Titre: Fanfiction Bleach_Shibuya Gang Infirmer y

Résumé: Ichigo Kurosaki, 23 ans, tente de recommencer sa vie. Ex-Vice-Capitaine dans l'un des gangs de Shibuya, La Deuxième Division De La Cour, il tente de tourner la page et c'est trouvé un emploi d'infirmier dans un internat pour garçon très côté. Mais entre le sublissime directeur et les élèves dangereusement entreprenants, le jeune homme n'est pas au bout de ses peines... Et quand le passé s'en mêle...

Chapitre: 3_Infirmery Before Class

Rating: M, parce que j'ai les idées vraiment mal placées.

Disclamer: Tite Kubo est le seul et unique créateur de Bleach et de ses personnages, par contre, j'en ai fais ce que je voulais, c'est à dire n'importe quoi...

Réponses aux reviews anonymes:

Le bout de toile glissa le long de ses cuisses musclées et bronzées, dans un bruissement délicat. Le bleuté se dandina un peu lorsque son pantalon s'arrêta aux genou, avant de s'en débarrasser purement et simplement, le faisant voler dans la pièce pour le faire atterrir sur le sol, juste devant la porte. Il était mal à l'aise mais n'osait l'avouer. Le roux le dérangeait. Il ne savait pas pourquoi, mais sa présence l'indisposait.

S'il avait osé, s'il n'avait pas été aussi fier, peut-être que la vérité aurait pu lui hurler aux oreilles qu'il avait trouvé quelqu'un à sa hauteur, et qui lui plaisait. Mais, comme chacun le sait, la vérité a, surtout pour les hommes, la fâcheuse tendance de se taire.

C'est donc ignorant qu'il fit face à l'homme en blouse, vêtu de son seul boxer bleu marine et de sa chemise toujours aussi peu couvrante.

_Assieds-toi sur la chaise derrière et tends la jambe, demanda l'infirmier toujours plongé dans sa pharmacie.

_Ne me donne pas d'ordres, je suis très bien debout, répliqua l'autre.

Peu décidé à se laisser faire par un gamin, Ichigo se retourna vivement et tenant l'adolescent par les épaules, le força à poser ses fesses sur le siège plastifié. Il planta près de lui, l'obligeant à lever la tête pour voir son visage, et, la mâchoire serrée, lui fit comprendre que la moindre objection finirait mal. Ou du moins qu'en comparaison, un genou déboité aurait figure d'égratignure.

Le jeune homme déglutit, et pas seulement par crainte des représailles. L'autre était près, vraiment près. Il voyait à présent chacune des cicatrices pâles qui barraient le torse hâlé, la ligne de poils sensuelle qui remontait du pantalon ouvert, les gouttes d'eau qui finissaient de couler de sa chevelure embrassée pour glisser le long des courbes de son corps. Il se demanda une fois encore comment un homme avec autant de sex-appeal avait pu être engagé dans un internat pour garçons adolescents. Il allait se faire violer au bout de deux jours.

_Grimm', tu m'écoutes quand je te parle? Lève la jambe, que je t'ausculte.

Plutôt deux minutes.

Inconscient des troubles qu'il provoquait chez son patient, l'ancien voyou s'agenouilla près de la blessure qu'il avait provoqué. Il tâta la jambe à la recherche d'une éventuelle complication, et nota une légère inflammation des tissus, mais sans plus. Il se permit un petit soupir de soulagement en constatant qu'il n'avait pas perdu la main.

Saisissant la seringue et le flacon hermétique, il prépara une dose de médicament quand le mollet préalablement anesthésié qu'il tenait fut violemment arraché de sa poigne. Il leva les yeux, surpris, croisa le regard de Grimmjow. Et éclata de rire. "Alors comme ça, le baron du lycée a peur d'une petite piqûre de rien du tout?".

L'élève lui lança un regard meurtrier qui lui conseillait de s'abstenir du moindre commentaire mais, s'il se reprit rapidement pour se concentrer sur sa tâche, il n'arrivait pas à cacher le tremblement d'épaule qui caractérisait un fou rire contenu. Le jeune bagarreur ne pouvait quant à lui, s'empêcher de se vexer. Il avait conscience que sa peur était irrationnelle: il ne faiblissait pas devant des couteaux de boucher de trente centimètres sur cinq mais les aiguilles le tétanisaient.

Pendant plusieurs minutes, les deux hommes jouèrent au chat et à la souris, l'un tentant d'administrer son médicament, tandis que l'autre s'évertuait à l'empêcher d'attraper le membre à soigner. Mais au bout de quelques instants, l'homme de soin cessa de rigoler de cette chamaillerie de gamin et commença à s'énerver: s'il ne le piquait pas vite, l'inflammation lui bloquerait le genou pendant trois semaines au lieu des cinq jours auxquels il pouvait limiter l'immobilisation. Se remémorant une leçon qu'il avait apprise au cour d'un stage en hôpital, il se convint que, pour détendre un patient pour une injection, il fallait détourner son attention.

Mais pour surprendre un tel garçon, il n'avait pas trente-six moyens.

S'asseyant brusquement sur les cuisses nues du bleuté, il se jeta sur ses lèvres qu'il emporta dans un baiser fougueux. Tandis que sa main gauche effectuait la piqûre salvatrice qu'il surveillait du coin de l'oeuil, sa main droite plongeait dans la chevelure azurée, d'une surprenante douceur. Passé la surprise, Grimmjow se saisit de la taille de son vis-à-vis pour approfondir l'échange passionné avec son roux, et ce qui devait être un simple moyen de diversion devint un moyen de distraction, plus intéressant encore...

En effet, lorsqu'il voulu rompre le baiser, son attaquant l'en empêcha. Il était plaqué contre son torse puissant, sa langue indéniablement douée dans sa bouche, ses mains caressait plaisamment ses fesses et il n'avait plus du tout envie de bouger. Il avait bien sentit l'aiguille rentrer sous sa peau, mais la sensation brûlante de l'homme sur ses jambes avait détourné ses craintes. Car maintenant il avait peur que cet instant magique ne cesse. Mais l'infirmier ne s'arrêta pas.

Lâchant la seringue vide, sa main se glissa entre leur deux corps échaudés pour caresser la colonne de poils bleus sur le ventre de son patient qui émit un grondement appréciateur. Il lui mordit la lèvre pour réentendre ce bruit et fut récompensé par un gémissement surpris. Oh oui, l'infirmier ne risquait pas de s'arrêter.

Ses doigts jouèrent avec l'élastique du boxer tandis que sa langue pénétrait un nouvelle fois l'autre bouche pour s'enrouler autour de sa semblable. Ensemble, elles se frôlaient, se touchaient, dansaient pour mieux se goûter et se faire plaisir et, ensemble, elles faisaient résonner dans la pièce immaculée des soupirs indécents.

La main de Ichigo glissa de la nuque de l'élève sur sa clavicule avec une légèreté provocatrice avant de descendre pincer les bouts de chair rose qui pointaient sur sa poitrine. Dans un même temps, il commença un mouvement lascif du bassin, frottant son jean de plus en plus serré contre la peau nue et le coton du sous-vêtement abîme. La pression se resserra autour de ses fesses et deux mains baladeuses virent s'aventurer sous le tissus. Mais il avait bien précisé qu'il n'était pas du genre à se laisser faire.

Aussi, en réponse à la petite excursion du Jaggerjack, ses doigts plongèrent à la rencontre de la verge durcie qui tendait vers lui. Il y imprima des mouvement de va-et-viens calés sur ceux de ses hanches, et bientôt, son amant commença à se perdre dans les limbes du plaisir, les plus profondes et les plus jouissives, celles que seul ce Kurosaki arriverait jamais à lui faire atteindre.

Dans ses oreilles, il l'écoutait lui murmurer toutes les choses obscènes qu'il voulait lui faire dans des descriptions luxurieuses et détaillées, qui trahissaient son expérience dans ce domaine. Et il n'en était que plus excité. Il voulait jouir, il sentait qu'il était sur le point d'atteindre l'orgasme uniquement grâce au merveilleux doigté dont il était sujet, et tous ses muscles étaient tendus en attendant l'instant libérateur.

Mais, dans une pulsion sadique, l'autre ne lui accorda pas. Il se détacha de lui avec une lenteur significative, lui soufflant sensuellement qu'il avait finit de le soigner. Son patient était sur le point de basculer, à un point où il est impossible de reculer, largement après le point de non retour, un point crucial, le point de rupture. Il devait absolument ressentir le plaisir extatique qui avait monté en lui et qui attendait si peu pour déferler le long de ses membres.

_Fait-le...

La voix était chaude et érotique, n'aspirant qu'à la luxure pure, et si les mots étaient simples, ils étaient aussi chargés d'un sens que le bleuté compris en rougissant malgré lui.

Mais il ne voulait pas. Il ne pouvait pas faire ça devant quelqu'un, un autre, qui lui faisait autant d'effet, qui le mettait dans un tel état. Il était incapable de se masturber ici, devant lui, même si son corps lui hurlait de se satisfaire s'il n'obtenait rien ailleurs. Mais il ne voulait pas.

Il fit alors quelque chose qu'il s'était juré de ne jamais faire, quelque chose qu'il estimait dégradant pour lui, quelque chose auquel il pensait jusqu'alors préférer se donner du plaisir devant ses partenaires. Il lui demanda de le baiser.

Il savait ce que cela impliquait. Il savait que l'homme était bien trop expérimenté, bien trop fort, bien trop séduisant aussi pour le laisser le pénétrer, il le savait, il le lui avait dit. Mais le besoin était trop fort. Pour la première fois de sa vie, il comprenait ce que c'était cette envie irrésistible de sentir l'autre en soi, le sentir venir en lui pour ne faire qu'un, cette pulsion qui contrôlait son corps et son esprit pour les diriger vers la personne qui l'enflammait.

C'était à son tour de multiplier les expressions salaces et les mots tendancieux pour exciter le roux. En vain. Cet autre semblait insensible à la moindre de ses tentatives, reculant inexorablement, l'observant de son regard scrutateur et impénétrable. Il semblait que, contrairement à son partenaire, il pouvait se passer de ça, que tout cela n'était qu'une distraction qui commençait à le lasser.

En désespoir de cause, alors qu'ils s'apprêtaient à séparer leurs corps liés, Grimmjow embrassa le jean devant lui, sur la bosse ferme qui y pointait, seul signe de la profonde envie qui traversait l'autre. Il eut alors surprise de percevoir un gémissement de plaisir au simple contact de ses lèvres sur le tissu. Incertain de ce bruit si délectable qu'il avait entendu, il recommença, passant en prime sa langue entre la braguette ouverte, les yeux rivés sur le visage du plus vieux, qui, sous l'effet du feu intense qui lui parcourait l'échine, rejeta la tête en arrière dans un soupir de bien-être résolument indécent.

Ayant trouvé une faiblesse, aussi infime soit-elle, dans le platonisme frustrant de son aîné, il continua à parcourir de sa bouche le pantalon et le sous-vêtement noir qui s'y cachait, lui arrachant des cris qui emplissaient l'atmosphère de volupté.

De nouveaux, des mains bronzées et agiles, virent se glisser entre ses mèches d'une douceur étonnante, accompagnant chacun de ses mouvements sans en forcer aucun, se crispant parfois, lorsqu'un grondement plus sourd que les autres se faisait entendre, et son souffle s'accéléra.

Descendant à son tour le bas qui moulait si bien son corps et son boxer qui laissait trop bien voir son sexe dur, Ichigo dévoila ses courbes nues. Nues et parfaites.

Plus pressé que jamais, l'adolescent darda sa langue sur le gland rougis qui lui faisait face, goûtant avec délice la goutte salé qui y avait perlé. Les doigts refermés sur ses cheveux les tiraient sans ménagement, et une voix éraillée, brumeuse, presque suppliante, lui exigeait de continuer plus loin encore dans ses caresses intimes.

Sur ces ordonnancements, le muscle humide, chaud et affreusement doué se mit à lécher avec application -lenteur exacerbante- la hampe droite et enflammée, lui produisant la plus douce et la plus amère des tortures dans l'infirmerie immaculée, avant d'amener progressivement – affreusement – le moment où il prendrait ce désir dressé dans le gouffre bien trop bon qui se creusait derrière ses lèvres.

Quand enfin vint l'instant, aucun des deux ne pu s'empêcher de pousser un grognement appréciateur. Leurs corps se mirent à bouger de concert, hanches et tête, sans jamais se forcer l'un l'autre, dans une danse plus brûlante encore que la précédente, accompagnée d'une musique de gémissements étouffés résonnant dans la pièce vide.

Et chacun, dans cette chorégraphie connue depuis le début des temps, approchait un peu plus du septième ciel, à leur propre surprise, ne pensant pas qu'un tel acte puisse jamais leur laisser atteindre un tel degré de plaisir.

Les respirations se firent courtes.

La semence jaillissant.

Le sang incandescent.

Les corps tendus.

Le bleuté recula.

Le roux cria.

Et l'orgasme déferla sur eux, forçant le passage de chacun de leurs nerfs, dans chacun des membres de leur corps, pour saturer leur cerveau jusqu'à ne plus sentir que ça jusqu'à l'infini.

Ils restèrent de longues minutes silencieux à tenter de reprendre leur souffle court, faire le point sur les événements qui s'étaient enchaînés si vites, si étrangement, comme si leurs pulsions avaient pris le pas sur leur raison, dans ce baiser ensorcelant qui avait corrompu leurs sens.

Ils étaient à présent aussi gêné l'un que l'autre, ayant fait là l'expérience si prenante d'une explosion de sentiments inconnus. L'infirmier repris pourtant rapidement le contrôle de la situation.

_Bien, monsieur Jaggerjack, maintenant que je vous ai traité, vous pouvez repartir, vous n'avez plus rien à faire ici. Ne vous appuyez pas trop sur votre jambe, et ne la sollicitez pas intensivement pendant une dizaine de jours. Voici un certificat au cas où vous auriez sport.

Il lui tendit la feuille après la voir signée, lui jetant un regard neutre, comme si rien ne s'était passé, comme si tout n'avait été qu'un fabuleux mirage né de la confusion de l'esprit. Grimmjow fixa le papier d'un air absent, surpris et déçu par la tournure des événements.

Soupirant, l'autre fit pivoter la chaise de son bureau et ajusta ses lunettes:

_Écoute, gamin, je ne sais pas ce que tu croyais, mais je ne suis pas ici pour me taper le cul de chaque élève qui passe. Je suis ici parce que ma vie a été pendant un certain temps une succession de bourdes plus grosses les unes que les autres et je ne souhaite pas gâcher ma chance, mon unique chance, de retrouver un train de vie normal pour une partie de jambes en l'air avec un de mes étudiants alors que je peux me faire qui je veux à l'extérieur.

L'adolescent lui arracha l'ordonnance des mains et, rageur, il cracha:

_C'est bon, monsieur, je ne dirai à personne que je vous ai sucé dans votre infirmerie alors que vous deviez soigner une blessure que vous avez provoquée.

Ichigo ricana. Il n'essayait tout de même pas de l'intimider? Parce que si c'était le cas, le gosse se trompait lourdement sur son compte. Des menaces pareilles ne l'atteignaient pas parce qu'il avait assez de relations pour le faire plier en moins de trois secondes. Pas qu'il en ait réellement besoin, il était bien assez fort pour démonter le jeune homme les pieds attachés et une main dans le dos.

_Ne pense pas qu'en me provoquant encore une fois, je te resoignerais de la même façon... agréable, dirons-nous. Je ne suis pas recommandable et à moins que tu ais envie de ruiner ta propre vie, je te déconseille fortement de m'approcher de trop près. A moins que tu veuille de brûler les ailes.

Si le début de la phrase avait été dit d'un ton moqueur, elle s'était éteinte amèrement et le lycéen n'osa rien ajouter tellement cette voix était empreinte de douleur et de regrets. Comment? Pourquoi? Que cachait cet homme si singulier dans son passé? Et qu'espérait-il en venant ici? Ne sachant que faire, il du se résoudre à quitter la pièce, non sans s'être promis de percer à jour le nouveau résident du Lycanthropie Yoake.

La fin de la journée s'était passé beaucoup plus calmement pour l'ancien voyou qui avait tout de même dû subir un interrogatoire en règle par son frère. Lequel ne fut pas très heureux en apprenant qu'il avait blessé assez gravement un élève pour ensuite coucher -ou presque- avec. Le rouquin fut également très étonné de ne pas être convoqué par le directeur Kuchiki, mais supposa que celui-ci avait des choses plus urgentes que de regretter de l'avoir engagé dès le premier jour. Du moins, il l'espérait.

Le lendemain vint très vite et avec lui, la rentrée « officielle ». Dégoûté, Ichigo du nouer avec ce qui s'annonçait comme ses nouvelles horaires: réveil à 6 heures du matin pour se préparer et mettre en ordre l'infirmerie pour les démons avant leur réveil. Parce qu'il y en aurait toujours au moins un, que ce soit réel ou simulé, qui viendrait dès l'ouverture de l'internat pour lui dire qu'il se sentait malade/fatigué/mort/crevé/pas en état d'aller en cours, bref, rayez la mention inutile s'il y en a. Par dessus son T-shirt rouge, il enfila son vêtement de travail avant de sortir de son appartement, puis de la salle en blanc dont il ferma les portes à clefs. Il se devait d'être avec le personnel de l'école lors de la cérémonie de bienvenue et il voulait savoir à qui il aurait à faire avant toute chose.

D'une manière très surprenante, il fut l'un des premiers arrivés dans l'amphithéâtre qui servait à la réunion et il pu constater que malgré son côté noble, Byakuya Kuchiki ne rechignait pas devant la tâche. A moins que ce ne soit juste qu'il s'investissait profondément dans ses projets.

_Mes hommages, Monsieur le directeur, dit-il en s'inclinant profondément devant son supérieur, occupé à préparer la scène.

_Kurosaki... Je vois que vous n'avez pas attendu pour vous imposer dans cette école, répondit le brun.

Ne sachant que répondre, le plus jeune se contenta d'un silence qu'il espérait satisfaisant. L'homme avait peut-être attendu qu'ils soient seuls -ou presque, il pouvait voir une petite brune familière et ce délégué qu'il avait rencontré hier, Ishida, travailler pas loin- pour lui faire la morale.

_Ne soyez pas crispé Kurosaki, je ne vous blâme pas. Je dois même avouer que votre intervention a été aussi surprenante qu'efficace. Très peu de personnes peuvent se vanter d'avoir su empêcher Grimmjow Jaggerjack de faire des... bêtises.

Son interlocuteur déglutit. Il lui semblait que son supérieur ne sous-entende pas que les bagarres comme diversion du bleuté. Ce garçon avait-il un appétit sexuel aussi développé que cela? Ou alors savait-il pour la séance de soin assez spéciale qu'il s'était accordé?

_A ce propos, Monsieur, je voudrais vous avouer... commença sa bouche bien malgré lui.

_Ne vous inquiétez pas pour cela. Restez seulement aussi discret que possible, de façon à ce que les parents d'élèves ne sachent rien. Le jeune Jaggerjack a déjà atteint sa majorité sexuelle et il ne se prive pas d'en profiter, c'est un phénomène bien connu ici, et nous mettons régulièrement en garde les élèves contre les prédateurs tels que lui. Je pense que les gens pourrait même voir en vous une victime, cela venait à ce savoir.

_Une victime? S'étrangla l'infirmier. Je pourrais même faire en sorte qu'un homme tel que vous couche avec moi, si j'en ai envie! Je ne serai jamais victime d'un tel « prédateur » comme vous le dites!

_Vraiment?

A nouveau, le plus jeune ne pu s'empêcher d'avaler sa salive tant la phrase et son ton prêtaient à confusion. Ces doubles sens étaient-ils volontaires ou bien avait-il juste l'esprit trop mal placé?Insouciant de ses états d'âme, l'autre repris son travail, non sans lui avoir ordonné d'aider. Alors qu'à son tour, il mettait la main à la patte, il sentit l'esprit de l'autre, se manifester.

_Tu en as envie, n'est-ce pas?...

_...

_Le toucher, l'embrasser, briser sa coquille de marbre parfait pour voir son visage empreint de désir, de luxure, le sentir nu contre toi, être en lui...

_Tu te trompe abruti, je...

_Tu préfèrerais l'avoir en toi, hein? Te faire baiser profondément sur son bureau si parfait, déranger ses papiers bien ordonnés avec ton corps soumis au sien, son sexe ravageant ton cul...

_La ferme...

_Être incapable de te rappeler ton nom, d'où tu es, de ce que tu fais, parce tu te fait profondément ramoner par sa queue...

_La ferme!

_Sentir son gland percuter ta prostate à chaque fois que ses couilles claquent contre tes fesses, jouir jusqu'aux larmes tellement le plaisir sera grand et...

_LA FERME!

Ce fut lorsqu'il avisa les visages surpris des personnes présentes qu'il se rendit compte qu'il avait crier cela à voix haute. Son trouble avait-il été si grand pour sentir ce monstre se manifester? Cette horreur était une part de lui, mais une part tellement biaisée, tellement tordue, tellement malade qu'il ne se reconnaissait pas en lui. Une bête sauvage assoiffée de violence et de sexe qui se déchainait dès qu'elle le pouvait, une tempête qu'il ne pouvait contrôler entièrement, un virus implacable profitant de la moindre faille pour proliférer et gangréner son cerveau, un parasite qui le rongeait de l'intérieur pour lentement prendre le pouvoir et apaiser ses faims primales. Il le sentait, tapis dans son esprit, souriant du tour qu'il lui avait joué, de cette confusion qu'il avait agrandie dans sa tête, de l'excitation qui résultait des images qu'il avait semées. Combien de temps encore avant qu'il ne reprenne possession de son corps? Très peu, trop peu. Il l'avait su dès l'instant où il s'était laissé aller avec Ishida. Le compte à rebours avait recommencé.

Une heure avant le début de la cérémonie, tous les professeurs et éléments important de l'administration étaient présents, babillant joyeusement sur leurs deux petites semaines de vacances où certains étaient partit, d'autres avaient passé du temps en famille. Un peu à l'écart, le nouvel infirmier regardait le directeur converser avec Unohana, la professeur de sciences, une femme à l'apparence douce et calme. Peut-être était-ce à cause de son isolement mais, il fut à son tour abordé par quelqu'un, un homme, au visage engageant, il semblait tempéré, ses lunettes sur le nez et ses cheveux bruns clair lui tombant sur le visage.

_Vous devez être le fameux frère de notre surveillant général, il semble que vous êtes très apprécié parmi notre personnel enseignant, j'ai beaucoup entendu parler de vous.

_Ah bon? J'aurai pensé que Kaien n'était pas aussi bavard sur notre vie privée...

_Oh, mais Mlle Kuchiki est très prolixe depuis qu'elle a su que vous étiez affecté à notre établissement, précisa l'homme.

_Mlle Kuchiki? S'étonna le roux, il ne se pensait pas que l'homme ait une quelconque famille.

_Vous ne voyez vraiment pas? Je plains vraiment cette pauvre Rukia...

Rukia! Maintenant Ichigo se souvenait pourquoi le nom de Kuchiki lui était familier! C'était l'homme qui avait épousé Hisana, la grande sœur de sa meilleure amie d'enfance. Il se rappela soudainement la première fois qu'ils s'étaient rencontrés, ce brun au charme envoutant, habillé dans un kimono de cérémonie aussi cher qu'élégant qui avait fait de lui le premier homme pour lequel il avait éprouvé du désir. Cet homme savait-il tout cela lorsqu'ils s'étaient revus il y a trois jours? Sans doute... Cela éclaircissait un autre mystère: l'insistance curieuse et dérangeante de Shiro sur ce personnage. Il reconnu alors la brunette énergique qui discutait avec son frère. Celui-ci avait-il volontairement omis de la mentionner pour lui faire la surprise? Voulait-il lui épargner ses souvenirs d'enfances? Ou bien avait-il juste, avec sa naïveté coutumière, oublié de lui en parlé?

_Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de revoir Rukia depuis mon arrivée ici et, étant donné le temps depuis lequel on ne s'est pas vu, j'ignorais totalement qu'elle avait pris le nom de son beau frère.

Il avait dit cela sur un ton cassant, un peu en colère, car l'homme en face de lui n'était clairement celui pour qui il se faisait passer. Il ignorait si quelqu'un d'autre pourrait remarquer la malignité infernale qui émanait de lui, cette perversité qui entoure ceux qui jouissent de la souffrance des autres, qui s'amusent à porter le masque du mouton alors qu'ils sont démons. Il cherchait vraisemblablement à savoir s'il pourrait être sa nouvelle proie, son jouet qui remplacerait un autre, cassé trop rapidement par cet avare trop gourmand. Par chance, ce fut quand ce vil manipulateur voulu l'embobiner que la cérémonie commença. Et, bien qu'il soit contraint de s'asseoir à côté de lui sur scène, il n'aurait pas à supporter ses mensonges ahurissants. Cependant, il n'avait compté sur le fait que son collègue soit bien plus tordu qu'il ne le pense...

Alors que le proviseur laissait place au major du concours d'entrée pour son discours, Ichigo sentit un effleurement au bas de sa blouse, remontant lentement le long de ses cuisses pour s'attarder sur ses fesses. Choqué, il se tourna vers son voisin qui répondit à son interrogation muette par un sourire innocent et de la malice pure dans les yeux. Les doigts inquisiteurs se glissèrent bientôt sous son pantalon puis son boxer, traçant de fines arabesque sur l'arrondit de ses muscles, tombant dans le creux de ses reins, heureusement gênés dans leur avancée lubrique par la position assise de leur victime. Qu'à cela ne tienne! La main repassa le cap de la hanche pour discrètement venir vers l'avant. Tremblant, le roux n'osait pas bouger, de peur qu'on ne le surprenne dans cette position, ou pire, que ce pervers prenne cela pour une invitation. Contrôlant sa rage alors même que Shiro hurlait vengeance dans son esprit, il faisait preuve d'une impassibilité à toute épreuve. Il eut droit à un répit de bien courte durée lorsqu'il eût à se présenter ainsi que le tordu. La cérémonie terminée, il fût le premier à se lever pour quitter l 'estrade et mettre le plus de distance possible entre Aizen Sôsuke et lui, sans remarquer qu'une autre ombre le suivait.

Par malheur, cet homme semblait pouvoir le détecter quelque soit la vitesse à laquelle il s'échappait et il se retrouva coincé du côté des machines, seul avec son poursuivant.

_Que me voulez-vous? Vous n'êtes pas mon genre et je ne veux pas coucher avec un homme tel que vous. Déclara-t-il avec colère.

Il détestait se faire manipuler ainsi, comme si on ne le considérait que comme un simple morceau de viande, une chose faible et soumise au bon vouloir des gens. Sa déclaration aussi bien que son ton eurent l'heur de faire sourire son assaillant d'un sourire autrement plus conforme à ses pensées: tordu et vicieux. Sans pour autant répondre à l'injective, il s'approcha de sa proie, cet horrible rictus vissé aux lèvres, ses yeux trahissant ses intentions. L'ombre voulu agir, furieuse de l'attitude ce prof qui tenait plus de la psychopathie, mais elle fut devancée:

_Aizen, je vous prierai de laisser notre jeune infirmier en paix, déclara la voix glaciale du directeur Kuchiki. A moins que vous ne souhaitiez que votre apparence de gentil professeur soit à jamais entachée par le fait que non seulement vous harcelez sexuellement vos collègues même devant une centaine d'élève, mais en plus, que vous vous risquer à les violer dans l'arrière-salle de l'amphithéâtre. Je vous ai engagé car vous m'assuriez ne pas troubler l'ambiance de cette école et il serait regrettable qu'elle soit troublé, n'est-ce pas?

_Certes, Monsieur le Directeur.

_Je vous signale au passage que vous vous en prenez à la mauvaise personne: le jeune Kurosaki pourrait vous faire avaler vos pieds jusqu'aux genoux d'après ce que j'en sais.

L'aura sombre qui planait sur la scène avant cette arrivée héroïque se dissipa. Aussi bien parce que le stalker avait remis son masque d'innocence que parce que le jeune homme avait repris assez contact avec la réalité pour ne pas redevenir un Shinigami. Par ailleurs, la remarque de son aîné le fit sourire maintenant qu'il se rappelait avoir dit ça à l'homme lors de son mariage pour le menacer s'il rendait Hisana malheureuse.

Une fois le châtain partit, il se tourna vers son patron avec un sourire engageant et ravi. Juste après l'avoir remercié pour l'avoir sortit des griffes de cet incube, n'en tenant plus, il ne pu s'empêcher de demander des nouvelles de sa grande sœur d'adoption. Mais une ombre passa sur le visage légèrement amusé de l'homme. Répondant à sa place à l'interrogation, qui tourmentait le roux, une voix féminine s'éleva:

_Alors tu ne sais pas?

Prochain Chapitre: "Dear Past Evils": Comment renouer avec le passé lorsque l'on a tenté de rayer celui-ci de sa mémoire? Pourquoi continue-t-il a nous hanter? Tout effacer n'est pas la solution, et Ichigo va devoir, non seulement se rappeler des bons moments brisés trop tôt, mais aussi raconter la noirceur de ses dernières années...

Qui est Shiro? Comment va réagir Ichigo face à son amie d'enfance, Rukia? Qui sera témoin de ses révélations sur sa vie dans Shibuya? Pourquoi est-il si accro à sa salle de douche (encore et toujours)? La Suite au prochain épisode!

Le Commentaire Du Chapitre:

*Mon deuxième lemon(dans l'ordre d'écriture)! Une fois encore j'espère avoir assuré et vous avoir fait(e) baver ! Pour toute demande de remboursement de clavier ou ordinateur endommagé, veuillez voir notre trésorier et avocat, Gin Ichimaru.

*C'est une confrontation faite dans le feu de l'action et qui est bien évidement due aux pulsions sexuelles de Ichi et Grimm, l'un étant un peu en mal d'homme et frustré avec sa "reconversion", l'autre parce que c'est un ado, et non à un quelconque sentiment d'amour (ce ne sont pas des personnages susceptibles d'être sujets au coup de foudre -quoique-). C'est d'ailleurs pour ça que Grimmjow lui demande de le "baiser" et non de lui faire l'amour. Désolé, si l'expression a pu être interprétée comme vulgaire dans le contexte, mais, vraiment, je ne pouvais pas écrire autre chose...

*Je ne sais pas d'où j'ai sortit le mot "ordonnancement", va savoir s'il a le sens que je lui donne ici (des ordres), ça fait peut-être un peu trop, mais moi, il me plaît bien: ça rappel le côté médical de Ichigo (une ordonnance, hé hé... Oui, bon, c'est bon, j'arrête avec mes blagues pourries).

*Pour celles (et ceux!) qui auraient été déçu par le fait qu'ils ne passent pas à l'acte, je dirais que, pour moi, ce serait un obstacle à l'évolution de leur relation vers une relation amoureuse, c'est pour ça que je ne l'ai pas écrit. Et puis, il faut laisser ce genre de chose pour la suite!

*C'est un rien grossier la façon dont Ichi rembarre Grimmjow, non?

*Atarashi = nouveau et Yoake = Aube. Donc c'est le lycée de l'aube nouvelle, une sorte de renaissance pour Ichi.

*Est-ce que Bya fait du gringue à Ichi? Je n'arrive vraiment pas à savoir... C'est volontaire ou pas? Vous en pensez quoi?

*Quand est-ce que le countdown tombera à zéro et que Shiro deviendra maître de sa destiné? (je sais ça fait grandiloquent...) Pas tout de suite en tout cas.

*Je suis d'accord avec vous: Aizen est un connard pervers et vicieux qui mérite de se faire laminer par Shiro. Et vive Bya qui sait arriver aux bons moments.

*Qui est notre ombre? La réponse dans le prochain épisode!

Le Petit Mot De L'Auteur

*Vous aviez remarqué que les persos masculins dans les fics ou les mannequins dans les pubs, quel qu'ils soient, portent TOUJOURS des boxer? Personnellement, je pense que c'est parce que c'est le plus sexy des sous-vêtements. On devrait peut-être faire un sondage... "Quel est d'après-vous, le sous-vêtement masculin le plus sexy/ qui met le plus en valeur les hommes?" ça sonne bien non? Répondez si vous le voulez, vous aurez le droit à un bonbon.

Je m'excuse également auprès de tout ceux qui lisent cette fic et qui la trouvent à leur goût parce que je publie aussi souvent qu'il y a de nouveaux volumes de Hunter X Hunter (c'est à dire... pas souvent). Pour savoir où j'en suis, je vous conseille de vous connecter sur mon blog. (lien dans le profil)

Merci beaucoup à vous.

Nat-kun