Chapitre 3
Pov Roy
Après avoir quitté le QG, Roy alla chez lui pour se laver et se changer. Il était bien décidé à suivre les conseils de Maes pour une fois. Ainsi, une fois prêt, il se rendit en ville, à la recherche d'un bar dans un coin tranquille.
Pour finir, le Général trouva ce qu'il voulait. Un bar dans un coin assez reculé... Parfait. Au moment où il se dirigea vers la porte, celle-ci s'ouvrit, laissant apparaître deux hommes assez jeunes. L'un d'eux, qui était blond et très menu, avait l'air bien éméché. Il avait la tête baissée et avait besoin de son ami pour marcher droit. Après avoir laissé passer les deux amis, Roy entra dans le bar, un léger sourire aux lèvres.
-Quelle jeunesse... souffla-t-il.
Puis, d'un coup, un doute l'assailli. Un jeune homme blond, petit... "Edward?!". Prit d'un doute, le Général ressortit, mais il n'y avait plus personne.
-Hum... je demanderais quand même a Hugues demain... dit-il tout bas en fronçant les sourcils.
Après quelques secondes, l'alchimiste de flamme retourna dans le bar et y passa une bonne partie de la soirée. Le lendemain, fait rarissime, Mustang arriva à l'heure à son bureau. Riza Hawkeye, son fidèle second, leva un sourcil, étonnée.
-Eh bien, Général, seriez-vous tombé du lit aujourd'hui?
Roy fronça légèrement les sourcils.
-Pas vraiment, mais je dois aller voir Hugues. J'ai quelque chose d'urgent à lui demander.
La jeune femme tiqua.
-Il s'est passé quelque chose? demanda-t-elle, inquiète.
-Hum, pas spécialement. Mais j'aimerais qu'il vérifie un truc le plus vite possible.
-Bien, mais... s'il vous plaît, ne trainez pas trop.
Sur ces mots, Mustang la remercia et se dirigea rapidement vers le bureau de son meilleur ami, dans la section "renseignements".
-Ah, salut Roy! Alors... cette soirée? demanda Maes en voyant son ami arriver.
-Salut Hugues. Ca a été... Dis, j'aurais un service à te demander...
L'homme aux lunettes remarqua de suite qu'il y avait un problème.
-Qu'est-ce qu'il se passe Roy?
-Eh bien... j'aimerais que tu vérifie si Ed est à Central.
Hugues écarquilla les yeux.
-Quoi? Mais voyons Roy... il nous aurait prévenu!
-Tu en es sûr?
-Non... tu as raison. Mais qu'est-ce qui te fais penser qu'il serait ici?
-Je suis pas sûr, mais je crois l'avoir vu. Alors je préfère que tu vérifie.
Maes réfléchi quelques instants avant de répondre.
-Hum... ok, je t'appellerais si j'ai des nouvelles. Je m'y met tout de suite.
Mustang remercia son ami de toujours et le salua avant de quitter le bureau et de retourner au sien, toujours dans ses pensées.
Vers 14h, le téléphone sonna. Le général décrocha tout de suite.
-Allô?
-Ah, Roy. C'est bon, je l'ai trouvé!
-Vraiment? demanda l'alchimiste, stupéfait.
-Ouais, il est à l'hôtel "Emerald", pas loin de la gare.
-... Merci. déclara Mustang, avant de raccrocher.
Il réfléchi quelques secondes, puis, prit sa décision.
-Lieutenant?
La jeune femme releva la tête.
-Oui Général?
-Je prends le reste de ma journée. J'ai une affaire urgente à régler. déclara-t-il, déterminé.
-Bien, faites attention à vous.
Sur ces paroles, le Général prit sa veste et se mit en route pour rejoindre l'hôtel où était supposé loger Edward. Il avait bien fait de demander à son ami de vérifier, car bizarrement, il avait un drôle de pressentiment.
Il était enfin arrivé devant l'hôtel. La boule au ventre, Roy entra et se dirigea vers le comptoir. Derrière celui-ci se trouvait un maître d'hôtel assez âgé mais à l'allure soignée. L'homme salua Roy.
-Bonjour Monsieur. Que puis-je faire pour vous?
Tout en sortant sa montre en argent, Mustang se présenta.
-Bonjour, je suis le Général de Brigade Roy Mustang. J'aurais quelques questions à vous poser.
Le plus âgé haussa un sourcil.
-Je vous écoute.
-Hébergez vous un jeune homme du nom d'Edward Elric?
-Hum... en effet.
-Depuis combien de temps vit-il ici?
-Je crois bien que cela va faire un an Monsieur. Ce jeune homme ne nous a jamais causé aucuns soucis. C'est un très bon client.
-Si longtemps? demanda Roy, effaré.
Cela faisait un an que le blond était à Central et il n'avait prévenu personne? Etrange...
-Eh bien oui, nous avons plusieurs clients comme lui, qui loges à l'année. Pourquoi?
-Non... pour rien... Dites moi, actuellement, est-ce qu'il est dans sa chambre?
-Laissez moi réfléchir un instant...hum... ah oui, il est bien là. Je me souviens l'avoir vu revenir hier soir, et il n'est pas encore sortit de sa chambre aujourd'hui. Il est vrai aussi qu'hier soir, il avait l'air d'avoir beaucoup bu. J'ai essayé de lui demander s'il n'avait pas besoin d'aide, mais c'était comme si il ne m'entendait pas. Il est probablement encore en train de se reposer.
Roy fut étonné. Edward? Boire de l'alcool? Décidément, il en apprenait de belles aujourd'hui.
-Pourriez vous me donner le numéro de sa chambre s'il vous plaît? J'aimerais lui parler.
-Bien sur, il est dans la chambre 304, au troisième étage.
-Merci pour votre coopération.
Mustang se dirigea ensuite d'un pas rapide vers la chambre du blond, montant les marches 4 à 4. Voilà, il était enfin devant SA chambre.
Toc! Toc! Toc!
-Ed? C'est Mustang, Ouvre moi s'il te plaît.
Son cœur battait la chamade, après deux ans sans l'avoir vu, il était légèrement paniqué. Surtout que le comportement du plus jeune était suspect. Après un certain temps, toujours pas de réponse. Roy commençait vraiment à s'inquiéter. Pourquoi le blond ne répondait-il pas?
-Edward! Ouvre cette porte s'il te plaît!
Excédé et trop inquiet, Mustang enfonça la porte. Angoissé, le Général entra dans la chambre et se figea. Là, à terre, le blond était étalé de tout son long, face contre terre. Comme il faisait jour, Mustang pu voir que le pull du jeune homme était plein de sang.
Aussitôt, Roy se jeta aux côtés du blond et cria son nom. Délicatement, il retourna l'ainé Elric et le prit dans ses bras. Il était si léger, trop léger.
-Edward! Réveil toi! cria-t-il, paniqué.
Aucune réponse. Après quelques secondes, il se décida à donner une gifle au plus jeune, dans l'espoir de le faire réagir.
-Ed! S'il te plaît...
Doucement, très doucement, le jeune homme ouvrit à moitié les yeux.
-Hum...co... Colonel? souffla-t-il, complètement dans le gaz.
Le Général fut un poil soulagé, au moins, son ancien subordonné avait ouvert les yeux.
-Edward, qu'est ce qu'il t'est arrivé?!
-Huh... rien... c'est pas grave...
-Ed! Je vais devoir t'emmener à l'hôpital! Tu as vu dans quel état tu es? répondit l'ainé, angoissé.
A ces mots, le blond sembla avoir un déclic et se redressa brusquement.
-Non! C'est rien!
Le Général fut surpris par ce brusque changement d'attitude, mais au même moment, le jeune homme s'écroula de nouveau. Il s'était évanoui.
L'ainé était partagé entre emmener le plus jeune à l'hôpital, ou respecter la volonté de celui-ci. Finalement, il choisi la seconde option, connaissant le caractère du plus jeune, il savait qu'il se ferait tuer s'il agissait autrement. Cependant, il était loin d'imaginer qu'il allait vite regretter son choix.
Prenant Edward dans ses bras, Roy se mit à chercher la salle de bain, pour pouvoir le soigner. Une fois trouvée, Mustang posa son très léger paquet sur une chaise. Il se mit à fouiller l'armoire de la salle de bain, y trouvant une trousse de soin et des vêtements propres. Après avoir posé les produits au bord de la baignoire, l'ainé mit l'eau en route au pommeau de douche et trouva la bonne température. Il en leva ensuite son manteau et sa veste et releva les manches de sa chemise, puis commença à déshabiller délicatement le blond. Plus il enlevait les habits du plus jeune, plus sa colère et sa tristesse augmentait. Il n'en croyait pas ses yeux. Bon dieu, que lui était-il donc arrivé?
Edward était couvert de cicatrices diverses et variées. Il était horriblement maigre et le pire dans tout ça, oui , le pire, était son dos. Sous tout ce sang, on pouvait voir beaucoup de cicatrices toutes fraîches. Surement faites la veille au vu du sang qui avait coagulé. Aucuns doute que le plus jeune avait reçu des coups de fouet, et des violents. On pouvait aussi voir des traces bleues-mauves à ses poignets, signe qu'il avait été attaché. L'alchimiste de flamme était fou de rage, mais malgré tout, il prit délicatement le jeune homme et le déposa dans la baignoire afin de le nettoyer.
Ayant fini, Roy attrapa une serviette et l'enroula autour du blond, puis emmena celui-ci dans son lit pour désinfecter ses plaies et le soigner avant de l'habiller. Une fois le cadet sous les ouvertures, Mustang prit une chaise et s'installa à côté du lit, réfléchissant au "pourquoi?" ou "comment?".
Comment Edward en était arrivé là? Qui avait bien pu lui faire subir pareil torture? Merde! Des coups de fouet. Et puis, toutes les autres cicatrices... S'était-il fait ça lui même? A première vu, oui. Mais aussi, pourquoi avait-il perdu tant de poids?
Bien évidemment, Roy ne pensa pas à appeler Alphonse, sachant bien que celui-ci n'aurait en aucuns cas laissé faire son grand frère. Doucement, des larmes commencèrent à couler le long de ses joues.
-Pourquoi ?Edward... souffla-t-il.
Plusieurs heures plus tard, le jeune homme ouvrit enfin les yeux, et par reflexe, se tourna vers la droite, pour être mieux installé.
Quand il vit le blond bouger, Roy releva la tête et vit le cadet était réveillé.
-Edward? souffla-t-il, doucement.
L'intéressé vit enfin qu'il n'était pas seul.
-Colonel? demanda-t-il, surpris.
Le dit "Colonel" s'agenouilla au bord du lit et passa sa main dans les longs cheveux de son ancien subordonné, inquiet.
-Comment tu te sens Ed?
Celui-ci réfléchi quelques secondes.
-Hum, ça va... Qu'est-ce que vous faites ici? Et puis... comment vous m'avez trouvé?
Roy haussa un sourcils.
-Tu ne te souviens pas?
Edward secoua la tête, signifiant que, non, il ne se souvenait de rien.
-Mhhh, j'ai frappé à ta porte plusieurs fois. Tu ne répondais pas, alors je l'ai forcée. Je t'ai trouvé à terre, dans l'entrée.
Plus Roy avançait dans les faits, plus il baissait la voix.
-Apparemment, tu t'étais évanoui...
Ah oui, le blond commençait à se souvenir. Le bar, Yann, l'entrée dans chambre... et puis, il se souvenait du regard inquiet de Roy, mais ça, c'était flou.
-Ah... répondit-il en baissant les yeux.
-Ed... que s'est-il passé? Tu as vu dans quel état tu es? Je ne t'ai pas emmené à l'hôpital parce que tu me l'a interdit, mais honnêtement, j'aurais du le faire.
-Je... ce n'est rien, ça va maintenant. tenta le blond avec un sourire forcé.
Mustang sentit sa colère revenir au galop mais essaya de se maitriser tant bien que mal.
-Rien?! Tu te moque de moi Ed?! Tu ose me dire ça? Merde, tu sais à quel point je m'inquiète pour toi?! Toutes ces cicatrices, c'est quoi?
-...
-Putain, Edward. Réponds moi s'il te plaît! supplia-t-il, la voix cassée.
-... Laissez moi. souffla le blond.
-Quoi?
D'un coup, Edward se mit à hurler.
-Laissez moi!
Face à une telle violence, Roy recula d'un pas.
-Pourquoi?
Malgré la douleur et le fait qu'il n'avait pratiquement plus de force, le jeune homme se leva et se posta devant Roy.
-Partez! Allez vous-en! cria le blond en essayant de porter un coup de poing à son ainé, les yeux remplis de colère. Bien évidemment, le cadet rata sa cible. Mustang attrapa son ancien subordonné, surpris et inquiet, et le pris dans bras.
-Ed, s'il te plaît, raconte moi. souffla-t-il.
L'objet de toutes ses angoisse essayait de se débattre.
-Non! Ne me touchez pas! ordonna-t-il, la vois brisée, au bord des larmes.
-Edward...
Le Général resserra sa prise sur le blond, il n'ne revenait pas. En désespoir de cause, Roy sorti les mots qui lui tenait à cœur, en espérant que l'ancien Fullmetal ne se débattrait plus.
-Ed... je t'aime. Je m'inquiète pour toi. Je veux pas te perdre, mais... tu es bien parti pour...
Il n'arrivait pas à finir sa phrase, trop perturbé. D'un coup, l'ainé Elric cessa de se débattre. Puis, comme un dément, il parti dans un fou rire. Le flamme écarquilla les yeux, lâchant son amour. Le blond riait à gorges déployée, les larmes aux yeux.
-Ah!... vous? Ah Ah Ah
D'un coup, Roy se demanda quand Edward était devenu aussi perturbé. Le jeune homme avait l'air d'un fou, oui, un fou. A cette pensée, Mustang se sentit encore plus triste et désolé pour le blond en face de lui.
Soudain, Edward arrêta de rire, et se dirigea en titubant légèrement vers l'armoire à côté du canapé, sous le regard interloqué de son ancien supérieur. Il en sortit une bouteille de whisky et deux verres.
-Il me faut un verre. Vous en voulez un? demanda-t-il, la voix pleine de colère.
-Enfin... Ed, tu vas pas boire dans ton état?
Vu le regard meurtrier du blond, Roy se ravisa et laissa faire le jeune homme.
-Non, merci Ed.
Malgré cette réponse, Edward rempli les deux verres, et posa le tout sur la table basse avant de s'assoir dans le canapé. Assez vite, le blond vida la moitié du premier verre, sous le regard choqué de Mustang.
-Quoi? Au point où j'en suis, vous êtes encore étonné? lança le jeune homme, sarcastique.
L'ainé souffla légèrement avant de prendre aux côtés de la personne qu'il aimait, sans dire un mot.
-Vous m'en voulez? demanda d'un coup le bond.
-De quoi?
-De pas vous avoir appelé? De pas avoir donné de nouvelles?
-Non... tu avais surement tes raisons. Depuis le temps, je sais comment tu fonctionne. Par contre, je me suis posé beaucoup de questions, je me suis inquiété. Mais, ce n'est rien à côté de ce que je ressens maintenant.
Le jeune homme entama le deuxième verre.
-Ah, et vous ressentez quoi maintenant?
Le plus âgé regarda le jeune homme avant de répondre.
-De la tristesse, de l'inquiétude, mais aussi, une effroyable colère.
-De la colère? Pourquoi?
-... contre la personne qui t'a fait "ça". Je pense que si j'avais cette personne en face de moi, je la tuerais.
Edward réfléchit quelques secondes.
-Alors, ne prenez pas la peine de chercher.
-Pardon?
-C'est moi. Si vous voulez soulager votre colère, tuez moi. Parce que c'est moi le fautif.
-Ed? Qu'est ce que...?
-Oui, c'est moi qui me suis fait tout ça.
-Arrête de dire n'importe quoi! Et ton dos? Tu vas me dire que tu as réussi a faire ça tout seul?!
Le blond posa son verre, il était de plus en plus éméché. Roy se demanda vaguement si ce n'était pas à cause de l'alcool que son cadet se mettait enfin à table. Tout en se servant un autre verre, le jeune répondit à la question de son ancien supérieur.
-Non, c'est vrai... J'ai réussi à trouver quelqu'un d'assez fou pour me faire ça.
Après avoir entamé son verre, il reprit.
-Et vous vouez savoir ce qu'il s'est passé hier?
L'homme aux cheveux ébènes ne répondit rien, ébahi.
-Je suis parti au bar pour me saouler. Comme "il" me connait bien, il m'a reconnu et est venu me voir. Peu après, on est allés chez lui... et vous savez quoi? demanda-t-il, un léger sourire aux lèvres.
-Eh bien, après m'être déshabillé, il m'a attaché les poignets. Il m'a fouetté comme jamais, j'ai cru mourir. Et alors que je pensais qu'il avait fini, il m'a détaché et a enlevé son pantalon avant de me prendre comme un fou furieux. J'ai jamais eu aussi mal, mais putain, quel soulagement.
-Quoi? souffla Roy.
-J'en ai même pleuré, dingue non? rigola le blond
Le Général n'en croyait pas ses oreilles.
-Qu'est-ce que tu me chante?
-Je vous dit la stricte vérité. Vous avez insisté pour savoir ce qu'il s'est passé. Maintenant, vous savez tout.
-C'est... c'est pas possible...
Le plu jeun haussa les épaules, puis fini son verre.
-Je n'ai fait que dire ce qu'il s'est passé, ce n'est pas mon problème si vous ne me croyez pas.
Roy avait le teint livide, il refusait de croire son cadet, mais visiblement, celui-ci disait la vérité.
-Pourquoi tu fais ça?
-J'ai mes raisons, Colonel...
-Et Al dans tout ça?
Le jeune homme tiqua légèrement à l'évocation de son frère.
-Il ne sait rien. Comme il commençait à trop s'inquiéter et que j'avais peur de finir par m'en prendre à lui, je suis parti. Depuis, je ne l'ai pas appelé. Et si vous vous avisez de le contacter pour ça, je vous tue.
Mustang sursauta à cette menace, et regarda l'homme qu'il aimait.
-Merde... comment tu en es arrivé là? J'aurais jamais du te laisser partir!
-Ca n'aurait rien changé. Tout au plus, ça aurait retardé le problème. Vous n'avez pas à vous en vouloir pour ça. Je suis le seul fautif. déclara Edward, le regard plein de tristesse, avant de se caler dans le fond du fauteuil.
-Oui... c'est moi... le fautif.
Roy regarda le jeune homme à cette dernière phrase. Celui-ci venait de s'endormir. En même temps, c'était logique, vu ce qu'il avait subi et tout l'alcool qu'il venait d'ingurgité. Délicatement, le Général prit le blond dans ses bras et alla le remettre dans son lit. Finalement, Roy craqua et servi un verre, pour "s'aider" à digérer la nouvelle.
Comment Edward avait pu en arriver à de telles extrémités? Pourquoi se disait-il fautif?
Ayant fini son verre, Mustang alla s'assoir au bord du lit, à côté du blond. Délicatement, il caressa les cheveux du plus jeune qui fronça les sourcils à ce contact.
Même dans son sommeil, le cadet ne supportait pas qu'on le touche.
-Al... Al...
Mustang fut saisi d'entendre le jeune homme perler dans son sommeil.
-Al... pardonne moi...
Après quelques minutes, Edward commença à transpirer à grosses gouttes et à se débattre, poussant des gémissements terrorisés ici et là. Attristé, Roy se cala contre la tête de lit et prit le blond dans ses bras, posant la tête de celui-ci contre son épaule et commença à le bercer légèrement .
