Salut !
Une fois de plus je ne sais pas quoi dire ... 2 chapitres et 45 review, j'en reviens toujours pas ... x)
Dire que je suis contente est un euphémisme :')
Alors, à partir du prochain chap' : on va avoir, et oui vous l'aurez deviné : Du SS/LM ! Je change de rating au cas où pour passer au M.
Il n'y a rien de vraiment "détaillé" dans le 4ème chapitre, mais bon on ne sait jamais !
Petit passage sombre dans ce chapitre, et ce n'est que le début d'une longue série.
Je remercie les 40 followers, les 26 personnes qui m'ont mis dans leur favorites et comme d'habitude les anonymes à qui je n'ai pas pu répondre :
Vicky (tu as laissé une review sur le chap' 1 mais en fait je venais tout juste de poster le chapitre quand je l'ai reçu (u_u). Ta review au passage m'a vraiment fait plaisir :)
Proki, Kisis, little darkangel, Chachou (merci pour ta fidélité) et Cathy !
Voilà la suite ! Bonne lecture !
Chapitre 3 : La Magie de la Chose :
- Papa !
Ce cri poussé avec innocence retourna les tripes de notre professeur de potion national.
Père, lui ? C'était une blague …
Et le pire, c'était l'expression de l'enfant. Ces yeux pétillaient de joie de vivre mais surtout d'espoir. Ce même espoir qui lui était malheureusement destiné.
Une fugace image de Lilly traversa l'esprit de Snape. Malheureusement pour lui, il s'avérait que, autant Potter adolescent ressemblait comme deux gouttes d'eau à son paternelle, autant Potter enfant était le portrait craché de sa douce Lilly.
Cette pureté dans le regard sema le doute dans le cœur de Sévérus.
Le gamin était devant lui, assit sur le matelas de fortune, levant ses bras comme une invitation silencieuse, sa bouille d'ange accompagnée de ses yeux lumineux.
Sévérus, lui, s'était redressé sous la stupeur, et fixait le survivant comme si il allait lui pousser des cornes d'un moment à un autre.
Finalement l'enfant commença à baisser lentement les bras, le regarda avec hésitation, penchant la tête sur le côté en signe d'incompréhension :
- Papa ?
S'en fut trop pour Snape qui contre-attaqua :
- Je ne suis pas votre père Potter rentrez-vous cela dans le crâne !
- Papa !
- Non Potter je ne suis pas votre… papa !
Ce dernier mot lui écorcha la langue.
- Si t'es mon papa !
Les deux étaient aussi têtu l'un que l'autre, ça, c'était sûr.
- Non je ne suis pas votre papa !
- Pourquoi ?
- Parce-que … parce-que c'est comme ça je ne suis pas votre papa !
- Si !
- Non !
- Si
- NON !
- OUIN !
Et c'est ainsi que notre démon miniature éclata en sanglot, éclatant au passage quelques vitres de par sa colère, éclatant aussi les tympans de ce très cher Snape de par la force de sa voix.
Snape qui ne pouvait plus supporter les cris de ce gamin infernal, qui, malgré les Silencio qu'il tentait de lui lancer, hurlait toujours plus fort.
En désespoir de cause, Sévérus hurla par-dessus les cris :
- Ça va c'est bon je suis votre père Potter arrêtez de pleurer !
- Ok !
C'était partit aussi vite que c'était arrivé et Snape se rendit compte qu'il venait de se faire rouler dans la bouse de licorne par ce morveux.
Mais alors qu'il allait hausser la voix pour engueuler son désormais morveux, Harry le regarda, ses yeux encore légèrement larmoyants, la lèvre tremblant légèrement avant de finalement abattre son atout fatale, le très sonore :
- Snif …
Sévérus soupira de désespoir.
- Arrêtez de pleurer Potter et venez près de moi que je regarde si vous êtes blessé.
- Oui Papa !
Un désagréable frisson parcourue la colonne vertébrale de l'Homme de Droiture qu'était Sévérus Snape.
Papa.
Non décemment il ne pourrait pas si habituer.
En dernières représailles il osa tout de même demander :
- Pourquoi m'avez-vous appelé papa Potter ?
- Parce-que on a les même sseveux !
- Ah …
Effectivement aussi con soit-il, l'argument valait son pesant d'or. Des vapeurs de fumées pour l'un, deux mois sans prendre un bain pour l'autre.
Leurs cheveux étaient aussi graisseux que … que …qu'un pot de Nutella laissé à l'abandon en plein soleil sur la banquette arrière d'une voiture en plein été. (Oh putain la polémique que je viens de relancer …).
C'est donc un Potter aux anges qui se fit soigner par son désormais auto proclamé Papa.
Sévérus le plaça d'autorité sur ses genoux, lui enleva son tee-shirt, et regarda les marques sur le corps de son fils. Il avait, certes, des blessures récentes qui étaient sans aucun doute signées par le Doloris, mais il avait également des cicatrices dans le dos, qui, elles, dataient de beaucoup plus longtemps.
Sévérus fronça les sourcils. Qui avaient bien pu lui infliger ça ? Pas qu'il s'en souciait vraiment, ça l'intriguait c'est tout.
- Potter …
- Pourquoi vous m'appelez tous Potter ?
- Parce-que c'est votre nom.
- Non, je m'appelle Harry.
- Oui Harry Potter.
- Non Harry tout court.
- Non Harry Potter. Potter est votre nom de famille.
- Mon quoi ? C'est quoi un nom de famille ? ça sert à quoi ? Tu t'appelles Papa Potter alors ? L'autre truc pas beau aussi il a un nom de famille ? C'est quoi ?
Oh la douce période des pourquoi … Snape se rappela brutalement pourquoi il n'avait jamais souhaité avoir d'enfant.
- Laissez tombez … Harry.
Sévérus cracha presque le prénom. Plutôt appeler Potter, Harry, que de se faire appeler Papa Potter.
- Donc, je vous demandais, Harry, savez-vous d'où viennes les marques dans votre dos ?
- C'est l'autre truc pas beau qui me les a faites !
- L'autre truc pas beau ?
- Oui, l'autre truc pas beau.
- Comment il est ? Tu peux me le décrire ?
- Moche …
Sévérus réfléchit, et en vint à la conclusion que, depuis qu'il était comme ça, Harry n'avait vu que deux personnes : Lui et … le Lord.
Donc le truc pas beau, c'était le Lord. Il se demandait si …
- Pourquoi t'a-t-il fait mal ?
- Parce-que ze lui ai dit qu'il était moche !
Sévérus se cogna le front du plat de sa main. Ah ! M'étonne que le gamin ce soit mangé un Doloris.
Mais ça n'expliquait pas tout. Le Lord lui avait assuré qu'il avait lancé un sort de torture sans baguette et les autres mangemorts qui l'ont torturé lui ont également lancés des Doloris. Hors, les longues cicatrices un peu plus claires qui parsemaient le dos du survivant, semblaient avoir été faites par … des moldus ?
- Personne ne t'a blessé avant ?
- Avant ? Avant quoi ?
Question stupide, le gamin avait perdu sa mémoire en même temps que son apparence.
Ou pas …
Peut-être qu'Harry avait inconsciemment, pour je ne sais quelle raison, enterré son passé au fond de son subconscient.
Souhaité redevenir un enfant.
Sévérus attrapa Harry par les épaules et verrouilla son regard au sien, murmurant cette dernière phrase :
- Ne te débat pas …
Et c'est là que les problèmes commencèrent sérieusement.
Il plongea dans l'esprit d'Harry et remarqua tout de suite qu'il y avait un petit problème d'ordre architectural.
Il se retrouvait debout sur un immense miroir faisant office de sol, et tout autour de lui, c'était blanc.
Très blanc.
Trop blanc.
Si Snape n'était pas Snape, il y a longtemps qu'il aurait lui-même hurlé. Ça appelait à la folie. Et, bon, on ne peut pas dire que Sévérus ait visité beaucoup d'esprit d'enfant en bas âge, mais à priori, ça ne ressemblait pas à ça.
Alors qu'il allait avancer d'un pas assuré, ses longues robes Voldemoriennes commençant sérieusement à le faire chier, l'absence d'un quelconque vent les rendant trois fois plus lourdes, dans cette espace vide de vie, vide de sens, vide de couleur, vide de … de … bref vide quoi.
Une fumée noire apparue au loin, ou au près, va savoir, avec cette couleur, toute perspective d'espace était annihilée.
Elle se déposa délicatement au sol, et c'est là que Sévérus vit Harry, le gamin de cinq ans, apparaître. La fumée se releva lentement avant de foncer vers le miroir, le traversant avec brutalité, sans le briser néanmoins.
Harry était assis par terre, et petit à petit, la couleur revint progressivement peindre l'espace. Des couleurs plutôt chaudes, agrémentées de dessins grossiers, digne d'un enfant, des jouets parsemant le sol, et au plafond, un immense train représentant le Poudlard Express, anormalement lumineux, se baladait au gré de ses envies, éclairant la pièce.
Même si aux premiers abords, tout semblait invité au bonheur, et à l'innocence de l'enfance, Sévérus n'était pas dupe. Avant qu'il n'arrive, cet espace était digne d'un asile. De plus, tous les objets de la pièce étaient disposés de façon à lui faire croire que tout allait bien. Tout était trop parfait.
Il risqua un coup d'œil vers le gamin qui commençait à jouer avec une peluche à proximité, peluche qui ressemblait étrangement à Hedwige.
Il semblait insouciant et n'avait même pas remarqué sa présence.
- Harry …
Ledit Harry releva brutalement la tête et regarda l'intrus. Il fronça les sourcils. Ce monsieur lui disait quelque chose... Ah ! Oui ! C'était son …
- Papa !
Au moins le gamin le reconnaissait, c'était déjà ça.
- Tu veux venir jouer avec moi ?
- Euh … non Harry je ne suis pas venu pour ça, je …
Et c'est là que Sévérus vit l'horreur.
Pour ne pas céder à l'enfant, Snape s'était mit à regarder le sol, évitant par la suite les yeux de Lilly, mais découvrant sous le miroir un tout autre monde.
Comment avait-il fait pour ne pas le remarquer ?
Sous le miroir, il sembla distinguer de l'eau, sauf qu'elle était rouge. Si le miroir était le sol de l'univers du Potter enfant, ce même miroir était le plafond de l'autre monde. L'eau ne semblait pas atteindre ce plafond. Sévérus plissa les yeux, tentant de savoir ce qui pourrait bien habiter ce lac.
Tout à coup, il vit le visage du Potter adolescent remonter à la surface. Sévérus s'immobilisa.
Il n'aurait pas dû.
L'expression neutre, voir même morte de Potter, passa en une seconde à un sourire sadique et des yeux illuminés par la folie.
Sa main passa sans problème à travers la surface transparente et attrapa la cheville de Snape, le tirant lentement dans son monde.
Par peur, mais aussi par instinct de survie, et parce-que le maître des potions devinait allègrement que Potter ne l'avait pas attrapé ainsi pour lui proposer un bonbon au citron, Sévérus dégaina sa baguette et pointa l'adolescent.
Il était dans cette substance jusqu'aux genoux.
Harry arrêta de tirer son professeur, le doute et l'incompréhension se peignant sur son visage.
Sévérus ragea. Ne me dites pas qu'il ne se souvient même pas de ce que peux faire une baguette par Merlin ?!
Snape, dans le doute, ne lui laissa pas le temps de réagir et profita de la garde baissée du survivant pour le repousser d'un sort bref.
L'adolescent coula. Ne laissant que son sourire fou en dernière image.
Une fois libéré, Snape remonta tant bien que mal à la surface et regarda le miroir s'effacer progressivement pour faire place à une moquette violette.
C'était quoi ça ?
Sévérus fixa alors l'enfant de cinq ans. Ce dernier était accroupit par terre, serrant sa peluche dans ses bras de manière convulsive avant d'éclater en sanglot, puis de hurler. Tout commençait à se fissurer et Sévérus quitta l'esprit de l'enfant en urgence.
Quand il rouvrit les yeux, son regard se posa immédiatement sur son fils.
Harry le regardait bizarrement.
- Pourquoi je ne dois pas me débattre ?
Sévérus fronça les sourcils.
Ils avaient failli le tuer. Autant l'adolescent en le noyant, que le gamin en l'enterrant vivant.
Et là, il le regardait en lui demandant ça ? Il avait encore tout oublié ?
Bizarre.
- Pour rien. Je vais te jeter des sorts qui vont te soigner, d'accord ? Après je vais te donner des potions pour que tu guérisses plus rapidement.
- D'accord Papa !
Snape ne voyait qu'une seule solution :
Potter était schizophrène.
Il y a deux minutes il voulait le tuer et là il le regardait, toujours avec cet espoir écœurant, lui faisant les yeux doux ?
Le Lord allait adorer ça. Potter semblait bien plus sombre que ce que tout le monde imaginait.
Un monstre dans un corps d'enfant. Sévérus se promit de se pencher au plus vite sur un moyen de rendre son apparence à Harry.
Si jamais la… chose qu'il avait vu dans ce lac rouge prenait le contrôle de l'enfant… il n'imaginait même pas le carnage.
La question était : Qui a bien pu blesser Potter à la façon moldu ? Pourquoi était-il comme ça maintenant ? Qu'est-ce qui l'a poussé à devenir comme ça ?
Cet amas d'innocence et de folie dans un si petit corps …
Ce n'était en rien normal. De toute façon, quand quelque chose sera normal avec l'Elu, rien que ce fait prouvera que ce n'est pas normal.
Sévérus soigna comme il le put l'enfant avant de l'allonger sur le matelas. Harry s'endormit assez rapidement, la potion de Sommeil Sans Rêve n'étant pas étrangère à ce fait.
Au niveau de ses réserves de magies : que le Lord se rassure, Potter récupérait vite.
Sévérus referma la porte de la cellule de son, oh misère, fils.
Il parcourut les cachots, approcha des marches et … oh non mais que fait-il ?! Il retire sa cape ! Non … Méchant !
Bon ben on va improviser.
Sévérus Snape retira sa cape Voldemorienne (pourquoi ?) sa prestance et son agilité soudainement retrouvé, le vent n'ayant plus d'emprise sur lui, n'arrivant même pas à faire bouger un seul de ces cheveux gras comme de la pâte à tartiner, et grimpa une à une les marches menant à la civilisation, (quoique entre un gamin schizophrène et une face de serpent machiavélique…) Snape hésita un instant à faire demi-tour… et il fit demi-tour.
Se postant devant la cellule du survivant, il l'ouvrit et déposa d'un informulé sa cape sur le corps de l'enfant, l'empêchant de grelotter de froid, et s'empêchant par la même occasion de se casser la gueule dans les escaliers.
Snape, ou comment joindre l'utile à l'agréable … hum… bref.
Il remonta rapidement les marches et se dirigea vers les appartements du Lord.
Il avait passé plus d'une heure et demi en bas, le Lord allait s'impatienter.
&-Lacrimosa Van Ray-&
Lord Voldemort tenait de ses longs doigts fins un verre de Whisky Pur Feu.
Il en bu une gorgée avec grâce et élégance, si on occultait le fait qu'un truc pas beau, ne pouvait, en toute logique, ne faire preuve, ni de grâce, ni d'élégance.
C'est à ce moment-là que Sévérus entra dans les appartements du Lord.
Lord qui plissa les yeux de colère.
- Sévérus …
Oups. Ce ton ne valait rien qui vaille. Quoi ? Il avait bien fait son travail pourtant.
- Où est-elle ?
Mais de quoi voulez-t-il parler ? Où était-elle quoi ?
- De quoi parlez-vous Monseigneur ?
- Ne joue pas les malins avec moi ! C'était un pacte entre nous. C'était une promesse, un serment inviolable ! J'en ai pris soin, moi. Où est-elle ?
Ah, il commençait à comprendre.
- Elle est entre de bonne main.
- Non ! Si elle n'est pas entre les tiennes, elle n'est pas entre de bonne main ! Tu as voulu l'essayé, maintenant tu en es responsable !
- J'ai essayé Maître, mais …
- Mais ?
- Mais votre cape était trop lourde !
- Endoloris !
Arg. Il aurait su il aurait réfléchit à deux fois avant d'échanger sa cape avec son maître …
Quand une grimace de douleur apparue sur le visage de Snape, Voldemort esquissa un sourire sadique avant de lever le sort.
- Ne me provoque plus.
- Bien maître.
- Outre ce fait, j'attends ton rapport.
- Oui maître.
Et Sévérus abaissa ses barrières mentales, laissant le soin au Mage Noir de regarder son souvenir concernant Potter.
Sévérus s'attendant à voir un sourire mauvais sur le visage du Lord, parut surpris quand celui-ci afficha une mine soucieuse.
- Un problème my Lord ?
- Il va la tâcher.
- Hum ?
- Ma cape …
Sévérus Snape perdu le peu de superbe qu'il venait de retrouver.
Voilà ! Donc Harry a-t'il réellement tout oublier ? Le doute s'installe ...
Le nom du prochain chapitre est : La Magie Maternelle ! Titre plus qu'explicite vous en conviendrez !
Le prochain chapitre fait à l'heure actuelle plus de 3200 mots, c'est 1000 de plus que celui-ci et il n'est pas près d'être finit x)
Petit sondage parce-qu'on me pose des questions sur Draco, c'est vrai qu'il faut bien que je le foute quelque part mais j'en fait quoi ? Souffrance ou amitié ? Draco a toujours été tout seul, avoir un petit frère ça devrait lui faire plaisir ! Après on parle de Malfoy, l'arrogant Draco Malfoy donc je suis partagé ... J'espère que vous m'aiderez à trancher !
La suite arrivera avant la fin de la semaine ! Si ce n'est pas le cas, comme le disait Ange Lapuce, je vous autorise à m'Avada-Kedavra-riser par MP ! A la prochaine et lâchez des review ! ;)
