Titre : La vérité nous ment.
Raiting : M – 13+
Pairing : HP/DM
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. R. , of course ! Les paroles entre guillemets en début de chapitre ainsi que le titre sont à Tom Dice et Elisa Tovati.
Spoiler : Pour toute la fiction, tout les tomes/films de Harry Potter.
Note de l'auteur : Voilà donc la suite après un moi d'attente !
Clina: Je suis très heureuse de constater que ma fiction à l'effet voulu, et que tu ressente réellement la souffrance de H&D et très émue que cette fiction te plaise alors que tu n'en lis d'habitude pas de ce type ! Ta review ne me semble absolument pas longue, et c'est avec ce genre d'avis que je sais là où je vais, et si je dois modifier quelque chose dans ma façon d'écrire ! Il n'y a rien de mieux qu'un commentaire constructif. Merci à toi et j'espère que la suite te plaira tout autant !
Merci aussi à Maureen pour sa review !
Et un grand MERCI à TooruTenshi pour la correction !
Chapitre 2 :
Des retrouvailles, à la bougie
« Je sais ce dont tu as besoin,
Je pense à nous.
Nous sommes dans un bar.
J'ai besoin de savoir,
Si je suis nécessaire.»
Draco détourna le regard pour fixer un point devant lui. Il réfléchissait. Harry était perturbé, son malaise était palpable mais la phrase du blond n'avait pas eu l'effet escompté. Bien sûr, le brun n'aurait pas pût directement reconnaître que même si sa tristesse partait, elle revenait bien vite au galop. On ne fuit pas éternellement sa douleur, elle ressurgit toujours dans un lapes de temps plus ou moins long, et les effets sont toujours identiques. Il n'y a jamais de changements ou d'évolution, tant qu'on est pas dans la total acceptation. Harry semblait se voiler la face car s'il était vrai que la souffrance se dissipait un temps, elle ne l'abandonnait pas pour autant. Pour se soigner, il y avait des issues possibles... des solutions que le brun ne connaissait sûrement pas. Draco voyait pertinemment dans les yeux de ce dernier qu'il était perdu. Il n'avait pas saisi le sens profond de la réplique du blond, ou du moins, n'avait pas désiré en saisir le sens. Il demeurait pantelant, ayant cesser de faire ce geste ennuyeux qu'était de remuer sa boisson à l'aide de sa paille. Ses doigts étaient encore posés sur le petit objet de plastique, mais ne bougeaient définitivement plus. Puis Harry finit par baisser la tête, abattu. Au fond de lui, il savait que Draco avait raison.
Il allait mal, et il y pouvait quelque chose.
Voulait-il seulement guérir ? C'était en cela que demeurait le problème. Si le brun se complaisait dans ce mal doucereux épisodique, alors il n'en sortirait jamais. Cela dit, il fut quelque peut froissé. Comment Draco osait-il lui conseiller de souhaiter se porter mieux alors que lui-même semblait sujet au même phénomène ?
«-Et toi ?» finit-il par chuchoter plus qu'autre chose – il n'avait même plus le courage de faire semblant, du coup.
«-Je cherche...»
Draco avait les sourcils froncés dans l'expression même de la personne réfléchissant intensément à ses propres paroles.
«-Tu cherche ?» répéta Harry, dans l'optique sincère de vouloir comprendre de quoi cela en retournait.
«-Quelqu'un, quelque chose... Qu'importe quoi ou même qui. Tout réside là.»
Il marqua une courte pause, buvant dans son verre et appréciant le liquide alcoolisé qui parcourait agréablement son œsophage, le piquant légèrement en quelques points. Il se détendit alors pour s'affaisser dans son siège ; le breuvage paraissait le dérider un peut, lui faire perdre de ses interminables bonnes manières. Il passa ensuite une main sur son visage puis se massa les tempes, incertain.
«-Je me plante peut-être bien...»
C'était quelque chose de peut commun que de voir Draco Malfoy avouer qu'il n'avait peut-être pas totalement raison.
«-...Mais au moins, je cherche à guérir. Je le désire vraiment, tu vois... Non... Je le veux. C'est plus fort qu'un simple désir.»
Il se dandina quelques secondes sur sa chaise, tentant de retrouver une position convenable mais reprit finalement la dernière adoptée ; il avait trop mal aux muscles de son dos pour conserver une allure fière et sans failles.
«-Je pense... qu'il faut parler. Pas forcement de la source du problème... Juste parler. Trouver... quelqu'un qui nous écoutera, et qui avec seulement une oreille attentive pourra nous soulager.
-Tu ne l'as pas trouvé.»
Ce n'était pas une question, juste une triste constatation. Draco semblait réellement croire en son hypothèse de guérison, et cela pinça le cœur de Harry d'affirmer de lui-même que le sorcier n'avait toujours pas trouvé cette personne. Il se trompait sûrement. Ou alors, cette personne était vraiment bien cachée. Dans tout les cas, ils en étaient au même point ; leur cœurs souffraient le martyr à l'unisson et qu'importait au fond les raisons de chacun. Que fallait-il faire donc, alors qu'ils étaient tous deux assit à ce bar, pour tenter de calmer leur âmes torturées ? Devaient-ils réellement forcer les choses ? Draco en semblait convaincu. Harry quant à lui, avait du mal à se situer dans tout cela. En sortant du ministère, il avait voulu rentrer chez lui et dormir. Au final, il se retrouvait en compagnie de l'ancien Serpentard, à parler d'affliction qu'il s'était évertué à cacher. Draco avait fait tomber le masque sans trop de difficultés, et le brun en restait toujours pantois. Les personnes avec qui il vivait chaque jours, qui l'avait vu évoluer et qu'il côtoyait depuis des années n'avaient pas remarquées sa descente aux enfers. Pourquoi donc Malfoy, qu'il ne devait croiser qu'une ou deux fois tout les trois mois, avait donc briser toutes barrières en l'espace d'un cours instant ?
Aveugles.
Son entourage n'avait pût voir ce qui se passait là, sous leur nez. Ils étaient aveuglés par ses sourires qui n'étaient pas si différents de ceux d'autrefois, si on y regardait pas vraiment. Mais alors, avaient-ils seulement réellement fait attention à lui ? Harry doutait, mais il ne pouvait pas totalement leur en vouloir. Depuis la bataille qui avait plongé le monde de la magie dans une quasi-paix, tout le monde s'était dispersé. Certes, il avait gardé ses meilleurs amis, et tout le monde le soutenait toujours plus ou moins mais... Ils avaient tous prit des chemins différents. Hermione et Ron s'étaient mariés et avaient eux aussi des enfants, ainsi qu'un travail. Neville enseignait désormais à Poudlard et Ginny... Ginny vivait avec lui, mais ils étaient tout deux tellement débordés autant l'un que l'autre que les moments où ils se retrouvaient étaient rares.
La vie les avaient séparés, il ne pouvait pas se voiler la face.
Draco finit son verre d'une traite, et Harry qui n'avait quant à lui toujours pas touché au liquide, fit de même. Leur verres désormais vides, c'était comme si la matinée s'arrêtait là. Malgré tout, quelques heures venaient de passées car le silence avaient longuement régné, et le soleil pointait le bout de son nez, dehors. Le brun regarda furtivement la pendule accrochée derrière le comptoir, et constata que s'il rentrait maintenant, il lui resterait tout de même quelques heures pour dormir ; deux certes, mais ça serait déjà cela de prit. Ne sachant pas pourquoi, il sentait qu'il réussirait à trouver le sommeil en rentrant ; il devait rentrer. Draco remarqua la soudaine agitation chez son voisin, et comprit que le temps de se dire au revoir allait bientôt arriver. Il déposa alors de l'argent moldue sur le bar, entre leur deux verres, et lança un regard à Harry qui le dissuada de contester cette attention. Le blond ne savait pas vraiment comment clôturer cette rencontre, ce n'avait pas été une conversation des plus anodines qu'ils avaient entretenue, et il lui semblait qu'ils ne s'étaient pas encore tout dit.
«-C'est notre vie, et elle s'achève minute après minute*, n'est ce pas ?»
Harry se tourna vers son interlocuteur. Draco était d'une agréable compagnie malgré tout, et ce n'était que maintenant qu'il s'en rendait compte. Les mots qu'ils avaient prononcés n'étaient peut être pas banal, mais il avait comme l'impression que le blond venait d'ouvrir certaines portes de son cœur. Le brun entrevoyait la sortie de son long combat contre lui-même, contre sa souffrance. La bataille était certes pacifiste, mais s'était lui qui en ressortait toujours agonisant. Son ancien camarade de classe avait pertinemment raison ; Harry ne voulait pas guérir avant, et il lui avait fallut un déclic pour provoquer cette dernière. Ce déclic avait un prénom, Draco Malfoy. Le sorcier n'était cela dit pas encore près à reconnaître cette dernière information. Il se sentait certes un peu mieux, mais ne voulait pas lier ce phénomène à cette conversation, et encore moins directement à Draco.
«-Tu as raison...
-Alors je chercherais, inlassablement... Je ne peux pas mourir ainsi.»
Harry eut un triste sourire, mais sincère tout de même. Ils étaient dans le même sac, Draco et lui, et même si c'était une bien morne constatation, le brun était soulagé de ne plus se savoir seul. Certes, il était conscient de ne pas être l'unique personne sur cette terre à aller mal mais... lorsque quelqu'un que l'on connait de près ou de loin ressent cette même souffrance, s'est tout de même tout de suite plus rassurant.
«-Merci pour le verre.»
Draco hocha la tête pour signifier que ce n'était pas grand chose, et laissa Harry sortir du bar et se faire avaler par la rue qui commençait à s'animer. Quant à ce dernier, il transplana jusqu'à chez lui une fois dans l'ombre d'une ruelle, et se délesta directement de tout vêtement superflue. Ne cherchant même pas à se trainer jusqu'à son lit, il s'allongea dans le canapé et ferma doucement ses yeux, se faisant happer par les bras réparateur de Morphée.
Dans la cheminée, le feu avait cessé de vivre.
*Citation tirée du film Fight Club.
Merci de votre lecture !
On ne change pas des bonnes habitudes, quelques reviews sont demandées pour la suite.
(Et j'y répondrais.)
Au moi prochain !
