Le Destin des Âmes Sœurs
Coucou! De retour avec un troisième chapitre! Dans le chapitre précédent, Harry est à Gringotts avec Hermione pour faire le point sur sa situation. Sans compter Lucius Malfoy qui semble bon de lui prêter serment afin de lui dévoiler des informations importantes. Gros problèmes à l'horizon, et c'est pas fini! (Désolée je suis nulle en résumé)
Pour le chapitre précédent, certains m'ont fait la remarque et merci de me le signaler, Hermione tourne autour du pot car elle ne veut tout simplement pas blesser son ami. Mais merci en tout cas de suivre mon histoire!
Chapitre III: Fortune insoupçonnée et Souvenirs.
•Précédemment•
- Je vous aiderais. Je vous donnerais des cours pour gérer vos finances et votre patrimoine familial. se proposa Malfoy en regardant les documents qu'Harry lui avaient tendu.
- Merci. J'ai un mauvais pressentiment concernant mon compte.
Les trois gobelins arrivèrent à ce moment-là, et leur mine auparavant déconfite avait tourné au blanc.
- Monsieur Potter. Malheureusement je crains que notre banque ait des comptes à vous rendre. Rassurez-vous, des dédommagements seront faits le plus rapidement possible sur votre compte pour les faits que je vais vous exposer.
Harry frissonna, Lucius sembla anxieux et Hermione fronça les sourcils, soucieuse. Non, ce n'était pas un bon jour, mais il valait mieux pour lui et pour ceux qui l'avaient trahi qu'il le sache dès maintenant.
Tous se rassirent, puis quelques minutes plus tard Gripsec arriva.
- Gripsec, nous allons regarder tous les documents que Monsieur Potter a demandé, et en tant que chef du secteur anglais je ferais mon rapport à Monsieur Gringott.
Le gobelin, déjà très livide, semblait encore plus pâlir. Il donna les papiers à Ragnoc qui les lit puis les tendit à Harry directement. Sa magie s'agitait furieusement, crépitant dans l'air. Depuis la fin de la guerre, son surplus de puissance était difficile à maîtriser, et les émotions fortes étaient un véritable catalyseur. Les deux autres sorciers ne comprirent pas la réaction du jeune homme qui semblait être au bord de la rupture.
- Donc, si j'ai bien compris, et je crois bien comprendre, tout ça m'a été pris avec l'accord de Dumbledore? demanda le survivant en serrant les dents.
- En vérité Monsieur Potter, cet argent était distribué par le Directeur de Poudlard directement. bredouilla Radrog en regardant les documents.
Hermione était choquée, Lucius simplement inexpressif, ne laissant aucune expression visible. Le gobelin continua.
- Désirez-vous que toutes les personnes présentes en ce lieu écoutent?
Harry réfléchit puis demanda aux deux sorciers et à Gripsec de sortir, ce qu'ils acceptèrent avec joie au vue de la magie incontrôlée de plus en plus menaçante. Les trois gobelins se retrouvèrent donc face au jeune Survivant, qui semblait reprendre une expression neutre.
- Bien. Nous estimons les donations de votre compte principal nulles, ce coffre n'a été visité que par vous. En revanche, votre coffre secondaire ainsi que trois autres ont été l'objet de prélèvements et de donations en tout genre. informa Radrog qui se concentra sur le document. Le montant de votre coffre principal est actuellement de 300.000 gallions. Le montant de votre coffre secondaire est de 450.000 gallions.
- Sans doute pour ne pas attirer l'attention. Combien de coffre possède ma famille? demanda Harry dont les chiffres lui donnaient le tournis.
- Neuf coffres, Monsieur Potter. Six d'entre eux ont été épargnés par les prélèvements car ils n'étaient pas sut les registres officiels, d'un montant de 850.000 gallions chacun environ, et avec des actions assez importantes. Votre famille a été très prévenante, monsieur Potter. commenta Radrog. Et je ne parle pas uniquement de vos parents, bien entendu.
Sa fortune était colossale, sans compter les propriétés de sa famille. Il était le seul membre Potter encore vivant. Il devait sans doute avoir des coffres qui n'avaient jamais été ouverts depuis des années, et qui ont dû fructifier. Heureusement que Monsieur Malfoy lui avait proposé son aide pour l'aider à gérer son portefeuille.
- Reprenons. dit Ragnoc en prenant le relais. Le coffre secondaire a eu les prélèvements suivants: 1.000 gallions par an pour Mrs Figg, et ce depuis dix ans. 500 gallions par an pour Monsieur Fletcher, faits depuis trois ans.
Le compte qui était fermé mais visible sur les relevés bancaires officiels normalement donnés a été quant à lui sujet à de nombreuses transactions. Un prélèvement annuel de 2.500 gallions par an et ce depuis cinq ans est réalisé pour le compte de Monsieur Ronald Weasley, il était auparavant de 1.500 gallions par an et ce depuis trois ans avant augmentation. Un autre prélèvement de 2.000 gallions cette fois pendant trois ans a été fait pour Miss Ginerva Weasley, auparavant de 1.000 gallions annuels depuis deux ans avant augmentation.
Enfin une autre transaction pour le compte de Madame Molly Weasley du montant de 3.500 gallions annuels depuis huit ans. Et une dernière opération a été effectuée il y a quelques mois de cela par Monsieur Dumbledore pour son compte personnel un virement de 450.000 gallions.
- Ce qui nous donne un total de... termina Radrog en déglutissant.
- Une très grosse somme. éluda Harry qui reprit le papier pour voir les dégâts de son compte jusqu'alors inconnu. Comment ce vieillard a-t-il osé se servir dans mon dos? Il s'attendait à quoi? Que je meurs ou quoi?
Puis soudain il se rappela qu'il avait été un Horcruxe vivant et que le seul moyen d'éradiquer cette chose était par la mort. L'amour de sa mère l'avait sauvé encore une fois, et cela avait fortement étonné le vieux directeur. Ce dernier l'avait presque jeté hors de Poudlard pour aller chez ces truands de moldus.
Alors c'était ça? Il était destiné à mourir, pour le plus grand bien de tous? N'avait-il pas assez souffert pour être conduit directement à l'abattoir, par son mentor en plus de cela? Était-il juste destiné à mourir en martyr et être pillé en guise de remerciements? Mais il avait vaincu et était bien vivant.
- Par la barbe de Merlin, je ferais en sorte que tous les traitres qui ont abusé de mon nom et de tout ce qui va avec me le paiera cher, très cher. gronda Harry, et sous l'effet de sa colère une vitre éclata en morceaux. Désolé pour la casse, Ragnoc. Je paierais les dégâts.
- Inutile. dit-il simplement en faisant un sort informulé qui répara le vitrail brisé en un clin d'œil pour revenir à sa place. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à de tels agissements au sein de ma banque. Quelles mesures désirez-vous prendre concernant ces erreurs?
Harry essaya de comprendre ce qui venait de se passer. Gripsec avait eu des documents de la part de Dumbledore qui l'autorisait à accéder à ses deux comptes auxquels il n'avait pas accès. Ils n'allaient pas s'en tirer comme ça.
- Sachez qu'un dédommagement de 480.000 gallions sera effectué sur votre compte dès cet après-midi, avec d'autres mesures en complément. Ou peut-être que...
- Non c'est parfait. le rassura Harry en voyant le gobelin se détendre à ses mots. Mais j'exige une sécurité renforcée à vie, et que Radrog prenne la place de Gripsec. Je connais vos méthodes, et je pense que mon seuil de patience a atteint ses limites pour aujourd'hui. Inutile de me dissuader, je ne suis aucunement satisfait de ses services, avec ce qui a été fait à mon insu. Je veux également que ces prélèvements me soient remboursés dans leur intégralité, mais sans autre intérêt qu'un gallion symbolique.
Ce gallion soulignait clairement une humiliation pour les coupables, leur montrant que du mépris. Les gobelins semblèrent satisfaits de cette décision.
- Bien. Nous verrons en détail la sécurité dans un instant. Toutes les mesures seront prises concernant les remboursements. Imposez votre signature sur le document comme quoi vous désignez Radrog gardien des comptes Potter, que vos biens n'appartiennent qu'à vous et que vous acceptez le titre de chef de la Maison Potter. Signature par le sang et par la magie, je vous prie.
Harry fit les signatures demandées, et signa le testament en apposant la date du jour d'ouverture déjà indiqué. Il vit ensuite son nouveau conseiller approcher avec un coffret où brillait une chevalière, celle de sa famille. Il la mit, acceptant son titre et scella le document avec l'emblème familial. Il était Lord Potter, désormais.
Rassuré, le gobelin convoqua Gripsec afin de lui annoncer sa position.
- Gripsec, vous êtes révoqué de votre poste. Nous prendrons votre déposition concernant les documents donnés par M. Dumbledore et l'ouverture très tardive du testament Potter. Vous aurez à répondre de vos actions dans quelques jours. Dans un mois votre renvoi sera prononcé, le temps de terminer les mesures administratives de Monsieur Potter. Vous pouvez disposer.
Abattu, le gobelin les salua sans un mot puis partit précipitamment. Ils parlèrent de la sécurité de tous ces coffres. La plus performante fut retenue, les frais couverts intégralement par la banque comme dédommagement supplémentaire. Il demanda également une bourse avec 5.000 gallions ainsi qu'une carte de crédit pour Moldu lui soit donné. Toutes les formalités conclues, Harry serra la main des deux gobelins en guise de remerciements, rassuré.
Il sortit heureux de cet entretien, sous l'œil dubitatif des deux sorciers. Il les gratifia d'un regard apaisé avant de sortir le premier de la banque.
- Alors Harry. Comment ça s'est passé? demanda Hermione, inquiète.
- Eh bien, mes découvertes m'ont fait comprendre que je me suis fié aux mauvaises personnes depuis le début. l'informa-t-il simplement en remettant sa cape sur sa tête et la jeune femme l'imita. Mais je te raconterais en détail plus tard. Tenez Lucius, ce sont les relevés bancaires qui ont subi des transactions illégales. J'aimerais parler également de cette prophétie dont vous parliez dans votre lettre. dit-il ensuite d'une voix tranchante.
L'aristocrate appréciait les débuts de changement chez le survivant. Il devenait plus calculateur, réfléchit, froid. Il ne maîtrisait pas suffisamment ses émotions pour ne rien laisser transparaître. Il se promit d'y remédier. La prophétie parlait d'un survivant puissant en tout point, après tout, pas d'un Griffondor irresponsable.
- Bien. Le mieux serait d'en parler chez Barjow & Burk mais pas aujourd'hui. murmura-t-il en se massant discrètement l'épaule. Je dois vous laissez. Demain à treize heures, avec Miss Granger si vous le souhaitez.
D'un mouvement de cape noire il se volatilisa, laissant Harry et Hermione assez surpris de ce départ. Puis ils reprirent vivement leurs esprits en entendant de loin les voix familières de la famille Weasley. Ils prirent rapidement la direction de l'Allée des Embrumes, sans se rendre compte que deux jeunes rouquins les suivait.
Ils longèrent rapidement le chemin de Traverse puis prirent une rue transversale et remontèrent dans le fameux passage interdit aux "bons sorciers". Alors qu'ils prirent la route de leur destination, Harry prit la manche d'Hermione et les firent bifurquer dans une ruelle revenant sur leurs pas.
Hermione essaya de parler à son ami mais il semblait préférable qu'elle se taise. Ils débouchèrent dans l'artère principal, qui heureusement était bondé. La jeune sorcière jugea bon de changer la couleur de leurs robes en des plus colorées pour se fondre dans la masse. Mais voyant que les deux suiveurs ne les lâchaient pas d'une semelle, elle décida de prendre leur fuite en main.
- Par ici, murmura-t-elle en les guidant vers la boutique de Mrs Guipure. Elle nous accueillera et nous fera passer par l'arrière boutique.
Ils se firent un chemin dans la foule qui s'activait follement sur le parvis et arrivèrent au magasin rapidement. La gérante semblait outrée par leur arrivée criarde dans son entrée.
- Bonjour, je suis navrée mais je vais bientôt fermer boutique. Je vous reconduit à l'extérieur. dit-elle d'un ton polaire.
Harry semblait paniqué, mais son amie vint devant Mrs Guipure, la démarche assurée.
- Nous ne vous dérangerons pas, je vous le promets. dit-elle en montrant son visage sans enlever sa capuche, le dos tourné à la vitrine où les deux rouquins, collés à la baie vitrée, révélèrent leurs visages.
Mrs Guipure reconnût son employée et voyant les deux autres englués contre sa vitre elle tira les rideaux, avant d'ouvrir la porte et de les faire dégager. La voix de Molly Weasley raisonna malgré le brouhaha environnant.
- Mais qu'est-ce que vous faîtes? Nous irons chez Tissard & Brodette et Occasio, alors arrêtez de lorgner et venez m'aider.
Harry put enfin enlever sa cape dès que Mme Guipure ferma sa boutique pour le moment. Elle se tourna tout sourire vers ses invités.
- Hermione! Navrée mais tu sais que ce genre de vêtement me rebute au plus haut point. Et ne serait-ce pas... Harry Potter? Enchantée mon cher. Je serrais ravie de pouvoir vous conseiller pour vos tenues.
- J'en serais ravi. Mais une autre fois, je pense. À quelle heure votre boutique ouvre demain?
Les yeux de Mrs Guipure pétillaient, elle allait enfin habiller le Survivant. Lui qui s'habillait avec des loques, elle serait ravie de faire le ménage dans sa garde-robe. Lui aussi semblait heureux, il allait changer l'image du Griffondor insouciant que tout le monde sorcier avait de lui. Il allait devenir le Lord Potter, et reprendre les rênes de sa vie qu'il n'avait au final jamais eu.
- Demain à six heures, pour préparer la boutique. Je pourrais vous accueillir à ce moment-là, et Hermione vous aidera puisqu'elle travaille demain.
Cette dernière semblait ravie.
- Bien. Alors je serais là en même temps qu'elle, alors. dit-il avant de regarder l'heure. Pourrions-nous passer par votre arrière boutique pour sortir?
- Bien sûr, c'est par ici. les guida la gérante en ouvrant une porte dérobée. Bonne journée Monsieur Potter et merci de votre visite.
- Sachez que je suis Lord Potter désormais, Mrs Guipure. l'informa le jeune homme en agitant sa chevalière. Mais vous pouvez continuer à m'appeler monsieur.
- Oh, je suis confuse! Veuillez m'excuser, Monsieur Potter. Alors à demain! À demain Hermione.
Ils partirent en reprenant les couleurs sombres de leurs capes. Hermione profita de leur trajet pour parler un peu à son meilleur ami avant d'arriver enfin dans la boutique la plus reculée de l'Allée des Embrumes.
- Madame, Monsieur. Bienvenue chez Barjow & Burk. Que... Pouvons-nous faire pour vous?
- Bonjour Monsieur... s'interrompit Harry en regardant son interlocuteur.
- Burk. Je suis l'un des propriétaires du magasin.
- Monsieur Burk. Je suis Harry Potter.
Le vieil homme arrêta son travail pour aller le saluer. Il sourit à Hermione qui gardait toujours sa cape sur elle.
- Monsieur Potter, Lord plutôt. dit-il en voyant la bague représentant sa famille. Miss.
- Nous aimerions utiliser une de vos pensines, car ce que nous voulons voir est... Délicat. demanda-t-il sur un ton qui ne laissait nullement place au refus.
- Oui, suivez-moi. Nous nous mettrons dans un endroit plus tranquille. dit le gérant en emmenant les deux jeunes dans une pièce à l'étage du magasin.
Il installa la pensine en face d'eux, puis sortit. Les deux sorciers se regardèrent, puis regardèrent le toit vitré avant de lancer des sorts de protection, de verrouillage, d'obscurité sur le toit et de silence. Hermione plongea donc les filaments laiteux de sa conscience pour les glisser dans la pensine. Puis ils plongèrent leur tête pour découvrir les souvenirs de la la jeune femme.
*La brume de la pensine se dissipa peu à peu.*
Hermione était dans l'herbe, flânant avec un livre et son chat se dorant au soleil. Le vent devenait frais, et elle rentra avec son ami à quatre pattes au Terrier dans la chambre qu'elle partageait avec Ginny. Elle vit avec surprise que personne n'était dans la cuisine, elle trouva la maison biscornue des Weasley bien vide et silencieuse.
Elle avait entendu lors du repas que les jumeaux ne rentreraient pas car leur entreprise était en pleine expansion, Arthur avait un travail monstre avec le poste vacant de Lucius Malfoy qui avait demandé à partir et qui n'avait pas donné signe de vie depuis. Ron avait gratifié cette nouvelle de manière "ronnesque".
- De toute façon, il ne manquera à personne. Comme tous ces Mangemorts et ces traîtres de Serpentard!
Il n'était nécessaire de préciser que les Malfoy contribuaient à une grande partie de l'économie sorcière sans qu'une énième dispute n'éclate. Elle se tut, mangeant en silence. Le fait que Harry ne soit pas là la mettait mal à l'aise depuis quelques jours. Ses lettres lui avaient été renvoyée, elle ne savait pas quoi penser de ces renvois successifs. En tout cas, elle avait hâte d'être à la rentrée, puisque personne ne semblait se soucier de lui.
Quand elle rentra dans la chambre de son amie, elle vit avec surprise la pièce vacante. Elle se posa quand même sur le lit trop dur pour elle et prit un livre sur les potions, car Snape attendait tous les élèves au tournant. Elle voulait connaitre tout ce livre avant la fin des vacances.
Mais alors qu'elle finit sa page sur la potion de sommeil, elle entendit des marches craquer et des rires. Sans comprendre sa réaction, elle se cacha derrière une armoire avec Patterond, se traitant d'idiote car Ginny saurait sa présence. Mais contre toute attente, lorsque cette dernière entra, elle regarda la pièce vide avant de fermer la porte.
- Personne est dans la chambre. Maman est dans la cuisine. Hermione doit sûrement encore être dans le champ.
- Mais qu'est-ce qu'elle fait dans ce maudit trou d'herbes, à essayer de lui envoyer des lettres? Elle m'énerve depuis quelques jours. Ça sert à rien ce qu'elle fait, si elle savait. marmonna Ron.
Il riait à gorge déployée tandis que sa sœur gloussait de façon insupportable. Hermione essaya d'aller devant la porte de la chambre de Ron mais elle savait que le plancher avait des chances de la trahir.
"Merde! Je sens un truc pas net du tout, comment je vais savoir ce qu'ils se disent, ça doit être dingue pour vérifier que personne ne les écoute? Allez... Tu peux trouver... Mais oui! Il faut juste que je tienne Patterond."
Elle chercha dans son sac un accessoire que les jumeaux lui avaient donné pour permettre d'écouter à distance. Des oreilles d'espionnage, même principe que les conserves reliées entre elles mais plus pratiques. Le mouchard mis en place, elle colla l'autre oreille à la sienne.
- Alors. Maintenant que l'on est enfin seuls, on va discuter que ce qu'on va faire pour la rentrée. dit Ginny. L'Ultima * est prêt.
- La potion d'amour? Mais comment tu as pu la préparer? Même le Barjow et le Burk n'ont pas voulu t'aider. Ils vendent les pires trucs du monde et ça ils le vendent pas? demanda Ron, dubitatif.
- Laisse tomber, on l'a faite avec maman. Mais juste une toute petite fiole, maman n'a pas pu en faire plus. Le Directeur a pu nous trouver la recette. Mais il était marqué "à ne pas utiliser sur sorcier, graves effets secondaires non vérifiés". Tu crois qu'on peut faire ça? Oui, hein? semblait-elle espérer.
- T'inquiète pas! Si Dumbledore t'a donné cette recette c'est pas pour rien. Il était censé mourir contre son duel avec Voldemort. Il avait été vraiment surpris de voir qu'Harry avait survécu au "Avada Kedavra". Ça avait corrompu tous ses plans.
- Pourquoi ça?
- Parce que si Harry était mort comme prévu, Dumbledore aurait répartit tout son fric dans nos comptes et dans le sien, sans que cela paraisse suspect. lui dit le traître. Mais au final c'est mieux comme ça, on s'en occupera plus tard.
Elle était terrifiée de ce qu'elle entendait. Harry aurait dû mourir, c'est vrai. Mais elle était heureuse qu'il soit avec eux. Elle qui pensait que ce miracle était une bénédiction pour Ronald, elle s'était bien gourée.
"Comment peuvent-ils penser ça d'Harry? Je dois le prévenir et vite! Les salauds, ils oseraient en plus! Bravo les héros de guerre!"
- Bon en tout cas, je lui donnerais L'Ultima quand il viendra. Maman a dit que nous irons bientôt le chercher. Comme ça ensuite on se mariera, comme prévu! Et pour Hermione, on lui dit ou pas?
- Pas avant qu'Harry ait prit la potion. réfuta-t-il de suite.
- Mais pourquoi?
- Parce que s'il la prend et qu'ensuite on dit tout à cette intello coincée, il ne la croira jamais si elle essaye de le mettre en garde. Comme ça plus d'obstacles! Et hop, jackpot!
Elle gloussa encore, et Ron ricanait, puis elle entendit un bruit de mastication, sûrement lui qui mangeait.
Elle reprit rapidement les oreilles, paniquée par sa découverte. Elle s'était bercée d'illusions sur cette famille, seuls les jumeaux et Arthur ne semblaient pas être au courant. Elle essayerait de les joindre plus tard. Mais elle ne voulait qu'une chose: Rentrer chez elle.
Elle attendit que Ron et Ginny descendent pour partir.
- Bon, allons voir Hermione. Je vais lui dire d'arrêter d'écrire, qu'elle perd son temps. Et lui monter un peu la tête.
- Je t'accompagne. On verra bien.
Ils sortirent de la chambre en prenant la direction du champ, et elle en profita pour tout prendre avant de réfléchir à un motif pour transplaner. Hors de question qu'elle se fasse raccompagner, elle trouverait bien une idée en chemin. Elle posa ses affaires et la cage de son chat dans le vestibule brusquement, relevant l'attention de Molly. Elle remarqua une expression à peine perceptible qu'elle n'avait jamais vu avant, ou jamais remarqué se dit-elle. Du mépris et du dégoût. Une micro-expression qui en montrait bien plus sur elle, désormais.
"Je savais que mon malaise n'était pas rien. Mais là je ne peux plus, j'ai l'impression d'être complice!"
- Molly. Il faut que je reparte chez moi. La rentrée est dans un mois et j'ai oublié un livre essentiel à mon apprentissage. De plus, mes parents me manquent.
- Tu veux partir, pour un livre? demanda la mère de famille aux formes généreuses qui se précipita vers elle. Pourquoi, Ron t'en prêtera un.
- Non! Il ne l'a pas! couina-t-elle en se pinçant l'arête du nez. Et de toute façon je veux aussi revoir mes parents. Je vous en prie Molly.
- Nous essayerons de t'acheter ce livre. Et écris à tes parents. dit-elle en espérant la convaincre en la poussant vers les escaliers. Pourquoi partir juste pour un bouquin, Hermione?
Cette insistance déplût de suite à Hermione, qui ajouta derechef.
- Molly. Mes parents me manquent beaucoup, je ne suis pas allée les voir depuis la fin de cette guerre à la demande de Dumbledore, mais là j'en peux plus. Je pars les rejoindre. grinça-t-elle d'un ton froid. Je peux? Merci.
Puis sans demander son reste elle prit ses affaires et partit dans le jardin du Terrier en dehors des protections avant de transplaner chez elle. Elle imposa des sorts et des barrières magiques puissantes dans sa maison avant de ranger ses affaires et attendre ses parents.
Elle entendit dans la soirée les cliquetis dans la porte d'entrée et une paire de talons frapper le sol. Elle se leva discrètement et alla sur la chaise du salon dans l'entrée. Sa mère se mit à l'aise quand elle vit passer Patterond sans se poser d'autre question.
- Coucou mon chat, mais qu'est-ce... Qu'est-ce tu fais ici toi? cria-t-elle en enlevant vite son manteau. Hermione? Hermione? Ma chérie?
- Coucou maman. bredouilla cette dernière qui n'avait pu retenir ses larmes. Je suis là.
Les deux femmes se regardèrent, puis enfin sa mère la serra dans ses bras, elle aussi en pleurs.
- Ma chérie. Quel soulagement! Tu étais chez ton ami? J'ai cru que tu ne reviendrais pas!
- Maman...
Elle raconta ce qu'elle avait entendu entre les deux Weasley, et le visage de sa mère habituellement si doux devenait froid et dur. Quand Hermione finit son histoire, Mme Granger était en colère et triste pour sa fille.
- Ce gamin n'est qu'un vaurien! Il est indigne de toi, de ses actes! vociféra-t-elle en tournant dans le salon, claquant des talons. Je ne veux plus que tu lui parle! Et crois-moi je le saurais si tu désobéis.
La porte d'entrée s'ouvrit de nouveau, M. Granger rejoignait la famille au complet.
- Salut ma chérie je suis rentré! Qu'est-ce que ces que ces affaires? Hermione est rentrée?
Une petite voix étouffée lui parvient, et il déboucha dans le salon sans comprendre. Il vit sa fille dans les bras de sa femme, sanglotant toutes les deux. Il alla les r pour une étreinte comme il les aimait avec les deux femmes de sa vie.
- Herm'! C'est bon que tu sois enfin à la maison! Tu ne vas pas repartir de suite chez les Weasley, hein? dit-il en riant.
- Non, elle n'ira plus jamais. gronda sa mère en se levant. Viens, je vais t'en parler. Ma chérie, va te reposer. Il est vingt heures, donc prends ta douche et déballe tes affaires.
- J'ai déjà tout installé, ma douche serait suffisante. Oh, vous m'avez tellement manqué! bredouilla-t-elle en étreignant une fois encore ses parents.
* La brume de la pensine réapparût et disparut ensuite face à un autre souvenir.*
- Ma chérie, ton père a eu une urgence au cabinet, il rentrera plus tard. Comment im s'y est pris pour casser sa couronne? J'ai regardé avec lui, mais ton père est plus qualifié pour les prothèses. dit Mme Granger en entrant chez elle. Mmm, ça sent bon!
Hermione était en train de cuisiner, et dès que son père arriva ils passèrent à table.
Elle profita de l'après-midi calme pour aller lire un peu tandis que sa mère regardait la télévision. Puis quand elle prit un autre livre dans l'étagère du salon, un énième hibou arriva en s'écrasant contre le carreau. Depuis quelques jours après son arrivée, des courriers pleuvaient à n'en plus savoir quoi faire. Tous venaient de Ron ou Ginny, lui demandant la même chose.
- Merde! Ils ne peuvent pas l'éduquer pour travailler son atterrissage? grinça sa mère.
Hermione ouvrit la lettre puis roula les yeux avant de la déchirer rageusement. Encore la même question.
- Pourquoi tu es partie? Pourquoi tu réponds pas à mes lettres? Merde faut qu'il arrête, ça sert à rien!
Sa mère prit le papier déchiré des mains de sa fille pour y mettre dans la cheminée. Elles reprirent leurs activités quand un hibou grand-duc arriva avec élégance.
- Ah non! Quoi encore, ils ne peuvent pas nous laisser tranquille?
- Non! Il n'est pas à eux. Je vais voir.
Elle prit des graines de pin, puis les donna au rapace qui refusa la récompense. Arrogant, pensa-t-elle pour elle-même. Elle prit la lettre, assez lourde, et de suite il reprit son envol. Le sceau vert jade était très représentatif.
- Pourquoi les Malfoy me... Je comprends pas.
Elle décacheta la lettre et la lut rapidement.
"Miss Granger, cela doit vous étonnez que je vous écrive, mais c'est bien à vous que je m'adresse. Mon retrait des mondanités sorcières m'ont permis de prendre du recul, et vous êtes la seule personne avec qui je reprend contact, après une vaine tentative de joindre votre ami Harry (!). Je serais ravi de vous revoir, ainsi que monsieur Potter afin de parler de certaines choses très importantes. Une nouvelle prophétie doit être lue par le Survivant mais seuls vous et moi savons qu'elle existe, alors ne l'ébruitez pas. Une lettre à l'intention de Harry est jointe à la vôtre. Je ne vous en direz pas plus aujourd'hui, mais je vous demande une chose. Restez chez vous, et méfiez-vous de tout désormais. En toute amitié. Lord Lucius Alexander Malfoy."
Un autre courrier était bien destiné à Harry, mais depuis quand Malfoy appelait son ami de cette façon? Étrange.
* La brume de la pensine réapparût et se dissipa ensuite face à un autre souvenir.*
Hermione avait passé une mauvaise journée, non seulement elle avait croisé des moldus très impolis cet après-midi alors qu'elle se triturait les méninges qui lui ont littéralement foncé dessus, mais en plus ils avaient exigés des excuses. Mais un sort bien placé remit tout en ordre, il se taperait un bon mal de crâne.
Mais elle avait une tout autre préoccupation, ce qui lui avait valu cet accident. Elle tournait dans sa chambre, inquiète en voyant qu'une autre lettre pour son meilleur ami emprisonne chez ces moldus tyranniques lui était revenu. Elle devait le joindre coûte que coûte, avant qu'il ne soit trop tard. Sa mère, qui travaillait dans son bureau, entendait depuis quelques minutes sa fille tourner comme un lion en cage. Elle devait tenir énormément à ce garçon.
- Herm'. On dirait un fauve. Tu as encore eu un retour de courrier? Ne t'inquiète pas.
- Si, je dois m'inquiéter! Molly a prévu de passer prendre Harry et Ginny va lui faire prendre cette potion horrible! Il sera à jamais prisonnier, maman, et ils vont le dépouiller!
Mme Granger ne savait plus quoi faire pour sa fille. Elle décida donc après mûre réflexion dans son bureau de dire à sa fille qu'elle devait aller le voir. Mais tout d'un coup le téléphone d'Hermione sonna.
- Allô? dit-elle précipitamment.
- Hermione? demanda une voix masculine qu'elle n'était pas sûre de reconnaître.
- Oui. Qui est-ce? demanda-t-elle doucement.
Elle vit sa mère sur le pas de sa porte, soucieuse.
- Harry. Tu sais, le gars qui se met dans le pétrin à chaque année de cours ou qui adore affronter ses professeurs. dit-il en riant.
"Mon Dieu, Harry! Enfin!" Elle fit un point en l'air à sa mère, heureuse d'entendre enfin son meilleur ami.
- Harry? C'est toi? Super! Oh mon Dieu Harry! couina-t-elle en ne retenant plus ses larmes.
- Oui, c'est bien moi Hermione je que tu te rappelle encore de mon prénom. railla-t-il.
- Harry je me suis tellement inquiétée pour toi! Tu es où? hurla Hermione, encore sous le choc.
- Chez les Dursley.
- Je viens te chercher! cria-t-elle. Maman, j'ai réussis à avoir Harry au téléphone, je vais le chercher!
- D'accord, lui dit sa mère en s'en allant dans le salon.
- Non! Il y a un espion de l'Ordre vers chez moi, sans parler de Mrs Figg. chuchota Harry, pour ne pas être entendu par ses tyrans.
- Ah zut! Je peux venir te voir comment? demanda-t-elle, impatiente.
- Viens tout à l'heure, en mode Moldu. dit Harry.
Elle entendait des cliquetis de valise. Tant mieux.
- Très bien Harry! On se voit tout à l'heure! À tout de suite! hurla la jeune femme avant de raccrocher. Maman! J'ai réussi!
Elle prit son manteau, ses chaussures et sa baguette puis commença à ouvrir la porte avant que sa mère ne la bloque.
- Maman? Qu'est-ce que tu fais?
- Tiens, c'est un pistolet électrique et son permis. On ne sait jamais, et je ne parle pas des gens malfamés, je parle des sorciers. Ta baguette est une arme prévisible, alors qu'un taser surprendra.
Cette logique était indiscutable, sa mère avait raison. Elle prit l'arme et la mit dans sa poche de manteau avant de sortir dehors. Puis plus loin elle transplana. Arrivée à Privet Drive, elle vit de suite l'espion très indiscret qui ne l'avait pas encore vu malgré le bruit de son arrivée. Elle lui lança un informulé pour qu'il tombe dans le coma pendant quelques minutes.
Elle trouva rapidement l'adresse, et elle sonna, respirant un bon coup. Quelle fut sa surprise en voyant la femme de cet après-midi qui lui avait beuglé dessus. La vieille femme voulut refermer la porte mais Hermione bloqua son pied en tenant à lui présenter des excuses pour l'amadouer, chose qui ne fonctionnait pas tellement. Puis une voix familières lui parvient.
- Désolé mais tu ne pourras pas la raisonner. Quand elle est partie, tu peux plus arrêter la machine. ricana le jeune homme qui admirait la scène depuis sûrement un bon moment
- Harry! Oh Dieu tu vas bien! cria-t-elle en poussant l'hystérique pour se jeter dans les bras de son meilleur ami. Tu vas bien? Tu as bien mangé, tu es prêt à partir?
- Oui, c'est bon maman! J'ai tout! railla-t-il en lui rendant son étreinte.
Enfin! Il était en pleine forme, et visiblement heureux de la voir.
"Il était grand temps que je le sorte de là"
- Idiot! Je vais rétrécir ta valise. dit-elle en faisant un sort de rétrécissement qui ne fonctionna pas.
Hermione regarda de nouveau sa baguette et Harry, ne comprenant pas ce qui se passait.
- Que...
- Un sort bloque toute la magie dans cette maison. Ainsi qu'un repousse-animal.
- Voilà pourquoi je n'avais plus de tes nouvelles. grinça la jeune femme en sortant toutes les lettres pour lui. Elles me sont toutes revenues, dire que je pensais que tu le faisais la gueule.
"Vaut mieux ne rien lui dire pour le moment". Hermione préféra garder ça pour elle pour le moment, et lui dira tout quand ils seront à l'abri.
* La brume de la pensine réapparût et se dissipa ensuite face à un autre dissipa tous les souvenirs.*
Ils relevèrent la tête en se regardant, hébétés par ce qu'ils avaient vu, surtout Harry.
- Ça va? demanda Hermione, inquiète.
- Oui, oui. Juste un peu sonné.
Il s'assit, puis posa sa tête entre ses paumes. Hermione lui massa de la main son dos pour l'apaiser.
- Quels... Connards! Alors c'est comme ça? C'était leur plan depuis le début? Me dépouiller, que je sois mort ou vivant?
Sa magie incontrôlée revint à la charge, et un objet inanimé prit vie avant de se briser. Il se tint la tête pendant quelques secondes.
- Ça va passer. Il faut juste que je me calme.
- Il faut que tu ailles à Sainte-Mangouste, ils régleront ce problème de surplus de magie. dit Hermione, sachant que les surplus pouvaient causer des problèmes à long terme.
- J'irais plus tard. Il faut qu'on y aille. Je veux savoir quelque chose au sujet de cette potion que Ginny veut utiliser contre moi. Et il me faut une prof pour m'aider dans mes études cet été. dit-il en gratifiant son amie d'un clin d'œil complice.
- Je veux savoir aussi ce que c'est. Car ce qu'elle a dit à son sujet m'a fait flipper.
Ils descendirent donc et virent un autre homme qui comptait ses recettes. Sûrement monsieur Barjow.
- Monsieur Barjow? demanda Hermione.
Ce dernier leva la tête et sourit à la jeune femme qui se tenait devant lui.
- Oui, Miss! Bonjour et bienvenue dans notre boutique! Bonjour Monsieur. Que puis-je faire pour vous?
- Nous sommes venus vous consulter pour un sujet assez épineux. Avec l'accord de Monsieur Burk, nous avons pu utiliser votre pensine pour certains détails dont je ne me rappelais plus. Et dans une conversation un mot nous a interpellé.
- Ah oui? Dites-moi tout. dit le vieil homme en rangeant des livres interdits. Oh, dois-je vous signaler de ne rien dire de notre contenu chez nous?
- Bien sûr. dit immédiatement Harry. Promettez-nous seulement de ne jamais dire que nous somme venus dans votre magasin aujourd'hui.
Barjow comprit que leurs intentions étaient d'être discrets, et peut-être qu'ils voudraient acheter des articles chez lui. Il se frottait d'avance les mains.
- Je tiendrais votre visite sous silence, n'est-ce pas Complicius?
Monsieur Burk apparût directement de l'arrière boutique pour acquiescer avant de repartir. Les trois sorciers reprirent leur discussion.
- Quelqu'un est venu se renseigner sur un potion d'amour que vous ne vendez pas. Le... L'Ultimus... demanda Harry en butant exagérément sur le mot.
- L'Ultima? Oui, une rouquine même pas en âge correct est venue me demander cette potion il y a peu de temps. Et oui je n'en vends pas. Les effets de cette substances sont extrêmement néfastes, auparavant en général les jeunes filles l'utilisaient pour avoir toutes leurs chances avec les hommes qu'elles aimaient. Mais les victimes devenaient suicidaires, imprévisibles et violents. L'Ultima n'est pas connu par les jeunes, donc quelqu'un a dû lui en parler.
- Y a-t-il un antidote à cette potion? demanda Hermione en se rendant compte de l'horreur de cette découverte.
- Non. C'est pour ça qu'elle n'est plus vendue ou même produite. Pourquoi cette question?
- Une fille en parlait, et elle veut en faire une fiole. Voilà pourquoi on vous pose ces questions. Mais je suis sûr de faire en sorte que son plan échoue.
Barjow se pétrifia à cette révélation, la recette était connue de très peu de sorciers, le dernier qui la connaissait était Tom Jedusor, qui était désormais six pieds sous terre. Et même si le Seigneur des Ténèbres était lâche, il ne l'était pas assez pour utiliser cette potion.
- C'est de la pure lâcheté, utiliser ce poison veut dire que l'on a aucun amour-propre. C'est mon avis. dit Burk en revenant dans la boutique. En tout cas, rassurez-vous. Très peu de gens connaissent son existence. Ils ne penseraient pas à en faire usage vu les dégâts qu'elle a causé. Ils ne voudraient pas revivre ça.
Ils partirent un peu plus tard, en promettant aux deux gérants de revenir bientôt. Ils remirent leurs capuches et repartirent rapidement. Puis alors qu'ils débouchèrent dans le chemin de Traverse, ils se firent remarquer par les jumeaux Weasley qui les interpelèrent avant de les emmener dans leur boutique.
- Alors vous deux... commença Fred.
- On s'inquiétait dis donc. finit George.
Les deux sorciers se regardèrent un instant avant de dire, gênés.
- On voulait être discrets. Je crois que c'est mort.
- En effet, dirent les jumeaux d'un seul homme. Comment allez-vous? On a pas eu de nouvelles, depuis la fin de la guerre.
- Et en plus notre mère était furax quand tu es partie Herm'. dit Fred. Ron et Ginny ne comprennent pas pourquoi tu ne répond pas à leurs courriers.
- On ne leur a pas parlé depuis un bon moment, et quand on les a vu aujourd'hui on n'a pas regretté notre décision de rester à Londres. Alors dites-nous ce qui vous arrive.
- Promettez que vous ne direz rien. dit Hermione, tranchante.
- Un serment inviolable. renchérit Harry en tendant le bras. Et je vous informe que je suis Lord maintenant. Ça aussi gardez-le secret jusqu'à que je le dévoile.
Ils firent donc le serment de suite, puis Harry leur raconta les grandes lignes, sans leur informer pour le moment que leur frère, leur sœur et leur mère étaient dans le coup.
- On parlera de tout ça plus tard, vous en avez assez emmagasiné pour aujourd'hui. dit Hermione en riant nerveusement.
- Merci de ne avoir mis dans la confidence. N'empêche, te piller ton compte, c'est horrible. On savait qu'on ne devait pas faire confiance à ce vieux. Il aurait dû démissionner dès que la guerre a été finie, il a quand même rien fait quand les Mangemorts sont rentrés dans l'école. Les autres profs ont défendu le château et lui, où il était?
La rancœur était bien présente chez les jumeaux. Depuis quelques temps, ils ne portaient plus le Directeur dans leurs cœurs, Remus également, mais depuis plus longtemps sans que cela ne se voie forcément. Harry comprenait maintenant.
Mais les choses allaient trop vite pour lui. La veille, il était en train de tondre la pelouse, et maintenant il devait supporter une trahison à grande échelle et une tentative d'empoisonnement et résoudre un dépouillage massif de sa fortune et des problèmes de testament jamais ouverts.
- Je crois qu'Harry en a assez eu pour aujourd'hui. On se verra demain, c'est mieux je pense. dit Hermione en voyant le teint blafard de son ami. On va faire un peu de shopping, on repassera vous voir pour faire un approvisionnement en bêtises en tout genre. ajouta-t-elle en leur faisant un clin d'œil, qui plut aux deux farceurs. On peut transplaner depuis votre boutique?
- Normalement, on interdit les transplanages dans la boutique...
- Mais on va faire une exception pour vous! finit Fred en délimitant un point pour leur voyage. Allez-y! On se voit demain alors!
Les deux sorciers transplantèrent directement devant la maison d'Hermione. Demain était un autre jour de découvertes et de nouveautés pour les deux jeunes.
Je ne suis pas une grande fan de Ron et Ginny, alors si vous pensiez un portrait élogieux de ma part, c'est râpé.
*: L'Ultima (pure produit de mon imagination) est comme vous l'auriez compris une potion extrêmement dangereuse qui rend les victimes accros aux personnes qui leur la administre, au point d'en perdre la raison et de devenir suicidaire et meurtrier, et même mourir dans la plupart des cas. Ce poison peut les pousser à se retourner contre leurs "amours". Bien sûr, Ginny ne le sait pas. Patience, vous en saurez (peut-être un peu plus)
La révélation de la prophétie sera faite bout à bout, avant la rentrée de tous nos amis à Poudlard!
{ !Bientôt la suite! } Alors pleins de reviews! Bisous!
