Auteur: Billy Stone
Bêta: Kimi-ebi, comme d'hab :)
Disclamer: Je les ais volés, tous à moi -_-. Non, malheureusement, pas à moi.
Couple: Naru/Sasu.
Résumé: "Mais Kyuubi commis un crime infâme. Il aima l'Enfant du Créateur. Il fut donc transformer en monstre hideux et exilé sur Terre. Mais, se languissant de son unique amour, l'Enfant, désespéré, se jeta du haut de son perchoir pour plonger dans les abysses de la Terre. Les deux amants s'aperçurent alors. Mais un mur infranchissable les séparait. Tous deux devinrent fous. Puis les Hommes apparurent, le monde se construisit. Et l'Enfant et Kyuubi, eux, était condamné à se regarder sans se toucher, à ne jamais être ensemble." Je me perds dans tes yeux. Et je me demande depuis quand ai-je abandonné la Partie.
Rating: M pour violence, torture, mention de viol, drogues et lemon.
BlaBla de l'auteur: Merci beaucoup à NightySxeety pour toutes tes reviews qui m'ont beaucoup touchée, je suis heureuse que mon travail te plaise et j'espère que cette suite ne te décevera pas.
Haha, désolée si je t'embrouille Dorayaki-san, mais ce n'est que le début, et en effet, fais bien attention aux détails ;). J'espère que cette suite te plaira!
Ensuite, désolée pour ces deux jours de retards mais ma bêta a finit la correction jeudi soir et entre temps je m'étais endormie donc bon -'. Désolée, désolée.
Ensuite, juste, je ne sais pas combien excatement, mais je sais que ma fic à eu une centaine de visites. Je ne vous demande pas de poster des romans mais juste un "bien", "nul", ou "pathétique" que j'essaierai de développer après par MP me serait utile, et je sais que c'est chiant (je suis lectrice aussi, je connais, mais un simple mot ne prend pas 30 min).
Désolée pour le "coup de gueule".
Merci pour toutes les mises en favorites de ma fic et pour les...suivies (les follow quoi).
A toi.
Je pensais être la seule à me couper, j'avais tort. Tu as cédé.
Toi. Que j'aime autant que j'abhorre.
Toi, qui chaque jour semble revenir de loin.
Toi qui m'a abandonnée et que je recherche encore. Mais tu marches sur une route invisible sur laquelle je ne peux aller. Je n'ai en face de moi que ce que tu m'as laissé.
Ton fantôme.
Ma sœur, je t'offre cette histoire sans titre et ce chapitre car celui-ci est un hymne à la vie. Et je veux que tu l'entendes, cet hymne. Je veux que tu brûles comme je brûle. Mais jamais tu ne liras mes écrits, je crains ton jugement face à leur vulgarité.
Jamais tu ne liras cette lettre, j'ai peur de te blesser.
Car je te hais, Ô oui je te hais. Je te hais comme l'amant qui veille sur sa maîtresse. Je te hais avec tendresse. Ma haine brûle en moi, mais je ne peux te la dire.
Car tu es si fragile, toi, ma traîtresse.
Toi qui continue de m'abandonner, de marcher sur ta putain de route sans revenir me chercher.
Ton regard vide me rend faible.
Ces marques sur tes bras me rendent malade.
Je ne veux pas te voir.
Mais tu es finalement arrivée.
Et ce n'est pas toi qui est là.
Car en face de moi, je ne vois que ce que tu as laissé.
Je ne vois que du vide.
B.S
Chapitre 2
Reste-là petit homme,
Et danse, danse avec moi.
Ne t'arrête pas.
Et continue de danser sous la pluie...
Les hommes autour de moi sourient d'un air fier, imposants dans leurs smoking haute-couture... et leur ventre bedonnant. Ils me répugnent. Je les honnis, je les hais. Je voudrais tous les tuer. Maintenant. Sans attendre. Les dépecer, les massacrer. Ils ne sont chefs que de nom. Ils n'en ont pas le mental, peut-être juste la carrure. Ils ne sont chefs qu'uniquement car ils ont appris à fumer le cigare avec classe, à descendre du whisky sans hésitation, à molester les nouveaux, à faire des commentaires salaces accompagnés de rires gras et, surtout, à aboyer des ordres sans queue ni tête mais avec des airs suffisamment convaincants.
Bon Dieu, ce que je les abhorre.
La sonnerie de mon téléphone coupe momentanément toute discussion, pour mon plus grand plaisir. Je me relève alors de toute la hauteur que mon mètre quatre-vingt-dix m'accorde, tire sur les manches de mon costume noir pour le remettre en place et leur adresse un regard glacial.
« Je me vois contraint de quitter cette... charmante réunion. Pour toutes questions ou informations veuillez vous adresser à mon bras droit.
- Votre bras droit ?
- Yumi, appelai-je. »
Leur respiration se coupe tandis qu'elle apparaît par la porte, magnifique dans une robe noire moulante et échancrée, mettant en valeur ses seins fermes et ronds, ses longues jambes et sa croupe rebondie. Yumi est belle, et elle le sait. Mais jamais elle ne passera sous la table d'un PDG pour avoir une promotion, bien qu'elle n'hésitera pas à lui présenter sa croupe ou sa poitrine le temps de lui enfoncer un couteau dans les couilles puis de l'égorger.
Putain, ce que j'aime cette fille.
« Une femme ? Depuis quand une femme a-t-elle de l'importance dans un business d'hommes ?
- Depuis que cette femme a fait poser par votre amant un format spécial de mini-bombe, que ce soit sur vos si charmants petits pénis ou dans votre agréable trou pour les receveurs. Excusez ma vulgarité, mon cher, mais après tout... je ne suis qu'une femme. »
Sa tirade est accompagnée d'un magnifique sourire, bien que je puisse aisément deviner la haine brûlant dans son regard caché par ses éternelles lunettes.
« Maintenant, si vous me permettez, j'aimerais pouvoir m'installer afin de commencer cette réunion et de permettre à mon patron de rappeler son correspondant. »
Un rire m'échappe tandis que je tourne les talons pour monter sur le toit. Je fronce légèrement des sourcils en me rendant compte de la personne qui m'a appelé, avant de composer son numéro.
Les sonneries d'attente détruisent le peu de patience qu'il me restait tandis que j'allume brusquement une cigarette. Je vais en avoir besoin.
Tu m'as abandonné. Tu m'as laissé là. Tout seul. Sans que je sache quoi faire. Tu m'as laissé. Je ne te le pardonnerai pas. Jamais. Je te hais. Je t'honnis, te renie. Je veux te voir plonger dans la dépression. Finir au suicide. Puis continuer de vivre quand même, ta nullité pesant sur tes épaules et la culpabilité te rongeant. Je veux te voir souffrir. Je veux te faire souffrir. Je te détruirai. Je te détruirai sans nulle rédemption. Sans aucun pardon. Ta perte sera ma vie. Tes larmes ma vengeance. Tu mourras de ma main sans que j'aie besoin de la lever sur toi. Tu m'as enfermé dans cette pièce sans issue, sans lumière. Ca fait une putain d'éternité que je patiente, enfermé ici.
Ca fait une putain d'éternité que je suis fou.
Je suis fou depuis si longtemps que je m'en souviens plus. Pourtant il me semble avoir été sain d'esprit il fut un temps ; du moins… autant qu'un être humain puisse l'être. Si je suis humain. Si je l'ai été. Si je ne le suis pas, j'ai toujours été fou alors. La haine est le seul chemin que je connaisse.
La sainteté d'esprit n'existe pas. Les humains sont tous fous, mais étant donné qu'ils se conforment au même moule, ils se croient tous saint d'esprit. Ce qu'ils me font pitié, ces pauvres êtres à la recherche du bonheur, ces pauvres petits cons tout le temps en dépression qui ne réalisent même pas leur chance d'être en vie. Au final, ils sont eux aussi enfermés dans une cage qu'ils se sont créée. Pathétique. Je préfère être fou.
Je préfère te détruire.
Tu es fou, toi aussi. Même si tu le caches bien. Tu es fou, étant donné que tu es moi. A moins que nous soyons tout deux des personnes distinctes, mais dans ce cas, c'est moins drôle.
Tu m'as abandonné ici. Tu m'as laissé. Sans un mot, sans un geste. Tu as fermé la porte. Tu t'es enfermé dans la prison qu'est ton corps. Moi seul en possède la clef. Alors je te ferai languir ; je ferai miroiter sous tes yeux l'espoir de la délivrance. Et quand le monde entier t'aura déçu, quand tu seras seul dans ta tête ; je serai là.
Et je te détruirai.
Tu n'avais qu'à pas me laisser ici.
J'ai mal à la tête.
Tout pulse, tout tourne autour de moi. J'ai mal à la tête. Et ça fait mal.
Je suis seul dans cette pièce comme je l'ai toujours été. Seul avec moi-même, et j'ai mal à la tête. Je veux sortir. Je dois sortir. Je ne me sens pas bien. Je vais vomir.
J'ai mal à la tête.
Je traîne des pieds sous la pluie, je suis fatiguée. D'une expiration, j'expulse la fumée de mes poumons. Une bouteille de vodka à la main, je marche dans les rues malfamées. Cela me fait rire. Tout me fait rire.
Au coin de la rue, un petit con se fait tabasser par un mec plus grand que lui. Un peu plus loin, une pute accoste un homme d'allure coincé qui presse le pas. Il l'envoie bouler et s'avance vers un prostitué tatoué à la carrure de tueur russe. Je ris encore. Cet homme, je le vois souvent dans des revues politiques. Un nom commençant par un H ou je sais plus trop. En tout cas, sa nana ne doit pas lui convenir, vu comme il gémit alors que l'autre l'a retourné dans la ruelle. Je trouve ça drôle. La plupart des grands politiciens sont soit des pédés inavoués, soit des adeptes du masochisme. Tss, ils sont pitoyables. Ils me font rire.
Tout me fait rire.
Les Hommes sont des animaux. Pour le comprendre, il suffit de venir ici. Dans la 7ème rue du 13ème. Tout le monde sait ce qui s'y passe et tout le monde y passe, pour ensuite retourner à une vie bien sous tout rapport. Pathétique.
De loin, un homme s'approche et ouvre la bouche, commençant à me demander pour combien je vends mon cul. Mais un regard sur mon visage et il s'en va, une queue imaginaire entre les jambes, l'autre la tête en l'air. Pitoyable. Désolé chéri, mon cul est très bien dans ma robe hors de prix.
Je m'allume une autre cigarette, porte la bouteille à mes lèvres. Un dealer m'accoste et finit la gueule explosé contre le mur. Je hais la drogue. Beaucoup d'écrivains en rient, en jouent, comme tous les ados. Si seulement ils savaient où cela peut mener. Ils me répugnent, leur bêtise me fatigue.
Je ne sais pas où est Naruto. Après la réunion, je l'ai vu descendant du toit et traversant le hall de l'hôtel de luxe d'un pas pressé et énervé. Il m'est passé devant sans m'accorder le moindre regard, les traits du visage crispés et les poings serrés. Je plains celui ou celle qui l'a mis dans cet état. Vaut mieux pas chercher le chef de la mafia et de la 7ème rue du 13ème.
Enfin je dis ça, je dis rien. Pas mon problème si on retrouve un cadavre le lendemain. Suffit d'envoyer les nettoyeurs. C'pas mon problème. De toute façon Naruto ne se fera jamais attraper. Et les sous-fifres, on s'en fout. Enfin Naruto s'en fout pas lui, mais moi si. Alors tant pis si un ou deux va en taule. Il finira bien par sortir.
Toujours est-il qu'il avait l'air sacrément énervé. Mon viking... Et d'autant plus sur les nerfs étant donné sa crise cette nuit.
Je grimace.
Je soupire.
Puis je le vois.
Un p'tit con paumé qui marche sous la pluie.
Mais pas n'importe quel petit con.
Je suis raide sur le siège, intimidé. Elle me fixe, sans rien dire. Je rougis, je n'ose pas parler. Mon père me disait toujours de tourner sept fois la langue dans ma bouche avant de parler, mais j'ose pas, j'ai peur qu'elle reste bloquée. Du coup je me tais. Elle finit par sourire, et croise les mains sous son menton.
« Tu sais, commence-t-elle, c'est ici que sont faits les meilleurs chocolats chauds de la ville, avec des chamallows et de la crème fouettée... Tu en veux un ? »
J'hoche rapidement la tête, plusieurs fois, pour lui montrer que je veux bien. Elle rit doucement et passe la main tendrement dans mes cheveux. Son contact me fige et je rougis encore plus.
« Tu ne parles pas ? Aurais-tu avalé ta langue ? »
Je secoue la tête de gauche à droite, mais vérifie quand même que ma langue est là. En me voyant faire, elle se met à rire ; son rire est beau ! Elle me sourit encore puis appelle le serveur en levant le bras. Celui-ci arrive, un plateau à la main. Plateau sur lequel repose une énorme glace blanche, avec de la crème fouetté et une cerise rouge d'aspect collant. Ma bouche s'entrouvre devant elle et je me demande si c'est la reine des glaces. Je peux la voir qui m'observe du coin de l'œil - l'œil à un coin ? - et qui sourit encore une fois, avant de rire. Mais c'est un rire "doux", "gentil" elle ne se moque pas, et commande au serveur en plus d'un chocolat chaud et d'un café la même glace que celle qu'il a. Le serveur m'ignore et renifle avant de lui sourire en lui lançant un clin d'œil. Elle claque de la langue, agacée, et dit quelque chose que je n'entends pas, trop occupé à la regarder.
Elle est belle.
Quelques minutes plus tard, notre commande arrive.
Il s'est jeté sur la glace comme s'il n'en avait jamais mangé. D'ailleurs, en a-t-il mangé un jour? Je me le demande. Voyant que je le fixe, il relève son petit nez droit couvert de crème blanche (NA: de la crème fouettée hein ;)) et me sourit d'un sourire plein de glace. Cette vision m'attendrit.
« Dis-moi chaton, demandé-je, que faisais-tu sous la pluie? »
Il avale rapidement sa bouchée et hésite à me répondre, ses yeux déviants sur le côté.
« Je... je voulais sortir et j'a-j'avais mal à la tête, marmonne-t-il en baissant la dite tête. »
Je lui souris pour le rassurer, et me penche en avant pour prendre mon café dont j'avale une gorgée.
« Tu n'as pas été en cours?
- Nope.
- Pourquoi?
- 'Pas envie. »
J'hoche la tête tout en le regardant repousser sa glace déjà finie. Sans lui demander, j'en commande une autre au serveur pervers. Il rougit et baisse la tête en souriant. Il est attendrissant. Il est apitoyant. Il est pathétique.
Mais ce n'est pas n'importe quel con.
Je m'allume d'un geste une cigarette ; le patron m'envoie une œillade meurtrière mais je choisis ce moment pour retirer mes épaisses lunettes opaques. Immédiatement, ses yeux se baissent, et plus important, sa bouche se ferme. Mon regard se reporte sur le petit chaton trempé devant moi. De la crème fouettée couvre ses lèvres, son menton, et je peux en apercevoir sur son front. Le nez dans son chocolat chaud, il me sourit timidement, sans me quitter des yeux.
« Et...hum, dis-moi, commencé-je, tu habites tout seul ? »
Il engloutit d'un coup une grande quantité de glace. Apparemment le serveur a apporté la commande sans que je m'en rende compte. Je m'en fous. Il n'est pas intéressant. L'être devant moi l'est beaucoup plus.
Oui, Sasuke Uchiha me fascine.
Ses yeux se lèvent tandis qu'il réfléchit en plissant le front, ses mèches corbeaux et humides rebiquant autour de son visage blafard sous l'éclairage jaunâtre.
« Il y a Hinata qui vit avec moi. Elle est prof' dans mon lycée. Elle est gentille. Mais parfois... parfois... »
« Mmmmh, fait-elle en me fixant, comme pour m'encourager à continuer.
- Parfois elle est bizarre, dis-je dans en murmure en me penchant vers elle. Parfois elle prend quelque chose, en seringue ou alors c'est... comme... comme... du talc, m'exclamé-je fièr de ma comparaison. Et après elle... paraît ailleurs. Parfois elle est violente...
Je m'interromps en voyant ses yeux s'assombrire.
« Elle est pas méchante, crié-je presque. Elle est juste... très triste, et très seule. Un homme lui manque... Il s'appelle Neji Hyuuga. Elle m'a dit qu'ils s'aimaient. Et qu'il est parti très loin en lui promettant de revenir. Comme son fils d'ailleurs. Il était un peu plus âgé que moi et il était bleu dans son bain... C'est drôle un humain bleu, vous trouvez pas vous ? »
Elle me dévisage avec, je crois, de la tristesse.
« Mais c'est triste qu'il soit parti, continué-je en enfournant une cuillère de glace dans ma bouche. Il était très sympa - j'avale - mais très triste lui aussi. Je l'aimais bien. Il me faisait à manger parfois.
- Quel âge avait-il ?
- Humm... dix-sept ans je crois. Il disait toujours qu'il "voulait se casser de cette baraque merdique et s'éloigner de cette folle", il me disait qu'il nous prendrait avec aussi. Mais j'ai jamais su qui était la folle. Vous croyez qu'une dame était pas gentille avec lui ? »
Elle soupire, et me sourit doucement.
« Peut-être chaton, peut-être... -elle s'arrête, regarde par la vitre les gens courir sous la pluie, inspire, me fixe- et toi, des dames... ou des messieurs ne sont pas gentils avec toi ? »
J'écarquille les yeux et me mets à rire.
« Oh nonnonnonnonnon, tout le monde est gentil. »
Il se penche vers moi, comme pour me confier un secret, baisse le son de sa voix, et me regarde droit dans les yeux.
« Il leur fait peur, me murmure-t-il alors.
- Qui ? »
Il ouvre la bouche, se penche encore plus et commence à me répondre.
« Es-tu en train de royalement te foutre de ma gueule ? »
Ma voix a claqué brutalement dans le silence qui s'était instauré. Elle baisse les yeux et se frotte le bras sur lequel je peux voir de nombreuses traces de piqures.
« Naruto, écoute, j'te demande pas de te la jouer genre "je suis ton psy", ok ?
- Nan, t'as raison, tu me demandes "étant donné notre passé commun, tu pourrais pas me filer de l'héro gratos ?", craché-je. Non mais tu te fous de ma gueule ? Tu t'es vue dans un miroir récemment ?
- Mais bordel, j'te demande pas d'être mon père, juste de me filer...
- Ta putain de dose, l'interrompé-je. C'est ça, hein, que tu veux ? Juste une dose ? Une saloperie de dose ?! Tu veux encore de cette merde ? Mais putain, t'as pas vu où tout ça t'a menée ? Tu as fait quoi de ton rêve d'être avocate ? D'ouvrir un centre pour enfant battu ou une merde du genre ? Mais regarde où t'en es ! »
Elle se relève brutalement, envoyant valser sa chaise.
« Mais ta gueule ! Ferme-là ! Tais-toi ! Tais-toi ! Tais-toi ! »
Elle se met à envoyer valser tout ce qui lui tombe sous la main, à hurler en se tenant la tête, des larmes dévalant ses joues.
Elle a l'air folle.
Elle a l'air possédée.
Elle me ressemble.
Je me lève rapidement, lui prends les bras. Elle se débat, me frappe, se tortille et hurle.
« Je te hais, je te hais ! Va crever ! Monstre ! Pourquoi, pourquoi, pourquoi... »
La fin de sa phrase se termine dans des sanglots, alors qu'elle me dévisage pitoyablement de dessous ses cheveux roses.
« Sakura, calme-toi.
- Non ! Non ! Je te hais ! Je te... je...- elle renifle -, j'vais te tuer ! T'as détruit ma vie ! Connard, salaud, connard ! »
Elle ne s'arrête plus, elle hurle, elle pleure. Je fais alors la seule chose possible. Ce que Yumi fait toujours avec moi.
Je l'attire dans mes bras et la serre. Fort. Je ne la lâcherai pas.
C'est ce que je me suis toujours dit. Toujours, depuis que le nouveau-né qu'elle était a ouvert les yeux et m'a fixé, avant de se mettre à rire en me regardant avec curiosité.
Tandis que sa mère se vidait de son sang à ses côtés.
Tandis que son père se jetait par la fenêtre.
Tandis qu'un couteau plein de sang brillait dans ma main.
Je me suis toujours dit que je ne la lâcherai pas. Peu importe combien elle me hait. Peu importe combien elle m'ait insulté pour avoir tué ses parents. Peu importe combien elle sombre.
Car je serai toujours son Daddy.
Car je l'ai élevée.
Alors je la serre dans mes bras. Fort.
Et je ne la lâcherai jamais.
« Je suis là, Sweetheart, je suis là. Tout ira bien. Du moins, autant que cela se peut. Je suis là. »
Je me relève en position assise et enfile ma robe pour couvrir mon corps nu et en sueur. Derrière moi, je peux l'entendre ricaner. Sans écouter un mot de plus, je me lève, prends les sachets remplis de poudre blanche et l'argent posés sur la table de chevet. J'ouvre la porte.
« C'est toujours un plaisir Hinata.
- Boucle-la Tenten. »
Et je ferme la porte.
« Protège-moi. J'ai peur. Serre-moi dans tes bras. Ne me laisse pas. Pas encore. Ne pars pas. Je t'en supplie, reste. Reste avec moi. »
Je m'accroche à lui, ne portant pas attention à ma nudité. Des larmes ruissèlent sur mon visage.
Il ricane, me dévisage.
« Ta manipulation est sans limite, Chérie. »
Je souris.
« Tu n'imagines même pas à quel point, Gaa'. »
Il sourit encore.
« Tu as peut-être l'avantage, mais le jeu n'est pas fini.
- Il ne finira jamais. »
Il se détourne, s'avance vers la porte.
« Que le meilleur gagne, dit-il.
- On se retrouve sur la ligne d'arrivée. »
La porte claque, le silence prend place. Le rideau tombe.
Je me relève du canapé, où je m'étais assoupi, en courant. Un horrible fracas m'a réveillé. J'ouvre brutalement la porte ; elle claque contre le mur. Et me stoppe avant de me mettre à rire.
Yumi se tient dans le salon, habillée d'une magnifique robe longue, noire, au décolleté plongeant dans son dos, perchée sur de hauts talons.
Elle est en train de ramasser la tringle du rideau qui est tombé, et tente vainement de la remettre en place, le rideau avec.
« Ce n'est pas drôle chaton, cette saloperie de rideau m'a assommée! »
Je ne peux me retenir et explose de rire.
« Tu as besoin d'aide ?
- Ce n'est pas avec ton mètre cinquante-huit que tu vas m'être utile.
- Certes mais un mètre cinquante-huit plus un mètre... soixante-cinq il me semble - dis, tes talons sont bien de dix centimètres ? Oui, je sais, j'ai l'œil -, ça fait beaucoup et on pourra y arriver. »
Elle rit doucement.
« Allez viens là, je te porte, me dit-elle.
- C'est à l'homme de porter la femme.
- Justement. »
Connasse.
Totalement défoncée, je sors de la maison close dans laquelle j'ai élu domicile. J'aime bien la patronne. Je m'appuie contre un mur en tentant vainement de marcher droit. J'ai du abuser sur la dose, en plus c'était de la mauvaise. Bah, tant pis. De loin, je vois une femme s'approcher. Je m'arrête et la dévisage.
Y a un ange qui s'est pété la gueule devant chez moi. Un ange à la gueule fracassée, aux valises sous les yeux, au corps décharné.
Un ange à la peau blanche qui luit sous la lumière de la lune rousse.
Un ange totalement défoncé à la mauvaise came.
Un ange qui avait tellement bu qu'il a trébuché et est tombé du Paradis pour arriver sur Terre.
Putain ce qu'elle est belle.
Sa robe blanche est faite d'un tissu vaporeux et léger, qui rebondit sur ses longues cuisses d'opale à chacun de ses mouvements, laissant sa silhouette se découper en ombre chinoise sous la lumière du soir. La robe se rapproche de moi. Ses longs cheveux noirs et lisses rebondissent à chacun de ses mouvements. Elle a beau tanguer sur ses pieds nus, une certaine classe s'échappe de ses mouvements, démontrant son ancienne appartenance à "la haute". Comme moi. Elle ouvre doucement ses paupières et je me casse directement la gueule dans ses yeux mauves voilés à cause de la drogue.
Je bats des paupières, et lorsqu'enfin je reprends contact avec la réalité, elle est juste devant moi. La fumée de sa cigarette vole dans ma direction. Elle me dévisage.
« Tu prends combien?
- Je suis une fille.
- Je sais, je peux encore reconnaître des andros, merci. Alors ? »
Je la fixe, souris.
« Tu es prête à me donner combien ? »
Un sourire se dessine sur ses lèvres.
« Tu t'appelles comment?
- Cat'ty.
- Et pour de vrai ? »
Je souris et m'avance doucement jusqu'à coller mes maigres formes contre son corps tout en courbes.
« Devine. »
Son sourire s'agrandit. Elle me fait signe de la suivre et se détourne en titubant. Au bout de quelques pas, elle s'arrête, se retourne, me dévisage.
« Au fait, moi c'est Hinata.
- Pourquoi tu me dis ça ?
- Parce qu'il te faudra bien un nom à crier. »
Je souris. C'est une délicieuse nuit qui se profile sous l'œil attentif de la lune rouge.
J'ai juste envie de danser. Envie de laisser mes hanches bouger sur cette musique. Cette musique qui me le rappelle, lui, sans arrêt. Cette musique.
Sasuke me regarde, assis sur le lit. Il observe mes déhanchements, et mes larmes au passage. Et soudain, mais très lentement, il me prend la main, me tire vers la baie vitrée qu'il ouvre.
Et nous dansons sous la pluie.
Comme s'il n'y avait pas de lendemain.
Parce que j'ai compris que mon Chaton n'est jamais sûr d'avoir un lendemain. Il ne sait pas s'il vivra encore. S'il ira encore en cours. S'il sera là.
Alors il danse à mes côtés. Et sous la pluie polluée de cette ville bouffée par la décadence, par l'indécence ; sous la pluie de cette ville polluée par le vice et la corruption, il danse. Et peut-être ses larmes se mêlent-elles au concert de l'orage autour de nous.
Et nous dansons sous la pluie.
Nous dansons, comme s'il n'y avait pas de lendemain. Alors je me rapproche de lui, je lui prends la main, je me penche à son oreille et je ne dis qu'une phrase.
Et il se met à sourire.
Et nous dansons.
Et notre danse est un hymne à la vie.
Elle m'attend, assise sur l'un des fauteuils Louis XVI du salon de mon immense villa. Elle m'attend, elle ne bouge pas. Et lorsque je laisse tomber ma veste, elle continue de me dévisager.
Et je ne peux supporter le poids de son regard. Je n'ai aucune raison de me justifier. Je suis majeur depuis onze ans, je suis vacciné - enfin, je crois -, et je ne suis plus puceau. Je n'ai pas à m'expliquer. Et elle me fixe, en silence, avant de sourire.
« Tu vas chercher Sakura à la sortie demain ? me demande-t-elle.
- Normalement oui... Pourquoi ? »
Un sourire inquiétant se dessine sur ses lèvres tandis que ses yeux d'un violet fluo me transpercent sur place.
Elle passe la main dans ses cheveux bordeaux et bouclés.
Se lève.
Et me répond enfin, la main sur l'interrupteur.
« Pour absolument rien... bonne nuit rebenok. »
Elle éteint la lumière et me laisse dans le noir, un intense sentiment de culpabilité de bouffant le ventre sans que je sache pourquoi.
En soupirant, je me laisse choir sur le même fauteuil que son délicat postérieur utilisait quelques minutes plus tôt.
Je suis fatigué.
Voir Sakura dans cet état m'a tout rappelé.
Ce que j'ai fait, ce que j'ai été.
Ce que je fais, ce que je suis.
Et lui. Mon cousin. Pain.
Je ferme douloureusement les paupières, une main sur le front, mon coude sous l'accoudoir. J'ai mal à la tête.
Pain était un gars à l'enfance difficile. Pour je ne sais quelle raison, ses parents l'ont foutu à la porte. Alors le pauvre petit Yahiko s'est cassé la gueule dans la boue qu'est la vie des rues.
Et le pauvre petit Yahiko est devenu Pain.
Et Pain a été mon meilleur assassin.
Mais le pire de mes clients drogués.
Alors Pain s'est jeté à pieds joints - haha, regardez le jeu de mots ! - dans l'héro, le LSD et toutes ces conneries.
Mais un Ange à la gueule fracassée l'a sorti de là.
Ils auraient pu être heureux.
Mais les Rois ne vivent pas heureux. Pas de bol Yahiko, Pain est un roi. Et tout s'est enchaîné, sans que je sache la teneur du "tout". Et il a replongé.
Jusqu'à en oublier son Ange.
Jusqu'à s'y perdre.
Jusqu'à en crever.
En laissant son Ange derrière lui.
La lumière se rallume et m'éblouit désagréablement.
Je ne veux pas que Sakura finisse comme lui. Je ne veux pas.
Une silhouette se dessine dans l'intense - trop intense - lumière. Elle se rapproche, s'assoit sur mes genoux.
Parce que Pain a laissé un Ange derrière lui.
Je ne veux pas que Sakura finisse comme lui.
Je ne veux pas finir comme lui.
« Je ne suis pas lui. »
La silhouette se fige.
« Je n'en peux plus de ce jeu. Je ne suis pas lui.
- Tu me l'as pris. »
Ce n'est qu'un murmure.
« Ta drogue et tes conneries me l'ont pris. Mais tu peux encore me le rendre pour quelques heures. Alors rends-le moi, rends-le moi ! »
La dernière phrase, à peine prononcée, résonne tel un cri à mes oreilles.
Alors je le jette par terre, je lui arrache ses vêtements.
Avant de retourner m'assoir, un sourire aux lèvres.
« Si tu veux que je te baise salope, excite-moi. »
Et je le vois frémir.
Ses hanches se balancent sur ses doigts tels une magnifique danse. Et sa voix en est la musique. Il gémit, geigne, supplie, sanglote, pleure ; perdu dans son plaisir, perdu dans mes yeux si semblables aux siens.
Alors je souris, puis ricane à la vue de son anus se contractant, comme pour agripper une présence invisible. Il en veut. Il m'en veut tellement.
Et il me supplie.
Il se rapproche à quatre pattes, ses longs cheveux pendant sur ses épaules frêles et délicates. Il me tente, il me veut.
Ses mains défont fébrilement ma braguette, et, ayant réussi, il y plonge sa main.
« Lève-toi, petite garce. »
Il obéit. Ses jambes tremblent. Il me veut.
Je me lève, éjectant au passage pantalon et boxer. Je le pousse et il tombe en arrière.
« Suce-moi. »
Il obéit. Ses doigts s'enroulent à la base de mon sexe, et il le caresse fébrilement. Puis sa bouche se rapproche, se referme. Sa langue s'enroule autour de moi. Et je balance des reins, m'agrippant à ses cheveux bruns. Il gémit autour de moi et la sensation me pousse à me déhancher plus vite. La jouissance approche, mais je n'en veux pas. Pas tout de suite du moins.
Je le tire par les cheveux, le repousse. Il se met immédiatement à quatre pattes, me présentant sa croupe sans la moindre inhibition. Et je l'empale. Et il crie, il se déhanche. Il en veut plus. Toujours plus.
« Ya...mmm...hiko... »
Mon visage se crispe.
Je n'existerai jamais qu'au travers des morts. Je ne suis rien. Je n'existe pas.
« Tu aimes ça, pas vrai petite chienne? Tu aimes quand je suis ainsi en toi, perçant ton petit trou serré, te défonçant... Oh oui, tu aimes ça. Ecoute-toi gémir, tu n'es qu'une pute. »
Et il crie, tandis que je martèle sa prostate, mes mains serrées sur ses hanches.
« Pl… plus fort, geint-il. »
Et je lui obéis, perdu dans mon propre plaisir. Mes mains se resserrent et il aura sûrement des bleus. Mais je sais que c'est exactement ce qu'il veut. Et je le martèle, le pilonne. Je me rue en lui comme un animal. Je le retourne sur le dos, et m'enfonce plus loin. Je dévisage son beau visage crispé de plaisir, de la bave au coin de ses lèvres entrouvertes, ses yeux vitrés sous l'orgasme se rapprochant. Il ne sait plus où il est. Il ne sait plus qui je suis.
Puis la jouissance, l'orgasme, qui monte dans ses reins. Je le sens, son anus se serre autour de moi en de violentes contractions.
La baie vitrée s'ouvre sous la puissance de l'orage, et la pluie nous inonde, accompagnant notre danse.
Et il se cambre, avant de jouir en un grand cri.
« YAHIKO ! »
Et je le suis, plus lentement, déversant les traces de notre souillure dans son intérieur velouté. Et un murmure franchit mes lèvres.
« Itachi... »
Il s'écroule, et je lui tombe dessus. Ni l'un ni l'autre ne nous dégageons. Nous espérons secrètement que tout se finisse ainsi, dans cette position. Pour toujours. Lui avec Pain, et moi seul.
Moi seul, avec la pluie à mes côtés.
Parce que même si tu n'y crois pas,
Notre danse est un hymne à la vie.
Car, hey, petit homme,
Il y aura un demain...
Que tu le veuilles ou non.
Voilà donc le chapitre deux avec l'apparition d'un Itachi quelque peu...indécent ;).
J'espère que cela vous a plu.
Review? :3
Bisnouille à tous et à mercredi prochain!
Billy
