Hola!
Voilà la suite! C'est du rapide parce qu'il était déjà rédigé. J'ai corrigé apporté des trucs, enlevé d'autres...bref.
Merci aux reviewers, je vous kiffe!
Enjoy!
Chapitre 2 :
"Chez-moi de circonstance"
Je sors de ma brume avec un sifflement insupportable dans les oreilles. Je tente de gémir, mais ma gorge sèche m'en empêche. Je ne peux que tousser et me débattre faiblement avec les draps pour essayer de me relever.
"Olà, calme toi, ma belle."
Une main soulève ma nuque et colle quelque chose de froid sur mes lèvres. J'ouvre péniblement les yeux et vois un verre d'eau claire. Je ne réfléchis pas et me jette dessus, aspirant le liquide frais à grandes gorgées, avant de retomber sur mes oreillers. Ma vision est encore un peu trouble, mais je crois voir la silhouette d'un homme. Alors je me souviens de l'accident. Je suis prise de panique, et les bip bip à côté de mon lit s'emballent, l'alertant. Il se retourne après avoir reposé le verre, et s'approche doucement, les mains en avant.
"Calme toi, je suis le médecin, tu es en sécurité."
En sécurité? Depuis quand les Hommes sont-ils synonymes de sécurité? J'étais en sécurité dans les hautes montagnes avec ma soeur, dans mon 4x4. J'étais en sécurité dans les cavernes abandonnées par les ours, j'étais en sécurité lorsque je pouvais me défendre contre ces stupides morts-vivants. Mais avec des gens, de vrais gens, l'avenir est dorénavant imprévisible, et ces dernières heures me l'ont bien démontré. Je tente de me relever, mais je n'arrive même pas à soulever mes bras. Il essaie encore de me calmer.
"Hé, tu as peut-être une commotion cérébrale, alors je serais toi, je ne ferais pas autant de grabuge. Tu vas aggraver ton état."
Je me calme, pas tant parce qu'il me le demande que parce que je sens de nouveau ma tête tourner méchamment. Je gémis et repose ma tête bien sagement.
"Bien. Je suis le docteur Pete Anderson, et je me fiche que tu m'aimes bien ou pas, il n'y en a pas d'autre à des kilomètres à la ronde. Fallait que ce soit moi dans ce trou du cul du monde..."
Je ne sais pas si je suis encore dans les vapes, mais une forte odeur d'alcool me prend à la gorge. Je tourne la tête, alors qu'il prend ma tension.
"Tu n'as pas de souvenir de l'accident, je suppose?"
Je tente de réfléchir. Je me rappelle seulement d'avoir saigné du front.
"Pas...grand chose." je croasse.
Il se contente de marmonner dans sa barbe.
"Et tu n'as pas de souvenir d'un viol ?" demande-t-il de but en blanc.
Je me tourne vers lui, choquée.
"Non. Non ils n'en n'ont pas eu le temps." je dis, plus sèchement.
Il prend son stéthoscope et commence à écouter les battements de mon coeur, mais rien ne semble l'alarmer.
"Tu as subi un choc, et tu vas malheureusement devoir rester dans ce lit pendant un moment."dit-il en rangeant ses outils.
"Quoi? Non, j'ai la route à prendre, et..."
"La route ? Avec un engin dans l'état de ta voiture, tu n'iras pas loin. Et encore moins avec les malades qui se baladent dans le coin."
Je frissonne en me rappelant la frayeur lorsque ma portière s'est ouverte à la volée. Je reste sagement à ma place, et ne dis plus rien. De toute façon, j'en aurais été incapable, je suis trop fatiguée. Plus que ce dont je peux me rendre compte.
Je passe la semaine suivante à prendre des médocs rationnés, et à manger tout ce que mon estomac veut bien garder (autant dire pas grand chose). Lucy vient me rendre visite chaque jour, au moins durant deux heures, et puis elle retourne aux occupations qu'on lui a attribuées. Elle a l'air heureuse. Mais je ne suis pas à l'aise. C'est beaucoup trop parfait. Tous ces jardins, et ces barbecues le dimanche après la messe, et ces enfants qui jouent dans la rue...c'est un peu comme une rémission pendant un cancer. Mais on sait qu'on risque de replonger. Ca sent la merde à plein nez. Je ne sais pas comment des gens comme Daryl peuvent avoir confiance en...ça.
Un jour, alors que je venais de prendre ma douche (parce qu'ils ont même des douches...), un grattement timide à ma porte me fait grogner. C'est forcément Denise. Le Docteur entre sans frapper.
"Pas maintenant, Denise."
La porte s'ouvre légèrement, et j'entends un petit raclement de gorge. Je tourne la tête, prête à lui balancer d'aller voir ailleurs si j'y suis, mais je trouve une petite femme blonde d'une cinquantaine d'année. Elle me couve d'un regard chaleureux et compatissant, et un sourire travaillé étire ses lèvres fines. Ma main à couper que c'est une politicienne.
"Bonjour, Grace. Mon nom est Deanne, je suis la dirigeante de cette communauté."
Putain j'aurais dû le savoir...
"Même la fin du monde n'a pas réussi à vous éradiquer..." j'ironise, acide.
Tout ce que l'humanité a fait de pire est resté : les criminels, les politiciens (la même chose, je vous l'accorde), et la décoloration si j'en juge par ses racines foncées et blanches par endroit. Elle ne se décompose pas, au contraire, ce qui aggrave mon humeur.
"Sérieusement, qu'est-ce que vous me voulez? D'abord vous m'envoyez vos chiens de chasse, et ensuite vous me sauvez?"
"Je ne suis pas là pour vous terroriser, Grace. Mon seul but est de vous offrir une maison, un toit, une utilité. Tout ce que vous avez perdu suite à la Grande Infection."
Mes lèvres s'étirent de l'ironie de la situation. Un sourire que je ravale bien vite.
"Qu'est-ce que c'est ?"
Elle sort un caméscope de son sac, et l'installe sur un petit guéridon entre nous. Elle s'installe à son tour, et continue de me servir son sourire qui pue le faux.
"J'ai pour habitude de faire passer un entretien aux personnes qui veulent s'installer ici. De cette manière, je peux mieux déterminer s'ils ont leur place ici, et où je peux les poster."
Je sursaute.
"Un entre...vous vous foutez de moi ?! Qui m'a harcelée sur la route? Je ne veux pas rester ici!"
"Mais votre sœur, si. Elle a enfin trouvé un environement qui lui convient, et vous le lui arracheriez égoïstement ?" dit-elle en ne me lâchant pas du regard.
Je ne dis rien. Je pense que rien ne jouerais en ma faveur. Et je ne peux pas mentir.
"C'est bien ce que je pensais. Et vous ne laisseriez pas votre soeur entre les mains d'étrangers, n'est-ce pas? J'en conclus donc que vous voulez rester ici. Cet entretien est donc une simple formalité." dit-elle avec un air satisfait qui me donne envie de la gifler.
"Tous les mêmes..." je grogne.
Il y a une raison si je refusais de voter avant.
"Très bien, Grace...d'où venez vous et comment nous avez-vous trouvés ?"
Je soupire profondément et me pince l'arrête du nez. Elle a raison. Je ne peux pas partir.
"Du Michigan...et ce sont deux de vos hommes qui nous ont trouvées."
0o0
J'ai compté chaque jour dans ce conte de fée à grande échelle qu'ils appellent Alexandria. J'ai rencontré chaque habitant, chaque femme, chaque homme...et puis j'ai rencontré les derniers arrivés avant nous. Ceux dont fait partie Daryl Dixon. J'ai rencontré Rick Grimes. Ca, c'est un homme qui en a vu, et qui sait que survivre signifie sacrifier. Et ruser. Sa présence ici n'est tout compte fait pas une surprise. Lui et les douze membres de son groupe sont facilement reconnaissables. Ce sont simplement ceux qui ne peuvent pas s'intégrer quoi qu'ils disent. Ils lui ont donné le rôle de shérif. Il l'a été dans sa vie antérieure, mais je suppose que la personne dans cet uniforme est bien différente de celle qui portait l'insigne dans le passé.
Et nous voilà, tous obligés de faire confiance à de parfaits inconnus pour protéger notre famille. A devoir faire semblant. On m'a donné l'étrange charge d'enseigner aux enfants les basiques de la connaissance. Ce que eux ne verront jamais, et ne leur servira certainement jamais. Je ne me suis jamais vue en enseignante. J'ai riposté, j'ai boudé, et puis je m'y suis pliée. Lucy a insisté. Et puis, quitte à rester coincée ici, autant faire comme les autres. J'ai tout de même réussi à négocier les tours de garde. Rester le cul sur une chaise à parler de littérature à des mioches qui n'ont pas envie d'être là revient à me condamner à mort. Rick a fini par accepter, à condition que quelqu'un m'accompagne.
Les samedi soirs, il y a ces sortes de dîners chez Deanne auxquels tout le monde est super excité d'aller. Lucy n'aime pas y aller, mais je la force. Elle m'a piégée ici, autant qu'elle en assume les conséquences. Elle s'assoit souvent au fond, avec Sasha Williams. Une femme assez fermée, mais qui semble avoir beaucoup plus en commun avec Lucy qu'au premier regard. J'y retrouve mon docteur qui est plus bourré que de raison, et dont le regard sur sa femme me fait frissonner. Je sais qu'il la frappe, il n'y a aucun secret. Le fait que ce soit le seul docteur empêche qui que ce soit d'intervenir et ça me frustre. Alors, quand toutes ces merdes me montent à la tête, je sors sur le porche, et savoure mon unique bière de la semaine dans le froid nocturne. Une autre personne est là aussi.
"Vous venez de dehors, toi et ta soeur."
Je tourne la tête et trouve Rick assit sur une marche. Il a gardé son regard fixé devant lui. Je ne réponds pas. Socialiser dans ce bas monde est la dernière de mes préoccupations. Il n'insiste pas, et se contente de continuer.
"Alors tu comprends qu'ils ne peuvent pas continuer à vivre comme ça. Un jour, ces murs vont s'effondrer, ou un rôdeur entrera ici. Ils sont tellement faibles..."
Je ne sais pas où il veut en venir, mais je suppose qu'entre chefs de clans il n'est pas rare de jouer à qui a la plus grosse. Je me contente de siroter ma bière. Chacun fait sa politique à son échelle. Mais si on devait choisir un leader, Rick serait le premier choix. Du moins pour ceux qui ont déjà mis les pieds dehors. Mais personne n'aura jamais ma voix. Je serai partie bien avant. Il finit par se relever et remonter sur le perron.
"En tous cas, j'espère pouvoir compter sur vous deux en temps voulu." dit-il en posant une main sur mon épaule.
Je la saisis immédiatement.
"Je ne sais pas ce que toi et ton groupe préparez, mais je n'en ferai pas partie. Et vous laissez ma soeur en dehors de ça."
Il a un rire amer.
"Parce que tu crois avoir le choix? Tu as vu le monde. Tu sais ce qu'il a de mieux pour nous."
Il se dégage de ma poigne et rentre tranquillement. Brutus avant de renverser Jules César avait le même calme. Mais il a vite déchanté.
"C'est un con parfois, mais ce qu'il fait, il le fait pour nous."
J'ai rejoins Daryl dans son garage pour l'aider sur sa moto. Il y a bien longtemps que je n'ai pas eu ce plaisir. Depuis mon père. Il n'a pas cherché à comprendre, et a juste haussé les épaules quand j'ai pris une clé de huit et ai entreprit de remonter les amortisseurs.
"Je ne dis pas le contraire, mais s'il veut s'attaquer à un chef, il devrait être plus discret."
Il se penche encore plus sur l'engin, tirant sur un câble qui ne veut pas céder.
"De toute façon, tu ne fais pas partie du groupe, en quoi c'est ton problème ?"
"Eh bien si un jour il lui prend l'envie de faire une connerie au nom de ceux qui viennent de dehors, je serai automatiquement mêlée à ça , et Lucy aussi. Nous sommes les dernières arrivées, par conséquent les moins fiables."
"Non, Rick ne prévoit rien. De toute façon, il ne mettra pas longtemps avant de reprendre les commandes. Il veut juste s'assurer que tu te retrouves du bon côté de la barrière quand ça arrivera."
"Je ne serai plus là quand ça arrivera."
Le câble a finalement cédé et a éclaboussé son visage de cambouis. Il marmonne un chapelet de jurons en s'essuyant le visage avant de répondre, beaucoup moins patient :
"Tu t'accroches encore à ces idées de merde ?"
"Ces idées de merde équivalent celles de ton chef. Moi au moins j'aurai une chance de survie..."
"Ouais, c'est ça. Avant que je te sauve encore de la merde dans laquelle tu te seras fourrée toute seule."
Je me lève et lui balance sa clé avant de sortir.
"Te vexe pas Princesse!"
"Ne m'appelle plus Princesse!" je persiffle en le menaçant de mon index. Ce qui l'amuse.
Il est le seul avec lequel j'ai accepté de socialiser. En fait, il est le seul dans lequel je me suis retrouvée. Lui et Rick sont ce qui se rapprochent le plus de moi, mais paradoxalement, je ne supporte la compagnie d'aucun des deux plus de quelques instants avant que ça ne vire au pugilat.
Je crains l'attachement plus que tout au monde. Craindre pour ma peau et celle de ma soeur est bien assez.
Et puis, un soir, la panique a secoué les rues tranquilles d'Alexandria. Un consensus avait lieu avec pour thème "Devons-nous apprendre à nous défendre ou devons-nous crever comme des cons ?". J'ai décidé qu'apparaître une fois ou deux en société devait jouer en ma faveur si un jour les choses tournaient mal. Ils avaient allumé un feu, et se concertaient. Et puis Rick a débarqué de nulle part et a décidé que jeter un cadavre achevé au milieu de cette joyeuse assemblée était une excellente idée. Et ça a marché. Sans compter que Glenn et une tête de cons dont je ne retiens jamais le nom étaient partis je ne sais où faire je ne sais quoi, et n'étaient toujours pas revenus. La panique prenait tout le monde, et je voyais une bande de souris effrayées devant une chose qui a longtemps fait partie de mon quotidien. Les habitués gardaient un visage neutre, et les "protégés" étaient sur le point de rendre leur dîner.
Et Rick se la joue à la Braveheart, harangue la foule, et là où ça devient intéressant...
"Vous n'êtes pas des nôtres ! "
Un cri hystérique sort tout le monde de son état de fascination pour le Saint Patron. Mes yeux suivent leurs regards, et je vois Pete Anderson, la même tête de noeud que tout le monde essaie d'éviter, bourré comme jamais, tenir le katana de Michonne et l'agiter pitoyablement devant Rick. Toute la foule retient son souffle. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre eux, mais son problème a l'air très personnel. Je me rapproche inconsciemment de Lucy et serre sa main.
"On n'a plus la télé, mais..." elle commence, un sourire crispé en coin.
"Ouais..."
Je vois le mari de Deanne tenter de calmer Pete mais l'autre malade continue de se battre avec son propre équilibre, et de faire face à sa fierté blessée. Je vois le sabre se rapprocher dangereusement de la gorge de Reg, et j'ai à peine le temps de faire un pas qu'un geyser de sang arrose son épouse, et le fait suffoquer. Lucy court dans leur direction, et tente de calmer l'hémorragie de ses pauvres petites mains. Mon coeur se soulève alors que Reg émet des gargouillis en tentant de parler, en vain. De toute façon, il est perdu. Et aucun humain ne mérite son sort si je ne l'aide pas. Je porte ma main à ma ceinture et sors un poignard que je plante sans réfléchir sous l'oreille du vieil homme. Une chose que je pensais n'avoir jamais à faire dans ces murs.
"Chhh..." je souffle en tournant la lame dans l'orifice.
"Qu'est-ce que vous faites? NON !" rugit Deanne en plaquant ses mains sur mon visage, essayant de m'éloigner de son mari. Je lâche tout et m'éloigne.
Le spectacle de sa douleur est insupportable. Je n'avais pas vu cela depuis tellement longtemps. Et pour elle, c'est certainement la première fois. J'échange un bref regard avec Rick sur le corps de Pete. Je crois que nous nous sommes compris immédiatement. Je n'ai pas le choix, je suis beaucoup trop investie dans la vie de ces gens désormais. J'apprends les maths à leurs enfants, mais désormais, je vais leur apprendre à survivre.
"C'était nécessaire, Deanne." dit Lucy avec douceur.
Mais elle est encore trop choquée pour comprendre quoi que ce soit.
C'est Maggie, une fille douce et redoutable (et enceinte) qui finit par lui expliquer la situation. Elle est la seule avec Rick dont elle accepte la présence, nous autres étant trop impliqués dans la disparition de mari.
Rick a fini par tuer Pete, et je crois que c'est là qu'a réellement commencé ma vie à Alexandria. Mon chez-moi de circonstance.
Les mois passent, je pourrais vous citer les évènements un par un, pour ça il me faudrait une journée. Nous avons failli perdre chacun des membres de cette famille à grande échelle, au moins deux fois, entre les raids foireux, une attaque de sauvages durant laquelle j'ai reçu une balle dans la cuisse, un déplacement massif de marcheurs qui a mal tourné. Il faut avouer que c'était une idée de merde dès le début, mais Rick est un de ces hommes que tu ne peux pas contredire. L'expérience suinte de chacun de ses gestes. Je me félicite tout de même d'avoir obligé Lucy à rester avec Judith dont elle a la garde quasi-quotidienne.
Glenn, Enid, Sacha et Abraham ont disparut plusieurs jours suite à ça avant de réapparaître dans l'océan de merde causé par la chute de la tour de garde. Un raz de marée de macchabés a envahit nos rues en moins d'une vingtaines de minutes. Je ne suis pas du genre à m'émouvoir pour un rien, mais ce que j'ai vu la nuit du deuxième jour m'a donné foi en cette ville. J'y ais mis le temps, mais j'ai vu ce que Deanne s'acharnait à m'agiter sous le nez. Ce que Rick veut absolument préserver. J'y ai vu ce en quoi j'ai perdu espoir. Et une société, une famille, un peuple, a repoussé l'ennemi qui a détruit un monde et menace ce qu'ils ont construit. Et Deanne que j'ai injustement mal jugée, a été jusqu'au bout au service de sa communauté. J'ai marqué ce jour comme celui où je me suis juré que jamais je ne verrais cette ville tomber.
Peu de temps s'est écoulé lorsque les habitants d'Alexandria se rendent compte que la merde qui coule dans nos veines n'est pas la pire des choses qui puisse nous arriver. Un danger plus imminent, une menace plus grande que Pete et ses accès de folie, ou un groupe de marcheurs guette ce havre de paix.
Une menace que nous avons rapidement pu identifier, sans y mettre un visage.
Negan.
J'ai décidé de survoler les évènements et de me concentrer uniquement sur l'évolution du ressenti de Grace sur Alexandria et les habitants.
Rien n'est plus important que sa relation avec sa soeur, sa ville et les habitants.
