Bonjour ou bonsoir à tous. ^^ Voilà le nouveau chapitre que vous attendez tous. Je vais vous laisser le lire et je commenterai à la fin. ^o^ (comme je l'ai dis auparavant, je suis juste médiocre en introduction XD)
J'avais froid. Je ne sentais plus mon corps comme s'il avait été piétiné par une troupe de cavalier. J'ouvris les yeux et remarquai que la neige m'entourait. J'étais allongé sur le ventre, mes membres étaient engourdis par l'air glacial.
"Ce n'était qu'un rêve ?" pensai-je.
Je tentai de me relever tant bien que mal. J'étais courbaturé et vidé. Je vérifiai mon état, toutes mes armes étaient là, mes habits de même sauf mon tricorne. J'observai les environs, le saule n'était plus là, seul la forêt était visible de toute part. J'humai l'air, une odeur de chair et de sang flottait. Je me dirigeai vers sa source et trouvai, à quelques mètres de ma position initiale, un cadavre de cerf. Son cou était plié dans un angle critique, plusieurs lacérations étaient visibles sur son corps et il baignait dans son sang refroidit. Je me massais la tempe. J'essayai de me souvenir de ce qui s'était passé après avoir bu la tisane: les loups... l'attaque ... la douleur... la chasse... Tout cela me semblait si lointain. J'examinai le cerf de plus près et vis mon couvre-chef à ses côtés. Je le pris avec lassitude et le posai sur ma tête. Je partis en direction du village utilisant les arbres pour me supporter et méditant sur les derniers événements. Ce saule m'avait-t-il vraiment donné du pouvoir ? Tous ces événements faisaient-ils partis du voyage spectral ? Il était vrai que je me sentais différent, plus fort malgré ma fatigue. Quelque chose de dangereux côtoyait maintenant mon âme et me titillait. Je ne savais guère à quoi pouvait ressembler cette puissance. Peut-être l'avais-je déjà expérimenté ? J'en étais nullement conscient alors.
Un tambour battant en rythme se fit entendre au loin. Je me rapprochai furtivement de la source et me cachai dans les hautes herbes bordant un des principaux chemins. C'était une troupe de tunique bleu, fusil à l'épaule marchant au rythme des battements de tambour. Ils étaient une bonne douzaine partagé en quatre rangées de trois et étaient suivis par le percussionniste. J'activai ma vision d'aigle et vis qu'ils étaient ennemis. Le tambour s'arrêta de jouer. Tous s'immobilisèrent au garde-à-vous. L'un d'eux se détacha du groupe, s'avança et se plaça face aux autres.
"Soldats !" hurla-t-il "Nous allons bientôt atteindre un des villages de ces sauvages qui peuplent cette forêt. Vous souvenez-vous des ordres de notre général en chef ?"
"Oui supérieur !" répondirent-ils à l'unisson.
"Bien, je rappelle pour ceux qui l'ont déjà oublié. Pour le moment ça ne sera que de la préparation. On attendra le signal et les renforts puis on donnera l'assaut. On écrasera ces bêtes et on étendra la puissance de notre roi à travers toute l'Amérique !" beugla le supérieur. ''Longue vie au roi Washington ! ''
"Longue vie au roi Washington !" clamaient-ils en levant leur arme.
Ils se remirent en marche. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Je devais tous les réduire au silence. Je grognai et ciblai les premières victimes. Ils se rapprochèrent de ma cachette. Que la mort les foudroie immédiatement ! Quatre loups sortirent du sol. Ils étaient aussi fantomatiques que ceux que j'avais rencontrés auparavant. Ils foncèrent chacun sur une proie. La petite troupe n'eut guère le temps de réagir que quatre d'entre eux furent déchiqueter par des crocs acérés. Une vague de panique s'empara de tous ces hommes.
J'en profitai pour foncer sur deux d'entre eux et les transperçai au niveau de leur gorge, un par ma lame secrète et l'autre par un petit poignard, les basculant à terre. Les sept derniers me remarquèrent et donnèrent l'assaut. Je dégainai mon épée et esquivai l'un d'eux. Je l'attrapai par le col et l'empalai au torse de ma longue lame. Le suivant essaya de me transpercer mais je parai le coups et contre-attaquai. Je fis glisser mon arme le long de son fusil à baïonnette et me rapprochai à sa droite rapidement. L'étonnement passa dans son regard, mais il n'eut pas le temps d'ouvrir sa bouche que j'envoyai ma main gauche vers sa tempe et activai la lame secrète. Il s'écroula tel une poupée de chiffon. Je remarquai que trois soldats se préparaient à tirer. Un quatrième chargea de sa baïonnette. Je le désarmai et l'attrapai, l'empoignant au cou et serrant un des ses bras dans son dos. Je le tournai face aux tireurs. Trois coups simultanés retentirent, du sang gicla et mon bouclier temporaire s'avachit. Je le laissai et courus vers ces tireurs en rengainant mon épée. Ils se mirent en position de combat. Je sentis une sensation nouvelle se répandre en moins tel un fluide. Ma vision se déforma mais ne me gênait point. Je continuais de m'approcher d'eux. Étonnamment, ils baissèrent leur arme.
"Mais où est-il passé ?"
"Je n'en sais rien, il était là à l'instant et, piou, disparu."
"Restons sur nos gardes." se demandèrent les trois soldats.
J'en profitai pour me retrouver derrière eux et en egorgeai un. Un flot de sang chaud giclait faisant remarquer ma présence aux deux autres.
''Mais, comment ?! ... C'est de la sorcellerie !" sortit l'un d'eux.
Je passai au suivant et le tuai d'une lame secrète dans son œil droite. Il bascula en arrière, laissant sa tête se décrocher de ma lame par gravité.
"Je vais te le faire payer, SAUVAGE !" cria le dernier en me pointant son arme.
Je me rapprochai de lui en prenant mon temps. Le soldat tremblait et n'osait plus bouger de sa place.
"Éloigne-toi, Monstre ! Je peux encore tirer et te tuer tu sais." supplia-t-il.
Je m'arrêtai.
"Oui, c'est ça. Arrête toi et ne bouge plus !"
Seul deux mètres me séparait de lui.
"Tu n'es pas un sauvage à la base ! Tu es blanc comme nous mais ça se voit que tu as choisi le mauvais camps. Pourquoi aider ces sauvages ?"
Je répondis un sourire au coin des lèvres:
"Je me bats pour ce qui est juste et ton roi respire le mal. Je l'éliminerai de mes propres mains."
"Non... Jamais tu ne toucheras à sa majesté Washington. Il a tout les pouvoirs et nous a promis le paradis."
Le soldat se mit en joue.
"Si je t'élimine tout de suite, je serai récompensé."
"Quel naïveté affligeante." pestai-je.
Je sortis mon pistolet à silex et tirai entre ses deux yeux. Il s'écroula. Je me rapprochai du corps et m'accroupis.
"Le paradis n'existe pas sur Terre. Je te donne son entrée. Là-bas tu pourras te reposer en paix." ajoutai-je en lui fermant ses yeux.
Je me relevai et constatai les dégâts. Le chemin enneigé était maintenant parsemé de corps. La neige était maculé de rouge. Je comptai les victimes, douze soldats éliminés. Douze ? Mais où était le dernier ? Je tendis l'oreille et activai la vision d'aigle. J'entendis des pas aux rythmes irrégulières mais rapides, un souffle se rapprochant plus de l'asthme. Je regardai dans la direction du bruit. Je vis la cible à une cinquantaine de mètres courant et trébuchant dans la neige. Je le poursuivis, raccourcissant la distance qui nous séparait. Le fuyard avait abandonné son tambour et tourna sa tête dans ma direction. Il tenta d'accélérer mais je le rattrapais inexorablement. À sa hauteur, je le mis à terre et l'immobilisai.
"Pitié ! Laissez moi la vie ! Je ne vous ai rien fait !" m'implora-t-il. "Je dirai tout ce que vous voulez."
"C'est une bonne chose car j'ai quelques questions à te poser."
"Oui, oui, oui faites-le mais ne me tuez pas."
Je le relevai, l'empoignai par le col et le plaquai contre un arbre.
"Comme tu veux, tout d'abord quels étaient vos ordres ?" ordonnai-je en l'intimidant.
"On nous a envoyés en éclaireur pour localiser quelques villages des tribus autochtones."
"Mais encore ?" renforçant ma prise.
"Ha... puis on devait préparer le terrain et repérer les points stratégiques avant de recevoir le signal et les renforts." souffla le soldat dans un étranglement.
"Et pourquoi attaquer des peuples qui n'ont rien à voir dans toute cette guerre ?" demandai-je en haussant le ton.
"Ces peuples sont suspectés d'être alliés aux rebelles qui veulent la mort de sa majesté. Alors il a ordonné de tous les débusquer et d'éliminer tous les contestataires."
"Ces peuples n'aspirent qu'à la paix comme tous les colons qui espéraient refaire une nouvelle vie ici." l'engueulai-je en le regardant dans le blanc des yeux "C'est votre imbécile de roi qui provoque la guerre."
"Mais... Mais je ne suis qu'un simple soldat et je ne fais d'obéir aux ordres."
Pathétique.
"C'est vrai. Dis moi alors, si tu es si obéissant, y a-t-il d'autres assauts programmés ?" dis-je plus calmement.
"Je... je crois qu'il y en aura un autre dans deux semaines mais le lieu n'a pas encore été communiqué. Ha !..."des larmes de peur coulaient de ses yeux."C'est tout ce que je sais pour le moment."
Je dégainai ma lame secrète de mon bras libre et l'approchai de son visage. Il s'affola et beugla :
"Je vous ai dit que c'était tout ce que je savais ! Mais ne me tuez pas, je vous en supplie ! Je ne dirai rien à mes supérieurs ! Je vous le promets !"
Je baissai mon arme et jetai le soldat dans la neige. Il toussa et se mit à détaler. Il avait abandonné son couteau. Il était sûrement tombé lorsque je l'avais attrapé. Je le pris, le visai et le lançai. La lame vint se figer dans sa nuque. Le dernier soldat s'immobilisa et tomba face contre terre. J'attendis quelques secondes, rien ne se passa. Je lâchai un dernier regard sur son corps et m'éloignai. Plus aucun signaux ne pourrait être reçu maintenant mais, malheureusement, les renforts pouvaient venir d'un moment à l'autre. Je me dépêchai de rejoindre le village espérant qu'il ne s'était rien passé de dramatique.
"Ziio, Ratonhnhake:ton... J'arrive."
Voilà c'est tout pour ce chapitre. Je me suis bien amusé pour le combat, j'ai adoré l'écrire (ne me prenez pas pour une psychopathe, j'étais juste très inspirée XD).
Je voudrais remercier à tous ceux qui ont lu, commenté ou mis en favori mon histoire. Ça me motive grandement.
Et puis, il y a tellement de possibilités scénaristiques qu'il m'est difficile de choisir la plus cohérente ^^, Et il y a tellement de fin possible (on n'est pas non plus dans Clock Tower mais bon XD). Et aussi, comme vous l'avez (peut-être) remarqué Haytham a estimé les distances en mètre alors que, pour tout bon Anglais, il devrait le faire en inch (ou tout autre unité de mesure propre aux britanniques). Tout comme le jeu a simplifié la monnaie en utilisant que les livres, j'utiliserai les unités internationales (ex: mètre, litre...) pour que cela soit facilement imaginable et représentatif pour un maximum de personne. ^^
J'essaye de faire en sorte que mes chapitres ne soient ni trop court, ni trop long (enfin, c'est bien qu'ils soient longs comme ça il y a plus de lecture ^^). Dites moi si cette quantité de texte est correct pour vous. ^^ Merchi.
Bon, si vous avez des questions (tant que ça ne demande pas du spoil évidemment ^^) n'hésitez pas à les poser, je les répondrai dans le chapitre suivant. ^o^
Allez à pluch :3
