Touché en plein cœur
Nous nous retrouvons en ce jour pour célébrer l'union entre l'auteure ClemTrafalgar et l'inspiration suite au divorce entre l'auteure et la page blanche. Vive les mariés !
Bref, vous l'aurez compris, le chapitre trois est de sortie. J'ai rien à radoter aujourd'hui, pour une fois XD, donc je vous fous la paix. J'ai fais plus long cette fois!
PS: L'image représentant la fiction est Joy afin que vous ayez un aperçu point de vue visage. A la base c'est Katarina de League of Legend si jamais. Aimez-vous cette image?
IMPORTANT: Il n'y aura de chapitre avant un petit moment car ma correctrice et moi-même sommes forts chargées durant les deux semaines qui arrivent. Attendez vous à voir le prochain chapitre dans deux semaines et demi. Peut-être moins on verra. Bref, tout ça pour que vous n'ayez pas de mauvaises nouvelles. Pour ne pas louper le prochain chapitre, n'hésitez pas à suivre cette fiction et de la mettre en favoris :D!
Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews que j'attends avec impatience!
Droits d'auteur : Eiichiro Oda, seul l'histoires et les oc's sont à moi.
Rating : K+
Mots: Environs 4000
Correctrice : Nyxiera
Reviews:
lys0212: Eh oui, tu verras. Joy est assez impulsive et renfermée à la fois. Un mélange qui apportera des situations drôles dans les futurs chapitres. Nion - pas touche à MON Law! Fais Kidd si tu veux, mais pas Law!
The story of rabbit: Reu! Oui en effet! Joy est très renfermée sauf avec les personnes qu'elle apprécie. Bine vu! Son caractère peu assuré et limite bipolaire est dû, surtout, de la mort de sa mère dont elle se sent coupable. Aie -! Merci de me le dire. Pourtant j'ai une correctrice qui passe après moi et je me relis. Mais bon le fait de savoir avant de finir la phrase en connaissant la fin n'y est pas pour rien. J'y ferrai plus attention!
Miss-Panda-Lawko: Conrad enfant? C'est ce que tu veux dire quand tu dit "petit Conrad"? Si oui, je suis d'accord avec toi. Les petits garçons timides c'est trop choux! Bien vu! La fin du chapitre précédent est volontairement ressemblant avec celui de Ace alors que Luffy n'avait que 14 ans si je ne me trompe pas.
Yakimeni: Merci de me l'avoir fait remarquer -! J'ai la mauvaise habitude de taper trop vite et même ne relisant , comme je sais ce que je vais dire dans la phrase, je ne m'en rends pas toujours compte. Patience, patience x). La rencontre avec Kidd approche.
nikkouyoku: Merci, je voulais vraiment approfondir son passé psychologique. Ce passage prendra du temps. Elles est vraiment dévouée à la Marine, mais tu verras que la rencontre avec Kidd va tout chambouler.
MERCI pour toutes ces reviews!
Chapitre trois ou Entrée dans la vie active
- Enfin ! S'écria Joy, le diplôme entre les mains.
Enfin. C'était le bon mot. Fini l'école pour Joy et son meilleur ami. Ils étaient adultes maintenant et pouvaient faire ce qu'ils voulaient. En plus nous étions le 21 juin aujourd'hui, le jour des dix-huit ans de Joy.
Dans sa tenue de jeune diplômée, elle brandit le diplôme alors que son père faisait mille et une photos. Joy serra la main de la directrice qui la félicitait, même si la rousse n'en écoutait pas un mot. Elle pensait à plus important.
Joy descendit de l'estrade et l'assemblée des parents-élèves attendit le prochain nom.
- Conrad, fit la directrice.
Claire sauta de joie à l'entente du nom de son fils. Elle était tellement heureuse qu'elle embrassa Keri qui rougit de suite au geste plus que déplacé pour lui de la part de la blonde. Leur relation n'était pas nouvelle, mais très peu de gens étaient au courant de celle-ci.
Le blond monta les marches et reçut son diplôme avec les remerciements des professeurs.
Sa mère pleura presque de joie. Son fils serra la main de la directrice et descendit.
- On va fêter ça ! Proposa Keri.
Et la petite famille recomposée repartirent chez eux. Conrad et sa mère vivaient toujours de l'autre côté du palier, mais Keri allait souvent voir la blonde. La relation entre les deux parents des deux meilleurs amis les mirent un peu mal à l'aise.
La fête se passa assez rapidement et ils fêtèrent l'anniversaire de Joy en même temps. Lorsque la nuit tomba, Keri partit se coucher et Claire fit de même dans son appartement, laissant les deux adolescents seuls dans le salon.
Joy s'assit sur le canapé tandis que Conrad rangeait la table.
- Ma grande sœur me manque, soupira Joy en s'allongeant dans le fauteuil, la tête dans un coussin.
- Je sais, compatit le blond.
- Deux ans qu'elle est partie... C'est trop long.
- Je suis sûr qu'elle va bien.
La rousse se redressa et Conrad vint s'asseoir à ses côtés.
- Bien sûr qu'elle va bien ! s'insurgea Joy. Je me demandais juste ce qu'elle faisait.
Fatiguée, elle posa sa tête sur les genoux de Conrad et s'allongea de tout son long sur le canapé. Ses pieds dépassèrent de l'accoudoir.
Conrad, rouge, ne dit mot. Il caressa sa tignasse rousse en douceur.
- Elle combat courageusement, proposa-t-il.
- Sûrement...
Elle fixa le plafond un instant.
- Tu as mis ta mère au courant pour ton entrée dans la Marine ?
- Non, elle croit encore que je vais faire ingénieur.
Il rit nerveusement avant que ses rires ne soient accompagnés par ceux de son amie.
- Dépêche-toi, car on rentre dans la Marine demain.
- Déjà ?! On avait dit qu'on attendrait un peu.
- On a déjà assez attendu ! J'attends ça depuis des années moi !
Le blond soupira. Son amie ne changerait jamais, toujours aussi impulsive.
- Ok, ok, je la préviens demain matin.
Elle ferma les yeux sous la fatigue. Elle murmura une dernière chose avant de s'endormir :
- On deviendra de forts Marines.
- Oui, lui souffla Conrad.
La rousse s'endormit en peu de temps sous les douces caresses de son meilleur ami. Sachant que cette chance ne se présenterait qu'une seule fois, il se pencha et scella leurs lèvres. Il en avait tant rêvé de ce baiser, depuis leur première réelle rencontre lors de son quatorzième anniversaire. Il aimait son caractère fermé avec les autres, mais si différent avec ceux qu'elle aime. Ils se comprenaient aussi. Ils parlaient des journées entière de leurs peines. La plus récurrente était celle de leur parent défunt.
Il n'avait jamais avoué ses sentiments à son amie. Il avait trop peur d'être rejeté. Il savait qu'il n'était qu'un ami à ses yeux, rien de plus.
Il balança sa tête en arrière et la reposa contre le mur derrière. Il passa sa main libre dans ses cheveux blonds légèrement ondulés mi-long et soupira.
Joy se réveilla du bonne heure et de bonne humeur. Elle ne prit même pas la peine de déjeuner et réveilla son ami.
Celui-ci grommela et menaça celui qui osait le réveiller. Il s'excusa en voyant Joy. Celle-ci n'en prit pas note et lui jeta sa veste dans la tête.
- Dépêche-toi ! Les inscriptions vont ouvrir. Mon père part au boulot là !
Elle enfila une veste en jean et ses gants en soie après avoir vérifié deux fois que la bague était à son doigt.
Encore endormi, Conrad se leva en se recoiffant avec les doigts.
Keri sortit de la cuisine, en uniforme de Vice-amiral.
- Tu viens avec nous mon grand ?
- Oui, je vais devenir Marine.
Keri sembla surpris et dévisagea l'adolescent.
- Ta mère est au courant ?
- Non, mais elle le sera quand je reviendrai avec mon uniforme de mousse.
Keri rit. Ce gosse lui rappelait sa jeunesse. Il était entré dans la Marine de la même manière. Il se souvenait encore de la tête de sa mère ce jour là.
Joy ouvrit la porte de l'appartement et tapota du pied pour montrer son impatience.
- Vous y êtes ?
Keri attrapa sa veste d'officier et la posa sur ses larges épaules. Conrad l'imita avec son propre revêtement.
- Allez, les pressa Joy.
- On arrive ma chérie, fit Keri en passant devant elle.
Il déposa un baiser sur son front avant de sortir.
- Je suis fier de toi, petite soldate
Gênée, la rousse le repoussa gentiment.
- C'est bon papa, je suis plus une enfant.
Il sourit et commença à descendre les escaliers suivit de près par les deux adolescents. Joy prit bien soin de serrer la porte.
Il arrivèrent à la base en moins d'un quart d'heure. Aujourd'hui, les inscriptions pour les futurs Marines étaient ouvertes. Joy pensait qu'il y aurait une immense file, mais il n'en était rien. Il y avait juste deux jeunes qui attendaient pour remplir le formulaire à l'entrée du camp d'entraînement.
- Ça attire de moins en moins de monde la vie de Marine on dirait, remarqua le blond.
- Malheureusement, souffla Keri.
- Ils sont bien cons !
- Joy ! Ton vocabulaire s'il te plaît !
La rousse vissa ses poings sur ses hanches et plissa le nez.
Le Vice-Amiral leur administra une tape sur la tête.
- Bon, je vous laisse les jeunes. Vous savez comment faire hein.
Ils hochèrent la tête et se mirent derrière les deux jeunes en train de s'inscrire tandis que Keri entrait dans la base par la porte des officiers avec un sourire.
Joy passa en première. Elle remplit le mince papier et le tendit aux recruteurs. Ceux-ci lurent minutieusement la feuille. D'un hochement de tête, ils donnèrent un uniforme de mousse à Joy.
- Bienvenue dans la Marine.
- Merci !
Elle prit l'uniforme et entra dans la base. Elle attendit son ami qui reçut également son uniforme.
Ils entrèrent ensemble dans la base.
C'était le début d'une nouvelle vie.
Trois ans s'écoulèrent ainsi.
Joy se levait tous les matins avec toujours autant de motivation. Chaque matin, elle enfilait l'uniforme et se regardait dans le miroir. Elle enfilait sa bague par dessus ses gants et allait réveiller Conrad. Au début, le blond avait du mal et son amie devait presque le sortir du lit, mais plus les années passaient, plus il s'y habituait.
Durant ces trois années, Joy s'était améliorée au tir et était montée en grade. Elle avait un vrai talent point de vue précision et stratégie. D'un accord commun de ses supérieurs, elle devint Colonel.
Keri avait presque pleuré en apprenant la nouvelle. Il avait directement sonné à Lena et à sa première fille pour vanter les exploits de sa cadette. Il en avait profité pour prendre des nouvelles de la brune. Elle allait très bien, enfin... C'était ce qu'elle disait.
Conrad, lui, était finalement devenu ingénieur, mais au profit de la Marine. Il ne savait pas tenir une arme sans trembler, mais son potentiel avait attiré l'œil de l'équipe scientifique.
Sans attendre, il accepta la proposition et les aida à mettre au point de nouvelles armes et de nouveaux pièges. Bref, les deux amis avaient trouvé leur place.
Mais aujourd'hui, tout cela allait être chamboulé. Joy avait été contactée pour une réunion. Elle avait l'habitude de ces réunions maintenant, mais c'était la première où son père y participait aussi.
Conrad était déjà à la base. Il y passait ses nuits maintenant, car sa mère avait emménagé avec Keri et Joy. Il ne voulait pas gêner le nouveau couple et avait décidé de résider à la base. Joy avait été peinée de la nouvelle, mais ce n'était pas plus mal. Ils étaient déjà à l'étroit dans l'appartement et puis elle le voyait tous les jours au travail.
Bref, le père et la fille prirent le chemin de la base ensemble dans un silence lourd. Aucun des deux ne savait quel était l'objet de cette réunion.
Ils arrivèrent assez vite et entrèrent par l'entrée des officiers. Ils saluèrent et furent salués par les grades inférieurs. Ils entrèrent dans l'énorme salle de réunion.
Par réflexe, le père et la fille firent le salut de respect. Il y avait quelqu'un d'important dans la salle. Assise dans un grand fauteuil au bout de la table oblongue et les jambes croisées de manière féminine se trouvait Tsuru. La Vice-Amirale que Joy admirait. C'était l'une des rares femmes à avoir atteint ce grade.
Des étoiles dans les yeux elle se présenta en bafouillant :
- Je...Colonel Joy Green, au rapport !
La vieille femme lui fit signe de s'asseoir. Joy fut encore plus surprise en se rendant compte qu'elle était la personne la moins gradée de la salle. Il y avait des Vice-Amiraux, dont Tsuru et Keri, mais aussi des Sous-Amiraux et des Contre-Amiraux. La rousse se sentit toute petite. Son père vint s'asseoir à ses côtés comme pour la rassurer.
Tsuru se leva et prit la parole.
- Je vous ai moi-même convoqués ici.
Elle embrassa la table d'un regard sévère et joignit ses mains sur la table. Personne n'osa l'interrompre. Cette femme avait une aura qui forçait le respect. Joy avait toujours rêvé être aussi courageuse qu'elle.
- Après analyse de toutes les bases de Grand Line en suivant des critères strictes, les résultats vous ont été favorables. Vous devez vous demander de quoi je vous parle ?
Certains hochèrent la tête, presque religieusement.
- Une nouvelle base va être inaugurée sur une île stratégique où passe obligatoirement chaque pirate.
- Sabondy ? Tenta le Contre-Amiral Gray.
- Non, nous avons déjà une base sur celle-ci. Cette nouvelle base sera inaugurée dans la semaine sur une île du nom de Gulana.
Gulana. Ce nom résonna dans la tête de Joy. Ce nom ne lui disait rien, mais une furieuse envie d'y aller lui brûla le cerveau. Elle se sentait attirée par cette île.
Tsuru se leva de sa chaise et se mit à marcher un petit peu.
- J'ai décidé de prendre cette base en main, mais il me manque des femmes de hauts rangs.
- Pourquoi des femmes Chuujou* ?
- Je suis contre le machisme de la Marine qui grandit de jour en jour. Cette base ne serait composée que de femmes. Comme je le disais avant, les résultats montrent qu'il y a plus de femmes qualifiées dans cette base.
Le cœur de Joy chauffa tout doucement et elle jeta un regard discret autour de la table. Elle remarqua avec joie qu'il y avait plus de femmes que d'hommes dans la salle.
- Je propose à chacune des femmes ici présentes de m'accompagner sur cette île. Cela va du grade de Colonel à celui de Contre-Amiral. Vous n'êtes, bien sûr, sous aucune pression et pouvez refuser l'offre. Je pars ce soir, un navire de la Marine arrivera à dix-neuf heures. Si vous souhaitez me suivre, je vous attendrais au port. N'oubliez pas vos affaires personnelles. Je vous remercie de votre attention.
La Vice-Amirale sortit suivie par des soldats quelconques.
Le cœur de Joy battit fort dans sa poitrine et un sourire radieux prit place sur ses lèvres. C'était l'occasion rêvée pour elle !
Son père vit ce sourire et secoua la tête. Sa fille avait peut-être vingt-et-un ans, mais c'était toujours sa petite fille. Celle qui avait déjà frôlé la mort le jour de sa naissance. Son aînée était déjà partie il y a de cela cinq ans et n'était plus revenue depuis. Il ne voulait pas vieillir seul sans personne autour de lui. C'était ce qu'il risquait si Joy s'en allait avec Tsuru.
Keri se leva et Joy leva le regard vers lui.
- On rentre, fit-il. Il se fait tard. Il est déjà dix-huit heures.
La rousse se leva également.
- Papa, l'interpella-t-elle. Je dois y aller.
Keri soupira et fit signe aux autres Marines de sortir. Ils s'exécutèrent et ils se retrouvèrent entre père et fille.
- Je sais Joy, mais c'est dangereux.
- Sam est bien partie à vingt ans elle !
- Ce n'est pas la même chose. C'est dangereux une île de passage pour les pirates. Notre petite île n'est rien à côté de ça.
- Mais c'est une opportunité qui ne passera qu'une fois, papa ! Je suis plus une gamine, merde ! J'ai plus de vingt piges et je sais ce que je veux ! Je veux aller là-bas.
Keri soupira et se rassit en passant une main dans ses cheveux bruns coupés à la brosse.
- Tu as pensé à nous ? Souffla-t-il. A Conrad, à moi.
A l'énonciation du nom de son meilleur ami, Joy se braqua. Elle l'avait presque oublié. Comment allait-il réagir à la nouvelle. Ils étaient inséparables. Pas un seul jour ils ne se voyaient pas.
La rupture allait être difficile.
- On doit bien un jour prendre des chemins différents.
- Joy... Soupira Keri, à court d'arguments.
Elle revint s'asseoir à côté de lui et posa une main sur la sienne.
Elle prit une voix douce et réconfortante. Elle savait que son père ne voulait pas qu'elle parte.
- Je dois prendre ma vie en main, papa.
- Je sais...
- Je te sonnerai tous les jours, toutes les heures si tu veux, mais laisse-moi partir.
L'homme serra la main de sa fille et l'attira à lui en se levant. Il l'enlaça fortement et la plaqua contre son torse.
Il caressa ses cheveux. La rousse passa ses bras autour de la taille de son père.
- C'est bon, tu as gagné petite soldate.
Elle rit légèrement et ils se décollèrent.
- Merci, papa.
Il lui ébouriffa ses cheveux longs.
- Je suis fier de toi. Allez, va annoncer ça à ton ami.
Elle lui sourit et sortit de la salle. Connaissant la base par cœur et ayant un bon sens de l'orientation, elle le retrouva dans la salle de repos. Il prenait une pause.
Il était seul.
Elle vint s'asseoir à côté de lui, sur le banc.
- Hey, fit-elle.
- Hey. Qu'est-ce qui t'amènes ? lui demanda le blond.
Elle joua nerveusement avec ses doigts.
- Je vais partir.
- Tu as déjà fini ta journée ?Elle le regarda dans les yeux en croyant qu'il se foutait d'elle.
- Non ! Enfin, si. Je pars pour une nouvelle base.
Son débit de parole avait radicalement baissé sur les derniers mots.
Le temps que l'information monta au cerveau de Conrad, elle se mordit la lèvre.
- C'est... C'est une blague ?
- Non, Conrad. Je m'en vais dans moins d'une heure. On m'a proposé un poste dans une nouvelle base sur Gulana.
- Non, tu peux pas me faire ça.
- Je suis désolée Rad', mais c'est l'occasion de ma vie.
Le blond regarda fixement le mur blanc devant lui.
- Ton père en dit quoi ?
- Il veut bien que je parte. Je venais te dire au revoir.
En silence, il se leva et marcha dans la petite pièce comme un animal en cage. A bout de nerfs et en sachant très bien qu'il n'arriverait jamais à faire changer son amie d'avis, il shoota dans le mur. Ce qui fit trembler légèrement la pièce. Conrad était assez costaud grâce à l'entraînement.
- Tu ne peux pas repousser ?
Elle secoua la tête. Il s'arrêta en lui tournant le dos.
- Tu te rends compte de ce que tu m'annonces ? Je suis entré dans la Marine pour te suivre et après trois ans tu t'en vas.
- Je sais... Mais tu n'aimes pas être Marine?
- Je n'ai plus le choix maintenant, grommela le blond.
Il fit volte-face alors que Joy se leva du banc. Il n'aurait plus la chance de lui avouer ses sentiments.
Il n'aurait plus la chance de lui avouer ses sentiments. Sans réfléchir, il s'approcha, prit sa tête entre ses grandes mains fines et l'embrassa. Il ferma les yeux prêt à recevoir une gifle.
Il fut plus que surpris lorsqu'elle répondit à son baiser.
Il finit par briser le baiser et ils se regardèrent.
- Désolé, s'excusa Conrad. Mais je devais le faire au moins une fois.
Joy était encore toute émoustillée de ce qui venait de se passer. Ce n'était pas désagréable.
Conrad, gêné, s'en alla pour la dernière fois. Il s'excusa une dernière fois avant de sortir.
- Bonne chance.
La porte se ferma devant une Joy encore sur le cul. La pendule la ramena à la réalité. Une demi-heure était déjà passée. Le Navire de guerre de la Marine partait dans une heure.
Joy sortit en courant de la base et se dirigea vers son immeuble. Elle monta les escaliers en quatrième vitesse et entra dans l'appartement.
Claire était là, entrain de préparer le repas. Keri était déjà revenu, mais prenait une d***. Claire salua Joy, mais celle-ci était déjà dans sa chambre.
Elle empoigna un sac à dos, y mit quelques vêtements et d'autres choses utiles pour une femme. Elle garda son uniforme sur ses épaules et prit son arc à flèches.
Elle balança son sac sur son épaule droite et sortit. Il lui restait un quart d'heure.
Il y avait toujours Claire dans la cuisine. Joy ne l'appréciait guère. C'était une femme qui avait peur de tout et maniaque sur les bords. Elle ne comprenait pas pourquoi son père était avec une femme pareille. Sa mère devait être mieux.
Avant de passer le seuil pour une dernière fois elle lança à la femme :
- Dis à mon père que je l'aime.
Et elle sortit. Elle dévala les escaliers et se précipita au port. Sa montre au poignet lui annonçait qu'il ne restait plus que cinq minutes.
Au loin, elle vit le Navire de guerre amarré au port. Elle pouvait voir Tsuru d'ici en train de monter la passerelle. Joy accéléra la course.
Une file de femme suivait la Vice-Amiral. La passerelle commença à remonter. Joy arrivait trop tard. Elle se stoppa devant le navire en haletant.
- Attendez ! Cria-t-elle.
Tsuru se retourna et scanna la jeune femme sur le quai. Le navire remonta l'ancre.
- Tu n'es pas à l'heure jeune fille.
Elle avait raison là-dessus. La chance de la rousse lui échappait des mains.
- S'il vous plaît, Chuujou. Je veux être sous vos ordres et montrer qu'une femme peut très bien être une Marine coriace.
Elle posa une main sur son cœur.
- Je ferai rayonner la Justice dans le monde et éradiquerai toutes les menaces potentielles pour la population.
Elle ferma les yeux, par peur d'être refusée à bord.
Un fin sourire étira la bouche de Tsuru.
- Dépêche-toi, fit la vieille femme. On va partir sans toi sinon.
Joy ouvrit les yeux, n'y croyant pas. En croisant le regard de sa supérieure, elle comprit.
- Merci, merci, merci Chuujou !
Elle prit son élan et sauta sur le pont du navire de Guerre. La hauteur ne lui posa aucun soucis.
- Bienvenue à bord Colonel Joy.
La rousse lui sourit et la Vice-Amiral partit dans ses quartiers.
Joy était tellement contente qu'elle ne remarqua pas Conrad sur le quai. Celui-ci sentit son cœur se serrer en voyant la rousse aussi heureuse sans lui. De toute façon, ils ne se reverront plus jamais de leur vie. Alors à quoi bon? Ce fut alors les mains dans les poches et la tête rentrée dans les épaules que le blond retourna à la base où on fêtait cette "promotion". Il ne se joignit pas à la fête et s'enferma dans son bureau pour concocter de nouveaux pièges sans jamais réussir à chasser le sourire de la belle rousse de ses pensées.
*Chuujou : Titre honorifique japonais attribué à un Vice-Amiral lorsqu'une personne de rang inférieur lui adresse la parole.
Et voilà, nous entrons ENFIN dans l'histoire. N'oubliez pas une reviews, ça fait toujours plaisir à l'auteur d'en lire une. Nous allons enfin entrer dans l'action dés le prochain chapitre, je compte sur vous pour reviewer! N'oubliez pas de suivre cette fiction et/ou de la mettre en favoris pour ne pas louper un seul chapitres!
A la prochaine, normalement.
