Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! :D

On se retrouve aujourd'hui pour le 3ème chapitre de cette fiction, j'espère qu'il vous plaira ! :)

Avant de commencer, je vous souhaite de passer de bonnes vacances ) Vous partez où ? Moi je vais pendant deux semaines en vacances chez mes grands-parents en Allemagne :)

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre 3 : On dansait sous la lune.

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PDV Externe

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L'hiver commençait doucement à pointer le bout de son nez, et le givre couvrait les vitres des voitures et des maisons dès le matin. Il ne neigeait pas encore, mais le froid venait mordre les passants malgré les nombreuses couches de vêtements de ces derniers. Les arbres avaient définitivement perdu leurs feuilles, qui trainaient par terre et craquaient sous les pas des promeneurs.

À travers la fenêtre du salon, on pouvait admirer un ciel bleu sans nuages qui régnait au-dessus de Nantes. Bien au chaud dans sa maison, Mathieu attendait l'arrivé de son ami. Il avait invité Antoine, pour parler avec lui. Il en avait besoin, il devait se confier à quelqu'un.

Affalé sur le canapé, en jogging et en t-shirt, se présentant sous son plus beau jour, le petit châtain était égaré dans ses pensées. Les yeux perdu dans le vide, en train de fixer le mur du salon, il s'impatientait. Antoine était toujours en retard, c'était, et ça avait toujours était le cas. Mais mon dieu, qu'est-ce que ça pouvait le faire chier !

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PDV Mathieu

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Ça faisait plus d'une semaine que j'avais brièvement aperçu Aidan. Depuis, elle hantait à nouveau mon esprit, elle dont je m'étais efforcé d'oublier les souvenirs. Tous les moments que j'avais passé avec elle, les bons comme les mauvais, m'assaillaient de toutes parts à chaque instant. Je n'en dormais plus la nuit, j'étais noyé par le remord et la culpabilité, et je ne savais d'ailleurs pas comment j'arrivais encore à rester vivant avec tout le poids de mes erreurs qui m'étouffait.

Je soupirais et passais une main sur mon visage. Merde ! Pourquoi je n'arrivais plus à l'oublier ?! Comment avais-je fait, la première fois ?!

La sonnette de la porte d'entrée retentit, et je me levais avec paresse pour me diriger nonchalamment en dehors du salon avant d'aller ouvrir à Antoine. Il était là, devant moi comme un con en train de s'excuser, comme d'habitude, pour son retard. Je ne l'écoutais pas de toute façon, je fis demi-tour en le laissant planté sur le seuil de la porte pour aller me rassoir dans mon canapé. Mon ami me suivit évidement au bout de plusieurs secondes, et s'installa dans le fauteuil en face de moi après avoir fermé la porte.

« T'en as une sale gueule. Tu as mal dormis ?» demanda-t-il au bout de plusieurs secondes.

Je pris ma tête entre mes mains et me massais les tempes.

« Bonne déduction, Sherlock.

-Pourquoi ? Tu as trop bu ? »

Il était courant que j'ai du mal à dormir, ou mal à la tête lors d'un lendemain de cuite, et évidemment, ça arrivait assez fréquemment. Peut-être même trop.

Je soufflais. Je ne savais pas comment exprimer ce que j'étais en train de ressentir, et je ne me sentais pas prêt psychologiquement à me confier à Antoine.

« Mathieu ? Tu te sens mal ?

-Non, ça va.

-Alors qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

Je levais le regard vers lui, et mes yeux bleus rencontrèrent le brun des siens. Il pouvait tout y lire, tout y deviner, c'était mon meilleur ami. Il savait, Antoine savait que j'étais tiraillé par la honte et le mal être.

« Je l'ai vu. » avais-je murmuré après avoir pris une grande inspiration.

« Qui ? » demanda mon ami.

Évidemment, malgré notre proximité, il n'était pas devin.

« Aidan. »

J'avais lâché ça comme une bombe, et Antoine, la bouche ouverte et les yeux écarquillés, ne savait pas quoi me dire. En même temps, que pouvait-il bien me dire ? C'était de ma faute, si j'étais dans cette situation. Il en avait conscience, et je savais qu'il me le reprochait. Il faut dire, tout aurait pu être différent, les choses auraient pu se passer autrement.

Je ne pouvais m'en vouloir qu'à moi-même, pourtant, le jour où elle et moi nous étions rencontré pour la première fois ne pouvait pas s'effacer, et nous étions destiné à nous revoir. C'était évident. Si seulement j'avais pu me retenir de lui faire la cour, peut être que je ne me serais jamais autant attaché à elle.

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~ Flashback ~

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PDV Externe

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Mathieu et Aidan s'étaient revus, deux jours après s'être rencontré. Après ça, ils avaient passé beaucoup de temps ensemble, et s'étaient attaché l'un à l'autre, plus qu'eux même ne pouvaient le penser. Ils étaient devenus très proche et faisaient souvent des sorties avec Antoine et Anna. Ces sorties entre amis étaient innocentes, même s'il y avait toujours un jeu constant de séduction entre Mathieu et Aidan aussi bien dans un sens que dans l'autre.

Ce jour-là, les deux jeunes adultes et leurs amis avaient été invité au mariage d'une amie commune. La cérémonie s'était bien passée, et les deux mariés s'étaient juré fidélité devant dieu, comme dans tous les contes de fée. Mais pour eux, impossible de savoir si oui ou non, ils allaient vivre heureux et avoir beaucoup d'enfants.

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PDV Mathieu

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La cérémonie et tout le tralala s'était passé normalement pour le plus grand bonheur de mon amie, et comme dans tous les mariages je m'étais fait chier comme un rat mort. Je n'aimais pas ça, l'idée de devoir faire les invitations, penser au buffet, devoir payer une église un an à l'avance tout ça pour une journée, ça me paraissait stupide et futile. De plus, je ne croyais pas en dieu. Pour moi, les religions étaient juste créatrices de guerre. Mais bon, je respectais les croyances des gens qui avaient besoin de croire en quelque chose. Après tout, qui étais-je pour juger, ou prétendre détenir la vérité ?

J'étais debout, adossé contre le mur du fond avec Antoine. Nous étions arrivés dernier, et pour cause il n'y avait plus de banc libre. Ça m'importait peu au fond, et je n'étais pas assez proche des mariés pour sentir le besoin d'être dans les premières tribunes, juste devant eux. Et puis, je voyais très bien ce qu'il se passait tout devant depuis tout derrière.

Anna et Aidan elles, avaient réussi à trouver des places dans les bancs au fond de l'église, près de ce qui me semblait être la grand-mère de la marié. Cette vielle femme, de son âge avancé, jetais des coups d'œil désapprobateurs sur les bras et les épaules tatoués d'Aidan. Ça ne semblait pas déranger cette dernière, après tout, le regard des gens ne l'avait jamais dérangé ou empêché de faire quoi que ce soit.

Je soupirais et regardais ma montre. Ça faisait déjà plus d'une heure que nous étions coincé ici, à attendre que le prêtre arrête de parler et que les mariés échangent leurs vœux.

« Quelle heure ? » me demanda Antoine, en chuchotant.

« 16h00. J'espère que ça finit vite, j'en ai marre. »

Nous étions en été, il faisait chaud, et j'étais d'ailleurs étonné qu'aucunes personnes âgées, au nombre phénoménales qu'elles étaient, n'aient encore fait de malaise. Il faut dire, il n'y avait pas d'eau, et malgré le fait qu'il fasse plus frais dans l'église qu'à l'extérieur, la chaleur restait dur à supporter.

J'avais fait un effort de présentation, tout comme mon ami, et avait mis un costard. J'avais chaud, je transpirais et puais comme un porc dans cet habit, mais au moins j'étais bien habillé. Je m'étais également coiffé convenablement, ou du moins mieux qu'Antoine, qui avait misérablement abandonné.

Aidan avait une robe blanche en dentelle légèrement moulante, qui s'arrêtait à mi-cuisse, avec des manches courtes, laissant paraître ses bras tatoué et un col s'arrêtant au ras de son coup. C'était simple et élégant, bien plus que la robe de la marié. De toute manière, Aidan était bien plus belle et lui volait la vedette. Du moins à mes yeux, c'était le cas.

Anna de son côté avait une robe bleue ciel, et même si elle était ravissante, je devais bien l'avouer : je n'avais d'yeux que pour la belle jeune femme aux cheveux noirs comme le jais.

La cérémonie toucha enfin à sa fin. Sans attendre mes amis, je me précipitais hors de l'église pour respirer l'air pur. Ça faisait du bien, de sortir de là. Et puis, maintenant il y allait avoir le moment que tout le monde attendait : le buffet !

Nous nous rendîmes à la salle des fêtes du village, où nous pûmes enfin nous amuser convenablement. Les témoins des mariés firent un discours, et tous les invités se servirent au buffet, que ce soit en alcool ou en nourriture.

Moi, je restais debout avec Antoine, Anna et Aidan. On discutait de tout et de rien, sans voir le temps passer. L'ambiance était bonne enfant.

La soirée dura longtemps, et vers 23h00, le DJ passa des slows, et ce fut les jeunes mariés qui ouvrirent la danse. Bientôt, tous les couples étaient sur la piste, en train de danser. Par envie, sûrement, ou alors souhaitaient-ils montrer leur amour à toutes les personnes présentent.

Moi, je n'aimais pas danser et je n'étais pas très doué pour ça. De plus, le fait qu'il y ait trop de monde me déstabilisait et me mettait très mal à l'aise. C'est pour cela que je restais en retrait, avec une flûte de champagne à la main dans un coin de la pièce. Autour de moi, tout le monde dansait. Même Antoine et Anna, qui rigolaient comme des enfants. De la salsa, des valses, il y avait de tout !

Il n'y avait que très peu d'hommes et de femmes qui, comme moi, ne se trémoussaient pas sur la piste de dance, parce qu'ils n'avaient personne avec qui danser, ou tout simplement parce qu'ils n'aimaient pas ça.

Très vite, les invités dansèrent sur un autre slow. Alors que j'observais le monde autour de moi, une main se posa doucement sur mon épaule, accompagnée d'un doux parfum que je connaissais par cœur. Je tournais la tête, tout sourire, pour me retrouver face à Aidan. Elle me rendit mon sourire, et glissa doucement sa main de mon épaule, pour saisir la mienne. Elle entrelaça nos doigts, et me tira avec elle lentement vers la piste.

« M'accorderais-tu cette danse, bel homme ? » me demanda-t-elle avec un sourire joueur.

Je secouais presque immédiatement la tête, répondant négativement à la question, paniqué à l'idée de devoir bouger mon corps face à cette foule. Mais mon amie ne prit pas ma décision en compte, et m'attira contre elle.

« Laisse toi faire et détend toi, tout va bien se passer. » me murmura-t-elle à l'oreille.

J'obéissais et me laissais aller contre son corps, passant mes bras autours de sa taille pour la rapprocher de moi, en une étreinte rassurante. Ses mains se baladèrent dans mon dos, ma nuque, et jouaient doucement avec mes cheveux. C'était elle qui menait la danse, et je la laissais me guider. Mes yeux se fermèrent instinctivement, et je laissais ma tête reposer au creux de son coup, respirant ce parfum qui me faisait tourner la tête. C'était une danse lente, délicate, et j'en savourais chaque secondes. Aidan m'avais fait oublier les gens autour de nous, et je ne pouvais pas me sentir mieux ailleurs que dans ses bras. Nous dansions sans nous arrêter, devant tout ces gens, on dansait sous la lune.

La musique se finit trop vite à mon goût, mais je restais malgré tout collé à Aidan plusieurs secondes après quelle se soit arrêté. Elle et moi, immobile au milieu de la pièce, sans se soucier des autres. C'était magique. Je me séparais malgré tout doucement d'elle au bout de quelques instants pour ensuite la regarder dans les yeux. Ses beaux yeux bruns noisette. Si l'on m'avait dit qu'il existait, quelque part sur terre, des yeux plus beaux que ceux de cette femme, je ne l'aurais pas cru. Aujourd'hui encore, je ne pourrais pas le croire. Mon amie me sourit, et se détacha doucement de moi.

« Tu danses bien, pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude. »

Elle mentait, c'était évident, mais ce mensonge m'allait droit au cœur. Je lâchais un petit rire nerveux, et lui bégayais quelques remerciements.

« Mathieu, Aidan, on y va ? »

Je tournais la tête vers Anna, qui nous regardait avec un sourire amusé. Je hochais rapidement la tête, et reprenais par la même occasion mes esprits que j'avais perdu lors du slow que j'avais dansé.

Les invités étaient déjà presque tous partie, et il commençait à se faire tard. Je me dirigeais avec mes amis vers la voiture d'Antoine.

« C'est toi qui conduit. » me dit-il en me lançant les clés de sa caisse.

Je les attrapais au vol, et montais à l'avant. Je n'avais bu qu'une flûte de champagne, contrairement aux autres, il était donc normale que je conduise. Une fois que tout le monde fut monté, je démarrais et quittais le petit village où nous nous trouvions pour regagner notre foyer respectif, ou dans ce cas, la maison d'Antoine.

C'était une des premières fois que je dansais avec quelqu'un, lors d'une fête. Habituellement, ça m'aurait déplu, mais avec Aidan tout était différent. Je me sentais si bien avec elle, j'avais l'impression que tout était possible, que rien ne pouvait m'arrêter. Je me sentais plus fort près d'elle, et s'il le fallait, j'aurais dansé toute les danses de la terre rien que pour lui faire plaisir.

Antoine avait eu raison de me la présenter, et j'avais eu tort de réagir si mal à cette proposition. Mon ami avait eu raison, cette fille ne me laissait pas de marbre, et je devenais doucement fou d'elle.

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~ Fin flashback~

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PDV Mathieu

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Oui, peut-être qu'au fond je ne pouvais m'en vouloir qu'à moi-même. J'étais allé lui parler, et après ça, je l'avais dragué et étais tombé sous son charme. Évidemment, je me cherchais des excuses. Avoir rencontré Aidan n'excusait en aucun cas ce que je lui avais fait par la suite.

Je soupirais et pris ma tête entre mes mains. Ça faisait depuis que je l'avais revu que des souvenirs comme celui-ci venaient me hanter. C'était la pire des choses qu'il pouvait m'arriver, pire que n'importe quelle torture au monde.

Antoine soupira lui aussi, et leva la tête vers moi. Il me regarda intensément, avec sévérité et peut-être même une pointe de colère et d'agacement. J'avais peur de son jugement, peur de ce qu'il pensait, et peur de ce qu'il allait me dire.

« Tu m'as appelé et invité juste pour me dire ça ? »

Je le regardais, ne sachant pas quoi répondre. Si je l'avais invité, c'était dans le but de me confier, de lui demander son aide. Même s'il ne me serait certainement pas d'une grande aide. Je hochais rapidement la tête.

« Comment tu voulais que je réagisse ? Mathieu, on savait tous que ça arriverait un jour, que vous finiriez par vous recroiser ! »

Il avait raison, mais grâce à je ne sais quel moyen, j'avais réussi à me convaincre du contraire. J'avais voulu me mentir, faire de mon mieux pour l'oublier, et m'étais persuadé que jamais plus je ne la reverrais, comme pour mieux l'effacer de ma mémoire. C'était idiot de ma part.

« Je sais, mais depuis que je l'ai revu, je n'arrive plus à l'oublier. »

Antoine serra les dents et les poings, comme pour contenir sa colère. Il inspira lentement pour se calmer, et passa ses mains sur son visage, exaspéré par mon comportement.

« Tu ne peux t'en vouloir qu'à toi-même. C'est de te faute, tu le sais ! Merde, Mathieu ! Qu'est-ce que tu veux que je dise ?!

- Je ne sais pas, je penserais que tu me comprendrais ! »

Le ton montait dangereusement entre nous, et nos échanges se faisaient de plus en plus violents. J'essayais de défendre mes actes du mieux que je pouvais, sachant pourtant pertinemment que j'étais en tort. Mais ma fierté m'interdisait de me laisser faire.

« Te comprendre ?! Comment veux-tu que je te comprenne ?! Je respecte tous les choix que tu fais, Mathieu, même quand je suis en désaccord ! Et c'est tout ce que je peux faire pour t'aider ! Reconnais tes erreurs, Mathieu, c'est de ta faute, ce qui est arrivé ! Je te l'ai dit, et tu m'as assuré que tu avais fait le bon choix ! Alors ne viens surtout pas te plaindre auprès de moi qu'après voir revu Aidan, tu n'arrives plus à l'oublier !

-Ma faute ?! Non, c'était tout sauf ma faute !

-Pardon ?! Et c'était la faute à qui, alors ?!

-Je ne sais pas ! Mais putain Antoine, t'aurais fait quoi à ma place ?!

-Je ne suis sûr de rien, mais jamais, au grand jamais je n'aurais fait ce que toi tu as fait. »

Mon ami m'avait craché cette dernière phrase à la gueule comme le serpent crache son venin sur sa proie, et je devais bien avouer que ça m'avait chamboulé. Antoine avait raison, j'étais un monstre. Mon ami souffla et croisa les bras en s'enfonçant un peu plus dans le fauteuil dans lequel il se trouvait. Moi, je retournais le regard et essuyais discrètement mes yeux humides.

« Je sais que ce n'est pas simple pour toi, Mathieu. Mais ça l'est encore moins pour Aidan, alors s'il te plait, oublie là. Après ce que tu lui as fait, il vaut mieux pour elle qu'elle t'oublie. »

Il s'était radoucit, je savais qu'il ne voulait pas me faire de peine ou quoi que ce soit. Moi, je me contentais d'hocher la tête docilement. Il avait raison, pour le bien d'Aidan, et si je l'aimais vraiment, il fallait que je l'oubli.

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Voilà, c'était le chapitre trois, j'espère qu'il vous a plu ! :3

N'hésitez pas à me laisser une reviews !

En attendant rendez-vous le week-end prochain pour le chapitre quatre ! Passez une bonne semaine et un bon début de vacances ! :)

Amour et licorne *-*