Voici donc le chapitre 2 mais avant tout de choses merci pour vos rewiews ^^
Saluki8 : merci. Pour le numéro d'Espo, je me suis bien amusée à l'écrire. Contente qu'il t'ait plu ^
Pandora60 : pour voir Kate en action, va falloir encore attendre un peu mais ne t'inquiète pas, c'est prévu ^^
Castle-BB156-Bones : merci. Du Caskett ? Il y en aura … ou pas ^^
Guest : la voilà ^^
the Anonymous : merci pour toutes ces idées. Mais tu sais, si les AU ne t'intéressent pas, ce n'est pas la peine de les lire. Il y a tellement d'autres histoires qui pourraient t'intéresser sans que cela ne soit AU. Par contre, ca ne m'empêchera pas de continuer ^^ Sur ce, à la prochaine.
Donc voilà le second chapitre. Enjoy ^^
Chapitre 2
Le premier spectacle était enfin fini. Le premier éclatement de joie se fit entendre. C'était lui qui l'avait poussé. Le cirque était son monde, sa raison de vivre. Bien sûr, il avait sa famille, ses amis mais le spectacle, c'était ce qui lui avait permis d'être ce qu'il était maintenant, ce qui lui avait permis de s'épanouir. Il pouvait remercier sa mère. Ça oui, il pouvait et il le faisait aussi souvent qu'il le pouvait – et autant que sa mère lui autorisait -. Il était heureux de vivre ainsi. Pour rien au monde, il n'échangerait sa place. A ses yeux, elle valait de l'or. Le cirque était son eldorado.
Tous, assis autour d'une table, ils l'avaient entendu. C'était comme ça que la saison commençait. Toujours par un cri de joie de sa part. Pour se donner du courage, de la persévérance. Cela les fit rire parce qu'il était resté ce garçon de 5 ans qui avait vu, pour la première fois de sa vie, un spectacle de cirque. Ce jour-là, il avait dit à sa mère « C'est ça que je veux faire plus tard ». Elle avait ri mais 20 plus tard, il l'avait fait. Il avait formé sa propre troupe. Lui gérant les lieux de passage et l'ordre chronologique des numéros, sans compter la présentation du spectacle, sa mère gérant tout le reste (personnel, compta, etc...). Tous deux complémentaires. Tous deux se complétant parfaitement. Mère et fils ensemble, main dans la main, tournés vers la même direction : donner de la joie, du bonheur aux gens.
Il avait appris à rire de tout, et surtout de lui-même. C'était la première règle des arts clownesques : l'auto-dérision. Aimer faire rire les gens par ses pitreries, quitte à être ridicule jusqu'au bout. Un dicton dit : « Le ridicule ne tue pas ». Une phrase pleine de bon sens et tellement vrai pour lui. Et puis, voir les gens rire le comblait de bonheur. Chouchouter ses « clients ». Toujours. Peu importe ce que la vie peut nous apporter, il faut toujours donner aux autres le sourire car les aléas de la vie sont le fardeau de tous. Mais le sourire (et surtout le rire) permet d'atténuer la dureté de la vie. Il connaissait ce sentiment. N'ayant pas connu son père, il avait grandi sans lui. Lui et sa mère avaient donc dû faire face à la vie tous les deux, seuls. C'est aussi pour cela qu'il avait eu envie de faire ce métier. Remplir le vide laissé par cet inconnu, cet homme, son géniteur. Pas besoin de l'appeler « père » car il n'en était pas un. Un père n'abandonne pas sa famille. Un père est présent à chaque instant. Etait-il là quand Rick, 5 ans, avait eu sa première chute de vélo ? Non. Etait-il là quand Rick présentait sa première pièce de théâtre avec son école ? Encore non. Je vous le demande donc : Quand était-il là ? La réponse est simple et sans appel : JAMAIS. Le destin a voulu le faire grandir trop vite. Il a joué de malchance mais la roue n'était-elle pas en train de tourner en sa faveur ?
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Ils étaient tous là, assis autour de la table, discutant de choses et d'autres. Quelques éclats de rire se firent entendre. Kate était perdue, dans son coin. Laissée un peu de côté, elle se sentit mal à l'aise, gênée d'être ici, parmi eux. Habituée au cirque familial, elle l'avait quitter pour des raisons d'ordre personnel. Quelque chose de dur, de douloureux, s'était produit. Quelque chose dont elle aurait voulu se passer et dont elle ne peut plus se séparer. Quelque chose dont elle s'était éloignée car l'air était devenu pesant, lourd. Elle ne supportait plus de vivre dans de telles circonstances. Et quand elle a entendu parler de cette troupe, plantée en face d'elle, elle ne réfléchit pas et sauta sur l'occasion.
- Dis, c'est quoi ton prénom ? demanda une petite tête rousse.
La jeune femme sortit de ses pensées et regarda la petite.
- Kate, répondit-elle, en esquissant un léger sourire de façade.
- Moi, c'est Alexis.
Alors, c'était elle sa fille. Elle ne devait pas avoir plus de 6 ans, à tout casser. Elle semblait déjà être quelqu'un de malicieux, d'indépendant et plus mature que tous les autres enfants de son âge.
- J'ai 6 ans. Et toi ?
Bingo. Elle avait raison.
- Alexis, n'importune pas Kate, dit son père, en arrivant derrière elle. Désolée, cette petite n'a pas sa langue sans sa poche et aime faire ce qu'elle veut. Si vous ne voulez pas répondre, on ne vous en voudra pas.
- Y a pas de soucis.
La jeune trapéziste regarda la petite, qui venait de se mettre à bouder. Cela la fit sourire.
- J'ai 20 ans, lui répliqua-t-elle, en ébouriffant sa tête.
Alexis releva la tête, avec un grand sourire et les yeux pétillants. Décidément, cette petite savait y faire.
- Tu devrais manger quelque chose ! Dit Rick. J'ai remarqué que tu n'avais rien avalé depuis que tu es arrivée.
- Non merci, ca va aller.
- Tu sais, papa dit toujours qu'il faut se forcer à manger au sinon on est malade. Allez viens, dit Alexis, en lui tendant la main.
- Je crois que ma fille t'aime déjà, dit-il, avec un grand sourire.
« Et il n'y a pas qu'elle » pensa-t-il.
- D'accord, fit-elle, résignée.
Elle suivit donc la petite, qui n'arrêtait pas de parler de tout et de rien. Castle les suivait de près, s'assurant que la jeune femme mange ce qu'il fallait. Il avait remarqué son air triste, désemparé. Il ne savait pas ce qu'elle avait mais il avait mal pour elle. A cet instant précis, il se promit de lui rendre la vie un peu plus belle qu'elle ne l'était actuellement.
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Il n'était plus que tous les trois. La petite dessinait tranquillement, au bout de la table, s'appliquant à ne pas dépasser les traits du dessin. Quant à elle, elle faisait aller machinalement sa fourchette dans son assiette, sans vraiment y prêter attention. Son ventre criait famine mais elle n'en était pas capable. Incapable de manger quoi que ce soit. Pourtant, ses quelques passages à l'hôpital devraient lui mettre la puce à l'oreille. Lui, il la regardait faire.
- Désolé pour tout à l'heure, dit-il presque tout bas.
- Pourquoi être désolé ?
Tête baissé, il se sentit gêné. Pour la première fois, il était gêné devant une femme.
- Pour le tutoiement. Je n'aurai pas dû.
Elle sourit.
- Je crois que je m'en remettrai, répliqua-t-elle.
Sans vraiment comprendre pourquoi, elle posa sa main sur celle de Rick. Une décharge se fit sentir des deux côtés.
- On peut peut-être continuer à se tutoyer, non ? Dit-elle, d'un air compatissant. Étant donné que nous allons travailler ensemble, ça serait plus facile.
Ses yeux trouvèrent enfin ceux du businessman. Un bleu océan à perte de vue. Ils restent figés ainsi pendant des dizaines de secondes. On pourrait même compter en minutes.
- Si tu me promets de manger, répondit-il, les yeux toujours plongés dans les siens.
Elle baisse les yeux. Il pointe du doigt son assiette. Manger ? Juste ça. Pourquoi ? Il aurait pu lui demander tellement d'autres choses mais il lui demande juste de « manger ».
- D'accord, souffla-t-elle.
Elle retira sa main de la sienne. Elle sentit le froid passer dans sa colonne vertébrale. Le contact de leurs mains lui manquerait-elle déjà ? Peut-être. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait mais depuis qu'elle était arrivée quelques heures plus tôt, elle était inlassablement attirée par cet homme si mystérieux.
Elle reprit la fourchette et se mit tout doucement à manger, laissant ainsi son estomac le temps de se réadapter à ingurgiter autant de nourriture. Lui, il la regarda faire, se sentant intérieurement soulagé. Elle n'était là que depuis quelques heures seulement mais il avait déjà remarqué que la vie n'avait pas été du côté de la jeune femme. Douleur, tristesse se lisaient sur son visage. Il se sentait le devoir de l'aider à surmonter tout ça, quoi qu'elle ait vécu.
