacob m'avait finalement rejoint et c'est en silence que nous finîmes le parcours nous menant vers la porte du bar. J'expirais. Tout va bien se passer ! De toute façon, il y avait des témoins, ils ne pouvaient pas me tuer, hein ?

Je me tournais vers Jacob, cherchant visiblement un soutien et, je ne sais pas pourquoi ni comment, je le trouvais dans ses yeux, cette lueur me donnant envie de franchir les obstacles qui pouvaient se présenter dans notre ébauche de relation.

Je soufflait une dernière fois, un rictus au lèvres, et entra dans le bar.

Étant un samedi soir, l'ambiance battait son plein entre les personnes affalées sur le comptoir commandant un énième verre et la masse envahissant la piste de danse. Je me retournait vers Jacob car lui seul connaissait le visage de son amie, ne l'ayant jamais rencontrée par moi-même.

- Ah mon Jaquinichou ! Cria une voix derrière moi.

C'était quoi ce surnom débile ? Un sourire fugace éclaira le visage de mon ami puis celui-ci prit une teinte plus sombre, presque démoniaque. Il répondit :

- Ne t'avais-je pas dit de ne jamais plus m'appeler comme ça ?

- Ben il fallait bien que je t'affiche un bon coup devant cette belle jeune fille. D'ailleurs, très chère, si tu pouvais te retourner, ça pourrais faciliter les présentations !

Je me retournais. la première chose que je vis, fût l'air goguenard qu'arborait la jeune fille en face de moi. Je ne la voyait pas très bien mais elle avait l'air jolie.

- Je suis Bella, ravie de vous rencontrer.

Elle se rapprocha pour me serrer la main. Et soudain je la vît et très bien, d'ailleurs. j'en perdit même le sourire.

Oh my God ! Quelle est cette 'chose '? Est-elle humaine ?

- Euh, tu pourrais cesser de me regarder avec un air dégoûté s'il te plaît, commençait-elle en grimaçant, une pointe d'agacement commençant à poindre dans sa voix.

- Oh je suis désolée ! Dis-je, les yeux exorbités.

Cette fille était juste...tout bonnement...foutrement bonne ! Enfin c'est ce que dirait un mec s'il venait de la rencontrer pour la première fois à ma place, je pense. Elle était blonde, poitrine opulente serrée dans un magnifique robe rouge et corps à faire pâlir d'envie toute femme s'approchant à moins de cinq mètres. Une seule question me taraudait à ce moment, vu que j'avais, semblait-il, perdu tous mes neurones et ma bonne éducation : qu'est-ce que faisait Jacob avec moi ?

Je repensais à sa réplique et décidais de donner une explication.

Oh ben là, j'avais fait fort. Je venais de rencontrer sa meilleure amie et je commençais déjà à m'attirer son antipathie. Il me fallait rattraper le coup.

- C'est juste que je vous trouve magnifique.

- Et c'est pour ça que tu me regardait comme si je venais juste de sortir d'une poubelle, me dit-elle, retrouvant le ton narquois qu'elle avait sur le début.

- Je suis désolée, j'ai un peu de mal avec les gens trop beaux, ne pus-je m'empêcher de dire.

- C'est la première fois qu'on me reproche ma beauté, merci, me disputa t-elle.

- Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas vous offenser !

- Non, mais je rigole, petite Bella. Tu nous l'a pris où celle-là, à la convention des bonnes manières ?continua t-elle avec un sourire narquois à l'adresse de Jacob.

Je me décomposais.

- Non ne l'écoute pas Bella, elle est comme ça, c'est son humour. Elle jure comme un charretier, répare des voitures et mène son mec par le bout du nez. Ça lui arrive rarement mais elle peut être aussi gentille. Si, si c'est vrai, continua t-il alors que je n'avais pas dit un seul mot. Ne retiens qu'une seule chose : cette fille est folle!

Elle lui tapa l'arrière du crâne.

- Aïe !

- Ne l'écoutes pas, c'est un vrai gamin ! Mais ce qu'il a dit est vrai, j'ai des réactions souvent...excessives, disserta-elle dans un sourire. Et ce n'est pas la peine de nous vouvoyer, on sera sûrement portée à nous voir souvent alors. Elle lança un coup d'œil à Jacob en disant cette phrase. Et puis tu m'as l'air sympa. Je vais pouvoir te raconter plein d'anecdote croustillante sur Jacob.

- Eh, répliqua celui-ci mais son cri passa inaperçu.

- Oh, et à cause de toute cette agitation, je ne me suis pas présentée. Je m'appelle Rosalie et j'espère que l'on va bien s'entendre, dit-elle, l'éternel sourire ne se détachant pas de son visage. Et, je me répète, tutoie moi sinon j'ai l'impression d'être une grand-mère.

Je lui souris en retour. Finalement elle avait l'air sympa, malgré ma première impression. Comme quoi, les premières impressions ne sont pas toujours les meilleures...

oOoOoOoOoOoOoOoOoOo

- Eh c'est là que Jacob est sorti en courant nu comme un vers et tout le monde à commencer à se foutre de sa gueule !

Je riais aux éclat. je n'en pouvais plus tellement j'avais ri. Cette soirée se passait encore mieux que je ne l'avais imaginé. Rosalie, malgré des réparties parfois cinglantes, se révélait être une vraie perle et j'en venais à espérer que nous soyons réellement amies suite à cette soirée. Après la maigre altercation que nous avons eu, elle nous avait conduit à sa table où j'ai pu rencontrer celui qu'elle présentait comme le nounours de sa vie, Emmet.

Celui-ci, par sa taille et sa stature, me fit peur dans un premier temps, puis je me pris d'affection pour lui et son adorable sourire.

Un peu moins pour les blagues vaseuses qu'il nous servait depuis le début de la soirée.

Par contre, les anecdotes sur mon, j'espère, futur copain était des friandises que je consommait sans modération. J'en recherchait même un maximum malgré le renfrognement visible de mon compagnon.

- Eh puis là, il se rend compte qu'on est là et il dit : 'Qu'est-ce que vous foutez là?' et on lui répond, l'air de rien 'C'est ton anniversaire banane!'

Je rigolais de plus belle. Je ne pouvais plus arrêter

- Eh puis là il se rend compte de son état de nudité et il prend la première chose qui lui tombe sur la main qui être le gâteau d'anniversaire préparé avec soin par sa mômon, qui était là aussi soit dit en passant, et il ne s'en ai même pas rendu compte. C'est pas possible d'être aussi con, sérieux! Je peux te dire qu'on se pissait tous dessus après.

(NA : Je suis une spécialiste des blagueuh pourries !)

Je n'étais pas loin de cet état non plus. Je regardais Jacob, essayant d'afficher un air de compassion sur mon visage, mais apparemment cela ne marchait pas. D'un côté, afficher un air de bonté sur son visage tout en riant au larme, n'était pas forcément la bonne combinaison pour rassurer quelqu'un. L'air d'être franchement agacé par tout ce déballage, il prit la parole, pour la première fois depuis 5 minutes :

- Bon si tu as fini de raconter toute ma vie en large et à travers, on pourra peut-être y aller...

- Non, vous allez pas partir quand même ! Et j'ai pas fini! Et tu savais que Jacob avait été amoureux de moi à une époque. Et il me suivait comme un p'tit toutou et tout...

- Bon là je crois que c'est bon, on va partir. Tu as visiblement trop bu et je ne peux pas te laisser déblatérer ce genre de chose à Bella. Bella dit au revoir, nous partons.

Surprise par son ton autoritaire mais pas effrayée pour un sou, je m'empresse de dire au revoir à Rosalie et Emmet et leur assure avoir passé une bonne soirée. Très riche en émotion.

Rosalie, ayant visiblement trop bu ou ayant l'habitude, ne se formalisa pas du ton sec de son ami. Sans un regard en arrière de la part de Jacob, nous passâmes la porte et sortîmes du bar. Il ne parlait toujours pas et se contentait de tracer sa route sans me regarder. Soudain je m'arrêtais. Continuant d'avancer, il sembla remarquer que je ne le suivait pas. Il m'observa par dessus son épaule et me retourna un regard surpris.

- Quoi ?

- C'est toi qui ose me dire 'quoi' ? Tu as été désagréable une bonne partie de la soirée et tu ne m'a limite pas adressé la parole ! Si tu ne voulais pas que je vois tes amis, soit, mais fallait pas m'amener ici ! dis-je, passablement énervé.

Il souffla. Il avait l'air quelque peu embêté à ce moment et passa une main dans ses cheveux.

- Non, t'énerve pas, c'est pas ça. C'est juste que je voulais vraiment qu'on passe une bonne soirée tout les deux et que je te présente accessoirement mes amis, pas qu'ils t'accaparent entièrement. Je veux dire...je tiens beaucoup à toi Bella et j'ai vraiment envie qu'on se connaissent mieux et tout ce qu'à fait Rosalie, c'est...me présenter comme un idiot! Je suis sûr que tu voudras plus de moi après ça.

Il détourna le regard, penaud.

Ma colère s'envola en un instant. Il avait ce don de m'attendrir en une seconde. Il me regardait avec incertitude, ayant sûrement peur de mon attitude. Je m'approchais lentement et lui fit un baiser sur la joue.

Whoua ! Il a dit qu'il tenait à moi! Est-ce que ca ferait tâche si je dansait 'fais la poule' là, tout de suite ?

- Ne t'inquiète pas. C'est pas ça qui va me faire croire que tu es plus idiot que ce que tu n'es déjà, rigolais-je.

Il afficha un sourire sardonique, toujours pas sorti de sa crispation. Son attitude m'amusait plus qu'elle ne me vexait. Je mis mon bras derrière son dos, attendrie, et nous continuâmes en silence jusqu'à sa voiture. Ce climat pesant dura pendant tout le voyage et je ne savais pas dans quelle humeur était Jacob à cet instant précis. Etait-il toujours en colère ? Gêné ? Ce petit incident allait-il altérer nos relations ?

J'appréhendait sa réaction alors que la seule chose que je voulais était de l'embrasser, de le rassurer sur mes sentiments présents et futurs.

Il venait de se garer là où je l'avais rejoins plus tôt dans la soirée. Il ne parlait toujours pas et le silence se faisait embarrassant dans l'habitacle. Allez, il fallait que je trouve quelque chose à dire! N'importe quoi !

Je me retournais pour lui faire face et commençais mon discours dans un même mouvement :

- Écoute Jake...

Soudain, je perdis pied.

Ses lèvres m'avaient attaquée...

Il venait de m'embrasser, me coupant la parole dans un même souffle. Je ne répondis pas tout de suite à son baiser, trop étonnée de son geste et de son impétuosité. Il voulut s'écarter, croyant sûrement que ma surprise n'était que l'expression de mon refus mais je l'en empêcha, entourant sa nuque de mes deux bras, et appuyant plus fort mes lèvres sur les siennes. Cette étreinte était folle, fougueuse, comme si nous avions peur de perdre chaque instant. Elle était empreinte de tellement de chose : désir, joie, rire. Elle annonçait tellement de bonheur que je ne pus m'empêcher de sourire.

Ce fut notre premier baiser. Un baiser d'une tendresse. D'un amour. D'une promesse.

Jacob fut, à partir de ce jour, mon petit-ami et je ne me souvint pas avoir été plus heureuse avant ce jour là.


Octobre 2011

Cela faisait 2 mois et demi que je sortais avec Jacob. Deux mois de bonheur intense, de sortie à deux se finissant par des sourires, par des baisers, par des caresses... Je n'étais sorti qu'avec 3 garçons dont deux avec lesquels j'ai couché et Jacob était, de loin, le meilleur...

Je l'aimais. Non pas d'un amour insensé et uniquement passionnel, mais d'une romance douce où la relation était comme un immense mashmallow interminable dont on ne se lasse pas. Je lui avais dit il y a 3 semaines ce que je ressentais. Lui, dès les premiers jours. J'avais confiance en lui. Je me sentais bien avec lui. Je n'avais jamais ressenti ça auparavant. Je pensais qu'il était l'amour de ma vie.

J'avais repris la fac en septembre. C'était ma troisième année en Lettres et cette université me charmait chaque jour de plus en plus. J'étais plus vieille que certain des étudiants de ma promotion car je m'étais permi de faire une année à Seattle d'un cursus qui paru plus qu'étonnant pour mon entourage. Eh oui, je m'était adonné au joie de la biologie, croyant trouver dans cette filière ma vocation. Heureusement qu'il y avait quelques cours de littérature dans ce cursus, sinon j'aurais passé mon année à me demander ce que je foutais là (bien que je me le sois quand même demandé pour dire vrai).

C'est ainsi que j'atterris à New York, cherchant ma voie et ma vocation. J'était donc arrivée à la grosse pomme il y a 3 ans pour commencer mes études en Lettres. Mes bonnes notes - ce n'était pas parce que je n'avais aucun don dans la logique et l'organique que je ne pouvais pas me débrouiller - me faisant bénéficier d'une entrée dans l'université de mon choix et d'une reconversion plus que raisonnable, mon avis s'est bien sûr porté sur mon rêve personnel et je n'ai pas hésité. Mes parents ont été plus réservé sur mon choix (ben on peut pas dire que mes choix m'aient porté très loin avant ça), mais dans le fond, ce qu'il leur importe est avant tout mon bonheur.

J'ai choisi cette faculté car je voulait changer d'environnement, Forks étant une ville des plus monotone et Seattle, ne me convaincant plus dans les programmes qu'elle proposait. New York incarnait pour moi, les Terres inconnues, le monde étrangers qu'il faut conquérir. Un rêve éveillé en somme, présent dans l'imaginaire de millions de personnes périphériques à la métropole.

Et voilà, maintenant, je suis une petite vieille, en troisième année de littérature, spécialité littérature féministe, mon but étant de pouvoir enseigner à l'université ou au pire au lycée, il me faudra encore beaucoup de patience pour tout finir mais je suis motivée, sérieuse et ai du courage. Enfin, je crois...

Grâce à ma bourse, je peux vivre sur le campus de l'université mais il faut que je maintienne mon niveau de note sinon je ne pourrais pas en bénéficier chaque année. Pour payer mes études en plus de la bourse, je travaille à mi-temps dans une petite librairie près du campus et de l'université et en été j'essaie de trouver un petit boulot.

Jacob était un amour avec moi et avait beaucoup de patience. Il me protègeais des dangers extérieurs dans l'étreinte de ses bras. Quand un mec me frôle, il grogne. J'aime le voir jaloux, ou au moins avoir cette attitude d'homme des cavernes, ça faisait poindre un sourire sur mes lèvres qui ne s'effaçait pas, et ce sourire est encore aujourd'hui présent sur mes lèvres, et n'est pas près de s'effacer...

Depuis peu, Jacob squattait de plus en plus chez moi et vice versa. La semaine dernière, j'étais d'ailleurs restée tous les soirs prétextant que c'était plus facile pour moi, vu que mon université était à deux pas mais que lui, contrairement à moi, avait une vraie cuisine et une grande salle de bain. Et surtout un énorme lit. Ouais, le lit est vraiment cool.

Jacob travaillait dans un garage en tant que mécanicien et, contrairement à ce que l'on pourrait croire, il gagnait bien.

En bref tout allait bien, je n'avais pas de quoi me plaindre, pas que je voulu me plaindre. J'avais juste toujours eu une tendance à la dépréciation. Mais comment voulez vous que je sois pessimiste alors que tout vas pour le mieux ? Pourquoi se déprimer alors que notre bonheur ne pourrait être terni par rien dans l'immédiat ?

Aujourd'hui il faisait assez beau pour un mois d'octobre. Je me rendis en cours avec entrain et enthousiasme, comme à mon habitude, en chantonnant presque. Quoi de meilleur que de se rendre à un cours génial, dans une fac génial, avoir un copain génial, qui vous attendait géniallissimement à la fin de votre cours ? Rien, je peux vous l'assurez !

Rentrant dans la salle, je remarquais qu'encore toute les places du fond était libre, ce qui était assez rare. Je vous le dit, aujourd'hui est un jour gé-ni-al !

Je m'installa, rejointe peu de temps après par ma plus proche amie, Angela. Je l'avais rencontré alors que nous étions toute deux paumées le jour de la rentrée à chercher nos noms sur la fiche de distribution dans chaque classe et nous nous sommes finalement retrouvées ensemble à chaque cours.

Nous discutâmes jusqu'à ce que le prof arrive 30 minutes plus tard dans la salle de TD.

- Bonjour tout le monde, désolé d'être si en retard. Nous allons reprendre l'analyse d' Orgueil et Préjugés. Je vous rappelle que Jane Austen n'est pas ce que l'on pourrait qualifier d'auteur romantique donc ce que vous croyez être du romantisme n'est que l'expression d'une satyre social. Nous dit-il en nous regardant par dessus ses lunettes. Prenez page...Ah, j'ai oublié de faire l'appel !

Mr Sheapard est vraiment tête en l'air mais il dispense tout de même mon cours préféré. Il a une analyse assez pertinente des choses. La parole est régulièrement prise par des élèves créant des débats plus qu'animé mais néanmoins intéressant.

Il appella Angela, puis plus tard moi, et commença enfin son cours.

- Tiens, Cullen n'est pas là ? Me chuchota Angela.

- Apparement non...Moins je le vois celui là, mieux je me porte. Ne pus-je m'empêcher de renifler d'un air dédaigneux.

- Ah encore cette belle et grande histoire d'amour. C'est dommage que cette année on n'ai plus qu'un cours en commun avec lui, bouda t-elle, vous pourrez plus autant vous fighter qu'avant...

-Merci, ta compassion me va droit au coeur, ironisais-je. Je croyais que tu étais contre la violence ?

- Ouais c'est vrai, mais avoue que tu aimes ça quand vous vous prenez la tête et que c'est grave chaud !

Elle pouffa.

- Ma chérie je crains pour ta santé mental...Je vois pas en quoi c'est chaud de se faire prendre en grippe par un connard !

- Ben t'y met du tien aussi ! Comment ça a commencé au fait ?

- Alors, il était une fois...

- Arrête de faire l'imbécile !

Nous étions tellement prise par notre conversation que nous ne remarquions pas que nous avions hausser la voix au fil des répliques.

- Mademoiselle Weber, voudriez vous nous faire partager votre interprétation de Orgueil et préjugés, vu que vous semblez montrer...beaucoup d'enthousiasme dans ce cours !

Je m'empêchais d'éclater de rire. Angela rougit et me lança un regard assassin. Je me forçais à écouter le cours et l'analyse de mon ami qui ne manquait pas de pertinence mais qui n'étais pas très compréhensible vu ses bégaiments.

- Merci, mademoiselle Weber, ce sera tout. La prochaine fois que vous parlez aussi fort durant mon cours vous devriez vous en trouver un nouveau!

Elle souffla et ne me parla pas jusqu'à la fin du cours qui passa, somme toute, très rapidement. Après avoir dit au revoir à Angela, je me précipitais dans la cours à la recherche de mon petit-ami que j'aperçu quelque secondes plus tard, assis sur un banc. Il était vraiment sexy dans son petit marcel blanc, la peau tannée par le soleil. Je ne pus empêcher un sourire de poindre sur mes lèvres, un sourire plein d'amour et de fierté. C'était MON petit-ami ! Il me remarqua lui aussi. Je couru me réfugier dans ses bras.

- Alors ma chérie, ça te dit de manger une glace ?

Je hochais la tête avec enthousiasme, comme quand j'étais enfant, un sourire niais toujours collé sur mon visage.

-Alors, allons-y, partons pour de nouvelles aventures !

Je ris. Cette journée ne pouvait pas être plus parfaite !


Part 2 : Tout change...


Novembre 2011

Tout allait toujours bien dans le monde des bisounours. Enfin, c'est ce que je m'efforçais de dire. On ne se disputait pas, on s'embrassait, on se taquinait. Mais alors, où était le problème ? C'est la question que je n'arrêtais pas de me poser.

Bon on n'était plus autant dans la phase 'jeune couple = chaud comme de la braise' mais on s'en sortait plutôt bien. Encore, cette certitude était empreinte d'un goût amer, mais je n'osais chercher plus où était le problème.

Il n'y avait pas de changement vraiment visible mais je voyais que depuis quelque temps, Jacob était quelque peu mal à l'aise quand on parlait de certaine chose et qu'il détournait les yeux. j'aurais aimé dire que ça ne m'inquiétais pas, mais ce n'était pas le cas. Tout se passait toujours pareil, on rigolait, on se câlinait, on s'aimait quoi !

Mais je le sentais quelque fois...distant. Comme s'il n'était pas vraiment à sa place, mais j'essayais, par mes gestes, mon affection, mes caresses, de lui montrer qu'il pouvait toujours compter sur moi, me parler de ses problèmes et que nous les résoudrions ensemble.

Je savais qu'il m'aimait. Oui je le savais. Et moi, j'étais amoureuse, c'était indéniable, c'était la première fois que je me sentais aussi bien avec un mec alors pourquoi je ressentais constamment qu'il me considérais plus comme une amie améliorée que comme celle avec qui il voudrait faire sa vie ? Non je me prenais la tête pour rien ! C'était ridicule, me forçais-je à rire, un rictus pathétique aux lèvres.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Je me sentais bien dans la puissance de ses bras. Je soupirais. Il était tellement protecteur et fort. Et il faut dire : son lit était vraiment super ! Nous n'avions rien programmé de spécial ce soir, Jacob se contentais donc de zapper au grès de ses envies et des publicités. Étant limite en train de dormir, je ne pouvais émettre de jugement quant à ses choix.

- Putain, y a vraiment rien ce soir ! dit-il soudainement, la mine boudeuse, changeant constamment de chaîne.

- Mmh, mmh, attends change pas ! m'écriais-je soudainement, ouvrant en grand mes yeux.

- Euh tu veux vraiment regarder ça ?

- Ouais, j'adore ça. Élire un mec pour représenter son pays, n'est-ce pas exceptionnel ? Il me regarda dubitatif. Bon d'accord, j'adore voir des mecs torse nu se déchirer pour avoir la gloire et les honneurs alors que l'ont ne se souviendra plus de leur nom d'ici 1 mois.

Il soupira et on s'installa plus confortablement pour regarder l'élection de Mister Univers. Je ne pouvais pas m'en empêcher, j'adorais les programmes où je pouvais m'exciter toute seule devant la télé et émettre mes opinions devant un gros bac de pop corn avant de m'endormir devant ma télé.

On en était à la moitié du programme, je pris la télécommande des main de mon homme pour augmenter le son et me réinstalla dans ses bras. J'étais totalement concentré mais je sentais qu'il était étrangement tendu, il avait l'air sur le qui-vive en attente de quelque chose, mais je ne savais pas de quoi. Peut-être que ça le dérangeais de regarder un programme aussi débile. Une idée perverse franchit la barrière de ma conscience et je rougis. Ou peut-être était-il frustré et n'attendais que la fin du programme pour me sauter dessus ? Ça faisait quand même quelque jour - que dis-je, bientôt deux semaines - que nous n'avions rien fait et il n'avait pas semblé plus dérangé que ça. Ça doit être la frustration de ces deux semaines sans sexe qui se font ressentir. Je ne pu empêcher un sourire de franchir mes lèvres mais je le ferais encore languir quelques instants.

Ça faisait quelques minutes que les concurrents devaient montrer ce qu'ils savaient faire pour convaincre le public et les Jurys. Certain avait d'aussi belle gueule que fesse et savait faire...comment dire...des prouesses de leur corps.

«Roberto va vous faire son petit show, comme vous le savez, Roberto est streapteaseur et il a décidé de nous faire partager son métier en nous faisant un petit streaptease. Roberto arrêtez de me regarder comme ça, vous allez me faire rougir! Allez, acclamez Roberto, le candidat numéro 5 !»

Le babillage de l'animatrice m'énervait mais je ne pouvais pas m'empêcher d'attendre avec impatience ce spectacle devant mes yeux écarquillés.

- Bon maintenant, ca suffit, j'en ai marre que tu dévores d'autre mec des yeux devant moi, je veux que tu ne regarde que moi, compris ? S'exclama Jacob, qui me semblait sur le point de prendre feu.

J'adorais quand il semblait se mettre en colère, souvent il masquait un profond désir et je n'avais qu'une seule envie à ces moments. Je me retournait vers lui pour afficher un air de concupiscence et je pense que mes intentions étaient affichées sur mon visage. Il avait un air troublé sur le visage et les sourcils froncés. Ça ne le rendait que plus sexy et j'eu furieusement envie de le mordre à ce moment là.

- Alors, empêche moi de le regarder, lui dis-je en me mordant furieusement la lèvre.

Il me prit l'appareil des mains et arrêta la télé avant de le jeter violemment de l'autre côté du lit. il me poussa brusquement sur le lit pour me dominer et m'embrassa furieusement. Je ne m'en pleins pas et en redemandais constamment, promenant mes mains sur son corps tendit qu'il en fit de même. Je sentais que ça allait être chaud ce soir et pour tout dire, ça faisait longtemps que j'attendais ça !

Soudain, je nous fit changer de position pour pouvoir le surplomber sans me détacher de sa bouche. Je pris mon temps pour enlever les boutons de sa chemise. je l'entendit grogner. Je laissais poindre un sourire sur mes lèvres et me détachait des siennes, ses yeux m'interrogeant silencieusement. Je me mordis la lèvre tout en enlevant mon tee-shirt. Encore un grognement de sa part. J'étais tout à mon anticipation, je n'attendais que lui.

Je l'embrassais tout en continuant à me déhancher sur lui. c'est là que je me rendis compte qu'il y avait un problème mais Jacob ne sembla pas s'en rendre compte. Quel était ce dérangement ? J'avais pris ma pilule aujourd'hui, je prévoyais de passer une nuit de folie mais voilà...le problème ne venait pas de moi...il venait de lui. Il avait le 'problème' si on pouvait dire. Cela me choqua tellement que je me détacha de lui, lui qui n'avait jamais eu de problème pour être excité par moi. Il dût lire l'interrogation dans mon regard et l'objet de mes suspicions parce qu'il prit une mine contrite.

- Je suis vraiment désolé Bella, je sais absolument pas ce qu'il m'arrive ! dit-il en se prenant la tête dans les mains.

J'étais désespéré de le voir ainsi et voulu de suite le consoler.

- T'inquiète c'est rien...on peut réessayer si tu veux, t'inquiète, ça ne me dérange absolument pas d'essayer toute la nuit, lui souris-je moqueuse.

Je le poussais d'un coup, et l'attaqua en lui mordant les lèvres doucement. Je le sentait encore pas dans son élément et j'entrepris de finir ce que j'avais commencé en enlevant sa chemise.

- Non arrête Bella, j'peux pas, j'y arrive pas, n'essaie pas de comprendre, me repoussa t-il.

Alors là je comprenais plus rien...Bon la réaction de son corps m'avait d'abord choqué mais bon, ça peut arrivé à tout le monde, non ? Mais là, son rejet, qui était parfaitement voulu, me faisais mal, me déchirais en deux, j'aurais voulu pleurer mais j'aurais au moins voulu savoir pourquoi.

- Je t'aime...mais là, bébé...je suis désolé, me dit-il en me regardant dans les yeux et je cru voir de l'eau dans ses orbes sombres.

Et il s'en alla en me laissant plus qu'étonnée et contrite, un air de franche interrogation et incompréhension franchissant mon visage. Mais qu'avais t-on fait à mon copain pour qu'il devienne aussi...gêné pour un truc qui, pour moi, n'était pas vraiment problématique ? Pourquoi était-il si triste avant d'être parti ? Je sentais au plus profond de moi que mon rêve rempli de bonbon et autre sucrerie allait bientôt rebasculer dans une triste réalité sans couleurs.

Fin Novembre

Sérieusement, pour dire vrai, je ne l'avais pas vu venir.

Depuis ce jour, Jacob n'etais plus le même. Mon amie l'idylle était devenue mon enfer personnel. Moi qui croyait que c'était un simple petit inconvénient d'un moment qui m'avait d'ailleurs, bien fait rire, une anecdote en quelque sorte, était devenu un vrai problème. Cette situation a fait que ma vie était devenu le purgatoire de ma vie en couple avec Jacob. Je ne comprenais pas et n'avais, à priori, aucun moyen de comprendre. Depuis deux semaines, il revennait tard, arborait un air torturé sur le visage et ne me parlait presque plus. Nous en venions même à nous disputer constamment sans essayer d'engager un dialogue calme et constructif. Je me sentais abandonnée, triste et je ne comprenais même pas comment nous avons pu en arriver là.

Moi, je l'aimais même avec ses problèmes et défauts, on essaierais de trouver une solution, pas de quoi être constamment de mauvaise humeur. Je voyais bien que notre couple était dans une mauvaise passe mais tentais de ne pas envenimer les choses, de le rassurer, de l'aimer. Mais ça avait l'air de ne pas lui suffire : il me regardais tout le temps avec cet air torturé qui semblait être devenu sa seconde peau. Il ne pouvait pas m'adresser la parole sans malaise ou sans me crier dessus comme si tout était de ma faute. Normalement, un problème comme celui-ci n'aurait pas dû l'inconvenir.

Il aurait dû en rire ou, au pire, être simplement gêné en ma présence. on aurait fini par s'en amuser comme d'une simple anecdote ou une passade. Mais le malaise était plus profond et, vu qu'il ne m'en parlait pas, je ne savais pas en quoi il consistait et ça, ça me rendait malade!

Encore un soir de plus à attendre...Cela faisait deux jours entier qu'il n'était pas rentrer et en plus de l'énervement qui en découle, j'étais une boule d'angoisse dont l'effet serait une surprise totale. Quand enfin j'entendis la porte claquer, la colère me reprit. J'en avais vraiment marre. Il me prenais pour qui ? Je n'étais pas un jouet dont il pouvais disposer, aimer ou maltraiter quand bon lui semblait ! J'avais une volonté, une personnalité, un coeur ! Et je ne supportait pas qu'on le détruise à petit feu comme ça !

Quand il arriva dans le salon avec sa mine encore renfrognée et ternie par les soirées passées dehors je ne sais où, ce fut la goutte d'eau qui a fait débordé le vase. Je lui assena une claque dont il se souviendrait, je n'en doutait pas, toute sa vie. Je criais, je criais jusqu'à ce que mes poumons n'en puissent plus. Puis il répondit, d'une voix lasse mais en criant, comme si extérioriser tout ses problèmes par ses seules cordes vocales résoudraient tout.

- Bella tu m'énerve! J'en peux plus tu comprends?

- Non, je comprends pas. Explique moi, ne pars pas comme ça, comme un lâche en me laissant sans aucune explication !

- Je peux plus vivre avec toi. me dit-il, me choquant.

Mais...mais...que se passait-il ? J'étais sans voix. Pourquoi la situation m'échappait-elle comme ça ?

On se dispute tout le temps. on arrive jamais à parler sans se crier dessus, et on est plus jamais ensemble !

- Mais attends c'est pas de ma faute ça! Ça fait presque 1 mois qu'on fait plus l'amour, que je ne te voit plus et tu me crie tout le temps dessus , je sais même pas pourquoi !

- Bella...

- Non, je comprends pas...pourquoi tu m'explique pas ? Je ne suis pas assez importante dans ta vie ?

- C'est pas ça. J'ai changé. Et je ne pense pas que je puisse continuer à être en couple avec toi si c'est pour te faire encore plus souffrir plus tard.

- Mais pourquoi, merde ! Pourquoi tu veux qu'on se sépare ? Tu m'aimes plus ?

- ...Bella... tu es l'une des plus belles choses qu'il me soit arrivée mais je peux pas continuer. Je te souhaite tout le bonheur du monde et j'espère que tu me pardonneras. Un jour.

Sur ce, il partit. Il claqua la porte et me laissa seule, pantoise, avec des larmes que je n'arrivais plus à contenir. Je tombais sur les genoux. Je ne comprenais pas. D'un côté, y avait-il quelque chose à comprendre?

Je me levais et courut vers la fenêtre.

- Mais...pourquoi ? Pourquoi m'as-tu laissé t'aimer si c'était pour me laisser seule ensuite ? Criais-je, tremblais-je encore.

Il fit semblant de ne pas m'entendre et monta dans sa voiture. Car, oui, ce qu'il m'avait fait c'était comme m'enfoncer un poignard dans les côtes et me laisser défaillir sans jeter un regard en arrière.

Je n'avait plus rien. Mon cœur était en miette et mon âme aussi. Pourtant moi je l'aimais. J'auras pu avoir assez d'amour pour nous deux, non ? Je ne voulais plus réfléchir, juste dormir. je n'avais jamais compris ces filles qui se meurs d'amour pour un homme, mais là, j'avais l'impression d'être l'une d'entre elle. Quand on est laissé comme une vieille chaussette on se demande vraiment si la vie vaut d'être vécu pour finir abandonnée. Je ne me sentit pas partir dans les limbes d'un sommeil sans rêves, porté juste par le son des voitures sur la route en dessous de l'atelier.

...

Voilà. Il est parti. Ma vie est fichue. L'homme que j'aime est parti. Je ne sais plus quoi faire de ma vie et je pleure la joie passée.

Les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures n'est-ce pas ? C'était cours mais intenses xD ? Bon j'arrête *boude* Avouez...vous avez rien compris ? Pourquoi Jacob la quitte si il l'aime ? Souvent, on quitte les personnes par amour, justement, parce qu'on a pas envie de le faire du mal ou plutôt...encore plus de mal...je vous rappelle que ceci est une fiction humour (ben oui, jsuis une marrante moi !...Non ? .) et qui dit humour, dit pas de cadavre dans le placard en dessous des escalier ou dans le grenier...quoi que ca peut être fun! Si quelqu'un cache le cadavre d'une grand-mère dans son grenier qu'il m'appelle que j'en fasse une fic! Cette fiction est aussi une all human donc pas de super transformation en loup-garou...Bon passons !

J'espère que vous avez passé un bon moment et que vous serez partantes pour lire la suite :D

Le chapitre 3 arrivera la semaine prochaine ou dans deux semaines, selon comment j'avance ! A +

PS : il y a eu une apparition de 'l'homme inconnu' («Cullen» mais qui est-ce que ça peut être ? ^^), je sais pas si vous l'avez remarqué, mais en plus de pas être là, il sert clairement à rien xD et si vous voulez un teaser, suffit de demander ^^