Hey tout le monde! me voilà de retour pour mon chapitre 3, je vous remercie de suivre cette petite fic, je vous avoue que je m'éclate à l'écrire! J'espère que ce chapitre vous plaira, c'est le moment clé de l'histoire, le "déclic". Je vous souhaite comme toujours, une agréable lecture!
CHAPITRE 3 : RECRUTEMENT
Casey déambulait sur les buildings, pensif. Que devait-il faire, à présent ? Cette fille...lui avait donné une sacrée raclée, la douleur à son estomac qui le faisait grimacer à chaque saut en témoignait.
-Casey ! L'interpella une voix grave qu'il ne connaissait que trop bien.
Une forme de presque deux mètres de haut atterrit face à lui dans un grondement sourd.
-Tiens, te voilà, toi ! Remarqua le jeune homme.
Pour toute réponse, Raphael émit un grognement. Il semblait soucieux, son visage était plus renfrogné que d'habitude...
-Oh, toi, tu t'es encore engueulé avec Léo ! Devina immédiatement le justicier, un rictus ironique derrière son masque.
Le mutant lui répondit par un « la ferme » indifférent.
-Ouais, j'm'en doutais, souris Casey.
Raphael posa les yeux sur la main bandée de son ami, qu'il tenait fermement sur son ventre, avant d'émettre un sourire goguenard.
-Oh, le pauvre petit bébé à mal au ventre ?
-Ferme-la, abruti, j'me suis pris un coup dans l'estomac...
La tortue au bandeau rouge examina d'un œil inquiet le corps blessé de son meilleur ami. Il partait vraiment en lambeaux, et les Dragons Pourpres se montraient de plus en plus impitoyables.
-Je te le dis pour la dernière fois : arrête tes conneries. Non, mais regarde dans quel état tu es !
Le débardeur rouge de Casey était immaculé de son propre sang, ayant pris un coup de couteau, il y a quelques jours de cela, laissant ainsi une déchirure au niveau de son vêtement, où l'on pouvait encore apercevoir le pansement souillé. Sa crosse avait tellement fracassé, brisé, écrasé, que le sang s'était incrusté dans le bois. Son masque était méchamment cabossé, éraflé et couvert de tâches brunâtres que laissaient le sang séché. Il ne pouvait plus continuer.
-Je sais ce que je fais. Répondit simplement le justicier.
À bout de nerfs, Raphael frappa l'arrière du crâne de son ami, excédé.
-Bordel, Casey ! Si tu continues à ce rythme, dans un mois, on te retrouve mort !
Le justicier serra les poings. Il devait l'admettre, Raphael avait raison.
-Laisse-moi encore deux mois. Si je m'en sors pas, alors j'arrêterai tout.
Raphael crispa son visage, perplexe.
-Quoi, t'es sérieux, là ?
-Ouais. T'as raison, je m'en prends plein la gueule depuis quelques temps. Si dans 8 semaines je ne constate aucune amélioration, alors j'abandonnerai mon masque de justicier.
Le mutant ne disait rien, il hocha juste la tête dans un signe approbateur.
Au repaire, Raphael et Casey se livraient à un entraînement musclé dans le salon, sous l'œil inquiet du leader et de Donatello
-Pourquoi autant d'agressivités ? S'étonna Donnie. Un combat réussi ne doit pas forcément être violent...
-C'est bon, Don, ça nous calme, pesta Raphael tandis qu'il évitait de justesse la crosse qui s'abattait sur lui.
-On dirait plutôt que vous êtes à deux doigts de vous entre-tuer, intervint Léonardo avec évidence.
-En plus, ta crosse est encore couverte de sang, Casey, c'est répugnant ! Fit Donnie dans une grimace de dégoût.
-Ouais, ouais, du sang sur du bois, c'est pas forcément ce qu'il y a de plus facile à nettoyer...admis Casey, tandis qu'il esquivait le poing colossal de Raphael.
Michelangelo, accompagné par Splinter, déposa un journal sur la table basse, intriguant le petit monde. Casey et Raphael cessèrent leur entraînement pour y jeter un œil.
-Ils parlent de toi là-dedans, Casey...fit Michelangelo en fixant le justicier, à la fois effrayé et ébahi.
L'humain saisit l'article pour en lire le titre principal : « Un justicier sanglant ». Il soupira avant de commencer sa lecture à voix haute.
« Un mystérieux justicier de la nuit sillonne à travers notre ville pour la nettoyer des criminels. Un acte noble, certes, mais inquiétant. Les bandits sont retrouvés morts la plupart du temps, ou grièvement blessés. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Les opinions sont partagées. Ceci-dit, le justicier en question ne s'en est jamais pris aux innocents. La plupart pensent qu'il s'agirait de l'œuvre du « fanatique de l'autodéfense », dont on ne connaît ni l'identité, ni l'âge.
- Morts ? Répéta Léonardo, sidéré.
-Je te rappelle que je fais de mon mieux pour survivre, même si pour ça, je dois ôter certaines vies.
-Mais t'es malade ! Clama Raphael, on ne tue pas les gens bon sang ! Même si ce sont des salauds de première classe!
-Tu ne peux pas continuer comme ça, Casey, fit raisonnablement Michelangelo, un jour, tu vas vraiment avoir de gros soucis, comme des représailles ou même la prison si les flics te chopent !
Casey repensa à la jeune fille, dont il ne connaissait toujours pas le prénom. Plus il réfléchissait, plus il pensait que deux bras de plus ne seraient pas de trop...et si cela pouvait lui éviter des ennuis supplémentaires...
-Tu as deux solutions, poursuivit Donatello, soit tu te calmes, soit tu arrêtes.
Jones leva ses yeux bleus vers le génie, un sourire malin sur les lèvres.
-En fait, il y a une troisième solution.
Il quitta le repaire d'un pas assuré, abaissant son masque sur son visage égratigné, laissant les quatre ninjas et le vieux rat perplexes.
-De quoi est-ce qu'il voulait parler ? Demanda le benjamin en clignant ses yeux turquoise d'incompréhension.
-J'sais pas, va savoir ce qui se passe dans sa tête...maugréa Raphael.
En réalité, Raphael commençait à s'inquiéter pour la santé de son meilleur ami. Cela faisait des années qu'ils se connaissaient. Casey était du genre casse-cou, peut-être même pire que lui, et il en payait le prix. Combien de fois avait-il débarqué au repaire, frôlant l'hémorragie cérébrale ? Combien de balles Donatello lui avait-il retirées de son corps ? Il ne comptait même plus le nombre de points de sutures... Michelangelo avait raison, il ne pouvait plus continuer ainsi, il se ruinait la santé.
Casey se trouvait devant la porte numérotée 87, l'appartement où vivait la jeune fille. Il frappa deux coups avant que celle-ci apparaisse devant ses yeux, habillée d'un pyjama gris.
-Mais quelle heure il est ? Demanda Casey.
-Il est 2 h du mat' champion. Mais j't'en prie, entre, c'est pas comme si je me levais tôt pour travailler demain...
-Trop aimable...
Casey reconnaissait une agréable odeur d'herbes dans son salon faiblement éclairé.
-Tu bois du thé ? Demanda-t-il avec un sourire moqueur.
Pour lui, le thé était une boisson de chochotte, même si l'un de ses amis grandement musclé au bandeau bleu qu'il n'avait jamais essayé de provoquer là-dessus en consommait régulièrement.
-J'me fais des infusions, ça me détend. Je présume que tu n'es pas venu jusqu'ici pour parler tisane ? Fit la jeune femme en s'installant mollement sur le canapé.
-En fait, j'ai repensé à ta proposition.
Surprise, la jeune fille se redressa, attentive.
-J'aurais bien besoin d'un acolyte, je ne te le cache pas. Et puis, tu as l'air de plutôt bien te débrouiller.
Il ne laissa même pas le temps à l'adolescente de répondre, il releva son masque de hockey, sous le regard admirateur de Mélody, avant d'avancer sa main et de déclarer :
-Moi, c'est Casey. Casey Jones.
Encore sous le choc de la nouvelle, la jeune fille tendit également sa main afin de la serrer en guise d'accord.
-Moi c'est Mélody. Mélody Bloom.
-Ok, Mélody. Retrouve-moi demain soir à 22 h tapantes sur le toit, et on patrouille incognito, alors achètes-toi un masque et procures-toi des armes.
Mélody revint brusquement à la réalité.
-Quoi ? Moi aussi je vais devoir m'habiller comme un clown ?
-Eh ouais, mieux vaut rester discrets, il faut éviter d'avoir affaire à des représailles.
Soufflant, Mélody acquiesça, puis regarda le jeune homme quitter son appartement. Elle n'y croyait pas elle admirait ce type et voilà qu'elle allait faire équipe avec lui !
C'était une chance pour la jeune fille que Casey lui ait donné rendez-vous ce vendredi soir, car Mélody finissait son service à 14 h, elle avait donc l'après-midi de libre pour son shopping. Le meilleur shopping de sa vie. Elle commença tout d'abord par se rendre dans une boutique de déguisements, afin de se procurer un masque. Elle hésita longuement, jusqu'à ce que ses yeux se posent sur un masque blanc au visage inexpressif. C'était parfait. Deux ouvertures pour les yeux et un nez modelé dans le plastique, une bouche présente, mais fermée, sans sourire. Un peu plus loin, elle vit une bombe de peinture argentée, ce qui ravit d'autant plus la jeune femme, elle pourrait repeindre le visage artificiel. C'est comblée par ses achats qu'elle se dirigea dans une armurerie. Mais il était plus facile de choisir un masque plutôt qu'une arme... Poignards, Katanas, armes à feu...rien que Mélody pourrait utiliser...Elle se risqua tout de même à se renseigner auprès du gérant.
-Hum, excusez-moi, monsieur, je cherche une arme avec un bout contondant, qui pourrait gravement blesser quelqu'un, mais sans le tuer.
Le vendeur dévisagea la jeune fille avec frayeur. Elle n'avait pas vraiment choisi la bonne tournure de phrase...
-Un compte à régler, se justifia-t-elle.
Le gérant de l'armurerie haussa les sourcils, incrédule.
-Vous voulez certainement parler d'une matraque ou d'un gourdin...malheureusement, je ne vends aucune de ses choses ici. Après, rien ne vaut une bonne batte de baseball, si vous voulez mon avis.
Surprise, Mélody fit un sourire gêné.
-Euh, oui, bonne idée, je vais aller faire un tour dans un magasin de sport alors, merci beaucoup !
Elle quitta précipitamment la boutique, en se disant qu'elle avait eu chaud pour le coup... Ce mec était au moins aussi taré que Casey...
« Oui, une batte de baseball, ce serait pas mal...mais Casey en a déjà une ou deux, je ne voudrais pas le copier... » se dit-elle. « Oh et puis tant pis, allons tout de même faire un tour au magasin de sport. »
C'est donc déterminée qu'elle poussa la porte d'une boutique de sport. Il y avait vraiment de tout; des clubs de golf, des crosses de hockey, des raquettes de tennis...la plupart de ces ustensiles se trouvaient dans le sac de Casey, et Mélody en sourit. Mais ça y est, elle se trouvait devant l'arme parfaite une batte de baseball en acier, dont le manche était recouvert de lanières de cuir noir. Elle était splendide. Elle la saisit dans sa main. Elle n'était pas si lourde que ça, elle la trouvait même plutôt légère et maniable tandis qu'elle la faisait danser du bout de ses doigts. Mais il manquait quelque chose...la jeune fille se sentait assez vulnérable avec comme arme, une unique batte...Lorsqu'elle posa les yeux sur une deuxième batte, identique à la première, elle la saisit avec un sourire ravi.
« Parfait », se dit-elle.
Casey dégustait sa part de pizza en compagnie des tortues et de maître Splinter au repaire. Il appréhendait sa première ronde en compagnie de l'adolescente, mais il était également impatient de juger de ses capacités sur le terrain.
-Oh, s'il te plaît Donnie, ce serait trop cool ! Supplia Michelangelo.
-Il en est hors de question, Mikey ! Je ne construirais pas de robot pour l'entraînement ! Et s'il venait à disjoncter, tu y as pensé ?
-Mikey n'a peut-être pas tort, Don, intervint Léonardo, un robot pourrait nous permettre d'améliorer nos aptitudes physiques, tout en donnant le meilleur de nous-même ! Et si ça peut nous éviter de nous blesser les uns les autres pendant les entraînements...
-Cogner dans un tas de ferraille ? Bougonna Raphael, non, ça me dit rien. En plus, il va être bousillé en un rien de temps.
-Exactement ! S'exclama Donatello, vous croyez vraiment que je n'ai que ça à faire de réparer ce que vous réduisez en pièces ?
-Les enfants, coupa Splinter.
Les quatre tortues, ainsi que Casey, tournèrent la tête vers le vieux rat.
-Il n'y aura pas de robot ici, je vous l'interdis ! Comme Donatello l'a sagement précisé, il risquerait de devenir incontrôlable et de s'en prendre à vous, et ça, je ne peux le permettre !
-Très bien Sensei, bouda Michelangelo, pas de robot...
Raphael remarquait que son meilleur ami n'était pas dans son assiette. Il n'avait pas fini sa pizza et se contentait d'observer sa canette de soda au lieu de la boire. Il lui donna un coup de coude discret avant de froncer les sourcils, intrigué. Casey se contenta de hausser les épaules, bien décidé à ne pas se confier. Après que tout le monde ait fini son repas, il se leva de table et salua la petite famille avant de se diriger vers la sortie, rejoint par Raphael.
-J'peux savoir ce qu'il t'arrive ? Demanda-t-il de sa voix grave, les bras croisés.
-Rien, Raph, je suis juste un peu crevé, les patrouilles sont de plus en plus difficiles.
Le mutant au bandeau rouge observa Casey d'un œil inquiet.
-Hé, j'te rappelle quand même que nous aussi, on veille sur la ville, et que si tu veux moins en baver, tu peux très bien venir avec nous !
-Je te l'ai déjà dit, Raph, je n'ai pas les mêmes facultés que vous, je tiendrais pas dix minutes ! J'ai pas un putain de mutagène qui coule dans mes veines, moi !
Raphael renifla amusé.
-T'as raison, tu fais pas le poids, fit-il avec un sourire moqueur, allez, casse-toi.
Casey donna un coup de poing amical dans l'épaule imposante du mutant avant de quitter le repaire, le visage couvert par son masque.
Mélody se tenait sur le toit, le cœur battant. Elle était prête et impatiente. Elle s'était habillée d'un jogging et d'un débardeur gris, assortis à son masque et ses battes de baseball qu'elle tenait dans chaque main. Elle s'était également équipée de mitaines de cuir, afin de se protéger du frottement et avait attaché ses cheveux en une habituelle queue-de-cheval. Son visage était caché par un masque argenté, dissimulant son excitation et son inquiétude. Sa respiration se coupait tandis que Casey se rapprochait d'elle, agréablement surpris.
-Ah ouais, pas mal du tout ! Deux battes de baseball ? Tu vas pouvoir gérer ?
-On verra ça, répondit la jeune fille derrière son masque d'argent, qui aggravait le timbre de sa voix.
-Ok, fillette, t'es prête à cogner du méchant ?
Mélody fit tournoyer ses battes, impatiente.
-Oh, ouais !
-Bon ok, voilà les règles : si je te dis de décamper, tu décampes, je te dis de courir, tu cours, je te dis de me laisser crever...
-...je te dis d'aller te faire voir, l'interrompit Mélody.
-Certainement pas, je suis sérieux, tu es encore jeune, si je te dis me laisser, tu me laisses, t'as compris ?
La jeune adolescente baissa le regard, elle refusait de faire preuve de lâcheté. Mais elle verrait en temps voulu.
-Bon, c'est parti, ce soir, on reste dans Manhattan. Demain, on partira dans le Bronx, nous ne nous occupons que de ces deux quartiers, mes potes s'occupent de Brooklyn et du Queens, qui sont beaucoup plus vastes, trop vastes pour nous.
-Tes potes ? Tu veux dire que d'autres justiciers protègent la ville ?
-Ouais et on s'est partagé les quartiers.
Mélody cligna des yeux.
-Tu comptes me les présenter ?
-Du calme, poulette, on va commencer par le commencement, si tu veux bien. Alors, prête pour le grand frisson ?
Le cœur de Mélody s'accéléra tandis qu'elle soufflait un « oui » déterminé.
Voilà pour ce chapitre 3! J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes d'orthographe, car bien que je m'aide d'un logiciel, je ne suis pas toujours sûre de ce qu'il corrige...N'hésitez pas à me laisser vos impressions (j'adore lire vos reviews), je vous dis à très bientôt pour le chapitre 4! Portez-vous bien!
~Nifelheim
