2 - Velsius
La nuit est fraîche, silencieuse, reposante et en parfaite contradiction avec la journée passée. Comme à mon habitude, je passe les deux premières heures de la nuit à lire un roman policier. Il n'est pas passionnant en soi, et puis je connais déjà le coupable depuis les quatre premières pages. Assise donc dans une chaise en bois devant le manoir, je regarde défiler les lettres du livre dans mon corps artificiel.
Je me présente sous l'apparence d'une jeune femme que je garde depuis mes premières invocations. Je porte toujours la même tenue : courte veste blanche dont les manches sont plus longues que mes bras en s'élargissant, avec en dessous un petit bustier noir. J'ai aussi une ceinture japonaise qui me recouvre le ventre jusqu'aux hanches. Du même blanc que la veste et la ceinture pend une longue jupe ouverte sur le devant laissant apparaître une plus courte et droite. Mes jambes sont simplement recouverte par des longues bottes noires montant au dessus du genoux. Ce n'est pas la mode, mais étrangement, cette tenue passe partout. Pour le reste, j'arbore un teint légèrement bronzé, un visage aux traits adoucis encadré par un dégradé rouge pourpre, s'harmonisant avec mes pupilles.
Blasé par le texte, je décide de faire le tour des lieux. Et puis m'a lanterne commence aussi à s'endormir. Je prend soin de ranger le livre dans ma ceinture, puis attrape la petite lampe posée sur le rebord de la fenêtre. Je n'ai pas d'attache pour cette vieille lampe de mineur. Mais depuis qu'un gnome y habite, elle me rend souvent service. Pour la petite histoire, le gnome nommé avait eu la mauvaise idée de venir espionner le manoir. Je n'apprécie pas les intrus.
Je la tendit vers le sentier se perdant entre les arbres. Je ne vois pas grand-chose.
« Oh ! Fait un effort ! T'as eu toute la journée pour dormir. »
Une lumière blanche venant d'aucune flamme s'intensifia instantanément. Voilà qui est bien mieux. On se croirait en plein jour. Le sentier se perd dans l'obscurité. Dans le noir, n'importe quel humain pourrait imaginer que des monstres se cachent au bout de celui-ci. Ce qui est nullement le cas des habitants de cette demeure.
Après une brève inspection aux sept niveaux, je rentre à l'intérieur du manoir. La pièce principale semble bien vide. Le chien dort dans son panier en osier juste à côté de la cheminé. Une brave bête qui n'est là que pour tenir compagnie. J'ai essayé un fois de lui apprendre à monter la garde, mais je n'est rien put en tiré. Que voulez vous. Il est trop gâté. Je ne tiens pas à m'attarder dans le salon ou dans la cuisine, après tout je ne suis pas là pour faire la vaisselle.
Je préfère faire un petit détour dans le couloir du rez-de-chaussée en ne prenant pas directement l'escalier. Par mesure de sécurité, je préfère vérifier deux ou trois choses. Notamment la réserve. J'ouvre la porte entrebâillée et inspecte qu'aucun voleur nocturne n'est venue prendre les biscuits rangés en haut des étagères. Je ne suis pas du genre à aimer les grand débats pour en connaître le responsable. Satisfaite, je referme la porte derrière moi et fait face à une première chambre. Ce n'est pas son occupant qui m'intéresse. Maixent est un bon grand frère, rien de plus.
Juste à côté, la deuxième chambre. C'est ici que ce passe m'a deuxième inspection. J'entrouvre la porte pour m'assurer discrètement que tout est à ça place. Éclairer par la lanterne, la pièce est parfaitement symétrique : un bureau au centre encadré des deux tables de chevets, deux lits et deux armoires à leur pied. Comme toutes les autres chambres les murs sont blancs, du moins en faisant abstraction de quelques taches multicolores, et, comme il a été prévu cet après midi, la chambre est trop bien rangé. Chose qui ne sera plus d'actualité dans quelques heures. Sous les draps, les lits sont bien occupés par les diables comme je me plait à les appeler. Les jumeaux, Andrew et Warreck. Enfin faux jumeaux, dont l'un plus sur de lui, entraîne l'autre qui a toujours une bonne idée pour embellir la pire des âneries. Une fois ils se sont perdu dans un champs de maïs. Je les aurais bien laissé gambader toute la nuit, mais mon jeune maître m'a supplié de les ramener. Ce que j'ai fait au bout de trois heures de frayeur à leur égard, juste pour leur apprendre qu'il ne faut pas me faire déplacer pour des sottises. Depuis, ils retrouvent toujours leur chemin et savent s'arrêter à temps.
Il est temps de passer à l'étage. Je reviens donc sur mes pas et évite les marches grinçante de l'escalier pour tomber dans le couloir du premier étage.
À droite, les chambres des filles se succèdent. Trish est un peu plus jeune que Maixent. C'est surtout elle qui gère la maison et à le défaut de paniquer à tout bout de champs. Helena, la benjamine de la famille, pause problème, vu qu'elle encourage les diables. Je ne peux pas lui en vouloir, elle n'a que six ans. Leurs portent sont biens fermées, signe qu'Helena n'a pas fait de cauchemar.
Pendant que j'y suis, je vais ranger le roman dans ma chambre, juste en face de celle de Trish, à côté de la salle de bain. Ce n'est qu'une petite pièce occupé d'un lit caser contre un mur, une armoire vide et une petite étagère remplis de roman. J'y passe très peu de temps. Il faut dire que je n'est pas réellement besoin de dormir vue ma nature. Je ne sais vraiment pas pourquoi ils tiennent à ce que j'ai une chambre.
La chambre à côté est celle de mon jeune maître apprenti magicien, Jast, que je trouve trop gentil et maladroit. La dernière pièce de la rangé, c'est la bibliothèque. Grande, chaque mur est recouvert de livres. Sur la droite se trouve un bureau caché sous un tas de feuilles et manuscrits. Juste en face une nouvelle étagère remplie. La bibliothèque est dans un état déplorable : bouquins et feuilles jonchent sur le sol. Il est difficile d'y entrer sans laisser de trace de pied dans l'une de ces pages.
Je me retrouve enfin devant la septième et dernière chambre, coincé à côté de l'escalier d'où je suis venue. Elle appartenait à l'ancien propriétaire du manoir, le grand-père de Jast. Celui-ci est mort il y a un peu plus d'un an. Mais depuis trois mois, une nouvelle personne y est installé. Je rentre dans la chambre sans gène. Sur le vieux bureau, au lieu de livres, stylos ou autres, est disposé une boite à pharmacie remplis de plantes médicinales et quelques bandages. Sur le lit, caché derrière l'armoire normande, un jeune garçon entre seize et dix-neuf ans dort paisiblement. Ses cheveux bruns qui ont poussé pendant les derniers mois tombent légèrement sur un bandage recouvrant ses yeux. Le drap est descendu sur son ventre laissant apparaître son buste se gonfler à chaque souffle. Sa chemise, que Maixent lui à donné, est légèrement ouverte. On peut voir sur sa peau blanche ainsi que quelques courbes peintes en noire. Il s'agit là d'un petit pentacle dont j'ai moi-même le secret, ayant pour but d'aider à la guérison du jeune garçon. Son état s'améliore de jour en jour, ce dont je suis assez fière. Il est d'ailleurs sortis du coma le mois dernier. Nous connaissons tous parfaitement son identité. Mais nous avons décidez, lorsque je l'ai emmenez ici, à Little Heyfield, étant donné que j'avais besoin de diverses ingrédients, que nous ne prononcions pas son nom par sécurité.
M'étant rassuré que mon patient n'avait pas de spasme, difficulté à respirer ou emballement du cœur, je remonte le drap jusqu'à son coup, puis ressort en silence.
Chaque chose dans cette demeure est à sa place dans le silence de la nuit. Après une seconde de réflexion, je me décide à mettre un peu d'ordre dans la bibliothèque pour m'occuper jusqu'au lever du jour.
Cela me donne le vertige. Aucun livre n'est à se place, même sur les étagères. Je suis sur que je vais y retrouver le livre de cuisine que Trish cherche depuis une semaine. Mon apprenti est incapable de travailler dans l'ordre. Je comprend pourquoi il avance à pas d'escargot. En prenant soin de ne pas réveiller le coupable, je commence à ranger les encyclopédies d'Europe. Mais là place qui leur est destinée est déjà occupée. Décidément Trish devra attendre un peu plus pour ses recettes. Je décide de les poser empiler sur le sol en attendant d'arriver à la lettre E.
En passant devant la fenêtre, j'ai eu l'impression d'avoir furtivement aperçu une silhouette difforme dans le ciel obscure. Je suis peut être trop suspicieuse, sceptique et prudente, mais ces qualités m'ont permis par le passé de survivre à une traque sans merci. Je fais comprendre à mon gnome-lanterne de se fasse discret, pour ouvrir la fenêtre.
La demi-lune me permet finalement de retrouver se que je cherche. Sensiblement trop loin pour que je puisse savoir de quoi il s'agit sur le septième niveaux, je devine tout de même qu'un hibou à six pattes ça n'existe pas. Une deuxième ombre plus petite vient le rejoindre. Elle s'arrête dix secondes à côté du drôle de volatile et descend derrière les arbres. Rapidement, je calcul leur position. Sans nul doute, l'ombre est descendu chez les fermiers voisins, deux kilomètres au nord-est du manoir.
À part moi, la présence d'esprits dans la rejoins n'est pas banal étant donné qu'il n'y a pas de magicien dans la région. Je ne compte pas Jast, car il n'est pas enregistré dans les registres, et donc, complètement méconnus. Je ne vais pas chercher plus loin. Je me positionne accroupie sur le rebord de la fenêtre, prête à rejoindre discrètement les intrus.
Note de l'auteur : Chapitre 2 version n°2. Ce n'est pas super méga passionnant, mais j'ai fais ce que j'ai pu. Oui, je sais, il y a encore des fautes, surtout pour les accords. J'en suis désolé j'ai des doutes parfois. Contrairement à Bartiméus, Velsius ne fais pas de commentaire. Autrement, les villes ainsi que des dates que vous verrez plus tard sont véridiques, alors regardez une carte. (PS : excusez moi pour le commentaire précédent, je l'avais écrit à la va vite.)
