Chapitre 2
(POV Bella)
Je me réveillais, détendue. La fenêtre me laissa voir un ciel grisonnant couvert de lourds nuages. Je soupirais face au temps qu'il faisait; c'est en me préparant que me revint l'incident de la veille. Préférant ne pas me prendre la tête avec cela, je m'habillais rapidement avec des vêtements de couleurs sombres afin de me fondre au mieux de la masse. Voyant mon reflet, j'utilisais un sort pour lisser mes cheveux blancs et soupirais à nouveau. Je pressentais d'avance les moqueries des futurs camarades au sujet de ces derniers. Bien que ça ne me dérange pas, je savais qu'ils allaient m'agacer au plus haut point. Il était hors de question que je teigne mes cheveux pour rentrer dans le moule.
Sans m'y attarder davantage, je pris mon petit-déjeuner et montai dans ma voiture (désolée je ne suis pas voiture). Trouver le lycée fut un jeu d'enfant de même qu'avoir une place. En regardant l'heure, je vis que j'étais en avance de 20 minutes. Je partis au secrétariat pour récupérer mon emploi du temps et voir le directeur. Le fait qu'il y ait le peu de monde dans les couloirs me soulagea et c'était avec une expression calme que je pénétrais dans le secrétariat.
- Bonjour, disais-je, je suis Bella Swan. Je viens chercher mon emploi du temps.
La secrétaire à la chevelure rouge feu leva les yeux vers moi et me donna le nécessaire en me grommelant le fait que je devais lui rendre ma fiche de présence en fin de journée.
- En revoir.
Elle ne prit pas la peine de me répondre, occupée à essayer de dompter sa crinière. Le directeur fut bien plus de bonne humeur, il m'assure qu'il avait averti les enseignements sur ma différence et qu'au moindre souci je pourrais le voir. Ravie de constater qu'il y avait des gens aimables, je patientais devant la porte de mon premier cours. Maths. L'horreur.
Un groupe d'élèves déboula bruyamment dans les couloirs et je me bénis d'avoir pensé à affaiblir mes sens. Je me serais tuée les tympans. Un trio attira mon attention car la plupart s'écartait en les voyants.
Une petite brune à gauche ayant une masse de cheveux qui l'agrandissaient, une rousse à droite maquillée comme un pot de peinture et au milieu une fausse blonde platine qui semblait refaite. La blonde me jugea du regard et déclara:
- Hé tout le monde! On a une vieille parmi nous!
Ses suivantes ricanèrent comme des guenons; voyant que je ne ripostais pas, elles s'arrêtèrent.
- T'es muette?
- Non, je ne vois pas l'intérêt de répondre à un trio d'idiotes qui se prennent pour des canons trop parfaites. Vous n'êtes que des petites-connes-imbues-de-leur-personne-et-se-la-pètent-.
Barbie vira au rouge écrevisse et tenta de me gifler sauf que je saisis son poignet afin de la stopper. Le prof de maths arriva peu après et nous ouvrit. Petit, chauve et gros, il me fit penser à un cochon. Quoique niveau caractère il était comparable à un bouledogue. Il m'ordonna de me présenter, ce que je fis brièvement puis gagnai une place vacante. Ce fut les deux heures les plus ennuyeuses que je connus; écouter ce type aboyer son cours fut lassant.
Avec un soulagement général, la sonnerie retentit. Tout le monde s'empressa de sortir et d'aller au cours suivant. Le reste se déroula tranquillement; une gentille fille nommée Angela me proposa de manger en sa compagnie. J'acceptais puisque je tenais à paraître normale. Sa table comptait quatre garçons et une fille. Elle me présenta:
- Voici Bella. Bella, je te présente Mike, Tyler, Eric, Ben et Jessica.
- Bonjour, me contentais-je à dire.
Ils hochèrent la tête et se mirent à parler. Jessica, très bavarde, me bombarda de questions.
- Tu vis où? Tu viens d'où? Et tes parents? Et tes cheveux?
Elle dut reprendre son souffle avec sa tirade. Réticente, je répondis quand même.
- Je viens d'Irlande où j'étais en vacances cet été. Je suis née à Londres, mes parents étant morts j'ai été en orphelinat. A mes 16 ans, j'ai eu le droit de partir. Pour mes cheveux, c'est génétique. Mon arrière-grand-mère les avait également.
Angela s'excusa pour la curiosité de son amie. Mais l'autre n'était pas du tout désolée puisqu'elle voulut savoir comment mes parents étaient morts. Ne pouvant pas dire la vérité, je la nuançais.
(POV Edward)
Aujourd'hui était la rentrée, tous les élèves étaient excités de se revoir, de parler de leurs vacances alors que la plupart les avait passés ensemble. Leur principal sujet de discussion fut l'arrivée en ville d'une nouvelle venue nommée Bella Swan. Bien que personne ne l'ait encore vue, tous les garçons se l'imaginaient et se voyaient en couple avec.
Une fois encore, j'aurais aimé ne pas avoir à entendre les pensées des gens. Pour ma famille, c'était différent car ils étaient habitués. S'il n'était pas nécessaire de venir, je resterai volontiers chez moi. Les cours de la matinée passèrent rapidement ce qui me soulagea au plus haut point. Après avoir pris notre plateau chargé de nourriture -que nous ne mangerons pas-, nous nous installâmes à une table isolée afin d'être tranquille.
Tout le monde, contrairement à l'accoutumée, ne s'intéressa à nous ce qui surprit Rosalie. Alice, l'ayant senti, expliqua:
- La nouvelle arrive. Avec Angela Weber.
En effet, une minute plus tard Angela entra dans la cafeteria en compagnie d'un nouveau visage. Entendant la surprise de toutes les personnes présentes, je me retournais pour comprendre la raison. Je restais un moment sous le choc.
Une fille avec une peau blanche, de fines lèvres. Des yeux bleus océan magnifiques et des cheveux blancs comme sa peau. C'était cela qui les intriguait. Les filles étaient vertes de jalousie face à une telle beauté, Rose dut admettre à contre-coeur qu'elle était jolie. Jolie me parut insuffisant pour la qualifier, la couleur étrange de sa chevelure lui donnait un côté surnaturel, magique et unique. Elle s'assit avec son guide et ses amis qui évidement étaient rongés de curiosité.
Jessica la bombarda de questions dont une qui me sembla particulièrement déplacée.
- Qu'est-il arrivé à tes parents?
Un éclat de tristesse apparut, Jasper le sentit et s'en plaignit.
- Qu'elle se reprenne, c'est insupportable!
Je ne lui accordai pas beaucoup d'attention et écoutai la réponse.
- La nuit était tombée, j'étais endormie. Un cri m'a réveillée, je me suis précipitée en bas. J'ai vu mon père, ma mère et mes deux cousines de cinq ans, des jumelles. Ils avaient été égorgés comme si c'était des animaux. Le responsable ne m'avait pas vu ni entendu.
- Qu'est-ce qu'il a eu?
- Je ne tiens pas à en parler davantage.
Elle se leva et sortit. Mon frère en fut soulagé parce qu'au long de son récit, son chagrin s'était amplifié.
Note de l'auteur: Héhé alors qu'en pensez-vous? Le meilleur reste à venir. Merci pour ceux qui lisent ma p'tite fiction. Biz.
